L’anti-américanisme et ses conséquences

Posté le 06 juin , 2017, 12:16
6 mins

La haine et le mépris envers les États-Unis sont une constante culturelle et politique en France depuis des décennies.

Des livres entiers ont été consacrés au sujet, et montrent que cette haine et ce mépris étaient présents dès l’époque de la Révolution française.

Thomas Jefferson, qui fut le premier ambassadeur des États-Unis en France, et qui était à Paris en 1789, a rapporté de France des anecdotes savoureuses et consternantes sur le sujet.

Les choses se sont rarement améliorées ensuite, quand bien même de grands penseurs libéraux ont été l’exception à la règle (Alexis de Tocqueville, Raymond Aron, Jean-François Revel), et il semble que, plus les États-Unis ont avancé vers la puissance, plus l’anti-américanisme est monté en puissance dans l’atmosphère française et y a embrumé les esprits.

La France aristocratique du XIXe siècle voyait dans les États-Unis un pays de gueux et de rustres.

Les socialistes et les communistes y ont vu le pays du capitalisme horrible et triomphant, puis celui de « l’impérialisme ».

L’extrême droite y a vu un pays cosmopolite et métissé.

Les gaullistes n’ont cessé de se conduire de manière arrogante et ingrate vis-à-vis des dirigeants américains et ont imaginé que l’arrogance et l’ingratitude leur donnaient un air supérieurement intelligent.

Au temps où Ronald Reagan était Président, la France avait François Mitterrand, et j’entendais dire sans cesse que Ronald Reagan était un idiot et un acteur de série B : bien que j’aie traduit, annoté et préfacé ses écrits personnels, c’est toujours ainsi qu’on le présente et , en France, on ignore avec obstination le rôle essentiel qu’il a joué dans la chute de l’empire soviétique.

Au temps où George Walker Bush était Président et devait faire face au déferlement islamique, la France avait à l’Élysée l’ami très cher de Saddam Hussein, Jacques Chirac, et nombre de Français considèrent encore que Jacques Chirac s’est conduit de manière glorieuse en se faisant chef de file du monde arabo-musulman et d’une sorte de croisade anti-américaine planétaire.

Les choses se sont calmées quand Barack Hussein Obama est devenu Président, et le fait qu’il soit noir (en réalité métis), très à gauche, très anti-américain, d’origine musulmane et, dès lors, islamophile a beaucoup compté.

Pourquoi aurait-on continué à haïr et mépriser les États-Unis en France, dès lors qu’il y avait à la Maison Blanche un homme qui haïssait et méprisait les États-Unis ?

Si Hillary Clinton avait continué l’œuvre destructrice de Barack Hussein Obama, elle n’aurait pas suscité de retour de l’anti-américanisme.

Lorsqu’il est apparu que Donald Trump avait une chance d’être élu, la haine et le mépris se sont déversés sur lui.

Depuis qu’il a été élu et, surtout, depuis qu’il est à la Maison Blanche, la haine et le mépris ont atteint une intensité sans précédents.

Ronald Reagan était un idiot (qualificatif qui s’est appliqué aussi à George Walker Bush) ; Donald Trump a été décrit comme un dégénéré mental.

George Walker Bush avait été présenté comme un fasciste et un nazi, bien plus dangereux qu’Hitler lui-même ; des qualificatifs identiques sont appliqués à Donald Trump.

Je pense qu’il en sera ainsi, tant que Donald Trump sera à la Maison Blanche et que, quoi qu’il fasse et quoi qu’il dise, ses actions seront, ou bien occultées, ou bien défigurées de façon à apparaître grotesques, et ses paroles seront hideusement déformées.

Les médias et les politiciens français peuvent d’autant plus s’en donner à cœur joie que l’anti-américanisme qui les imprègne désormais imprègne aussi une large partie des médias et des politiciens d’Europe occidentale et, c’est un fait, les journalistes et politiciens de la gauche américaine.

J’ai le sentiment, dans ces conditions, de vivre dans une époque où l’anti-américanisme est triomphant, puisqu’il se retrouve aussi au sein même des États-Unis.

Je ne doute pas que nombre de gens sur terre savourent ce triomphe.

Je suis de ceux que ce triomphe consterne.

Les États-Unis ont été, face au nazisme, au fascisme, au communisme, la puissance de la liberté.

Ils sont encore, face au totalitarisme du présent, l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la puissance de la liberté – dans un contexte où l’Europe se couche dans la dhimmitude.

11 Commentaires sur : L’anti-américanisme et ses conséquences

  1. quinctius cincinnatus

    18 juin 2017

    l’ information de l’ année :

    un laboratoire chinois vient de pulvériser la distance de téléportation quantique la faisant passer de 100 kms à 1200 kms

    voilà ce qui est important

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  2. Louis de Constance

    17 juin 2017

    Arrogant & Ignorant Frenchies should know one true fact: Today, American Industry in France give many jobs to Frenchies . Yesterday, without Marshal’s Plan (1947), Frenchies (and their children ) would be starving under Stalinian regime (Maurice Thorez).

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  3. quinctius cincinnatus

    16 juin 2017

    culture et connaissances :

    Pour 16.500.000 d’ Américains le chocolat au lait provient d’ une vache [ à la robe ] marron

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  4. quinctius cincinnatus

    15 juin 2017

    chacun aura pu constater que ” LeMedia ” est relativement discret sur la ” fusillade ” de Washington ; il est vrai que le tireur a pris pour cible des ” républicains ” , donc des élus qui théoriquement soutiennent Trump, et qu’ il était un partisan de première ligne de Bill Sanders , un socialiste qui s’ était rallié à Mrs Clinton

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  5. Janvier

    8 juin 2017

    Vous ne comprenez pas :
    – Bush le menteur assassin du peuple irakien pour son profit personnel et celui de ses amis , dont la famille Ben Laden
    – Clinton/Obama , menteurs, tricheurs, corrompus, globalistes attachés à la perte de l’Amerique
    Pour Trump, lui, America first, est sous le feu nourri des globalistes
    Bonne chance à lui

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  6. quinctius cincinnatus

    7 juin 2017

    de plus en plus de personnes, en Europe, pensent que les ” responsables américains ” ont un cerveau plutôt lisse et avec la dernière de Trump il sera difficile de les faire changer d’ avis

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  7. Jaures

    7 juin 2017

    Millière se trompe en confondant l’opinion que l’on peut avoir d’un dirigeant et de sa politique, avec le pays où il officie et le peuple qu’il dirige. Je faisais partie de ceux qui n’avaient aucune idée commune avec Reagan ou W.Bush, cela ne m’a jamais empêché d’aimer les Etats-Unis et d’y compter de nombreux amis.
    A contrario, Millière juge un peuple à l’aune de ses dirigeants élus, ce qui le conduit à des revirements permanents. Sous Bush, il décrivait le peuple américain comme lucide et clairvoyant. Un habitant des campagnes américaines, expliquait-il, avait du monde une vision plus exacte qu’un universitaire européen. Obama élu, le peuple américain était devenu soumis aux médias et perverti par la contre-culture. L’arrivée de Trump (pourtant élu avec 2 millions de voix en moins qu’H.Clinton et 45% d’abstention) a de nouveau changé l’opinion de Millière envers le peuple américain et gageons que si le président est battu dans 4 ans, le peuple américain sera redevenu, selon Millière, otage des médias et égaré par leur idéologie gauchiste.
    Et je ne suis pas persuadé que les critiques des dirigeants américains soient plus virulentes quand elles émanent de l’extérieur.
    Concernant Trump, les médias européens ne font bien souvent que reprendre les discours et commentaires venus d’outre atlantique. Les jugements les plus implacables sur Trump sont énoncés des Etats-Unis et bien souvent du propre camp républicain. Ce sont les Etats, les villes, les populations, les entreprises des Etats-Unis qui se mobilisent et prennent le contre-pied des décisions du président. Nos médias ne font que rendre compte.
    Il existe en France un anti américanisme idéologique mais qui reste ultra minoritaire, tenace chez quelques militants communistes ou frontistes. La population française porte elle sur les Etats-Unis un regard plutôt amical, certes méfiant quant à ses dirigeants mais guère plus qu’envers ceux de la France.

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  8. G De Sorne

    6 juin 2017

    D’un autre coté, des Américains, dont certains sortis des meilleures écoles, parlent de la France avec cette moue qui ne laisse aucun doute sur leurs sentiments. Combien de fois en 45 ans de vie ici, ai-je entendu : ” Ingénieur ? Vous êtes ingénieur français? De quelle école AMERICAINE sortez-vous?
    La défaite de 40 est toujours à l’esprit des gens et ils ne reconnaissent plus aux Français que le Louvre (plein de trucs pillés), Napoléon “que les Britts ont fini de se défaire” et la baguette blanche qu’on voit de moins en moins Paris… Ai-je oublié le C… de Brigitte Bardot ?
    C’est un fait que les élites françaises ne manquent pas de haïr les Ricains pour leur côté pécore, leur manque de « savoir-faire » (en français dans le texte…), leur carence culturelle classique, leur incompréhensible inhabilité à acquérir deux mots d’une langue étrangère et enfin, et surtout, l’étalage de leurs riches réussites.
    Il reste que tout ce monde travaille à être un jour aussi riche que Trump ! Puis, comme le notait un collègue et ami, « Y’a que les riches qui donnent du travail. Tes Français simplement manquent de milliardaires ignares ».
    Oh well !

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    • BRENUS

      15 juin 2017

      Je voudrais mettre un bémol sur la supposée supériorité intellectuelle de l’élite américaine et notamment sur la valeur comparée des ingénieurs des deux bords. Sortez les cracks du MIT et de STANFORD, le reste peut toujours courir pour égaler les meilleures de nos grandes écoles d’ingénieurs. D’ailleurs, lorsqu’il peuvent mettre la main sur nos propres “cracks” pour les servir, ils ne s’en privent pas. Pour avoir travaillé en partie avec eux, je puis affirmer que si j’apprécie leur soucis d’efficacité, ils sont souvent d’un esprit borné dans certaines décisions, quitte à nuire à leur propre intérêt. Certes nous ne sommes plus la France de Eiffel et autres grands scientifiques que le monde admirait, mais il existe encore bien des domaines où les valeureux et méritants de chez nous n’ont pas rougir face à ces prétentieux.

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      • quinctius cincinnatus

        18 juin 2017

        à l’ origine les cracks scientifiques des grandes universités américaines étaient d’ origine allemande et juive ; actuellement environ 70 % des chercheurs sont d’ origine asiatique ( chinois, singapouriens, coréens, japonais ) ou indienne

        quant à nos ingénieurs des grandes écoles il suffit de regarder la classement de … l’ X

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        • BRENUS

          18 juin 2017

          Q.C. Certes, si vous regardez et jugez le positionnement de l'”X” – Centrale Paris et Mines Paris, avec vos propres lunettes, vous les jugerez tout juste bons à nettoyer les chiottes. Par ailleurs, l’Inde, par exemple est très forte en production d’ingénieurs (surtout informatique, qui viennent prendre le job des ricains chez eux – mais c’est l’affaire de ces derniers -) Sans nier la qualité d’un certain nombre, le reste est plutôt du quantitatif. C’est un peu comme les toubibs de certains pays sous développés : pour quelques excellents, beaucoup doivent leur peau d’âne à ce qu’ils appellent le “pétrole”. Renseignez vous puisqu’il semble que vous ayez des accointances dans ces pays.

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