Leçon de leadership

Posté le février 11, 2015, 11:22
7 mins

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Les élites venues en jets privés  au forum de Davos, où la Troika (BCE, FMI, Union Européenne) était largement représentée et dont la problématique ambitieuse était “Le Nouveau Contexte Mondial”, n’ont jamais fait l’équation entre le chaos géopolitique actuel qui les préoccupe et la vacance de leadership à la Maison Blanche.Au lieu de cela, Mme Lagarde, qui prend très au sérieux les thèses de Picketty, y a été saluée comme un recours possible pour la “droite” française en 2017!

 

Pêle mêle, il y a eut aussi la réévaluation du franc Suisse, suivie d’une dévaluation de l’euro de 20% qui va faire de nous de pauvres gueux dès que nous poserons le pied hors de la zone euro, sans que les 20% d’inflation de la cote de popularité de notre inénarrable président puissent compenser_ pas plus que le bras d’honneur fait aux élites arrogantes par les néomarxistes en Grèce puisque la seule constante dans tout cela , c’est nous, les contribuables et dindons de la farce, alors que l’Etat français engloutit 56% de notre PIB et que l’Indice de Liberté Economique issu du WSJ et de la Heritage Foundation nous inscrit pour cette année à la honteuse 70e place.

 

Mais le chagrin des uns nourrit les rêves des autres. Dans son avant-dernier Discours sur l’Etat de l’Union, le 21 janvier, Obama, qui affecte d’ignorer le résultat des élections de novembre, a de nouveau assommé son auditoire avec ses projections socialistes radicales qui semblent soufflées par Hollande, tout comme sa décision d’opposer son veto à quelque reprise de sanctions contre l’Iran semble dictée par l’Ayatollah Khameini en personne, le tout dans une langue parlée  ordinaire indigne de l’exercice du jour et du niveau qu’on attend d’un président des Etats-Unis.

 

Relayé en direct au monde entier, ce discours était adressé au nouveau Congrès dont la majorité républicaine a jusqu’ici incroyablement failli à ses électeurs, en tout! Accordant à Obama le budget qui lui permet de commencer à mettre en vigueur sa décision scélérate d’intégrer 5 millions d’illégaux, échouant encore à présenter un projet de loi bipartisan capable de réunir  les 3/5e du Congrès pour renverser le veto presidentiel sur le super-oléoduc Keystone XL , échouant aussi à interdire l’avortement après la 20e semaine…

Cette majorité aux deux chambres existe grâce à l’afflux de nouveaux élus conservateurs mais la direction du parti reste aux mains des mêmes, Mc Connell au Sénat et Boehner à la Chambre, tous deux accusés par la base de faiblesse et d’incompétence. Les prétextes éculés pour céder aux démocrates agacent: après “nous n’avons que la Chambre”, c’est “nous n’avons que 54 voix au Sénat”, et même “il ne faut rien tenter qui puisse être rejeté par le veto d’Obama”, et toujours ” il faut penser à l’électorat hispanique, à la génération X, aux femmes”…En réalité, ce Congrès a les moyens de contrer Obama : la Chambre en refusant de financer ses projets, le Sénat en bloquant ses nominations ou ses choix politiques. Leadership signifie l’art de mener les siens sur une politique définie, cela avec volonté, assurance et détermination inflexible.  Alors, qu’est-ce qui a soudain rappelé Boehner à l’ordre et que penser de son invitation à Natanyaou de venir parler au Congrès américain le11 mars prochain? Peut-être le spectable pitoyable d’un David Cameron, le représentant de la Magna Carta tout de même!, plaidant dans l’enceinte du Congrès pour la cause d’Obama, en parfait “caniche” du président américain, ce que jamais, au grand jamais ses prédécesseurs n’ont été à l’époque désormais révolue de la “relation privilégiée”.

 

Obama, pour des raisons inavouées parce qu’inavouables, veut marquer son legs en concluant un marché, n’importe quel marché, à n’importe quel prix, avec l’Iran, théocratie aux prétentions hégémoniques  et nucléaires non déguisées, version policée de ISIS. Sur ce projet d’apaisement insensé qui présente un risque extrême pour la sécurité mondiale , il a  embrigadé en une coalition douteuse la Chine, la Russie, mais aussi l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France! Si Davos était quelque chose de sérieux, il n’aurait dû y être question que du moyen d’enrayer cela.

 

Réjouissons-nous que les républicains reprennent la main et que  le mieux informé des dirigeants mondiaux en la matière vienne nous éclairer sur la menace islamiste iranienne, aussi angoissante que celle d’ISIS mais que l’opinion publique ignore car elle procède sans videos d’actes de sauvagerie à l’intention d’un public d’ailleurs vite blasé.

Il n’y a rien à espérer des Etats-Unis sous Obama, alors que nous sommes à la 11e heure. Ce ne serait pas un luxe que les autres dirigeants occidentaux reçoivent de Natanyaou une leçon de leardership.

 Evelyne Joslain

3 réponses à l'article : Leçon de leadership

  1. olga

    17/02/2015

    Qu’est-ce que ce charabia de journaleux ? Vous ne pouvez pas parler français ? Vous croyez sidérer ? Minable.

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  2. quinctius cincinnatus

    11/02/2015

    il n’ y a rien non plus à espérer d’ Evelyne Joslain !

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  3. Jaures

    11/02/2015

    Intéressant le classement de l’Indice de Liberté Economique issu du WSJ et de la Heritage Foundation.
    Ainsi, on y voit en bonne place l’Irlande et l’Espagne que les élèves honteux que nous sommes ont participé à sortir du marasme en leur prêtant de l’argent.
    Mes amis espagnols doivent jubiler ! « D’accord on a plus du double de chômeurs que vous mais, attention, en terme de libertés économiques on vous écrase joliment » !
    C’est comme pour les cancres on arrive toujours à leur trouver un point positif.

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