Les élections face à la crise

Posté le janvier 02, 2012, 12:00
6 mins

Face à la gravité de la crise, nationale, européenne, mondiale, les luttes partisanes doivent être mises de côté, car la France doit retrouver les vertus de son passé.

Discrètement, mais clairement les évêques de France sont intervenus dans la campagne présidentielle en demandant dans un message publié, outre le rappel aux dogmes de la religion, la lucidité et l’ouverture des partis politiques comme des citoyens. Ce message analyse les différents troubles qui touchent notre société tant sur le plan moral que sociétal.

Parallèlement, le journal Le Monde a publié des reportages et des éditoriaux sur l’islamisation des banlieues qui dépasse le cadre religieux pour devenir identitaire.

Ce transfert du religieux vers l’identitaire fanatique, va beaucoup plus loin dans la radicalisation depuis une vingtaine d’années avec son point d’ordre d’Al-Qaïda et les attentats suicides.

Que penser des procès en Iran et en Afghanistan demandant la mise à mort de Chrétiens, procès qui se multiplient ?

Que penser des révolutions démocratiques qui réclament la Charia ?

Que penser des guerres d’Irak, et d’Afghanistan dont l’opinion américaine ne veut plus, au point que Washington annonce le retrait rapide de ses troupes ?

Que penser de ce Moyen Orient que nous voyons s’embraser davantage, jour après jour,  avec une Turquie et un Iran en embuscade ?

Certes la crise financière qui ébranle les systèmes bancaires focalise les politiques des deux côtés de l’Atlantique et les élections de 2012 cristallisent les oppositions, qu’elles soient de droite ou de gauche. L’Angleterre se retrouve conservatrice, l’Espagne et la Grèce rejettent leurs gouvernants socialistes, alors qu’en France, au contraire, la gauche et le Front National ont le vent en poupe dans les sondages.

Des conséquences d’ordre sociologique et géopolitique

Le désarroi des citoyens et des opinions publiques a deux conséquences, l’une d’ordre sociologique et l’autre d’ordre géopolitique.

  1. La morale d’abord avec la renaissance du sentiment national et la volonté de voir renaître ses valeurs. Cela est flagrant aux USA avec les Tea Party et en Europe avec des mouvements nationalistes qui cherchent, quelque fois avec excès, une voie de renouveau et d’espérance.

  1. La géopolitique ensuite, trop souvent mal comprise, avec les bouleversements qu’elle annonce. Ces bouleversements sont peut-être plus graves que ceux issus de la crise financière, car nous n’avons pas de référence historique capable de répondre aux conséquences de l’explosion démographique du monde africain et du monde musulman.

Le sud de la Méditerranée comporte désormais 180 millions d’habitants. Que faire si les révolutions démocratiques aboutissent à la régression de leur maigre PIB ?

Que faire, a fortiori, pour le milliard d’Africains qui privilégient encore la croissance de la natalité à celle de leur PIB, avec comme conséquence ces épouvantables famines ?

A l’automne dernier, Yves de Kerdrel, dans le Figaro, s’alarmait devant le fait « que plus personne n’émet la moindre idée ou ne fait preuve de conviction sur les grands défis du moment ».

Nous répondrons ceci : la crise financière de l’Occident qui touche la France est grave, mais, si le sentiment d’unité nationale que nous espérons se cristallisait, nous pourrions y faire face, car la crise géopolitique est d’une autre ampleur. C’est une crise de civilisation et il faudra y répondre avec autant de lucidité que de détermination.

Sachons nous préparer en retrouvant les vertus de nos anciens. Faites-le savoir chers compatriotes.

7 réponses à l'article : Les élections face à la crise

  1. Alain Cavaillé

    05/08/2012

    J’observe avec tristesse et surtout un profond dégoût à la descente aux enfers de cette France que mon père, français d’Algérie, a défendue et en a gardé les traces qui l’ont mené à une mort précoce. Lorsque la soi-disante "Droite" est au pouvoir, les medias tels que le FIGARO approuvent et se taisent lâchement comme de fidèles descentes de lit qu’ils ont toujours été. Quand la pseudo-gauche franc-maçonne ( ni plus ni moins que la "droite" ) est au pouvoir, les mêmes descentes de lit parlent de culture occidentale, d’identité nationale, de chrétienté…
    Ils ne sont que les représentants et les porte-paroles d’une population devenue veule et lâche, de ce pays agonisant qui ne possède plus d’élites capables de les conduire et dont l’odeur de pourriture devient de jour en jour plus nauséabonde.
    France, continue à creuser ta tombe…je ne serai heureusement plus là pour voir ta mise à mort.

    Alain Cavaillé – 70 ans – 50 ans d’exil loin de son Algérie française natale.

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  2. quinctius cincinnatus

    03/01/2012

    De nombreuses fois j’ai tenté de faire passer sur le blog de N.D-A.  ( D.L.R. ) un message de républicain "libertarien" … sans succès … la sociologie politique française* reste dominée par le "tout état"** …Les libertés individuelles ( qui sont partout le limon de la richesse , de la justice , de la culture , de l’économie , de l’influence  d’une Nation dans le Monde…)  demeurent  depuis des siècles les ennemies mortelles de la République et doivent  être mises sous le joug
    * celle du F.N. comprise
    ** nous en avons un exemple U.M.P. avec la faillite de SeaFrance

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  3. Martine de Colmar

    03/01/2012

    Allez donc faire prendre la pilule aux musulmanes ! Mission impossible. Et les quelques dix millions de musulmans de France deviendront vite, comme le disait très justement le Général de Gaule en son temps, 40 millions ! D’où la certitude de voir notre belle culture française disparaître à moyen terme. Livre qui ose dire la vérité « les corps indécents » et qui circule donc sous le manteau. Quatre ou cinq enfants, même plus, est la règle dans les familles musulmanes. Les retraités français heureux qui s’installent au Maroc n’auront bientôt plus besoin de franchir la Méditerranée : les deux rivages seront à l’identique. Le seul problème étant le sort réservé aux chrétiens devenus minoritaires quand on connait la situation des chrétiens en Irak, en Indonésie, en Egypte et d’une façon générale partout dans le Monde. Alors fuir ou se convertir ?

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  4. quinctius cincinnatus

    02/01/2012

    @ Blanc
    dites moi votre commensal  vous le sortez d’un roman de Balzac ou de Flaubert ?
    une petite correction  ( littéraire ) à ce portrait si bien brossé , si vous le permettez
    il ne possède pas ce rien de prestance  qui tient généralement  compagnie à la jalousie mais pour un personnage aussi chafouin l’adjectif d’envieux serait plus à propos

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  5. Anonyme

    02/01/2012

     

    C’est tout à fait vrai !
    L’Humanité est à un tournant de son Histoire… un changement total de civilisation.

    Le monde des marchands qui ne respectent rien ni personne, qui oblige tous les peuples à se mélanger pour que tout le monde consomme la même chose et qui fait l’apologie de la surpopulation… surpopulation qui surpollue toute la planète… ce monde-là a vécu.
    L’Humanité ne peut plus continuer ainsi.
    On se rend compte tous les jours que tous les peuples ne sont pas aptes à adopter notre civilisation.
    On se rend compte tous les jours que l’évidence même et le plus simple bon sens est de constituer de réserves protégées et inviolables respectant tous les peuples y compris le nôtre et nous permettant de nous développer tranquillement et sans entraves. 

    2012 initie non seulement une nouvelle année mais aussi une nouvelle ère : l’ère des « Réserves ».

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  6. Blanc

    02/01/2012
    Il faut à tout prix que je plaque sur l’écran cette incroyable constatation de simple bon sens… constatation que j’aurais dû faire depuis belle lurette… mais voilà… nous sommes tous tellement « débonsensisés » depuis des décennies et des décennies…:

    « Au pays des aveugles les borgnes sont rois ! »

    Je viens d’en prendre conscience au détour d’une conversation des plus insupportables et navrantes que j’ai eue durant ces fêtes avec un monsieur très de gauche, très moralisateur, très méprisant, très pérorant et très con.
    La conversation roule à un moment sur les présidentielles. Ma femme s’approche vivement et me lance un regard suppliant. J’ai donc laissé cet être débile, insignifiant, trouillard comme pas deux, radin comme ce n’est pas possible, monstrueusement égoïste, étriqué, mesquin, jaloux de tout et de tout le monde, débiter ses habituelles litanies mondialistes, barbarophiles, anti-françaises et anti-blanches.
    Il y a des gens de gauche sympathiques : ils sont naïfs, ils y croient et ils ont un grand cœur, mais il y en a d’autres, comme ce monsieur, et qui constituent l’immense majorité qui ne valent pas tripette, qui sont de sales cons, de gros nuls et qui prêchent sans arrêt pour leur paroisse, c’est-à-dire pour leur lamentable petite personne.
    Quand on connaît le type… étriqué, marchant à petits pas, parlant presqu’à voix basse, ayant peur de ceci, peur de cela, mettant toujours en garde contre ceci, contre cela qui ne serait pas dans l’orthodoxie des choses, très cultivé mais uniquement de choses autorisées, qui font grand, noble, superbe, magnifique, sublime, divin, c’est-à-dire de ces choses qui rabaissent les grands et glorifient les petits.
    Cet être-là est d’une jalousie féroce, atavique, maladive.
    J’avoue que cette civilisation, la nôtre, me dépasse complètement.
    Jamais l’humanité n’a connue une telle évolution dans tous les domaines.
    Il y a tant d’inventivité, de créativité, de génie dans la moindre des choses aujourd’hui que j’en reste baba. Mais j’ai l’admiration facile.
    Je dis bravo à tout bout de champ à nos parents, à nos grands-parents et à nos ancêtres pour leur génie, leur courage, leur travail, leur abnégation, je suis dépassé, comme nous le sommes tous, mais je ne suis pas un ingrat et je reste admiratif et fier devant l’œuvre accomplie.
    Par contre, ces petits messieurs minables, coincés, mesquins, étriqués, péteux, jaloux… ne peuvent le supporter.
    Cette incroyable civilisation blanche devant laquelle on ne peut s’empêcher de tomber d’admiration… eux… les gauchistes rouge-sang, jaloux de tout et de tout le monde, ne peuvent la supporter et aimeraient bien la voir se casser la gueule.
    Je m’en suis aperçu brutalement comme ça…paff !… il y a deux ou trois jours… comme on reçoit une gifle en pleine figure : 10% des « traitres-au-grand-cœur » c’est-à-dire des barbarophiles, c’est-à-dire des antinationalistes sont de très braves gens et 90% sont de pauvres, de lamentables tocards en mal de grandeur et de gloire qui attendent impatiemment que tout s’écroule pour pouvoir ENFIN, rouler un peu des mécaniques, car… :

    « Au pays des aveugles les borgnes sont rois ! »

    En conclusion :
    – 90% des antinationalistes de droite sont de purs salauds qui ne pensent qu’au fric.
    – 90% des antinationalistes de gauche sont de purs salauds qui ne pensent qu’à la décadence.

    « Au pays des aveugles les borgnes sont rois ! »

    Encore mille fois merci au petit, au tout petit, au ridiculement petit-monsieur-rouge-sang qui m’a permis de faire cette prise de conscience.


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  7. quinctius cincinnatus

    02/01/2012


    Nous aurons bientôt un baromètre de l’aspiration des citoyens aux  libertés individuelles * :
    le score que fera Ron Paul aux primaires du Parti Républicain …
    malheureusement je doute que les citoyens américains aient encore à l’esprit les libertés individuelles
    le pain et le cirque contemporains sont la consommation ( la dette ) et le profit ( la dette toujours)
    en  France aucun Parti n’a pu , à ce jour , accoucher d’un " républicain libertaire" **
    * le tea party ce n’est que du poujadisme yankee à la sauce Kentucky et évangélique
    ** au mieux ce ne sont que des "colbertistes" ( N.D-A. , M.L.P.)

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