L’avenir des Africains est en Afrique !

Posté le juillet 11, 2012, 12:00
8 mins

On a souvent dit, en forme de boutade, que la Françafrique, ce système malsain de corruption réciproque de l’ancienne métropole et de ses anciennes colonies, revenait à prendre l’argent des pauvres des pays riches pour le donner aux riches des pays pauvres.

Même si c’est une boutade, c’est, hélas, aussi la réalité. Les dizaines de milliards de dollars qui partent des pays riches vers les pays pauvres seraient bien utiles aux premiers, surendettés et surfiscalisés. Et ne servent à rien dans les seconds, puisqu’ils sont très largement détournés vers les comptes des dirigeants africains dans les paradis fiscaux…

En 2009, les pays de l’OCDE ont donné, sous forme d’aide publique au développement (nous ne parlons pas, ici, de l’aide des organisations privées et individus), 119,6 milliards de dollars, dont 15,3 pour la France. Et on estime autour de 150 milliards de dollars les montants de cette aide publique détournée au cours des 30 dernières années.

Pendant ce temps, les immenses ressources du continent africain servent à tout le monde, sauf aux peuples africains qui semblent presque seuls à ignorer l’existence de ces ressources. Et donc à ignorer que l’Afrique est leur avenir et que l’émigration n’est pas l’unique voie de promotion so­ciale.

C’est contre cette apologie unilatérale de l’émigration que s’insurge Omar Ba, Sénégalais ayant émigré clandestinement en France, avant d’y obtenir un titre de séjour.

Ce qui est intéressant dans son livre, c’est qu’il dénonce, comme nous, les méfaits de l’immigration de masse, mais du point de vue de l’immigré.

En Afrique, on ne cesse d’encourager l’émigration en dépeignant l’Europe sous des couleurs mythiques. Le réveil est brutal pour celui qui a franchi les nombreux obstacles.

Omar Ba propose d’en finir avec cette propagande en faveur de l’émigration, en annonçant clairement aux Africains que leur avenir est en Afrique. D’une part, parce que l’Occident ne peut plus accueillir les incessantes vagues d’immigrés qui arrivent sur ses côtes. Et, d’autre part, parce que l’Afrique a besoin de ses fils pour se développer.

n'emigrez pas omar baL’auteur touche ici à une question centrale pour l’avenir de notre monde. Il n’est pas sain que, durablement, et même en temps de paix, les habitants d’un pays pourvu de toutes sortes de richesses naturelles, croient que leur avenir est ailleurs.

Ce qui signifie qu’il est urgent de repenser les politiques migratoires, bien sûr, mais aussi les politiques de développement.

Si nous consacrions la moitié des sommes que nous consacrons an­nuellement à l’immigration (qui sont de l’ordre de 70 milliards d’euros), au développement de l’Afrique, il n’y aurait rapidement plus d’immigration en provenance de l’Afrique. À condition, bien sûr, de changer du tout au tout les règles du jeu : le financement du développement ne peut pas se faire d’État à État. Ce sont les individus, les entreprises ou les associations qui doivent être acteurs des investissements. Et ces investissements doivent cesser d’être pensés sur le mode humanitaire et devenir de véritables investissements, avec une logique de rentabilité des capitaux investis.

Réservons l’humanitaire aux crises urgentes et, pour le reste, ayons une logique d’investisseurs. Ici, les États peuvent jouer un rôle, modeste mais crucial : le rôle de garantir le droit et la sécurité des « capitalistes ». Il est aisé de constater que les tentations seront bien moins fortes pour les dirigeants africains que dans le cadre actuel de l’aide publique au développement. Et il est aisé de voir qu’un petit projet de quelques centaines de milliers d’euros entraîne beaucoup moins de gaspillage que le versement de milliards d’euros.

Aidons l’Afrique à se développer et nous résoudrons du même coup nos problèmes d’immigration.

Cela nécessitera certes que nous réglions aussi nos problèmes de conscience avec la colonisation (j’entends d’ici les dénonciations de néo-colonialisme des bien-pensants !). Mais il serait temps de s’apercevoir que nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait là-bas. Et il serait peut-être, aussi, temps de s’apercevoir qu’il est infiniment plus humiliant pour les Africains d’être traités en enfants irresponsables que d’être traités en véritables partenaires.

 

Omar Ba
N’émigrez pas !
L’Europe est un mythe

Jean-Claude Gawsewitch
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9 réponses à l'article : L’avenir des Africains est en Afrique !

  1. quinctius cincinnatus

    16/07/2012

    l’avenir de l’Afrique ? Nulle part dit @ Homère …  pas tout à fait … en tout cas pas dans le " Monde Occidental "comme nous l’entendons  cela est certain , sauf pour de rares exceptions individuelles … car un noir n’est pas plus bête qu’un blanc ; c’est la conception qu’il a de la vie et de la société qui diffère de la notre !

    prenons l’exemple du " busing " aux U.S.A . et bien malgré tout les afro-américains préfèrent un enseignement fait dans des écoles noires par des noirs et pour les noirs … c’est comme ça … pourquoi vouloir aller à l’encontre de la nature humaine ?

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  2. F

    16/07/2012

      Homere, entièrement d’accord avec votre commentaire sauf sur 1 point: Les Africains ne nous ont pas chassé manu militari, ce sont NOS politiciens qui nous ont chassé manu politicli…

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  3. HOMERE

    15/07/2012

    L’avenir de l’Afrique n’est nulle part……parce que les africains ne sont de nulle part.Sans repères culturels, sans éducation, sans économie, sans gouvernance, sans responsabilités, sans créativité….les africains sont en errance à travers le monde comme des gueux cherchant la pitance qui n’existe plus pour enx.Les occidentaux sont au tournant de leur civilisation qui s’effondre dans un grand fracas de turpitudes et de saloperies en tous genres…alors la bouffe des africains ils s’en tapent les bajoues.

    La colonisation a tout apporté à l’Afrique….ils nous ont chassé manu militari et, à présent ils se retrouvent seuls, en butte avec les luttes tribales, sans aucun moyen, sans services de santé, sans système éducatif, sans économie…il est de bon ton d’affirmer que leurs ressources sont outrageusement exploitées par les cochons d’ex colons, mais au moins, ces exploitations leur apportent quelques milliards de dollars,sans lesquels ces ressources resteraient inexploitées.

    L’africain ne s’est jamais autoflagellé, il a trouvé sans cesse des boucs émissaires à ses propres insuffisances….Sarkozy avait raison lorsqu’il déclarait que l’homme africain ne s’était pas encore réalisé……tous les jolis rosés et autres rougeâtres l’on lapidé…comme en Afrique !

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  4. Daniel

    13/07/2012

    Jean Pierre Canot:

    Peut-on considérer que tous ces désordres, qui ont comme conséquences la mort des plus faibles tels les enfants,  sont innocents ou seulement maladroits?
    Existe-t-il une mort produite et organisée par les uns qui ne se nomme plus un crime parce qu’ elle serait en dehors du champ des lois qui définissent et qui condamnent les actes criminels?

    Qui donc en France, pays des DH, a pu laissé croire à des peuples pauvres qu’on pouvait y venir recevoir une relative richesse , sans contrepartie, sans avoir à fournir un autre effort que constituer des dossiers, sans même avoir à dire merci puisque c’est un "droit"? … Qui, sinon des français benêts et irresponsables  qui ont eux mêmes vécu de droits spécifiques définis par le dictionnaire au mot "privilège", droits qui produisent une dette de 2000 milliards d’euros en 35 ans … Donner ce qu’on vole dans la poche d’un autre, donner ce qui est gagné par d’autres définit bien une manière de voler sans scrupules et non d’apprendre à pêcher. C’est une manière de détruire et certainement pas d’aimer ou d’aider. C’est le fait d’individus qui détestent les étrangers autant que la France.

    Quand à notre agriculture, évitons d’en conseiller les méthodes à qui que ce soit qu’on respecte.
    Depuis que les subventions ont remplacé le  mot paysan par le mot industriel, nourrir les hommes a été remplacé par obéir aux énarques afin de toucher les primes pour vivre ou survivre,   et produire de la masse pour nourrir et engraisser les banques.
      

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  5. ozone

    11/07/2012

    Fermons tout simplement les frontiéres et interdisons tout octroi d’avantages aux illégaux.

    Suffit de le vouloir.

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  6. Jean-Pierre CANOT

    11/07/2012

    LE VRAI DRAME DE L’IMMIGRATION

    Il était touchant voire poignant ce reportage sur les Roms, où l’on voyait la maman de cet adorable petit expliquer combien elle avait honte de dire à son fils qu’elle vendait des journaux dans la rue pour lui permettre de manger et d’aller à l’école.
    Elle était fière par contre des compliments faits par la maitresse au petit pour sa compréhension des maths, lui qui commence à peine à parler le Français.

    Elle avait raison cette maitresse de dire le drame de ces enfants, venus chez nous pour être plus heureux que chez eux et où ils n’y sont qu’un peu moins malheureux. Ce drame c’est en particulier les changements d’école liés à la suppression ou au déplacement des camps pour des jeunes qui commencent à s’habituer à leur nouvelle vie.

    Ces drames de l’enfance qui marquent certes nos petits, bien des nôtres le vivent aussi, notamment dans les crises de l’emploi où les entreprises disparaissant les parents sont au mieux reconvertis, bien loin de chez eux, parfois à l’étranger, en Roumanie par exemple, ou au pire se retrouvent au chômage avec pour les enfants des conséquences pires qu’un changement d’école et la perte des copains.

    Le petit et sa maman encore une fois si touchants, doivent cependant nous faire réfléchir sur ce problème dramatique de l’immigration au sens large et nous faire nous demander avant d’en déplorer les conséquences sur nous-mêmes, si ces malheureux de toutes origines qui viennent chez nous chercher le plus souvent le minimum vital qu’ils n’ont pas chez eux, peuvent, au-delà de leur simple intégration à nos habitudes et à notre culture, y trouver un plein épanouissement.

    Il faut sur ce point parler de l’immigration au sens large, les petits Kurdes, Sénégalais, Somaliens, Éthiopiens et bien d’autres, qui sont malheureux voire meurent de faim dans leur pays, ne méritent pas d’être traités par nous différemment du petit Rom fort en maths, au prétexte que ce dernier même si son pays n’appartient pas encore à l’espace Schengen, a le droit de circuler librement dans toute l’Europe.

    Sur ce point on a entendu, souvent avec passion, divers intervenants clamer haut et fort le droit imprescriptible pour tout Homme de vivre dans le pays de son choix, ce qui les amène à conclure hâtivement que ce droit doit être respecté pour les 15 000 Roms et pour tous les Hommes de la Terre qui ont fait le choix de la France.

    Notons au passage que comme il ne s’agit dans l’esprit de personne de fixer un quota de 15 000, on peut penser que tous les Roms malheureux dans leur pays sont en droit de venir vivre chez nous où ils seront moins malheureux. On observe d’ailleurs que la misère pousse la misère, pendant que les Roms viennent chez nous, certaines populations du Caucase ou d’Asie Centrale encore plus malheureux qu’eux viennent en quelque sorte prendre leur place.

    Le problème de ce choix certes imprescriptible est que la grande majorité de ces immigrés, ne viennent pas chez nous par goût de notre culture et avec la ferme intention de s’intégrer, mais ils viennent y chercher à manger et à assurer à leurs enfants une vie digne et normale qu’ils ne trouvent pas dans leur pays.
    Allez donc discuter avec ces marins pêcheurs sénégalais, qui à Arcachon travaillent d’arrachepied pour envoyer le minimum vital à leur famille, ils sont moins payés que leurs homologues français, vivent dans des conditions déplorables. Ils sont certes libres ceux-là de vivre où bon leur semble, mais leurs épouses qui n’ont pu les empêcher de partir, et leurs enfants qu’ils revoient au mieux tous les trois ans, leur reprochent presque de les avoir laissé tomber tant ils considèrent qu’il n’y a pas dans la vie que l’aspect matériel à prendre en compte.

    Alors le premier droit imprescriptible en la matière est bien pour chaque Homme, de vivre dignement dans ses meubles, de vivre dignement dans des cercles d’intimité concentriques : famille, quartier, hameau, village, région, pays…et de n’aller ailleurs que si le mode de vie de cet ailleurs leur convient mieux et non par nécessité sur le plan matériel.

    Il y a dans cette immigration infiniment plus dramatique pour les immigrés et leurs familles, que pour les pays d’accueil une cause directe, où nous : ces pays d’accueil , avons une grande responsabilité ; il y a aussi des encouragements à émigrer, des facilitations à venir chez nous que nous donnons à ces malheureux en ouvrant nos frontières à tous vents dans le cadre d’une mondialisation que nous voulons instantanée, où d’une construction européenne où nous refusons de considérer que c’est l’Homme qui est au centre du problème.

    Notre responsabilité est celle des grands frères riches et développés qui n’ont pas su et n’ont pas voulu, depuis les indépendances ou la chute du communisme aider ces pays à rattraper le retard qu’ils avaient.
    Pire comme le disait au début des années 90 le Ministre de l’Agriculture d’Albanie à propos de l’aide à son pays de la Banque Mondiale ou de l’Union Européenne : « They pulled down the old house before having built the new one ! »[1]

    C’est ce qui fait que nombre de nostalgiques continuent à regretter la disparition du communisme dans bien de pays de l’Est.

    C’est ce qui fait que nombre d’immigrés, nord-africains notamment, viennent chercher chez nous ce que nous étions en train de mettre en place chez eux quand nous avons été chassés.

    Non de grâce ! les détracteurs de la présence française qui n’en retiennent que les aspects négatifs, très mineurs au demeurant, n’allez pas dire que les hommes admirables et désintéressés qui œuvraient au développement de ces pays, notamment dans le secteur essentiel de l’agriculture, étaient d’affreux colonisateurs dont il fallait effacer toutes les actions pour d’ailleurs ne rien mettre à la place.
    Jetez donc par curiosité un coup d’œil aux statistiques de l’agriculture algérienne en 1960 et en 2010.

    Qu’avons-nous fait depuis les années soixante pour les pays ‘affreusement colonisés’, ou depuis les années quatre-vingt-dix pour les pays ex-communistes afin de les aider à se développer et à éviter que leurs populations ne viennent chercher chez nous, sans que nous puissions en maitriser le flot, les éléments de base d’une vie digne qu’ils ne trouvent pas chez eux ?

    Nous avons dépensé des sommes considérables, que ce soit au travers de la Banque Mondiale ou de l’Union Européenne : nos impôts dans les deux cas.

    Le résultat est catastrophique, on ne peut citer aucun projet qui ait connu un aboutissement normal dans le secteur agricole notamment.

    Il se trouve que le secteur agricole, on dit aussi primaire et ce n’est pas pour rien, est essentiel dans toutes les économies, mais c’est surtout celui qui doit être développée en toute priorité dans les pays en développement de façon à leur permettre d’atteindre avant toute autre chose le niveau d’autosuffisance alimentaire.

    Nous sommes incapables de comprendre que notre aide à tous ces pays ne saurait se faire en leur appliquant nos propres modèles de développement actuel, mais et seulement ceux que nous avons appliqué avec succès lorsque nos agricultures étaient dans la situation des leurs.

    Il est significatif que dans les pays de l’Est et notamment en Bulgarie et en Roumanie d’où cherchent à fuir les Roms, nous ayons tout fait notamment au travers des programmes PHARE de l’Union Européenne pour que le secteur agricole soit réduit à néant, comme il l’est progressivement en France où notre alimentation arrive de plus en plus de pays éloignés au détriment de la qualité et surtout de la conservation d’un environnement que nous prétendons vouloir protéger.

    « En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations ! ».

    C’est une femme admirable qui le dit. Une Sénégalaise qui depuis Saint-Louis œuvre inlassablement pour aider les femmes de la vallée du fleuve Sénégal à faire renaître l’agriculture de la région. Les hommes eux sont, contre l’avis des femmes et au péril de leur vie, partis en Europe pour essayer de gagner quelque argent…

    « L’AIDE FATALE : Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique ».

    C’est Dambisa MOYO, une autre Africaine qui a écrit ce livre, elle sait de quoi elle parle pour avoir travaillé à la Banque Mondiale…

    « Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte…/… ».

    C’est un homme qui le dit, un Français, le Secrétaire d’État à la coopération, le même qui ajoutera un peu plus tard qu’il faut créer un loto pour financer l’aide publique au développement ! ».

    « Ce sont les entreprises –et non les ONG- qui doivent prendre toute leur place dans l’aide au développement ! ».

    C’est un autre homme qui le dit le 29 juin 2010, Dov ZERAH nouveau directeur de l’AFD qui confirme ainsi que l’on veut bien aider mais qu’il faut que ça nous rapporte !

    Tout a donc été dit et sur le constat d’échec de l’aide et sur le peu de chances qu’il y a dans sortir si l’on continue à refuser les leçons qui auraient dues être tirées de ce constat.

    Jacques DIOUF le Directeur Général de la FAO n’arrête de le clamer haut et fort : « Nous ne sortirons de la famine qu’en aidant ces pays à assurer en priorité leur autosuffisance alimentaire ». Or au lieu de le faire en commençant par le développement de leur secteur primaire, ce qui permettrait aux populations de vivre dignement dans leurs meubles, nous recherchons des marchés permettant d’assurer notre précieuse et sacro–sainte croissance.

    Nous recherchons au travers de l’immigration prétendument choisie une main d’œuvre bon marché pour des taches que nous ne voulons plus accomplir.

    Au lieu d’aider ces pays à assurer leur développement en commençant par atteindre leur autosuffisance alimentaire, non seulement nous les incitons, en dissimulant au besoin le tout derrière le commerce dit équitable, à faire de l’agriculture industrielle ,en prétendant, imbécillité suprême, qu’ils dégageront les devises nécessaires à l’achat chez nous de leur nourriture ; mais nous leur faisons comprendre en prime que notre aide à leur développement doit avant toutes choses nous rapporter.

    Au lieu d’aller écouter et soutenir Jacques DIOUF et la FAO au sommet de ROME sur la faim, nos chefs d’État irresponsables et inconséquents, ont préféré se livrer aux pitreries de COPENHAGUE, dont il ne pouvait rien sortir s’agissant de la recherche de fausses solutions à un faux problème.

    Nous avons pendant deux décennies tenté de mettre en place des outils de développement, de financement notamment, qui ont fait la preuve de leur inefficacité et accentué pauvreté et famine dans les pays que nous entendions aider.

    Ce furent les funestes « ajustements structurels » imposés par la Banque Mondiale qui, pour simplifier, consistaient à pousser les pays à une indépendance et autonomie financière.
    Il fallait pour cela se procurer des devises, ce qui était fait par des cultures industrielles exportées alors que le niveau prioritaire d’autosuffisance alimentaire n’avait pas été atteint.
    Le résultat fut qu’il était impossible d’importer les ressources alimentaires de base en raison de la faiblesse des devises obtenues dans le cadre d’une organisation mondiale du commerce qui assassine les plus faibles.

    Cessez donc d’ergoter Messieurs les raisonneurs sur ce droit imprescriptible de libre circulation que l’Union européenne, qui entend gouverner à la place des États qui la composent, veut nous obliger à accorder aux malheureux qu’elle a été incapable d’aider à vivre dignement dans leur pays sans aller mendier sur les routes et chemins de l’Union .
    Agissez Messieurs les raisonneurs pour que l’émigration forcée qui n’est pas un droit imprescriptible à vivre où l’on veut, mais une souffrance intolérable qui vient s’ajouter à la misère, ne fasse pas qu’en l’acceptant sans discuter nous ayons bonne conscience à ne rien faire pour ce petit enfant qui meurt de faim dans le monde tous les cinq secondes.

    ________________________________________
    [1] Ils ont démoli la vieille maison avant d’avoir construit la nouvelle !

    Jean-Pierre CANOT
    Auteur de " Apprends-nous plutôt à pêcher ! "

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  7. IOSA

    11/07/2012

    Il faudrait surtout que les Etats providences cessent d’être des Parrains mafieux, car si le systeme d’enveloppe francafrique à pratiquement cesser, les nouveaux "partenaires" des mafieux précités sont des  lobbys industriels et pharmaceutiques, qui ne vont surement pas accepter de payer aux africains de base, les produits au coût de nos contrées.

    Il y a donc nécessairement un retour d’enveloppe sous une forme quelconque.

    IOSA

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  8. Franklin Venance TONON

    11/07/2012

    L’Afrique a besoin de tous ses fils à divers niveaux.Elle désire tant nous confier l’avenir de ses arrières petits enfants.Elle souffre du fait qu’on ne jouisse pas de ce grand héritage à nous léguer…Frère,dis NON à la perversité de l’Occident et décide de rester chez toi car chez toi,il y a TOUT!

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  9. Anonyme

    11/07/2012

    Et ben c’est pas trop tôt cette prise de conscience !!! Pas besoin de sortir de polytechnique pour avoir compris ça ; la preuve. « Aidons l’Afrique à se développer  » Comment ? En continuant la même chose : donner du fric aux gouvernants qui se le mettent dans la poche ? Il faut revoir la méthode d’aide en l’attribuant directement à ceux qui en ont besoin et savent surtout comment faire pour évoluer. Mais là encore, il y a le risque qu’ils partent seuls avec la caisse… Tout est dans la mentalité, et un peuple au mental moyen-âgeux, comme par exemple les Afghans, ne peut pas passer à l’ère industrielle d’un coup sans pêter une diode… On ne fait pas une Ferrari d’une 2 CV.

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