Les derniers tangos à Paris

Les derniers tangos à Paris

Que M. André Santini, député – ô combien spirituel ! – veuille bien nous pardonner le pastiche de l’un de ses bons mots : « la différence entre un cocu et un contribuable, c’est que le premier n’est pas obligé d’assister à la séance ». C’est, en effet, la seule différence, compte tenu de ce qui s’est passé cette semaine.

Soixante nations réunies à Paris, des centaines de délégués pour une grand-messe célébrant la fin, ou presque, des hostilités en Libye, ceci mérite quelques questions dans le climat de rigueur que nos dirigeants nous annoncent :

  • Qui paie ces frais de réception ?

  • Serons-nous payés « sur la bête », c’est-à-dire grâce aux avoirs libyens débloqués ?

  • Qui a payé les dépenses de guerre ?

  • Que sont devenues les armes que nous avons fournies ?

  • Est-il exact qu’une partie a transité vers d’autres théâtres d’opérations, Gaza par exemple ?

Nous nous épargnerons de nous interroger au sujet du caractère démocrate du chef de guerre libyen, gouverneur actuel de Tripoli, des éventuelles affiliations à Al Qaida, de la future constitution libyenne fondée sur la charia, mais nous ne priverons pas de songer aux raccourcis de l’histoire : notre président, à peine élu, obtint à grand prix (le séjour officiel, mais humiliant, de 8 jours à Paris de M. Kadhafi) la libération des infirmières bulgares, condamnées à mort par un actuel dirigeant du pouvoir libyen (reçu, à son tour, en grand arroi à l’Elysée). Cocasse, n’est-ce pas ?

Quatre vingt dix neuf millions d’euros pour la soirée du Ramadan, telle est l’une des sommes finançant les caprices du maire de Paris. Le préfet de Paris a écrit à ce dernier, jugeant « qu’une telle soirée à caractère cultuel semble contraire au principe de neutralité des services publics et à l’article 2 de la loi 1905 selon lequel " la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte", qu’il n’existe aucun intérêt public local à l’organiser, celle-ci pouvant être organisée dans le cadre des mosquées ».

Aucune suite !

Nous sommes en faillite, dit-on, mais nos dirigeants nationaux, ainsi que nos élus locaux, persistent à dépenser, sans aucune restriction, nos deniers publics, persuadés qu’ils sont qu’il suffira de taxer et d’imposer.

N’ont-ils pas raison puisque certains goberont encore toutes les promesses ?

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(3) Commentaires

  • Anonyme Répondre

    @ François.

    Me vlà rassuré, Merci…

    "Seulement" 99 000 Euros !

    Quoique Delanoë devrait me consulter, je lui apprendrai à faire des tartines beaucoup moins chères, même avec une double épaisseur de saussicon pur porc !

    19/09/2011 à 12 h 48 min
  • François Répondre

      @ Tony Gencil
     
      En fait, c’est 99 000€, ce qui n’est déjà pas si mal pour un cocktail de ramadan où ils sont sensés se serrer la ceinture…( enfin, qu’ils disent)…
      Je n’ose imaginer le montant du cocktail ( beaucoup plus festif) de l’aïd que nous organisera ce grand démocrate laïc pour poursuivre dans la promotion des valeurs de la République…
      Mais, comme on dit, c’est si facile d’être généreux avec l’argent des autres!

    18/09/2011 à 15 h 18 min
  • Tony Gencil Répondre

    Nonante neuf Millions d’Euros ????? Il doit quand même y avoir une erreur de virgule……

     

    Il est vrai que les dépenses touchant à l’immigration et aux musulmans sont tellement vertigineuses qu’elles finissent par ne plus étonner !

     

    Je pense qu’il s’agit plutôt de 99 000 Euros ou peut-être bien, soyons fous, de 990 000 Euros

    Mais peu importe, c’est l’argent des autres…..

     

    De toutes façons, ce serait 9 Euros que ce serait 9 Euros de trop !

    17/09/2011 à 11 h 52 min

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