Le djihad des banlieues françaises

Posté le 24 avril , 2013, 12:08
6 mins

Les actes commis par les frères Tsarnaev à la fin du marathon de Boston sont regardés en France comme s’ils se passaient loin et ailleurs. C’est une impression fausse et délétère.

Cela se dit, en général, à mots couverts, mais ce n’en est pas moins un fait : Mohamed Merah, l’infâme assassin de trois soldats français, de trois enfants juifs et du père de deux d’entre eux, voici un an, était lui-même un djihadiste musulman, de nationalité française. L’un de ses frères, Abdelkader, est toujours détenu à ce jour et plusieurs de ses complices ont été arrêtés.

Cela se dit à mots couverts aussi, mais ce n’en est pas moins un fait, là encore : il y a des dizaines de Mohamed Merah dans les banlieues de l’islam qui entourent les grandes villes françaises. Il y a des milliers de jeunes gens musulmans de nationalité française prêts à soutenir ces dizaines de Mohamed Merah – dont ils ont d’ailleurs fait un héros.

Cela s’est dit un peu – très peu… – et, pourtant, c’est, une nouvelle fois, un fait incontestable : des djihadistes de nationalité française ont été tués, blessés, ou arrêtés, alors qu’ils tiraient sur des soldats français en Azawad, dans les zones nord du Mali.

Et nombre d’autres djihadistes de nationalité française sont au sein des groupes islamistes en activité dans l’immense zone de troubles qui s’étend de la Somalie à la Mauritanie, sur toute la zone Sud du Sahara.

Tous ces djihadistes sont à même de revenir en France quand ils le décideront et s’ils le décident, bien entraînés au maniement des armes et des explosifs.

Cela ne se dit pas du tout, mais cela doit absolument se dire : le principal lieu d’entraînement et de formation de djihadistes européens aujourd’hui est la Syrie.

Ceux qu’on appelle ici, pudiquement, les « rebelles » anti-Assad comptent désormais dans leurs rangs des Britanniques, des Néerlandais, des Belges, des Allemands, mais aussi des Français. Peut-être seront-ils tués sur place. Mais ce ne sera pas le cas de tous, et l’une des questions qui se posent, d’ores et déjà, de manière brûlante est celle-ci : que feront ces djihadistes lorsque, comme cela finira par arriver, le régime Assad sera tombé ?

Il semble certain que nombre d’entre eux rentreront en Euro­pe. Ils viendront alors grossir les rangs des dizaines de Mohamed Merah déjà présents. Ils seront soutenus par les dizaines de milliers de jeunes gens qui ont fait de Mohamed Merah un héros.

Ils pourront alors côtoyer les djihadistes qui auront décidé de revenir de la zone Sud du Sahara et seront encore mieux entraînés qu’eux, car ils disposent en Syrie d’un matériel plus sophistiqué.

Auront-ils en France l’appui de ceux qui les appuient aujourd’hui en Syrie, à savoir les dirigeants du Qatar ? Nul n’a la réponse, bien sûr.

Il est cependant vraisemblable qu’ils pourront bénéficier d’une bienveillante compréhension qatarie et que des troubles graves sont à prévoir dans les années à venir, qui s’ajouteront aux troubles qui agitent déjà la société française.

Des actes sanglants se produiront probablement. Et il semble que les liaisons entretenues par la France avec le Qatar sont des liaisons bien plus dangereuses que cela ne se dit en général. Le Qatar déverse de l’argent par millions d’euros dans les banlieues de l’islam, pour « aider » des jeunes musulmans « en difficulté ». Qui peut penser que cette aide est dictée par la simple bienveillance, dès lors que le Qatar pratique ailleurs un certain type d’« aides » ?

Le Qatar s’est offert une vitrine de respectabilité en achetant un club de football parisien et une chaîne de télévision sportive. Qui peut penser que ces gestes ont été accomplis par un pur amour du sport et que ceux qui se trouvent rémunérés par ce biais ne sont pas des agents d’influence dans les milieux médiatiques, journalistiques et politiques ? Qui peut oublier que le Qatar est l’un des principaux financiers des Frères mu­sulmans et du djihadisme dans le monde, ainsi que le pays de la chaîne de propagande islamique al Djazira ?

La France devient peu à peu l’otage du Qatar. Elle en devient l’otage, alors qu’elle est déjà l’otage des banlieues de l’islam, et qu’elle est en train de devenir l’otage de djihadistes en nombre croissant…

3 Commentaires sur : Le djihad des banlieues françaises

  1. Fili

    26 avril 2013

    “Et bientôt arrive la méga gifle qui va faire très très mal !”

    Et bien qu’elle arrive très vite!

    Avant que ce soit trop tard pour notre peuple français et européen.

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  2. Claude Roland

    25 avril 2013

    Les nazislamistes français qui, aux côté d’autres européens se battent en Syrie peuvent rappeler les volontaires de la guerre d’Espagne, non ?
    C’est fou la proximité de situation existante entre les années 30 et actuellement sur pas mal de problèmes socio-économiques…
    Et que font les Français ? Ils râlent les bras ballants contre hollande et ses ministres. Chien qui aboie ne mord pas. Et bientôt arrive la méga gifle qui va faire très très mal ! Continuez comme ça, braves moutons, les loups affamés arrivent pour la boucherie gore.

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