Le Brexit et la droite molle

Posté le novembre 12, 2019, 1:55
15 mins

Alors que l’on célèbre les 30 ans de la chute du Mur de Berlin, force est de constater que, faute d’un procès international du communisme, la bête immonde du socialisme redresse partout sa tête hideuse.
Les jeunes Occidentaux, qui ne savent RIEN de la guerre froide, ont une vision romantique du marxisme.

Aux États-Unis, les candidats démocrates veulent tous abolir la police des frontières, en même temps que les frontières et faire entrer 50 millions de «migrants climatiques», accorder à tous une protection maladie universelle (coût: 52 trillions de dollars), supprimer les dettes des étudiants et rendre l’éducation gratuite (comme chez nous), etc. Tous rêvent de reprendre le pouvoir pour le garder éternellement.

L’UE est une dictature socialiste, mal déguisée sous un faux libéralisme économique. Son euro est une dictature financière.

Au Royaume de sa Gracieuse Majesté, Corbyn veut instaurer la semaine de 32 heures, faire exploser le plafond des impôts pour «les riches», ou renationaliser les chemins de fer.

Le Royaume-Uni a voulu retrouver sa souveraineté, mais on voit à quel point socialistes et socialisants rendent presqu’impossible de s’échapper du bunker.

Hélas, Boris Johnson, chef de ce qui est depuis un siècle le Parti Conservateur et Unioniste, se félicite d’un accord de départ d’avec l’UE qui sacrifie l’union britannique en laissant l’Irlande du Nord dans l’UE!

Plan qui satisfait les leaders européens, mais pas du tout les véritables Brexiteurs: le Royaume-Uni serait «à moitié dehors et à moitié dedans», sans aucun des avantages des deux états, mais avec la perspective de 3 autres années de négociations épuisantes.

Même sur la question du Brexit, Bojo se révèle «conservateur mou». Il continue d’être ce qu’il a toujours été: une créature du marécage socialo-mondialiste occidental. Il est de cette droite molle qui succombe toujours aux intimidations de la gauche.

Il suffit de voir ses débuts de campagne. Certes, il a enfin obtenu d’un parlement rebelle une date pour une élection générale mais ce qu’il propose, en plus de son mauvais «deal», ce sont des mesures dignes de l’UE.

Sa première initiative a été d’interdire la fracturation hydraulique au Royaume-Uni. Ainsi, il abandonne toute idée d’indépendance énergétique du pays. Pour complaire à qui? Greta Thunberg? Ses «amis européens»? Sa compagne, écologiste notoire? Poutine?

Son programme hors Brexit est d’augmenter en nombre les forces de la police (pas de les réarmer !), de réformer le service national de santé et d’apporter une aide à l’éducation. Fort bien, mais cela peut se faire sans renchérir sur les débauches de dépenses promises par le communiste Corbyn. Sur ce point, Bojo semble avoir jeté aux orties toute retenue fiscale.

Son plan de compromission avec l’UE le prive bêtement de 39 milliards de livres.

Enfin, 3e erreur grave, Bojo continue de mépriser l’offre de Farage d’une Leave Alliance (Alliance des Brexiteurs). Jusqu’ici, Johnson semblait ne pas tomber dans ce piège qui consiste à mépriser en bloc «le populisme», sans distinguer du lot le populisme conservateur. On le voit maintenant se draper dans sa suffisance, clamant qu’il peut, seul, obtenir une majorité de gouvernement.

Si 4% des voix passent des Tories au Brexit party, il échoue.

Or, Farage ne lui demande rien d’impossible, simplement de modifier son «deal» sur deux points essentiels : indiquer une date de sortie «dure», fixée à une date proche et non fin 2022 ! Et, surtout, annuler le soi-disant «playing-field», cette série de règlements qui lient le Royaume à l’UE et interdisent tout marché bilatéral avec le reste du monde. Demandes somme toute assez modestes visant à ne pas diviser le vote Brexit. En échange de l’engagement de ne pas présenter de candidats du Brexit Party dans les circonscriptions où les Tories sont forts, Farage veut que les conservateurs ne présentent personne là où les travaillistes dominent et ne voteront jamais conservateur.

Farage est l’homme des principes et le véritable conservateur. Il faut tenter ce plan ambitieux d’union de toutes les forces pro-Brexit, d’autant que les Libéraux-Démocrates, le Parti Socialiste Écossais, les Verts et autres groupuscules socialo-restards se sont, eux, déjà unis en une Remain Alliance (l’Alliance des Restards).

Les électeurs conservateurs de base attendent de Johnson qu’il fasse passer le pays avant lui et même avant son parti. Comme fait Farage!

Voir les derniers ouvrages proposés par les4verites-diffusion ici

Version longue :

Une réponse à l'article : Le Brexit et la droite molle

  1. quinctius cincinnatus

    14/11/2019

    Bojo a toujours été un  » faussaire  » mais … particulièrement doué !

    il  » empempaoutera  » les  » Européens  » comme bien d’ autres avant eux … pas besoin d’ un Farage

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)