L’avenir de l’humanité s’élabore aux USA

L’avenir de l’humanité s’élabore aux USA

Dans les années 1970, il était question d’une victoire inéluctable de l’Union Soviétique au terme de la guerre froide. Puis ce fut la litanie sur le Japon, puissance économique « dominante » du monde futur. On parla un temps du déclin inéluctable de la « puissance impériale » avec Paul Kennedy, thèse prolongée par le néo-communiste Emmanuel Todd dans un chef-d’œuvre de l’humour involontaire, à côté des œuvres de Marx et de Lénine.
 Il fut, pendant quelques mois, question de l’Europe, nouvelle superpuissance, et futur « pôle d’excellence » dans l’économie de la connaissance. Maintenant, l’exercice de fascination se tourne vers la Chine. Le dénominateur commun de toutes ces positions est qu’on y prédisait l’effondrement des États-Unis d’Amérique.

Ceux-ci se sont aussi trouvés accusés, au fil du temps, de tout un ensemble de maux et de turpitudes décrits dans les nombreux livres consacrés, année après année, à cultiver l’antiaméricanisme. Pour la gauche, les États-Unis n’ont jamais été assez socialistes. Pour les antisémites, ils ont été et restent un pays trop juif. Pour les racistes ordinaires, en une lignée qui remonte au moins au temps de Paul Morand, il y a, outre-Atlantique, trop de Noirs et de métèques.

Je passe sur les propos parlant de « marchandisation du monde » et sur les trépignements récurrents d’hurluberlus divers cherchant quel dictateur sanguinaire adorer : Hitler ou Staline, Ho Chi Minh ou Fidel Castro, Yasser Arafat ou Saddam Hussein. Je passe aussi sur le regard hautain de ceux qui traitaient Ronald Reagan de cow-boy pendant que la France bénéficiait du génie de Mitterrand et qui, ces dernières années se sont reconvertis dans les insultes envers George W. Bush. Je porte sur tout cela un regard un peu lointain, et très ironique. Aujourd’hui comme hier, les diagnostics de déclin des États-Unis qui se font entendre sont, pour le moins, grandement anticipés.

Le dollar fluctue et fluctuera, comme cela est arrivé mille fois déjà. Des ajustements boursiers se produiront. Une bulle financière se dégonflera comme d’autres se sont dégonflées. Il y aura des perdants, mais aussi beaucoup de gagnants, et ce que certains ont appelé l’odyssée américaine se poursuivra. Les États-Unis ne sont peut-être pas le pays le plus inventif du monde, mais ils ont, en deux siècles, révolutionné plusieurs fois l’économie planétaire.

Ils sont en « chute libre », disent quelques arrogants, mais ils ont, au cours des trente dernières années, inventé le world wide web et la micro-informatique, le GPS et l’essentiel des innovations en matière de biotechnologies et de médecine de pointe. Voici dix ans seulement, une entreprise comme Google n’existait pas, et elle n’est qu’un exemple éclatant parmi des centaines d’autres. Les États-Unis ont, je l’ai noté récemment, mais je le note à nouveau, sauvé trois fois l’Europe de l’autodestruction au cours du vingtième siècle et ils restent aujourd’hui quasiment tout ce qui protège l’Europe de l’alliance qui se dessine entre les nouveaux barbares où se mêlent islamistes, adeptes du néo-caudillisme à la Chavez, anciens du KGB mal reconvertis façon Poutine et dirigeants de la Chine néo-fasciste.

Ils sont la puissance hégémonique, et, comme l’écrivait récemment l’essayiste Mark Steyn, on n’a pas vu dans l’histoire de l’humanité de puissance hégémonique aussi bienveillante et débonnaire. La position de puissance hégémonique suscite l’aigreur des adeptes du ressentiment et l’amitié de ceux qu’imprègne l’amour de la réussite. C’est très logique. Parce qu’ils sont une puissance planétaire où se retrouve l’humanité entière, ils sont un pays qui change, et non seulement il y a des juifs, des Noirs et des métis aux États-Unis, mais il y a de plus en plus d’Asiatiques et d’Hispaniques.

Pour autant, le rêve américain reste là, intact, parce que c’est lui qui fait venir des centaines de milliers de nouveaux immigrants chaque année. Ne pas aimer les États-Unis, écrivait le grand historien Paul Johnson, c’est ne pas aimer l’humanité, car les États-Unis constituent un condensé des aspirations à la liberté de l’humanité entière. Ne pas comprendre les États-Unis, c’est ne pas comprendre le monde tel qu’il devient dès lors que les États-Unis restent, selon l’expression de Friedrich Hayek, la « civilisation inconnue » où s’élabore notre futur.

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Comments (14)

  • www Répondre

    le world wide web a été inventé au CERN par Robert Cailliau et Tim Berners-Lee, un belge et un anglais, au début des années 90. C’est donc une invention bien européenne. Quant à l’inventeur du micro ordinateur, le micral, il s’appelle André Truong et il est français. Arrêtez de rêver un peu ! C’est de la sorte, (récupérations, mensonges,…) que l’on a réussi a faire croire que les Etats-Unis étaient évolués!! Rien ne s’ y est inventé, ils n’ont toujours fait qu’acheter des brevets. Si les E.U avaient inventé le web, ce serait breveté ! …

    14/01/2008 à 0 h 44 min
  • R. Ed. Répondre

    Etre opérationel sur "toutes" les mers du globe et  à chaque moment , ce n’est pas la même chose.

    En  Méditerrannée,où les vents, Mistral et Tramontane soufflent pratiquement en permanence à partir de 50 km./h., là oui, il est efficasse, il lui suffit de se mettre face au vent !!!

    Mais dans le Golfe d’Arabie par exemple, où c’est presque toujours le calme plat, associé à une très grande chaleur, ce qui n’est pas vraiment un plus pour la portance, là, il y est allé avec des hélicos, pour ma raison indiquée qui n’avait été cachée à personne. (1) 

     

    (1) Il a peut-être été  "retapé"  depuis, mais dans la discrétion il me semble.

    02/01/2008 à 12 h 20 min
  • Anonyme Répondre

    R. Ed. : "hélicoptères à la place d’avions, parce que les machines ne sont plus capables de fournir la puissance nécessaire pour obtenir la vitesse d’appontage pour les chasseurs. Il faut en effet 50 km./h. de vent relatif pour permettre aux avions d’apponter."

    Hey ! ça va pas R.Ed ?!!!    Je vole avec le cdt aviation du Charly, et les rafales ou superétendarts appontent sans problèmes.  Même les Hawkeyes appontent correctement.  Il ne faut pas pousser non plus !  Il y a des données techniques que vous n’avez manifestement pas.  La vitesse est aussi fonction de l’adaptation des hélices.  Les hélices sont actuellement de fabrication américaine car nous n’avons plus de fondeur compétent en France pour cette dimension. 

     

    Maintenant, Milliere à raison facile : les USA sont le labo où se déssine et se créé l’humanité future. Ce n’est pas nouveau et c’est comme ça.  mais je pense que quand les islamistes font déferler, on sera comptant d’avoir les GI’s à nos côtés.

    01/01/2008 à 15 h 38 min
  • LESTORET Répondre

    Il faut toujours trouver un responsable: en France si rien ne va, c’est bien sûr la faute du Gouvernement; en Europe, qui mieux que Bruxelles peut endosser la responsablilité ? Dans le monde, ne chercez plus ce sont les Etats Unis.

    30/12/2007 à 20 h 54 min
  • Anonyme Répondre

    Ziio, pationnant, le témoignage du violoniste de Bagdad. Vraiment.  Bon, on est un peu loin des bombardements de Dresde et de Hambourg, mais vous ne le saviez sans doute pas; on ne peut pas tout connaitre, et c’est plus facile de balancer ses émotions sur un blog que d’apprendre et comprendre la Planete et les Hommes, on sait ca. Pas beau la guerre, hein? Et c’était tous des c..s, depuis dix mille ans, pour n’avoir pas su la supprimer.
    Allez, on vous attendait : Good luck!
    Et tous mes voeux de maturité et de réflexion pour 2008.

    Best,

    Mancney

    29/12/2007 à 21 h 09 min
  • catherine Répondre

    Happy new year  a vous tous qui aimez l’Amerique.

    Gardons notre ame a l’Ouest, symbole de liberte de courage et de determination. Et surtout ne vendons pas notre ame aux diables en tous genres qui couvrent cette planete.

     

    29/12/2007 à 13 h 13 min
  • ZIIO Répondre 28/12/2007 à 11 h 53 min
  • Anonyme Répondre

    Dans la fuite en avant à laquelle est condamnée l’humanité tout entière, l’exemple des Etats Unis est  bien le seul qui vaille d’être suivi, pour un occidental.
    Son leadership en vaut un autre.
    A défaut d’être pleinement satisfait du point où il nous mène, nous pouvons au moins considérer qu’il tente de nous éviter un retour en arrière auquel n’importe quel aboutissement est prférable.

    28/12/2007 à 7 h 39 min
  • sas Répondre

    Un peu de sérieux mes amis…que diantre……une force armée pour quoi faire……nous avons donné les rennes du pays,du moins les initiés ont installés de force,un trousseautier apatride…..alors effectivement un porte avions ou pas, qu’il navigue ou pas , que sa piste soit suffisament longue ou pas….que les plans des hélices soient volés avant m^me que celles ci soient installées……que nos pilote puisses se poser sur la largeur des portes avion nucléaires yankees……que les russes ,usa et chinois aient des torpilles supervéloce MHD à 2000 km/heurs sous l eau,détruisant toute plate formes en une poignée de secondes…..que nous ayons les etats majors dans le même état et la même merde…. que les structures républicaines et truffés de communistes,de francs maçons, de marginaux sexuels ou addictés……

    Combien je plaints nos pauvres militaires……qui au moindre engagement seront vendus pour peau de balle par nos enculés qui nous gouvernent….

    Vraimment ca ca reste une grande interrogation en temps qu’ancien sous marinier…….avec la vennue de tonton en 1980 et toute la trouppe d’enculés dans son sillage…..comment nos pachas et autres officiers de qualité ont acceptés de servir sous "leurs ordres"…..

    CA DEFIE L ENTENDEMENT….

    sas qui dit que militairement ,il est sure désormais que la france compte pour du beurre…..

    des guignoles juste bon a plastiquer un green peace….ET BRULER DES PAILLOTTES EN CORSE

    sas

    27/12/2007 à 21 h 47 min
  • Gérard Pierre Répondre

    R.Ed

       Si le " Charles De Gaulle " ne permet plus l’appontage, au moins restera-t-il encore aux pilotes de chasse de notre aéronavale française la possibilité d’atterrir et de redécoller sur les porte-avions de l’US Navy passant à portée de leurs rayons d’action. En effet, tous les pilotes de chasse de la marine française sont, à ma connaissance, formés pendant plus d’une année dans le Mississippi au sein de la MERIDIAN NAVAL AIR STATION. Ils connaissent donc parfaitement toutes les procédures de l’US NAVY.

       Cela dit, ça ne me console pas plus que vous.

    27/12/2007 à 16 h 38 min
  • R. Ed. Répondre

    La puissance militaire des Etats-Unis.

     

    Mettons les chose au point.

    La France possède "un" porte-avion, plutôt porte-hélicoptères,qui patrouille le long de la rade de Toulon par beau temps  (1)

    Un sous-marin (c’est une ex-future présidente des Français qui nous l’a confirmé) En fait, 4 sous-marins d’attaque et 6 logistiques – reste à voir combien sont opérationnels.

     

    Les USA ont eux, une dizaine de flottes comportant chacune un ou plusieurs porte-avions, avec chacun une ribambelle de sous-marins, de destroyers, de croiseurs etc…Ces flottes, éparpillées autour du globe "patrouillent" et permettent par la crainte qu’elles inspirent à toutes les dictatures du monde la libre circulation des navires de commerce, y compris les pétroliers géants. Sinon, tous ces bateaux seraient au minimum racquettés, croyez le bien.

    Ils sont sans doute en Iracq pour le crude, mais ils ne le prennent pas uniquement pour eux, toutes les nations du monde y ont aussi accès, au même prix d’ailleurs. Si le carburant est moins cher (et pas qu’un peu) à la pompe aux USA, c’est qu’il est fortement moins taxé que par chez nous.

    Les soldats de l’Oncle Sam, parlons-en, deux fois déjà qu’ils sont venus se faire tuer pour nous sauver de l’impérialisme allemand. Le GPS, mis gracieusement à la disposition de tous les citoyens du monde, il n’y a qu’eux pour être comme ça.

    Et des tas d’autres choses…

    (1) hélicoptères à la place d’avions, parce que les machines ne sont plus capables de fournir la puissance nécessaire pour obtenir la vitesse d’appontage pour les chasseurs. Il faut en effet 50 km./h. de vent relatif pour permettre aux avions d’apponter.

    27/12/2007 à 1 h 59 min
  • Anonyme Répondre

    Je partage généralement l’avis de Guy Millière et hier à peine, je me recueillais devant les paroles de Thomas Jefferson inscrites au Memorial de DC. 

    Je suis cependant un peu moins optimiste ces derniers temps sur l’avenir des états-unis. Je traverse ce pays depuis bientôt un an et je relève des faits pour le moins inquiétants. Pour les mêmes raisons qu’en France, l’immigration massive est en train de diluer l’état d’esprit américain. La langue anglaise elle-même est en régression au profit de l’espagnol. Les latino américains sont en train d’investir toutes les strates de la société et malheureusement je dois dire, ils ne s’intègrent pas. Pour les mêmes raisons, disais-je, qu’en France l’immigration est catastrophique pour la culture de ce pays, car c’est le niveau d’échelle qui est en cause. Le flux est massif et l’échelle fait que des villes entières ont basculé dans un mode de vie indo-hispano-américain. Et comme au mexique ou aux carraibes, on assiste à une montée en puissance de la violence, de la drogue, des comportements regressifs et corrompus apportés par les les latinos. Ici comme en france, il est temps de tirer la sonnette d’alarme car je crains que si rien ne change, les usa ne seront qu’un souvenir. De Miami à Baltimore en passant par washington, on assiste à un déclin de la population blanche. Des villes entières sont en état de délabrement (Miami par endroit, richmond, washington par endroit, et j’en passe).  Voilà pour le coté pile.

    Coté face, le pays a toujours relevé les défis, mais saura-t-il les relever avec une population massivement transfusée ? Le seul point positif c’est que les latino américains sont majoritairement chrétiens (à la différence énorme des musulmans en europe qui s’attaqueront un jour où l’autre aux chrétiens).. Mais la religion peut-elle suffire ? Sincèrement je ne crois pas. En fréquentant les latinos ici depuis un an, je crains que le pays ne se transforme sous peu en un gigantesque mexique, où se mèleront corruption et malfaiteurs.   

    Oui en relisant Jefferson, je pensais à Platon qui ne croyait  à la démocratie qu’ à la condition essentielle que son peuple soit suffisament élevé intellectuellement pour faire les bons choix et se conduire moralement.

    Enfin pour conclure et c’est vraiment révélateur d’un affaiblissement de la compréhension des enjeux internationaux chez les jeunes, une enquête révélée par CNN avant hier, montrait que plus de 50% des juifs américains de moins de 40 ans ne se sentaient pas concernés par les menaces contre Israël.

    27/12/2007 à 1 h 49 min
  • Anonyme Répondre

    Tout ca, c’est vrai, ce n’est pas nouveau, mais c’est vrai.

    Et il faut bien comprendre ces phrases :

    G.M. : " (…) et ils (USA)  restent aujourd’hui quasiment tout ce qui protège l’Europe de l’alliance qui se dessine entre les nouveaux barbares où se mêlent islamistes, (…) "

    et

    G.M. / Mark Stein  : " on n’a pas vu dans l’histoire de l’humanité de puissance hégémonique aussi bienveillante et débonnaire."

    et enfin

    G.M. : "  Pour autant, le rêve américain reste là, intact, parce que c’est lui qui fait venir des centaines de milliers de nouveaux immigrants chaque année. Ne pas aimer les États-Unis, écrivait le grand historien Paul Johnson, c’est ne pas aimer l’humanité, car les États-Unis constituent un condensé des aspirations à la liberté de l’humanité entière."

    Les Etats Unis, sont le futur de la Civilisation Occidentale.  Allez, venez nous expliquer le contraire, maintenant!

    Best,

    Mancney

    27/12/2007 à 1 h 47 min
  • Helios Répondre

    L’honneur anglo-saxon n’est-il pas de réussir?

    Les USA sont bien plus et bien mieux anglo-saxons que les anglais d’Angleterre, ils ont établi un pacte permanent avec la réussite.

    Et quand on flirte toutes les semaines avec le succès c’est qu’on est très optimiste.

    Et quand on est aussi optimiste c’est qu’on voit généralement le bon côté de la vie.

    Et il faut être un optimiste authentique pour parvenir à tirer les leçons d’un échec.

    Les USA ne se croient pas supérieurs aux autres, ce n’est pas par sentiment d’humilité mais par amour du succès, ils apprécient l’excellence et lui ouvre grand la porte. 

    Dixit un américain: si vous recevez continuellement des coups de pieds au derrière ou des poignards dans le dos, c’est la preuve que vous êtes en avance.

    Helios  

    27/12/2007 à 1 h 45 min

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