Les États-Unis vus par un Européen

Les États-Unis vus par un Européen

Comme je le fais de plus en plus souvent, j’ai séjourné cet été aux États-Unis. Regarder l’Europe de loin permet d’en prendre la mesure et de voir, pour qui l’ignorerait encore, qu’elle compte relativement peu, désormais, sur la scène du monde. Regarder les États-Unis de près permet aussi de se plonger dans la diversité et la richesse d’un pays qui reste crucial pour le fonctionnement présent et futur du monde et de la civilisation.

Ce qui frappe tout Européen qui traverse l’Atlantique et qui ne garde pas l’esprit trop intoxiqué par la propagande télévisée, c’est le dynamisme, l’optimisme, l’esprit d’entreprise qui caractérisent la société américaine : dès l’école, on apprend ici ce que c’est qu’avoir une « attitude mentale positive ». On n’attend rien de l’État et, en tout cas, pas d’assistance. On se dit que les problèmes sont des défis à relever. Cela constitue non pas une société plus « dure », comme on le dit souvent en Europe, mais une société plus compassionnelle, plus à même d’aider ceux qui entendent d’abord s’aider eux-mêmes.

Dans les zones frappées par des cataclysmes naturels, là où la crise immobilière a eu des conséquences, on relève ses manches et on se donne les moyens de tourner la page en se disant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

Ce qui frappe un Européen aussi, c’est l’adhésion profonde à des valeurs. Être patriote est d’autant plus facile que le patriotisme américain coïncide avec la défense des idéaux de liberté, mais c’est néanmoins un fait que le patriotisme est omniprésent, aussi évident que l’air qu’on respire. Et il ne s’arrête pas au drapeau. Un concert commence souvent par l’hymne national. En ce cas, la foule entière se lève, et communie, la main sur le cœur.

Au patriotisme s’ajoute la religion. La société américaine est judéo-chrétienne. Les juifs peuvent y vivre leur foi dans une ouverture qui ne se rencontre nulle part ailleurs, sinon en Israël, et l’immense majorité des chrétiens se rapprochent des courants protestants évangéliques pour qui le peuple américain a une mission sur terre et incarne, selon l’expression d’Abraham Lincoln, « the almost chosen people », le peuple presque élu.

La vie quotidienne qui en découle est, le plus souvent, bien plus agréable. On se respecte les uns les autres. La police intervient si un délit est commis, mais reste sans cela à sa place. Dans les médias télévisés, dans la presse, dans les librairies, un authentique pluralisme existe qui n’a rien à voir avec les simulacres monolithiques qu’on rencontre en France.

Quand des sujets de fond doivent être abordés, ils le sont sans détours ni circonlocutions, et la diversité des analyses est, en général, respectée. Cela n’est pas étranger au fait que des Américains de l’Amérique profonde en savent souvent davantage sur les conflits cruciaux qui touchent la planète que nombre de gens qu’il m’arrive de croiser dans l’université française.

Comme le pays est en campagne électorale, les débats sont nombreux, souvent passionnés. Les erreurs commises par les candidats sont passées au crible. Cela explique le phénomène qui s’opère en ce moment : le dégonflement de la bulle Obama, et la montée en puissance de John McCain.

Dans les semaines à venir, je reviendrai sur l’élection présidentielle américaine et ses enjeux : le sujet est au cœur de mon nouveau livre, « L’Amérique et le monde après Bush ».

Je voulais ici, en préalable, livrer ces quelques impressions, sachant trop bien à quel point la perception des États-Unis est déformée de ce côté de l’Atlantique. Critiquer un pays à partir d’analyses pertinentes peut avoir une forme de légitimité. Le critiquer sur la base de préjugés est, au choix, attristant ou ridicule. Je ne puis me résigner à ce que les critiques françaises des États-Unis relèvent, le plus souvent, de l’attristant ou du ridicule…

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(52) Commentaires

  • Anonyme Répondre

    @Jean-Claude THIALET

    P.S. Si, incontestablement, la FRANCE et les FRANCAIS ont des "leçons" à prendre outre-Atlantique, l’inverse est tout aussi vrai. Notamment lorsqu’on voit, partout, jusque dans les écoles, le nombre d’obèses. Hélas, McDO et même McCAIN ont pris de larges parts de marché en France !

    McDo/McCain posent-ils un pistolet sur la tempe des consommateurs pour les obliger à venir se restaurer de leur "junk food" ? Vous reprenez les propos complètement débiles de José Bové qui vante la qualité de notre "bonne bouffe" alors qu’il n’apporte aucune solution pour faire connaitre à l’ensemble de l’Humanité, notre sublissime "jambon beurre" ou la baguette/roquefort que le monde entier nous envie, même sans les avoir jamais dégustés.

    Pour votre information, je passe environ 6 mois par an en Chine, et je vous signale que 22% de la restauration rapide est entre les mains de McDo, KFC, Pizza Hut, Donuts. A croire que les Chinois sont des masochistes qui adorent se goinfrer de "junk food" au détriment de la bonne bouffe façon Bové. Savez-vous qu’il n’existe à Shanghai, mégapole de près de 20 millions d’habitants "que" 5 restaurants français qui vendent leur plat du jour à un prix équivalent à 3 mois de salaire moyen d’un Chinois ? Avec la politique de l’enfant unique (enfant Dieu) des papys/mamys qui veulent gâter leurs petis enfants, les emmènent se goinfrer de "junk food" & de milk shakes vendus au prix très fort, ce qui a pour effet de les transformer en monstres. Il existe un nombre effarant d’enfants de moins de 15 ans qui pèsent plus de 100 kilos ! Jusqu’à présent, je n’ai jamais entendu un Chinois accuser les Américains, coupables selon vous, d’exporter l’obésité à travers la Planète. Le reste de votre commentaire étant aussi savoureux qu’un steak de fourmi grillé aux herbes, je n’ai retenu que votre accusation malveillante sur la bouffe.

     

    Entièrement d’accord avec Aregundis que je salue au passage, pour ses deux posts tellement vrais & qui montrent bien le côté "humain" des Américains, là où en France, on ne trouve qu’égoïsme, arrogance, esprit d’arnaque, incivisme hors normes, fraudes frisant des records mondiaux…

     

    Concernant les sommes faramineuses injectées par le gouvernement américain pour limiter les dégâts financiers, il est bon de remonter un peu en arrière.

     

    Le 11 Septembre 2001, Al Qaeda a commis un attentat effroyable contre les USA, dont le but principal était de mettre le pays KO & de provoquer un chaos financier/économique menant à sa faillite.

    Les Américains ont fait preuve comme d’habitude, d’esprit de sacrifice, de solidarité & d’entraide, exemplaires & ont réussi à se serrer les coudes pour surmonter un désastre programmé. C’est à cette période que Greenspan est intervenu pour maintenir des taux très bas favorables à la consommation, tout en injectant des milliards dans l’économie américaine pour éviter son écroulement.

    Aujourd’hui, nos "spécialistes" dont la principale spécialité est de prévoir des évènements qui ne se produisent jamais, l’accusent d’être à l’origine de la situation financière actuelle des USA, au prétexte qu’il aurait laissé trop longtemps, des taux très bas.

    Comment expliquer à ces diminués mentaux que ce qu’ils appellent la nationalisation des banques & des assurances, est le moyen le plus approprié qui évitera qu’en cas de faillite de ces institutions, la crise financière serait telle, qu’elle provoquera des désastres financiers sur toute la Planète ! Mais comme dirait l’autre, pourquoi se priver d’accuser les USA de tout ce qui va mal sur la terre entière ?

    Que ceux qui m’accusent de ne rédiger que des textes injurieux, écrivent s’ils en sont capables, des posts similaires aux miens, qu’ils nous fournissent arguments & précisions en guise de calomnies, de mensonges, de fantasmes, d’ahallucinations, d’attaques personnelles de Guy Milliere, dignes de la grande époque des nazis rouges, et surtout, surtout, qu’ils cessent de croire aux chimères de la grandeur de la France, qui si elle n’était pas la France, serait déjà sous le contrôle du FMI, en raison de l’état de faillite bien entamé dans lequel elle se trouve…

    Netchayev

     

     

     

    14/10/2008 à 12 h 07 min
  • grepon le texan Répondre

    Luc Sembour.  Toute a commence avec des lois comme la "Community Reinvestment Act" et projets et mouvances reglementaire similaire.   L’idee etait de forcer des banques a donner des prets a des gens n’ayant pas les moyens, ni une histoire de credit suffissant.   Fannie et Freddie ont ete instrumentalise pour generaliser ce pratique, aides et encourage par des politiciens Democrates sous paient par les lobby de Fannie et Freddie.   Des noms de politiciens a retenir:  Chris Dodd, Barack Obama, Barney Frank.    Le mechant et stupide adminstration Bush a tire l’alarme sur le risques poses par Fannie et Freddie en 2003.   McCain a ete supporteur et co-sponsor d’un projet de loi en 2005 pour y remedier.  Les Democrates l’ont tue, avec l’aide de certains Republicans.   Pas surprennant, vu les sommes d’argent depense par Fannie et Freddie sur les politiciens des deux cotes pour que leur fete continue.   Les dirigeants de Fannie et Freddie ont empoche des dizaines de millions.   Obama est un proche de Claude Raines et de Jim Johnson notamment, des fauteurs corrumpu jusqua la moelles devenu richissimes dans cette affaire.   Peut-etre le plus degeullasse de tous est ce "Jamie Gorelick" qui a empoche des millions.   Elle a ete LE responsable direct autrefois de l’infame "wall of separation" entre CIA et FBI qui a empeche l’un et l’autre de communiquer quoi que ce soit sur le sujet de, par exemple Moussaui, le 20ieme hijacker qui a ete detenu et investigue bien avant 9-11.    Sans ce mur entre CIA et FBI, aucun 9-11.    Imaginons un moment, donc, le monde sans Jamie Gorelick dans de telles positions de pouvoir.   Elle a du etre investigue par la "Commission 9-11" mais le comble..elle a ete nomme un des investigateurs..dans le but de proteger le "legacy" de l’Administration Clinton.   Ils ont noyer le poisson.   Voyons si les Democrates arrivent a echapper encore une fois la responsibilite pour une catastrophe coutant des milliers de milliards de dollars.

    27/09/2008 à 15 h 37 min
  • Luc SEMBOUR Répondre

    Imaginons un  scénario très  simple sur les 30 dernières années:

    toutes choses restent égales à ce qu’elles ont été, c’est-à-dire tous les facteurs de crise dénoncés partout (loi de 1977sur les prêts aux minorités, taux très bas de la Fed, appât du grain des banquiers et des autres intervenants, …etc…) restent à tous moments ce qu’ils ont été, MAIS Freddy et Fanny sont absents du marché (ou bien Freddy et Fanny opèrent sous des contraintes conformes aux lois du marché libre).

    Redéroulons le film des événements depuis 30 ans, selon le scénario ci-dessus… Résultat : la crise des subprimes N’aurait PAS existé. 

    Pour éviter le retour d’une pareille débâcle économique dans le futur, une commission d’enquête fédérale spécifique devrait étudier la responsabilité exacte véritable de Freddy & Fanny et de tous ceux qui ont contribué de façon décisive à faire de ces 2 institutions très spéciales des Armes de Destruction Massive d’Economie.

    Freddy et Fanny ont d’abord été deux petits cancers d’apparence bénigne, mais à développement lent et insidieux, qui se sont attaqués au secteur de l’immobilier américain, lequel est à la fois l’un des  moins sophistiqués technologiquement de toute l’économie, mais aussi l’un des plus importants par la part du PNB qu’il représente.

    LS

    Malheureusement le secteur bancaire américain, hautement sophistiqué lui, en voulant jouer avec « les 2 cancers », pour mieux s’en défendre eux-mêmes, en ont répandu les métastases partout et par tous les mécanismes possibles, dont celui de la titrisation des prêts douteux, titres qu’ils ont vendu « urbi et orbi ».

    Résultat : tout le monde est à l’hôpital et certains déjà au cimetière.

     

    26/09/2008 à 23 h 57 min
  • grepon le texan Répondre

    Beaucoup ne comprennet pas, a propos de bailouts, que:

    1)  Le gouvernement federale ne va pas perdre la majoriote de sa mise, loin de la, car les actif qu’ils vont achete ont de la valeur.    L’exemple pertinent c’est The Resoultion Trust Corporation qui a fait legerement des benefice dans l’apres de la crise dites des "Savings & Loan".     Derriere les "mortage backed securities" sont de veritables maisons flambant neuf.  Le probleme c’est que =pour linstant= il y en a trop, et par effet de demande et de l’offre ils n’ont plus la valeur de leur prix de vente.   Donc, trous enormes dans les portefeuille de beaucoup d’institutions qui sont par aillieurs tres solides.

    2)  Ce n’etait pas les bas taux d’interet a la l’origine de la bulle, autant que l’activite stupide de Fannie et Freddie, encourage depuis des decennies par les politiciens surtout de gauche, ou ils ont racheter n’importe quels assemblages de mortgages vendu par des banques, sans souci pour la qualite.   Cela a permi aux banques d y aller encore et encore, a faire de prets sans "down payment" a des gens n’ayant pas de histoire de credit solide, voire tres clairment pas les moyens de repayer, autre qu’en revendant la maison rapidement(a un prix egale ou encore plus haut).   Fannie et Freddie ont pomper l’essence sur le feu sur des annees, et c’est le Congres americain qui leur a laisse faire…

    3)  En 2003, le l’Adminstration Bush a propose dfe la reglementation pour eviter que Fannie et Freddie deviennent trop trouffe d’actifs de valeur douteux.   Peu apres, Fannie et Freddie ont innonde les politiciens de droite et de gauche, mais surtout de gauche, pour mettre en echec tout projet de loi qui viendrait casser la fete.   En 2005, un projet de loi qui aurait etait efficace a arreter ce catastrophe a ete stoppe par les Democrats unanement, avec suffisamment de Republicans pour que ca coule.   McCain a l’epoch a depense pas mal de credits politiques pour essayez de reglemente Fannie et Freddie.

    4) Le deuxieme receveur de paiements de Fannie et Freddie dans le Congres americain a ete un nomme Obama, senateur debutant.   Le premier, Chris Dodd, reponsable d’un Banking Committe responsable de tel legislation.   Des haut responsables venant de Freddie, Fannie, et AIG sont des advisors de la campaign d’Obama.

    5)  Cui Bono?    Les democrates veulent une catastrophe economique qu’ils peuvent blamer sur Bush et les Republicans.   Les medias gauchistes n’arrettent pas de repeter que toute est terrible dans l’economie, dans la croyance que ca aident des politiciens de gauche.

    6)  Beaucoup d’americains ordinaire pigent tres bien ce point No. 5, tellement les medias et les politiciens de gauchent sont lourdent avec leur propagande.

    Il se peut que ca marchera.    Ca serait mauvais pour l’Amerique, mais bien pire pour le reste du monde.   Amerique commence a avoir un rhume aujourdhui.   l’Europe a deja une bronchite severe.   Imaginez ce que arriverait avec une Amerique en recession veritable, et un president qui va laisser faire les Russes, les chinois, les dictatures tier mondistes, et divers etats pirates partout.  Imaginez la guerre des tarifs, et des lois style "Smoot Hawley".    Voyons les haines qui courent dans les rue des grande villes europeennes.   Vous ne voulez pas du tout d’une Amerique en voie de pauperisation gauchiste.

    25/09/2008 à 18 h 47 min
  • Anonyme Répondre

    @Jean-Claude THIALET

    P.S. Si, incontestablement, la FRANCE et les FRANCAIS ont des "leçons" à prendre outre-Atlantique, l’inverse est tout aussi vrai. Notamment lorsqu’on voit, partout, jusque dans les écoles, le nombre d’obèses. Hélas, McDO et même McCAIN ont pris de larges parts de marché en France !

    McDo/McCain posent-ils un pistolet sur la tempe des consommateurs pour les obliger à venir se restaurer de leur "junk food" ? Vous reprenez les propos complètement débiles de José Bové qui vante la qualité de notre "bonne bouffe" alors qu’il n’apporte aucune solution pour faire connaitre à l’ensemble de l’Humanité, notre sublissime "jambon beurre" ou la baguette/roquefort que le monde entier nous envie, même sans les avoir jamais dégustés.

    Pour votre information, je passe environ 6 mois par an en Chine, et je vous signale que 22% de la restauration rapide est entre les mains de McDo, KFC, Pizza Hut, Donuts. A croire que les Chinois sont des masochistes qui adorent se goinfrer de "junk food" au détriment de la bonne bouffe façon Bové. Savez-vous qu’il n’existe à Shanghai, mégapole de près de 20 millions d’habitants "que" 5 restaurants français qui vendent leur plat du jour à un prix équivalent à 3 mois de salaire moyen d’un Chinois ? Avec la politique de l’enfant unique (enfant Dieu) des papys/mamys qui veulent gâter leurs petis enfants, les emmènent se goinfrer de "junk food" & de milk shakes vendus au prix très fort, ce qui a pour effet de les transformer en monstres. Il existe un nombre effarant d’enfants de moins de 15 ans qui pèsent plus de 100 kilos ! Jusqu’à présent, je n’ai jamais entendu un Chinois accuser les Américains, coupables selon vous, d’exporter l’obésité à travers la Planète. Le reste de votre commentaire étant aussi savoureux qu’un steak de fourmi grillé aux herbes, je n’ai retenu que votre accusation malveillante sur la bouffe.

     

    Entièrement d’accord avec Aregundis que je salue au passage, pour ses deux posts tellement vrais & qui montrent bien le côté "humain" des Américains, là où en France, on ne trouve qu’égoïsme, arrogance, esprit d’arnaque, incivisme hors normes, fraudes frisant des records mondiaux…

    Concernant les sommes faramineuses injectées par le gouvernement américain pour limiter les dégâts financiers, il est bon de remonter un peu en arrière.

    Le 11 Septembre 2001, Al Qaeda a commis un attentat effroyable contre les USA, dont le but principal était de mettre le pays KO & de provoquer un chaos financier/économique menant à sa faillite.

    Les Américains ont fait preuve comme d’habitude, d’esprit de sacrifice, de solidarité & d’entraide, exemplaires & ont réussi à se serrer les coudes pour surmonter un désastre programmé. C’est à cette période que Greenspan est intervenu pour maintenir des taux très bas favorables à la consommation, tout en injectant des milliards dans l’économie américaine pour éviter son écroulement.

    Aujourd’hui, nos "spécialistes" dont la principale spécialité est de prévoir des évènements qui ne se produisent jamais, l’accusent d’être à l’origine de la situation financière actuelle des USA, au prétexte qu’il aurait laissé trop longtemps, des taux très bas.

    Comment expliquer à ces diminués mentaux que ce qu’ils appellent la nationalisation des banques & des assurances, est le moyen le plus approprié qui évitera qu’en cas de faillite de ces institutions, la crise financière serait telle, qu’elle provoquera des désastres financiers sur toute la Planète ! Mais comme dirait l’autre, pourquoi se priver d’accuser les USA de tout ce qui va mal sur la terre entière ?

    Que ceux qui m’accusent de ne rédiger que des textes injurieux, écrivent des posts similaires aux miens, qu’ils nous fournissent arguments & précisions en guise de calomnies, de mensonges, de fantasmes, d’ahallucinations, d’attaques personnelles de Guy Milliere, dignes de la grande époque des nazis rouges, et surtout, surtout, qu’ils cessent de croire aux chimères de la grandeur de la France, qui si elle n’était pas la France, serait déjà sous le contrôle du FMI, en raison de l’état de faillite bien entamé dans lequel elle se trouve…

    Netchayev

     

     

     

         

    23/09/2008 à 11 h 00 min
  • Luc SEMBOUR Répondre

    Le futur de la France et celui des USA.

      Je vais plusieurs mois par an aux USA depuis 2 décennies et j’y vois bel et bien la même chose que Guy MILLIERE, que hans malnati, NETCHAYEV, Abdel Mohammed (mais oui sa vision des aéroports US et français est saisissante de vérité), David972, FoxRenard, Grepon le texan, Jean-Pierre etc… etc…

      Il ne faut pas oublier que les problèmes français mis en évidence dans 4V sont définitifs et insurmontables, sauf révolution culturelle à laquelle je ne crois absolument pas. Il n’existe en France aucune ressource intellectuelle suffisante et exploitable pour entrainer le reste du pays dans une sortie de sa prison socialo-médiatico-bureaucratique. Le bateau coule inexorablement. Telle la Grèce qui a été un brillantissime foyer de civilisation il y a 2500 ans, la France devient une petite nation touristique bariolée et insignifiante.

      Aucun parti politique audible ne défend en France une vision libérale viable de l’économie, certainement pas l’UMP, évidemment pas le PS ni le Modem et plus du tout maintenant le FN qui avait pourtant eu le mérite historique de dénoncer seul avec une justesse prophétique la plupart des contre-sens français. Marine Le Pen fait par exemple aujourd’hui l’erreur fatale et généralisée en France, de lire dans la crise américaine un échec du libéralisme alors que c’est un échec patent sur 30 ans (depuis la loi de 1977 de ségrégation positive sur les prêts immobiliers aux minorités pauvres), de la greffe sur une économie fondamentalement saine, puissante et libérale, d’une série de dangereuses marottes socialistes du parti démocrate américain. Les USA sortiront infiniment plus vite de leur très important problème immobilier que les français de leur insurmontable problème culturel.

      Heureusement, il y a une justice. Un peuple qui ne sait pas s’organiser ni même commencer à comprendre comment il faudrait s’organiser afin de produire les richesses suffisantes pour tenir son rang, n’est pas honorable et ne sera pas honoré. Quand on est né riche, doué, influent, il n’y a aucune gloire à se vautrer dans une pauvreté débile, dans le socialisme vociférant qui pourrit tout à commencer par l’ambiance, dans le marginalisme chronique, en bouffant la totalité de la ligne de crédit de ses enfants, après avoir épuisé tout l’héritage de ses pères.

      Personnellement, j’ai compris pour la 1ière fois que le ressort de survie de la France était définitivement cassé au moment où les français ont revoté pour Mitterrand en 1988. Ce jour là, la messe était dite. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Rideau.

      La sélection naturelle est une loi universelle qui régit la vie sur terre. Mort aux crétins. Survie et gloire aux autres. 

    LS

    23/09/2008 à 2 h 41 min
  • grepon le texan Répondre

    "…PS : je hais la globalisation qui ne profite qu à un petit nombre"

    Vite, debrancher votre PC, qui est dessine et fabrique de composants un peu partout sur la planete, et resortir votre fabuleux Minitel!   Que les Russes ressortent leur Trabants, etc. 

    Franchement, il faut vraiment vouloir ne rien comprendre a realite pour ne pas voir que les echanges commerciaux liberes, et la concurrence egalement libre, sont source d’ameliorations de qualite de vie pour la grande majorite des gens.   Certains essaient de se cacher de la concurrence en vivant sur le dos des autres(fonctionnaires), ou en chechant chez leur gouvernment divers protections contre la concurrence.   Ceux qui en souffrent sont les imposes et le consommateurs…c.a.d presque tout le monde.

    23/09/2008 à 0 h 17 min
  • Aregundis Répondre
    A Gibson Pickett : What you call "a typical discussion" is called here : « bavardages de Café du Commerce ». Je ne sais pas comment on peut traduire cette expression. My English is so bad that I would be ashamed to use it here. Elle signifie des propos rabâchés sur des lieux communs, des idées toutes faites, répandues par la malveillance médiatique. Exemples : Bush est stupide ; l’Amérique fait la guerre pour le pétrole ; l’Amérique est raciste ; Les États-Unis polluent la planète ; l’Amérique est impérialiste, etc… Bref, les États-Unis ont l’impardonnable défaut d’être ce qu’ils sont. Le Café du Commerce symbolise tous les lieux où chaque matin les Français refont le monde. Le présent forum peut être considéré comme une des innombrables annexes du Café du Commerce. Je trouve que vous vous débrouillez fort bien. J’aimerais pouvoir en dire autant.
     
    Aux autres : j’ai honte de le dire : mais il me paraît qu’un bon nombre de mes concitoyens n’ont toujours pas digéré la chute du communisme soviétique. Ce dimanche 21 septembre, je regardais l’émission, « Revu et corrigé », animée par Paul Amar.  Bien mal nommée vu que ce brave Amar ne corrige pas grand-chose. Le thème était la crise financière et ses répercutions probables sur l’économie et l’emploi avec, en toile de fond, la crise des subprimes et le naufrage des grandes banques américaine (Lehman Brothers, Merril Lynch…). Parmi les invités : Julien Dray porte-parole du Parti socialiste et Edwy Plenel, journaliste. Le premier, ancien leader de la Ligue communiste (trotskiste) et fondateur de SOS-Racisme*. Le second, lui aussi ancien trotskiste (LCR-Krivine), chroniqueur à Rouge, puis au Monde. Ceux-là n’ont rien appris, ni rien oublié. Dray se lance d’entrée en citant Marx. Et quand un trotskiste se met à jacter, il faudrait presque l’assommer pour qu’il cède la parole à quelque éventuel contradicteur.
    On sait que Karl Marx (1818-1883) avait prophétisé dans son célèbre « Daz Capital » (1848) ce qu’il appelait la « paupérisation absolue » (appauvrissement) des masses, laquelle marquerait le début de la révolution mondiale et la fin du capitalisme. Cela fait donc 160 ans que les communistes, les révolutionnaires de tout poil et leurs émules prédisent chaque matin la fin du capitalisme. Dray n’a pas manqué de voir dans les événements récents la preuve que, ça y est enfin ; pour le capitalisme les carottes sont cuites. Mais contrairement aux systèmes étatistes figés et bureaucratiques, l’extraordinaire capacité d’adaptation du capitalisme privé lui permet d’absorber les pires soubresauts. On eût apprécié qu’au minimum Paul Amar lui dise : « Mais, camarade Dray, c’est le communisme qui s’est effondré en 1990 et non le contraire ! ». Autrefois, j’appréciai beaucoup Paul Amar. Mais comme tant d’autres, il se contente aujourd’hui de rester bien sagement dans la pensée convenue en affectant un style débonnaire, mais bien installé dans l’air du temps. Surtout pas de vagues. La pensée « correcte », aujourd’hui comme hier, consiste à approuver sans les contredire les mêmes niaiseries antédiluviennes : le capitalisme, c’est l’horreur*, le libéralisme (forcément « sauvage » génère de la pauvreté (toujours grandissante), il affame les populations du tiers-monde ; les pauvres sont de plus en plus pauvres, les riches de plus en plus riches ; l’OMC, la Banque mondiale, l’Otan, L’ONU même, sont sous la coupe de l’impérialisme (évidemment américain), etc… Certains en arrivent même à dire qu’il faudrait renationaliser les banques et les grandes boîtes ! G. Bush lui-même ne vient-il pas d’autoriser la Réserve fédérale à injecter 700 milliards de dollars pour éviter la faillite du système bancaire américain ? Il a nationalisé les pertes, dit Julien Dray. Et s’il ne l’avait pas fait ? Que cela plaise ou non aux socialistes, notre économie dépend de la bonne santé de l’économie américaine.
    Ces gens sont amnésiques. La France gaullo-socialiste a-t-elle fait autre chose en épongeant les dettes gigantesques du Crédit Lyonnais, 130 milliards de francs (20 milliards d’euros? En subventionnant des canards boiteux constamment déficitaires : charbonnages, SNCF, sidérurgie ? Et que dire du paquebot France, du Concorde, magnifiques réalisations et gouffres financiers qui n’auront servi qu’à trimbaler de richissimes rombières en croisières de luxe. En intervenant aussi – aux frais du contribuable – dans de sombres histoires de corruption : Péchiney, Elf Aquitaine, … ? Qui paye, sinon le contribuable, le déficit chronique de la RATP et les retraites précoces et confortables de ses agents ? Qui a épongé le trou de 13 milliards d’euros laissé à Vivendi par la folie mégalo de J.M. Messier ? Qui a raqué pour celui de 8 milliards laissé par Michel Bon à France-télécom ? Qui a renfloué la MNEF, mutuelle des étudiants pillée par des apparatchiks socialistes ? Qui va casquer pour les 5 milliards de la Société générale envolés dans l’affaire Kerviel ? Qui arrose en permanence ces gouffres financiers que sont les DOM-TOM sinon le contribuable ?  Je veux bien qu’on reproche tout ce qu’on veut aux USA, mais qu’on balaie aussi un peu devant notre porte.
     
    Le libéralisme économique est-il, comme la démocratie qui lui est inséparable, un mauvais système ? A l’évidence, non, puisque même des régimes communistes, chinois, vietnamiens, l’on intelligemment adopté vu que les slogans ne remplissent pas le ventre. Est-il le système parfait ? Non, car aucun système ne peut parfaitement s’adapter à toutes les situations humaines. Est-il le meilleur des systèmes possibles ? Pour le moment, oui. C’est le système universel. Sauf peut-être pour les Papous de Nouvelle-Guinée. En attendant le prochain prophète qui nous promettra des lendemains qui chantent, un avenir radieux… Un autre monde est possible, disent les altermondialistes. Et ils ont raison. Non seulement il est possible, mais il existe. A Cuba et en Corée du Nord.

    PS : Pour avoir ironisé ce 20/09 dans le forum du Point sur le papier dégueulasse de Bernard Henri Lévy à propos de Sarah Palin, co-listière de McCain, et sur les États-Unis, mon message été sabré aux trois-quarts. Ce n’est pas la première fois. Et vive la liberté d’expression dans notre doux pays.
     
    22/09/2008 à 20 h 16 min
  • dede Répondre

    Ben dis donc !!!

    il est vrai que j ai trouvé incroyablement angélique le mot de Mr Millieres

    je me suis rendu et j’ai travaillé aux états unis il y a 20 ans…:

    j ‘ai constaté en bas de l échelle les ghettos lorsque l on m avait "vendu" l idée de melting-pot danbs ma jeunesse ;

    j’ai constaté le manque d’éducation et de culture des jeunes ruraux.

    De ma propre expérience courte j’en ai donc conclu que la corn belt n’était que blanche et que les ghettos en ville étaient souvent non blancs. Me Trompe je?

    Vouloir comparer les USA à l’Europe c’est comme comparer du champagne à un vin de pays : cela n a rien à voir.

    L’Europe,un passé culturel immense, des langues splendides multimillénaires ou millénaires…et de territoires acquis depuis des millénaires ou des siècles par les populations locales..

    Les USA un territoire toitalement vierge il y a pe de temps, immense, où les gens ne se marchent pas sur les pieds, influencé parles 49ers et la catharcis

    Si personne n est d accord  avec moi alors vite, un suppo et au lit !

    http://devilliers.blogmilitant.com

    PS : je hais la globalisation qui ne profite qu à un petit nombre

     

    22/09/2008 à 17 h 39 min
  • Daniel Répondre

    Excellentes précisions de Florin concernant les Américains:

    – Obligés de "DE PAYER AU VOISIN CE QUE L’ON N’A PAS SOI MEME"!  Bonne formule. Bon résumé des progrés socialistes.

    Mais alors, c’est devenu comme en France???

    – "discrimination raciale" grace à la loi…" :  ceux qui méritent et d’autres, pendant ce temps là…

    Alors chez eux aussi?

    -discrimination fiscale!  …

    Ah? justement , en France, il y a beaucoup de Jaurés pour bénéficier des discriminations de toutes nature…

    Mais alors, où sont ces différences fondamentales avec la France qui soulèvent tant de rejets de l’Amérique?

     

     

    22/09/2008 à 15 h 47 min
  • Daniel Répondre

    Aregundis:

    Merci pour votre témoignage concernant les Américains dans leur rapport quotidien à autrui. Ce comportement quotidien est significatif de ce qu’ils sont intérieurement.  Faut-il encore  avoir défini une qualité pour la reconnaitre comme telle.  Et la dignité n’étant  plus au programme de l’éducation comme préalablement à celui de l’Education Nationale, l’insultant ne voit pas qu’il piétine la sienne.

    Que reste-t-il à un Français comme marge de liberté pour exprimer qu’il étouffe et "crève", au sens figuré comme au sens propre, sous des lois multiples, dans un système de droits acquis qui ferait palir de jalousie ceux qui se faisaient servir par des esclaves.    Vous mêmes, qui faites l’effort d’expliquer, argumenter, de ne pas entrer dans un conflit que vous jugez stérile, quand déplacerez vous vos excellentes analyses un peu plus prés des causes y compris celles qui vous seraient défavorables. Il est un niveau "supérieur" d’analyse qui ne prête plus à conflit. Votre témoignage s’en approche. Notre responsabilité est à la hauteur de nos capacités… vous ne pouvez donc pas reculer…!.     

    Guy Millière a certainement tort de présenter un tableau idillyque de l’Amérique. C’est comme un provocation permanente  (l’Amérique n’est pas parfaite!) , puisque cela appelle en face  les réactions les plus critiques et de préférence excessives. Esprit de contradiction oblige.

     

    22/09/2008 à 15 h 20 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Je pense que la dernière crise financière apporte beaucoup d’eau au moulin des détracteurs des USA. Cette crise comme celle de la bulle informatrice de l’an 2000 sera jugulée tôt ou tard et le monde repartira d’une façon ou d’une autre. Elle montre, quoiqu’on en dise ou pense,  l’importance primordiale des USA dans l’économie mondiale. Ce pays a démontré maintes fois dans le passé qu’il possède une grande force de récupération.

    Si demain la France devait s’écrouler financièrement cela ne provoquerait surement pas de remous de cette importance dans le monde, son économie n’ayant pas assez d’envergure. 

    Wait and see…

    PS: quand vous écrivez un post soyez humble n’oubliez pas qu’un processeur US (Intel, IBM, AMD ou Motorola) vous aide à le faire. D’avance merci de votre compréhension.

    22/09/2008 à 9 h 59 min
  • Gibson Pickett Répondre

    Friends-

    My written french is not nearly good enough to express my hope that more French citizens will have a proper understanding of my country in the years to come.  I’m sure I speak not just for myself but for many other Americans when I salute the efforts of Guy Milliere and others to combat the appalling ignorance of the USA that is held by so many of their fellow citizens.

    As individuals use their newfound ability disseminate information on a global, instantaneous scale a shift long anticipated is finally occuring as we speak.

    Ten years from now, a typical discussion in a Parisian restaurant between an American and his French hosts should be very different, the latter having had free access to information unfiltered par L’Etat on a daily basis for years.

    As a private U.S. citizen profoundly attached to France, I try to increase awareness of these efforts on the new channels that are provided to us all by the Web.  For those of you who are simarily inclined and of means, perhaps you would consider advertising on sites such as americanthinker.com, robinsonandlong.com, nationalreview.com, pajamasmedia.com, etc? 

    In any event my friends, I look forward to seeing more French faces of the likes of Guy Milliere and Ivan Rioufol, to name just two, on the "new channels" here in the U.S.

    Sincerely,

    Gibson Pickett

     

    21/09/2008 à 21 h 21 min
  • OU812 Répondre

    " Faut-il qu’il en ait contre l’Université française! "

    Dans l’universite francaise les profs et etudiants pensent toujours dur comme fer que le conflit central dans le monde est entre les riches et les pauvre, le travailieur et le capital, etc sur la question de la distribution egalitaire des biens et services, le justice sociale, etc.   En Amerique, les gens normaux detiennent un capital a eux, qu’ils ont intention de voir croisser, par leur propre efforts et decisions.   Ici, le camembert dans son entier va en croissant.   Pour une bonne majorite, ca se voie.   Bien sur qu’en France vous mangez votre capital.  Ca va en decroissant.  Ca se voie dans le lieux public comme les universites, ou comme observe par Muhammed Abdel, dans vos aeroports.   Les gens sont donc rassure dans leur pessimisme marxiste/anticapitaliste.   Qui va profitez?   Les musulmans et islamistes vont prendre le relais dans les decombres de votre idiotie.   Ca, c’est assez evident aussi, a bien regarder autour de vous.   Ils croissent.  Vous declinez.

    21/09/2008 à 18 h 43 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    "Les-4-Vérités"  –  210908

    Il faudrait tout reprendre, presque phrase par phrase, ou même mot pour mot, pour démêler le vrai du faut dans cet article intitulé "les Etats-Unis vus par un Européen" où l’Européen qu’est peut-être encore (pour combien de temps encore) Guy MILLIERE s’est manifestement surpassé dans le dythirambe.

    Sans avoir la prétention de connaître les ETATS-UNIS aussi bien (je serais tenté, à travers certains de ses propos, d’écrire "aussi mal" !) que lui, je pense que le professeur Millière se leurre en même temps que, de bonne ou de mauvaise foi, qu’il nous leurre.

    Certes, les Américains ont dans leurs gênes de qualités intrinsèques que, nous les Européens (ayant passé toute mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse hors d’Europe, je me demande d’ailleurs si je mérite le qualificatif !) ne possédons pas, ne posséderons pas, même après des lustres de mondialisation forcenée. Certes, par nature comme par nécessité, les Américains ont tendance à retrousser leur manche. Ce qui n’empêche pas, on le voit aujourd’hui avec les cataclysmes naturels (je pense notamment aux ouragans !) ou économico-financiers (voir le renflouement de Wall Street !) de se tourner de plus vers l’Etat. Je me souviens que, séjournant aux ETATS-UNIS à l’époque où La Nouvelle Orléans avait été dévastée, les gens  – le peuple – s’en prenait à George W. BUSH. Et si, effectivement, la solidarité, les retroussages de manche, etc. se sont manifestés (comme à HAUTMONT, ou ailleurs en France !), la Garde Nationale a dû intervenir pour tirer sur les pillards …

    Mais où je suis sidéré, c’est lorsque, à l’appui de je ne sais quelles affirmations américanophiles, Guy MILLIERE nous assure que les "Américains de l’Amérique profonde en savent souvent davantage sur les conflits cruciaux qui touchent la planète que nombre de gens qu’il (lui) arrive de croiser dans l’Université française". Non que je crois à la culture géopolitique des étudiants français (dont la nullité  – merci à l’Education nationale !) est de plus avérée, et de leurs professeurs. Mais parce qu’aussi bien "l’Amérique profonde" que l’Amérique tout court (et ce n’est pas là le vain préjugé d’un anti-américain patenté !) est ignare aussi bien en matière de politique intérieure qu’extérieure. La meilleure preuve est qu’ils n’auraient pas gobé, depuis des années, tout ce que George W. BUSH et ses néoconSS, leeur raconte à propos de l’AFGHANISTAN, de l’IRAK depuis des années, de la GEORGIE aujourd’hui, et de l’UKRAINE demain …

    Quant au "dégonflement de la bulle OBAMA, et à la montée en puissance de John McCAIN", il a suffi de l’éclatement d’une très grosse bulle  – celle de la Bourse new-yorkaise et de toutes les autres bulles – pour que la "bulle" du ticket McCAIN/PALIN se "dégonfle" à son tour…. Mais, il en est des sondages comme des indices boursiers, ça joue au yoyo en fonction des informations vraies ou fausses qui sont diffusées par des médias à la botte (sinon à la solde) des gouvernements, comme des puissances financières. Des "puissances financières" qui, en réalité, mènent le monde, et dont l’Amérique profonde, pas plus que la France profonde, pas plus que les électeurs/électrices qui éliront le 4 novembre McCAIN(1) ou OBAMA(1), ou ceux qui ont élu certain 6 mai, Nicolas SARKÖZY n’ont la moindre idée.

    Et si Guy MILLIERE – l’Européen ! – a bien un sujet de se plaindre, c’est de constater l’OBAMANIA qui sévit de ce côté de l’Atlantique et qui n’est que le reflet caricatural (amplifié par les Médias français auxquels il a bien des raisons de s’en prendre, même si ce ne sont pas toujours les miennes, qui en ai ien davantage) de celle qui a été organisée aux Etats-Unis…  Les Français  – je parle là du peuple – ont certes des préjugés à l’égard (à l’égard, et non CONTRE !) des Américains. La réciproque est vraie. Tout le monde ne dispose pas des moyens financiers et des loisirs de certain professeur d’Université. Mais je ne pense sincèrement pas que ce soient les critiques (il ne s’agit même pas d’auticritiques) que Guy MILLIERE formule pratiquement dans chacun de ses papiers contre la FRANCE, et les FRANCAIS, l’une  pour son incurie, les autres pour leur antiaméricanisme primaire, qui feront évoluer la question. Les Français, contrairement sans doute aux Américains, sont des "enfants rebelles" comme on le dit en analyse transactionnelle ! Ce qui ne les empêche pas, les uns et les autres, de se faire rouler dans la farine par leurs politiciens respectifs. Rien que pour cela, ils devraient être solidaires …

          Bonne semaine à toutes et à tous, Jean-Claude THIALET

    P.S. Si, incontestablement, la FRANCE et les FRANCAIS ont des "leçons" à prendre outre-Atlantique, l’inverse est tout aussi vrai. Notamment lorsqu’on voit, partout, jusque dans les écoles, le nombre d’obèses. Hélas, McDO et même McCAIN ont pris de larges parts de marché en France !

    A ABDEL MOHAMED : Salam de la part d’un ancien Bidaoui doublé d’un ancien casablancais qui n’a pas oublié le pays ! Pour l’avoir fréquenté plusieurs années de suite, je ne suis pas certain que, et comme ne cesse de le dire à chaque occasion GM, que vous ayiez raison de prétendre implicitement  que JFK donne des leçons de propreté à CDG. Il est vrai que j’ai fréquenté très peu d’aéroports américains. Mais, aux Etats-Unis comme en France, il y a de plus en plus de populations qui, elles, n’ont pas (encore) appris à respecter leur environnement… Alors ?

    (1) pour moi qui suis  – "américainement" parlant – un "Républicain" doublé d’un "Nobama" de plus en plus convaincu, je crains finalement que McCAIN et OBAMA, ce soit finalement du "kikif", comme l »étaient Nicolas et Marie-Ségolène. Même si, Pat BUCHANAN s’est en définitive – je crois – rallié à McCAIN. Par sympathie avec Sarah PALIN ?

    21/09/2008 à 18 h 33 min
  • Abdel Mohamed Répondre

    Simplement merci Aregundis !

    Votre post est de ceux que je vais "commenter" moi-même à mes élèves. En continuant à essayer de leur donner un minimum de conscience civique.

    Peu de Français (qui se croient "propriétaires" du Maroc) savent que les USA et le Maroc ont d’excellents rapports – qui se développent énormément.

    Le pragmatisme (un peu abrupt mais aimable) Américain – même s’il nous bouscule un peu parfois – et tant mieux – est au final beaucoup mieux perçu par les Marocains que les attitudes ambigües et condescendantes de beaucoup de Français d’aujourd’hui. Les Français d’il y a 1 siècle et même 60 ans en arrière c’était autre chose de bien plus positif et de noble.

    Que s’est il passé pour qu’il y ait eu en 60 ans une telle DECADENCE Française ? : 

    l’après guerre marxiste – mai 68 – puis dans l’ordre : Giscard limite demeuré politiquement – et dire que c’est lui qui a pondu votre future constitution… – Mitterrand machiavélique jouisseur intellectuel  et "après moi le déluge" – Chirac le "simple" jouisseur matériel… Point commun démagogique : "Egalité des droits"… (Surtout ne pas se mettre à dos le peuple – il se révolte – on perd le gâteau…)…

    Seul De Gaulle avait osé vouloir gouverner – résultat : "dehors" !  La leçon a été bien retenue…

    Bientôt le dernier Pays communiste au monde ? : la France.

    Les Français ne votent pas simplement communiste Aregundis – Ils SONT profondément communistes… Ils le deviennent automatiquement au cours de leurs 10 / 12 ans d’école publique "Che Gevariste" où "on" leur a martelé sans cesse, depuis la petite enfance : "Egalité des droits – Egalité des droits – Egalité des droits"…

    Au fait – aparté – quitte à surprendre certains, beaucoup de Marocains "éclairés" regrettent l’initiative du "regroupement familial" – mais ce serait un peu long d’en expliquer le pourquoi ici. ("Pourrissement" par contagion).

    Sarkozy ne peut  rien faire – même s’il le veut – enfin, il le voulait… – mais prendre la direction de la France c’est comme prendre "en mains" un train fou lancé à toute vapeur et tenter de le faire revenir en arrière… (Ou tenter de détourner le Titanic de sa route : gouvernail trop petit – gouvernement impuissant – trop tard…).

    Malgré tout, au Maroc, il nous faut aussi faire avec la France et l’Europe. On creuse plus facilement un tunnel entre Algesiras et Tanger (projet très bien avancé – quasiment signé entre l’Europe et le Maroc) qu’entre Rabat et New-York…

    God Save America

    Abdel MOHAMED – Casablanca

    21/09/2008 à 18 h 05 min
  • VITRUVE Répondre

    AVE

    pour les anglophones :

    1.      Palin’s town billed rape victims to get evidence
    By MARY PEMBERTON – Sep 11, 2008

    ANCHORAGE, Alaska (AP) — When Sarah Palin was mayor of Wasilla, the city billed sexual assault victims and their insurance companies for the cost of rape kits and forensic examinations.

    Palin had been in office for four years when the practice of charging rape victims got the attention of state lawmakers in 2000, who passed a bill to stop the practice.

    Former Democratic Rep. Eric Croft, who sponsored that bill, said he was disappointed that simply asking the Wasilla police department to stop didn’t work. Croft said he doubts she was unaware of the practice.

    Maria Comella, a McCain-Palin campaign spokeswoman, said Palin “does not believe, nor has she ever believed, that rape victims should have to pay for an evidence-gathering test.” To suggest otherwise, she said, is a “misrepresentation of her commitment to supporting victims and bringing violent criminals to justice.”

    As governor, Palin has worked in a variety of ways to tackle the problem of sexual assault and rape, including making domestic violence a priority of her administration, Comella said. Alaska routinely has the nation’s highest rate of sexual assault.

    Lawmakers became involved in 2000 when reports began coming in that police departments were charging sexual assault victims for the kits and the forensic exams, which cost from $300 to $1,200 at the time. The kit, a package of sample containers, swabs and other medical supplies, is used to collect evidence from women after they are attacked.

    Then-Gov. Tony Knowles said Thursday that Wasilla was unique in the state in charging rape victims for the cost of doing the law enforcement necessary for solving the crime.

    The bill passed the Legislature over the objections of Wasilla police chief Charlie Fannon, who said it would require the city to come up with more money to cover the costs of buying the rape kits and doing the exams.
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    pour les autres, résolument hostiles à l’anglais (c’est une honte qui sera prochainement punie…) demandez une traduction à Guy Milliere, il s’en fera un plaisir

    VALE

     

     

    21/09/2008 à 11 h 05 min
  • Aregundis Répondre

     

    On peut aimer ou détester les États-Unis. Pour des raisons qui n’ont pas leur place ici, je crois connaître assez bien l’histoire de ce grand pays. Je ne ferai pas étalage de ces connaissances qui seraient de toute façon contestées sur ce forum. Les critiques infondées et les criailleries m’ennuient. Je veux parler d’une famille américaine amie dont la plus de la moitié n’est plus de ce monde. Chacun en retiendra ce qu’il veut.

    C’est l’histoire d’une amitié ancienne. J’avais rencontré, en 1963 à l’ambassade américaine d’Abidjan, une jeune américaine, Eileen, originaire du Connecticut. Enseignante, elle était de ce mouvement du Peace Corps, créé par John F. Kennedy après l’affaire de Cuba pour aider concrètement le tiers-monde. Comprenons : autrement qu’avec des slogans.* Son président venait d’être assassiné à Dallas. C’est pourquoi j’étais là, avec d’autre Européens, pour exprimer notre émotion au représentant des États-Unis. Je le connaissais. Je l’avais rencontré l’année précédente à Bamako dans des circonstances analogues. Elle aimait la France, j’aimais l’Amérique. On était donc faits pour s’entendre. Je lui avais promis d’aller la retrouver, un jour, aux États-Unis. Depuis, chaque années nous échangions des vœux, une lettre à l’occasion de ci de là. Parce que c’est la vie, et que rien n’est jamais simple, ce n’est que vingt-deux ans plus tard, en 1986, un sacré bail, que j’ai pu tenir cette promesse de jeunesse. Ma femme m’accompagnait.

    Nous n’étions pas venus faire du tourisme. Mais il y a des visites obligées.  Washington, la Maison Blanche, le Lincoln Memorial… On se sent pénétré de respect. Je comprends l’émotion des migrants admis à la nationalité américaine. Par le serment de respecter la Constitution des États-Unis, ils se sentent soudain plus américains que les Américains. Chez nous n’importe qui débarque, s’installe et prétend à des droits sans la moindre contrepartie. Pas même celle, minimale, de respecter nos lois. Les États-Unis sont traditionnellement un pays d’accueil. Pour devenir citoyen américain, il faut le mériter, et c’est une démarche personnelle et volontariste. La France qui n’a plus d’honneur n’est plus qu’un dépotoir pour Roms et autres indésirables.
    New-York…  Une semaine était prévue par nos hôtes pour visiter la mégapole. Parcourir la « Grosse Pomme » ne s’improvise pas. Nos hôtes prévenants, avaient déjà tout prévu, itinéraires, monuments, musées, hôtels… L’efficacité américaine !
     Eileen et sa famille n’habitaient pas New-York, mais dans un cottage niché dans la verdure, à 20 miles de Hartford (env. 32 km). Autour, des maisonnettes semblables avec gazon et barrières en bois peintes en blanc.  La vraie Amérique dont on ne parle jamais. Et la gentillesse américaine… Une prévenance, une courtoisie dont je n’ai retrouvé nulle part l’équivalent. Une simplicité étonnante. Pas de chichis inutiles. Les présentations faites chacun s’appelle par son prénom. Les gens ne songent qu’à vous rendre service. Partout on vous accueille avec un « hééééé ! » retentissant, comme si vous étiez la personne la plus importante au monde, qu’on attend depuis toujours. Et d’ailleurs, nous étions toujours attendus, car en Amérique il est exclus de débarquer chez les gens à l’improviste. Ce serait une impolitesse, quasiment une intrusion. Il faut donc avertir au moins la veille pour laisser à votre hôte le temps de vous recevoir avec égards. Notre amie, toujours vive et pressée, s’occupait de tout. Où que vous alliez, il y a toujours quelqu’un pour vous demander : « Can I do something for you ? » ; ou « Are you confortable ? »  On veut que vous soyez à l’aise.
    Eileen avait épousé depuis longtemps un sympathique grand lascar, universitaire lui aussi, qui au contraire de son épouse ouvrait rarement la bouche. Il a tenté de m’initier au base-ball. Ils avaient deux filles, deux grandes bringues blondes aussi idéalistes que leur maman, s’apprêtant, elles aussi, à aller s’occuper de négrillons au ventre ballonné dans les villages dévastés par les guerres tribales quand les Nègres veulent imiter ce que faisaient les Blancs aux temps mérovingiens. Politiquement, ils se situaient plutôt à gauche. Attention : une gauche américaine, ouverte, généreuse, dynamique, à la Tony Blair. Rien à voir avec la gauche française, sclérosée, marxoïde et réactionnaire. En France Obama serait probablement classé au centre-droit. Eileen s’occupait aussi de bienfaisance et fréquentait assidûment son club féminin où l’on commentait la littérature moderne européenne. Inculte l’Amérique ? Une famille américaine typique de la côte Est, remerciant Dieu à chaque repas. Pour la cuisine, elle n’utilisait que des produits ultra-frais. Ma femme était effarée de voir tout ce qu’ils jetaient. Les Américains sont de grands gaspilleurs. Non, j’en témoigne, ils ne se nourrissent pas seulement de hamburgers, de pop-corn et de milk-shakes. C’est une pure malveillance. Eileen et ses amies cuisinaient comme cuisine ma femme (elles s’entendaient très bien) avec des recettes françaises qu’elle piochait dans des bouquins (peut-être pour nous faire plaisir ?), avec plus ou moins de réussite ! J’ai aussi constaté que l’obésité touchait plus largement la population noire qui avale n’importe quoi, n’importe où, tout le temps. Partout on voit des Noires aux fessiers gigantesques occupées à mâchonner quelque chose.
    Bien sûr, on a parlé de la France. Ils aiment parler de la France, et toujours avec bienveillance. C’est au Français Bartholdi que New-York doit sa fière statue sur Liberty Island face à Manhattan. C’est aussi à l’inconséquence napoléonienne que les États-Unis doivent la Louisiane, immense région traversant tout le middle-west, pour 15 millions de dollars-or qui ont servi à financer des guerres inutiles et les caprices ruineux de Joséphine…
    De Gaulle avait fondé la Cinquième Rep. en 58 et établi le scrutin majoritaire. Mais mes amis, ainsi que leurs très nombreux amis de leurs amis où nous étions sans cesse invités, en étaient restés à l’image archaïque d’un pays chaotique dominé par les communistes, en grève permanente, et qui changeait de gouvernement tous les six mois. (Les Français connaissent-ils mieux le fonctionnement des institutions américaines ?) En 1986 donc, c’était Mitterrand, le programme commun… (1981, l’utopie rose puis la désillusion et le retour au réel en 83, Mauroy, puis Fabius, éjectés, Chirac et la première cohabitation en 1984 : le « virage à droite »). Mais difficile d’expliquer tout ça. Aux États-Unis, une monarchie présidentielle « à la Française » est impossible. Le président est contrôlé par un appareil de contre-pouvoirs tout puissant unique au monde : le Congrès (La chambre des représentants, traditionnellement plutôt démocrate – à 60% – et le Sénat). Une question revenait toujours : « Why are there so many communists in France ? ». (Aujourd’hui, ils poseraient probablement la même question à propos des trotskistes et des Verts).

    Démocrates congénitaux, ils trouvaient extravagant qu’un pays, qu’ils avaient libéré du nazisme et reconstruit avec le plan Marshall, et membre de l’OTAN, puisse tomber dans le miroir aux alouettes d’une autre idéologie, tout aussi meurtrière. Moi : « No, no ! People are not communists, they vote Communist! ». Piètre explication. Je ne suis pas sûr de les avoir convaincus, car moi-même je ne comprenais pas mieux qu’eux qu’on puisse voter sciemment pour des ennemis acharnés de la démocratie. Mais comment expliquer à des Américains, avec un anglais mal assuré, que le machiavélique Mitterrand n’avait fait ministres des communistes que pour mieux affaiblir le PC ! J’ai essayé. Au bout d’un moment quelqu’un a dit : « What the hell is this guy talking about ? »* Eileen était consternée. C’était de ma faute. Comment ces gens à l’esprit carré eussent pu piger couic aux combines mitterrandiennes ?  On ne se lance pas dans des laïus aussi compliqués quand on ne maîtrise mal la langue. Puis des vétérans, des durs à cuire, se mirent à nous parler de leur guerre. L’horreur des combats dans la boue jusqu’aux oreilles. Le napalm infernal qui colle à la peau. Les objets piégés qui arrachent les mains*, les représailles des Viêts sur des populations terrorisées, évacuées en hélico au ras des marécages, les futurs boat-people qui plus tard fuiront en masse leur pays devenu un immense goulag. Un autre se mit à évoquer le tchap-tchap-tchap obsédant des pales des hélicos lourds qui ne cesse pas, qui rend fou. La guerre dans toute son horreur. Ils en avaient bavé. Ils étaient remplis de mépris. Pour les Viêts ? Non. Eux s’étaient fait trouer la peau dans les rizières pour que des couilles-molles et des babas-cools puissent tranquillement manifester devant la Maison-Blanche avec des slogans pacifistes. Ces « queers » (pédés) étaient le déshonneur de leur pays. Leurs femmes qui avaient entendu cent fois ces récits papotaient de leur côté d’histoires que se racontent les femmes. Les américains parlent un anglais rapide qui avale la moitié des mots avec parfois des locutions argotiques intraduisibles. Eileen, toujours bonne fille, faisait de son mieux pour m’aider. Ils haïssaient cette guerre mais restaient profondément convaincus de sa légitimité. Ma femme, impressionnée : « Si c’était à refaire… ? — What ? — Heu… Comment dire … You… to start again ? Ah non zut ! You…return to war ? Again ? — Yeah ma’me ! Freedom is not price ! Freedom is priceless !
    Leurs pères avaient combattus en Europe, ou dans les îles du pacifiques contre les Japs, ou en Corée sous la bannière de l’ONU. C’est normal. Ils sont Américains. Freedom is priceless ! 

    Aux États-Unis, on croit en Dieu.* On choquerait beaucoup en se présentant comme athée. Partout, stars and stripes : la bannière étoilée flotte partout. Chaque patelin a son équipe de base-ball et dans le tiroir de la table de chevet de tous les hôtels et motels, la Bible.* C’est l’Amérique des fondateurs. L’Amérique blanche. Mais l’Amérique « colored », celle des Noirs cravatés de la classe moyenne qui hurlent les alléluia des gospels dans les temples méthodistes n’est pas si différente. Même habitat, mêmes grosses cylindrées, même foi en Dieu et au dollar, même rapport civique à la Constitution. Reste que ce sont les Noirs qui majoritairement continuent de remplir les pénitenciers fédéraux. A l’époque, mieux valait ne pas s’aventurer dans certains « boroughs » (bourgs) de New-York et dans le métro (très sale) la nuit. Les choses ont bien changé depuis l’application stricte de la théorie de « la vitre brisée » et de la tolérance zéro. On peut aujourd’hui se balader n’importe où dans Central Park. C’était impossible autrefois.

     

    J’ai d’autres souvenirs de l’Amérique outre celui que je viens d’exposer. Le tout premier remonte très loin dans le passé. C’est celui d’un bon géant qui sentait l’essence et le tabac blond des Lucky Strike. Il m’a chopé et juché, hop, à califourchon sur le canon d’un char frappé de l’étoile blanche de la grande Amérique. C’était sur une route du Jura, entre Poligny et Dôle, un jour d’été 1944. J’avais huit ans, les poches bourrées de barrettes de chewing-gum. L’avant-garde de l’armée américaine débarquée quelques jours plus tôt en Provence fonçait sur Berlin. Plus tard, bien des années plus tard, j’ai appris que la plupart de ces jeunes hommes qui nous distribuaient du café soluble et du lait en poudre (sous le nez des vaches !) sont morts au combat. Des enfants du Texas, du Tennessee, de l’Oregon, tombés par milliers dans l’enfer des Ardennes pour débarrasser l’Europe de la peste nazie. D’autres, fauchés, hachés à la mitrailleuse lourde à Omaha Beach le 6 juin, beaucoup d’autres tomberont encore, par dizaines de milliers, aux Philippines, à Okinawa, en Corée, au Viêtnam. Pour mater l’impérialisme nippon, pour préserver du choléra marxiste ce qui restait du monde libre après Yalta et la Longue Marche de Mao.  
    Voilà pourquoi, j’aime les États-Unis. Merci de m’avoir lu. Et merci à Guy Millière pour son texte. Salut aussi à Netchaïev dont je comprends la fureur. Aregundis.

    * L’Afrique s’est habituée à cet assistanat permanent matériel et financier et considère comme un droit le versement d’une rente perpétuelle par les États colonialistes. (Conférence de Durban août/sept. 2001)
    * Mais de quoi diable parle donc ce type ?  
    * Appelés « pièges à cons » par les Marsouins et les anciens d’Indo.
    * New-York compte près 4 000 lieux de culte, toutes confessions confondues.

    20/09/2008 à 23 h 45 min
  • Christian Répondre

    Une fois de plus, il est tout simplement hilarant de comparer le contenu des articles de Guy Millière avec l’actualité immédiate. A croire que l’auteur est un de robot qu’on a programmé et bourré de mots pour pondre un article tous les mercredis. C’est vrai finalement : Guy Millière existe-t-il vraiment ?

    20/09/2008 à 21 h 31 min
  • isocrate Répondre

    "l…. la montée en puissance de John McCain."

    L’ennui c’est que ,de même que Bush  ne savait pas faire la différence entre l’Autriche et l’Australie, McCain pense que Zapatero est  une manière de guerillero  latino, sans doute le petit fils d’Emiliano  Zapata…

    Comme le  dit avec beaucoup de justesse notre ami Millière:

    "des Américains de l’Amérique profonde en savent souvent davantage sur les conflits cruciaux qui touchent la planète que nombre de gens qu’il m’arrive de croiser dans l’université française"

    Alors des Présidents ou des candidats , vous pensez!
    Faut-il qu’il en ait contre l’Université française! 

    20/09/2008 à 19 h 59 min
  • ticoup vodka , Répondre

    fox renard

    vous toujours avez besoin tirer trois coups pour toucher la cible ?

    Pourquoi répéter 3 fois le message? j’ai lu et rigole beaucoup

    ticoup vodka?

    20/09/2008 à 19 h 10 min
  • Abdel Mohamed Répondre

    Bonjour

    tout à fait d’accord avec vous Jean Pierre…  L’Amérique  est clean et sympa – l’Europe en général mais surtout la France  :  sale et  "mal aimable"…

    Il suffirait que ces messieurs les "voyageurs immobiles" du site (et grands adeptes du café du commerce bien franchouille)  aillent faire un petit tour aux USA…  ils comprendraient…  De là, ensuite, à ce qu’ils reconnaissent…

    Cela me rappelle les polémiques sur certains films…  Qui sont descendus en flèche par des personnes qui ne l’ont pas vu…

    Et puis  finalement même,  ils iraient et ils comprendraient que Guy Millière a parfaitement raison  – cela ne les empècherait pas de dénigrer quand même, simplement par parti pris – voire par honte de ce qu’est réellement sinon l’Europe – du moins la France…    La négation de la réalité, à l’instar de ces instits et profs  Français encartés qui de retour de Russie  dans les années 60 – et même encore 70… Revenaient avec du "paradis" plein les yeux…

    Oui effectivement les aéroports US  sont déjà le reflet de leur "propreté" : de leur éducation et de leur amabilité…

    Rentrant de Los angeles en 1999  (ça ne date pas d’hier mais ça reste bien d’actualité)  trois anecdotes :

    1 /  A l’aéroport de LA (nickel bien sûr)  tous les comptoirs d’enregistrement  = disciplinés &  tranquilles…  Un seul semblait à la limite de l’émeute et de "l’apoplexie" : celui d’Air France : vol vers Paris (le mien hélas)… A ce comptoir et à celui là seulement, on aurait cru assister à la sortie du village d’Astérix  lors d’une attaque des romains…

    2 / Après avoir quitté un aéroport  ultra "clean"  arrivée à Roissy  – débarquement de 5 vols au même moment – panique à la douane – 2 heures d’attente debout – et qui plus est dans une véritable POUBELLE  : grève du personnel de nettoyage…  Grève qui durait depuis deux semaines…

    Les américains gardaient quand même le sourire : (oui ils sont très aimables – même avec les muslims) – (et même avec les Français c’est dire…)… Mais sourire légèrement condescendant tout de même…

    3 / Bien évidemment retour (très cher) vers Paris intra muros dans un taxi limite chauffard conduit par un râleur de la pire espèce… Qui regrettait – selon ses dires – de ne pas être au chaud "chez lui" – à Ceylan…  (Heureusement pour moi je n’ai pu entrer dans sa discussion – car son Français était assez "approximatif")…

    Fermez le ban…

    Abdel MOHAMED – Casablanca

     

     

    19/09/2008 à 23 h 03 min
  • grepon le texan Répondre

    "cet ‘autre’ monde est parfait, peuplé d’êtres souriants, jeunes, en bonne santé, honnêtes, intélligents, travailleurs, polis, patriotes, riches, que sais-je encore … "

    OK then:  …bien armés, proprietaires, responsables d’eux memes, independants, optimistes, genereux, creative, de bonne humour… 

    Mais il vaudrait mieux preciser que nous parlons que des Republicains et non pas les socialistes, euh, le Democrats je voulais dire.   La moitier du pays est quand meme pret a voter pour un communiste avere, et anti-americain primaire, comme president.   Mais voyons, probablement 15% de toute population donne sont des fous vivant dans un monde fantastique d’OVNI, complots, amis imaginaires etc.  Statisquement parlant, la moitie de la population est en dessous du QI mediane, etc, mais les preferences politiques se trouvent bien distribues a cet egard.   Les gens les plus nevrotique, hedoniste, paranoiaque etc, impulsive se trouvent du cote Democrate, quelque soient leur QI.

    19/09/2008 à 19 h 51 min
  • VITRUVE Répondre

    AVE

    les djeunes , ils diraient plutôt que le Millière "il s’est pris des rateaux"

    on dirait de l’Elisabeth Tessier….

    VALE

    19/09/2008 à 19 h 06 min
  • Anonyme Répondre

    @ Joris,

    Je crois que, comme je l’ai écrit, nous ne percevons pas les évènements de la même manière.

    Cliquer sur le lien ci-dessous pour savoir ce que nous cachent nos médias connus mondialement pour leurs mensonges, leurs manipulations, leurs désinformations, leurs propagandes, leurs parti-pris…

    http://s.maxthon.com/?q=antisemitisme+monde

    Comme vous avez l’air d’être un peu dur à la comprenette, la France qui craint beaucoup pour son image de pays où sont commis le plus d’actes antisémites, n’a rien trouvé de mieux que de qualifier les agressions/crimes antisémites en "bagarres communautaires" pour faire baisser des chiffres très embarrassants. Vous suivez ce que je dis ou vous voulez que je l’exprime autrement ?

    Je n’insulte personne, et comme on dit, qui se sent morveux se mouche, je suis tout simplement pris de panique & de dégoût face à un déchainement injustifié de propos délirants en réponse à un point de vue que personne n’oblige à partager. Il y a trop peu de réactions argumentées qui font avancer le débat, on lit surtout des slogans rageurs ou des accusations calomnieuses complètement débiles.  

    Bon, mais là, je vous sens freiner mentalement… Trop subtil pour vous ?

    Netchayev

     

    19/09/2008 à 18 h 06 min
  • FoxRenard Répondre

    @ticoup vodka?

    La Russie ? Un tigre de papier !

    Vous voulez donner de l’argent aux USA ? Quelle pretention ! Gardez-le plutot pour quand vous n’aurez plus de petrole ni de gaz parce qu’honnetement, a part ouvrir et fermer les robinets (et boire de la Vodka), vous ne savez pas faire grand chose.

    Occupez-vous de votre demographie degringolante car bientot, les Russes seront remplaces par les Chinois. C’est comme ca qu’on finit a vouloir vivre sur le dos des autres.

    19/09/2008 à 18 h 03 min
  • Jaures Répondre

    Petit florilège des écrits de Millière à lire à la lumière de l’actualité. Pour ceux qui oseraient encore douté de la justesse de sa clairvoyance.

    "Le triomphe aux Etats Unis de Georges Bush est celui de l’éthique de la liberté sur le relativisme décadent". les 4V du 14/11/04

    "Lors de son 1er mandat, Bush a libéré les Afghans des talibans, écrasé à hauteur de 75 à 80% l’organisation Al Qaïda, renversé Saddam Hussein, permis la démocratisation de l’Irak et de l’Afghanistan, accompagné et renforcé l’évolution vers la liberté de la Georgie et de l’Ukraine." Les 4V du 13/03/05

    "Une grande réforme des systèmes de santé et des systèmes de retraite est également à l’ordre du jour. Bush a placé l’une et l’autre dans une perspective claire: celle de la construction d’une "ownership society", société de propriétaires" 13/03/05

    "Les Etats Unis qui sont déjà une société très différente des sociétés européennes deviendront plus différents encore et pourront afficher les promesses fécondes du libéralisme" opus cité.

    "Allons nous nous redresser et discerner à nouveau ce que sont les promesses de la civilisation occidentale dont la doctrine Bush II est, à l’ère contemporaine, le fruit le plus accompli" opus cité.

    MDR, comme disent les jeunes.

    19/09/2008 à 16 h 34 min
  • Joris Répondre

    En parlant des Etats-Unis, nous attendons tous avec hâte l’intervention du président de l’Institut Turgot pour justifier la nationalisation de deux assureurs US par le bien-aimé président Bush, lumière de la Civilisation, Apôtre du libéralisme. Qu’est devenu le "laissez faire"?

     

     

    19/09/2008 à 11 h 34 min
  • Joris Répondre

    A Netchayev: vous insultez les gens qui ne pensent pas comme vous mais vous ne démontrez rien. Vous prenez une posture! A propos de l’antisémitisme français vous dîtes: "la France est le pays au monde où l’on compte le plus d’actes antisémites" Sources? Chiffres?

    Si l’on en croit la récente étude américaine du  Pew Research Center de Chicago sur l’Europe, ce que vous dîtes est faux, même si la situation n’est pas reluisante: (46% des Espagnols, 36% des Polonais et 34% des Russes, de même que 25% des Allemands et 20% des Français ont une mauvaise opinion des Juifs.)

    Comme Guy Millière, vous vivez dans le fantasme, votre style est boursoufflé, haineux mais vide de tout raisonnement rationnel. C’est bien triste pour un libéral!

    19/09/2008 à 11 h 26 min
  • grutjack Répondre

            Les partis pris américanophiles de M. Millière sont devenus, avec le temps, un rabâchage qui n’intéresse plus que ceux qui veulent absolument trouver dans leur journal  un miroir de leurs propres illusions. La naïveté  de ses "impressions" est affligeante. Ainsi il se pâme d’admiration parce qu’après un cataclysme naturel, les Américains "se retroussent les manches". Que pourraient-ils faire d’autre ? Je ne connais pas de pays où, après un ouragan ou des inondations catastrophiques, on reste les bras ballants, on ne porte pas secours aux victimes et où on n’essaye pas de rendre vie aux régions dévastées.. M. Millière souligne aussi que dans son Amérique chérie, "on n’attend rien de l’Etat, en tout cas pas d’assistance". Est-ce de l’humour noir, au moment où Bush vole au secours des géants du crédit et de l’assurance ? Même s’il s’agit de socialisation des pertes, à laquelle on a droit seulement si on a dilapidé des milliards…  M. Millière se montre d’ailleurs toujours très discret sur les énormes difficultés auxquelles les Etats-Unis sont confrontés depuis un certain temps et qui sont à la une de tous les journaux du monde : dette colossale estimée à environ 50 "trillions" de dollars , interminable crise des "subprimes", montée vertigineuse puis chute verticale de l’immobilier, grosses banques en faillite et j’en passe. Des gens très convenables pas communistes pour un sou, parlent même d’une possible nouvelle Grande Dépression. Mais M. Millière n’en a cure. Faudra-t-il que des banquiers commencent à se jeter par la fenêtre de leur chambre d’hôtel pour qu’il se réveille de son rêve doré ? A moins que les élections n’apportent bientôt la secousse salutaire. Millière n’attend rien d’Obama, classé définitivement dans la catégorie des "crypto-communistes". Mais McCain aussi devrait l’inquiéter. Après avoir été l’adversaire de Bush, puis son grand copain, il vient de nouveau de changer d’avis. Il déclare maintenant que Washington est une vraie pétaudière et qu’on peut compter sur lui pour "nettoyer les écuries d’Augias". Bush doit être flatté. A qui désormais peut-on se fier ?

    19/09/2008 à 4 h 34 min
  • Jean-Pierre Répondre

    Contrairement à tous ces sinistres petits fonctionnaires franchouilles privilégiés par notre système soviétique mais complètement aigris par leur petite vie parasitaire dans un "modèle social" en ruines,  et tout comme Guy Millière,  j’ai la chance de me rendre de temps en temps aux USA où à chaque fois le contraste est saisissant et à mon retour en France l’impression de revenir derrière le rideau de fer plus flagrante.

    Je voudrais rajouter à ses remarques que je confirme:     

    la propreté des aéroports et autres lieux publics,         

    le sourire l’amabilité et la politesse des gens,            

    pendant les vacances scolaires le nombre d’emplois occuppés par des jeunes encore ados pleins d’entrain qui sont interdits ici pour cause de réglementations ,                     

     l’avance technologique et matérielle à tous les niveaux et leur efficacité,                                

     les chantiers qui travaillent 24/24 pour ne pas bloquer les rues ou routes pendant des mois ,                           

    la signalisation la fluidité de la circulation et le marquage au sol dans les rues et sur les routes,                              

    la longueur des trains de marchandise et le fret qui y est transporté dont la sncf pourrait s’inspirer,                       

    l’avance depuis des decennies pour tout ce qui concerne les handicapés,                          

    la modernité et la fonctionabilité des bâtiments,                          

    le nombre de services ouverts 24/24 7/7,                                 

    la gratuité  l’accés  les horraires et le nombre de publics libraries pour internet entre autres qui n’a pas d’équivalent en france          

    etc etc etc ………..

    19/09/2008 à 1 h 28 min
  • Florin Répondre

    à Fox-renard : pour quelqu’un qui prétend habiter les US, vous n’apportez ici aucune information, ni aucun argument. Ma prose vous déplaît parce que, selon vos propres dires, vous n’y comprenez rien, et vous tentez désespérément de faire diversion, en vous accrochant à des détails ridicules, genre, le bon usage du "vous "et du "toi".

    By the way, cela ne vous a peut-être pas échappé que la langue anglaise ne s’encombre pas de ces subtilités. Je ne compte pas donner suite à votre suggestion d’expliquer ici le concept de subprime – tout le monde, sauf les nourissons, en a entendu parler.

    Quant à l’invitation de citer deux noms de supermarchés … on comprend mieux les limites de votre horizon mental.
    Vive le charriot libre, drapeaux au vent !

    Soyons sérieux et recadrons le débat. De quoi parle-t-on ici ? De l’article de M. Millière, digne de la propagande nord-coréenne : aux US, tout est beau, tout est magnifique, l’air est pur, les oiseaux chantent, cet ‘autre’ monde est parfait, peuplé d’êtres souriants, jeunes, en bonne santé, honnêtes, intélligents, travailleurs, polis, patriotes, riches, que sais-je encore …   

    Bien evidemment, comme à l’époque de Staline, tout individu refusant de gober cette propagande indigeste est immédiatement fusillé, par deux-trois porte-flingue patentés, avec des injures de gros calibre ("ennemi haineux", "antiaméricain", j’en passe et des meilleures), à défaut de pouvoir le fusiller avec de vraies balles au petit matin. C’est tout aussi ridicule que les photos dans la Pravda portant la légende "files d’attente devant les boulangeries parisiennes, famine et pauvreté en France".

    Y’a bon les Soviets !!! Avec Guy Millière on se sent rajeunir et on respire l’air pur de la Guerre froide.

    19/09/2008 à 0 h 55 min
  • FoxRenard Répondre

    @ticoup vodka?

    La Russie ? Un tigre de papier !

    Vous voulez donner de l’argent aux USA ? Quelle pretention ! Gardez-le plutot pour quand vous n’aurez plus de petrole ni de gaz parce qu’honnetement, a part ouvrir et fermer les robinets (et boire de la Vodka), vous ne savez pas faire grand chose.

    Occupez-vous de votre demographie degringolante car bientot, les Russes seront remplaces par les Chinois. C’est comme ca qu’on finit a vouloir vivre sur le dos des autres.

    18/09/2008 à 23 h 28 min
  • FoxRenard Répondre

    @ticoup vodka?

    La Russie ? Un tigre de papier !

    Vous voulez donner de l’argent aux USA ? Quelle pretention ! Gardez-le plutot pour quand vous n’aurez plus de petrole ni de gaz parce qu’honnetement, a part ouvrir et fermer les robinets (et boire de la Vodka), vous ne savez pas faire grand chose.

    Occupez-vous de votre demographie degringolante car bientot, les Russes seront remplaces par les Chinois. C’est comme ca qu’on finit a vouloir vivre sur le dos des autres.

    18/09/2008 à 23 h 23 min
  • EIFF Répondre

    Dis-donc y’a du mouv aujourd’hui, on croirait assister à une battle entre rappeurs dans les bas-fonds des guettos de Chicago … il faudra pourtant se rendre à l’évidence, les US sont en train de perdre la partie, l’Europe et la Russie vont prendre la relève, la patrie du bolcho-libéralisme cosmopolite a fait son temps, quelquesoient, par ailleurs, les qualités des prochains élus conservateurs de la Maison Blanche …

    18/09/2008 à 23 h 01 min
  • FoxRenard Répondre

    @Florin

    "à Foxrenard : Do you speak English, my friend ? Parce qu’un être quelconque, vivant dans un pays depuis 5 ans, devrait comprendre les réalités qui l’entourent (sauf s’il passe ses jours et nuits à laver des assiettes sales dans le soussol des restaus …)."

    Vous etes content que des gens nettoient votre ‘merde’ dans les restaurants une fois que vous avez mange. Je suis meme convaincu que ces-gens-la ont une realite de la vie plus juste que la votre. Et surtout, ils sont dans le concret contrairement a vous qui etes dans un abstrait tellement profond qu’on ne sait meme pas ce que vous voulez dire au juste.

    T’as entendu les mots Fanny Mae, Medicare, benefits etc etc ??? Tu comprends ce que c’est ? Habla Espanol, éventuellement ? (si l’anglais ne passe pas bien où tu es …).

    Des mots que VOUS (mon education) avez lu dans la presse ? Dites-moi quelle est la difference entre Medicare et Medicaid. Parlez-moi un peu de ce qu’est une ‘subprime’. Ca ne devrait pas etre un probleme pour un grand specialiste de l’Amerique comme vous. Et encore qu’est-ce que 99c evoque pour vous, ou le nom de 2 chaines de supermarches qui vendent plutot de la nourriture ‘organic’ et le l’epicerie fine.

    "Tu connais l’affirmative action ? Discrimination positive, comme certains l’ont traduit en français. Son existence t’arrange, qui sait … Donc pas de problème pour toi. Ou alors tu fais partie de ces millions de gens, grands as du pilotage du caddie de supermarché (seule activité en dehors de leur boulot)."

    VOUS savez (j’ai eu une education, moi), il y a des millions de gens en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient qui revent d’avoir pour activite le pilotage de caddies de supermarche avec de la nourriture dedans et qui revent d’avoir un boulot, ce qui bien-sur pour vous, inspire le mepris tant ces activites vous paraissent minables et vous, ‘l’erudit?’.

    "Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir."

    Ca, vous ne croyez pas si bien dire !!! Je dirais meme qu’il n’y a pas plus idiot que celui qui joue a tout savoir et qui ne sais en definitive …rien !

    18/09/2008 à 15 h 12 min
  • Matrix Répondre

    Bravo bravo bravo a FLORIN !…. Excellentes interventions !… Je me suis regalee a vous lire.

    Quant a ce pauvre Mr Milliere… Quel delire !… le ton de son article fait penser a une propagande ancienne et demodee… On le verrai presque gambader gaiment dans les rues de Miami juste enveloppe d’un drapeau americain, des tiagues au pieds, un chapeau de cow-boy sur la tete… Mr Milliere aurait besoin d’une cure de repos. Mais ou ??

    18/09/2008 à 13 h 07 min
  • ticoup vodka? Répondre

    Fox renard (wolf loup, rabbit lapin ?)

    Economie US out, sur les genoux, entraine monde entier dans marasme et vous continue à faire le don juan et promouvoir vos sociétées pouries et mortifères?

    Pas de logique.. vous rien connître économie… bientot tiers monde au sud USA

    BANQUES EUROPE pas de problèmes, russes préterons argent à US

    ticoup vodka?

     

    18/09/2008 à 13 h 02 min
  • Anonyme Répondre

    Guy Milliere, j’admire profondément votre courage & votre ténacité !

    Des secoués du bocal ont pris d’assaut le blog & viennent déverser des conneries tellement énormes, qu’on peut voir à travers leurs délires, l’état de délabrement mental proche de la putréfaction de leurs cervelles, endommagées pour toujours.

    Mais quel est le mal profond qui frappe ces tarés incapables d’émettre une argumentation cohérente, en dehors de leurs vociférations inconsistantes, haineuses & calomnieuses ?

    Il suffit pour réveiller ces forces du délire, de dire du bien des USA ou d’Israël, d’exprimer des critiques ou de relever un travers de l’Europe ou de la France, pour qu’elles se déchainent en nous déversant leur haine pathologique, leur bile, leur mauvaise humeur, leurs frustrations, sur ces ennemis irréductibles, Américains ou Israéliens, avec lesquels ils sont incapables de rivaliser.

    A ceux qui bavent sur le prétendu racisme américain, combien existe-t-il de très hauts dirigeants français ou européens d’origine afro-arabo-musulmane ?  

    Ces baveurs haineux savent-ils que la France est le pays au monde où l’on compte le plus d’actes antisémites soigneusement requalifiés en "bagarres communautaires" par la police & autres torchonistes désinformateurs, bloqués pour toujours dans leur idéologie & leurs mensonges ?

    J’ai assisté l’autre soir à l’émission de Taddei dans laquelle Guy Milliere a déjà été invité, il y avait des "spécialistes" français parmi lesquels le délirant Ollivier Todd, la bouche tordue par un rictus de haine, qui a continué sa croisade anti-américaine & anti-israélienne, balançant à tour de bras, des inepties comparables à celles écrites par les abonnés aux conneries qui viennent nous polluer sur ce site.  

    Un exemple concret de la supériorité du "modèle américain" est pourtant évidente : Tous les pays qui l’ont suivi se trouvent en tête de classement mondial (Japon, Allemagne, Chine) tandis que notre modèle n’intéresse personne sur la Planète, alors qu’il est en pleine décomposition.

    A méditer…

    Netchayev

     

     

    18/09/2008 à 8 h 16 min
  • Florin Répondre

    David972 : de grâce, ne mélangez pas racisme et discrimination raciale. Le premier est une affaire privée, la deuxième, une institution étatique. Si vous êtes patron et refusez d’embaucher de p’tits hommes verts à cause de leur vertitude, vous êtes raciste. Si en revanche le gouvernement pond une loi vous imposant d’embaucher de p’tits hommes verts, non pas sur leurs mérites, mais pour remplir un quota, alors vous pratiquez (malgré vous) la discrimination raciale. Le critère d’embauche n’est plus l’intérêt de l’entreprise, mais la volonté arbitraire de l’Etat. La démagogie prime sur l’économie.

    Des racistes, il y en a malheureusement partout. La discrimination raciale est en revanche une affaire purement américaine, depuis la chute du régime d’apartheid en Afrique du Sud (en 1989).

    L’affirmative action est une insulte grave et une atteinte à la dignité de ceux qu’elle est censée protéger.
    En croisant un p’tit homme vert, on aura tendance à penser, "ce gars pique une place qui n’est pas la sienne, un boulot et des avantages qu’il ne mérite pas, et tout cela grâce à une loi tordue". Peu importe s’il est vraiment intélligent, honnête et travailleur, l’homme vert sera soupçonné jusqu’à la tombe de n’être qu’un imposteur.

    18/09/2008 à 0 h 23 min
  • OU812 Répondre

    "Regarder l’Europe de loin permet d’en prendre la mesure et de voir, pour qui l’ignorerait encore, qu’elle compte relativement peu, désormais, sur la scène du monde."

    Du point de vue de la puissance de l’Europe, d’accord, MAIS comme autrefois elle compte pour beaucoup dans le monde comme…une PROIE.   L’Europe est toujours un continent interssant pour la fertilite de ses terres, la douceur de son climat, et l’etat toujours relativement tres bon des ses infrastructures, bati autrefois, avant l’implosion continue du socialisme.  Les musulmans de chez vous et aillieurs sont conscient de l’interet de L’Europe comme terre a conquerir d’abord par les ventres de leur femmes(aidees par vos gouvernments gauchistes), puis par une combinaison de terreur et d’action politique(voir les feux dans vos banlieux ou le cirque apres les auto-electrocutions de ces deux "jeunes").   A part les musulmans de partout, Les Russes sont conscient des euros que vous pouvez encore depenser sur le gaz et le petrol lors de votre descente.  Les chinois sont conscient de vos consommateurs aussi(quoique, ils ont impose jusqaux yeux).   Les Etats Unis sont appeure surtout par votre faiblesse et mollesse en tant que pays occidentaux quasi-democratiques.   Vous n’etes pas autant des allies que des dependants, et nous aussi nous aurons quelques difficulties pour payer votre defense nationale par l’avenir, particulierement avec la croissance de l’etat que McCain, ou encore pire Obama, vont surement en "remettre ca".   Vous allez trembler le jour du retrait des soldats et batiments americains de votre theatre, d’ici 2020, quand les depenses sur la "Social Security" vont drainer le budget nationale vers le maintien des vieux, au lieu de la defense des generations ayant un avenir.

    17/09/2008 à 22 h 20 min
  • EIFF Répondre

    La Fed est en faillite, les banques sont nationalisées à tour de bras, des millions d’Américains en sont réduits à faire la manche et le tapin, et Monsieur Millière se raccroche aux branches.

    17/09/2008 à 21 h 07 min
  • Florin Répondre

    à Foxrenard : Do you speak English, my friend ? Parce qu’un être quelconque, vivant dans un pays depuis 5 ans, devrait comprendre les réalités qui l’entourent (sauf s’il passe ses jours et nuits à laver des assiettes sales dans le soussol des restaus …).

    T’as entendu les mots Fanny Mae, Medicare, benefits etc etc ??? Tu comprends ce que c’est ? Habla Espanol, éventuellement ? (si l’anglais ne passe pas bien où tu es …).

    Tu connais l’affirmative action ? Discrimination positive, comme certains l’ont traduit en français. Son existence t’arrange, qui sait … Donc pas de problème pour toi. Ou alors tu fais partie de ces millions de gens, grands as du pilotage du caddie de supermarché (seule activité en dehors de leur boulot).

    Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    17/09/2008 à 20 h 20 min
  • David972 Répondre

    Ce qui est intéressant, c’est que Guy Millière avait prédit la victoire de Bush en 2004 dans un livre. Personne n’y croyait et tout le monde misait sur Kerry… Alors, avant de critiquer, il faut voir la situation.

    On peut tout reprocher aux Etats-Unis. Il y a de la discrimination raciale, de la pauvreté… Mais, la France est-elle le paradis? Loin de là. C’est Bush qui a mis Powell secrétaire d’Etat et Rice. On peut critiquer la politique de Bush mais pas sur ce point. Il y a eu Alberto Gonzales… Je répète qu’on peut critiquer leur politique mais pas le fait qu’ils ont été nommé à des postes hautement stratégiques par Bush.

    Si il y avait autant de racisme que cela aux Etats-Unis, Obama serait-il là à l’heure actuelle? Non. Alors, relativisons. Car les Etats-Unis pourraient élire un Noir… Quand verra-t-on ça en France? Mieux, Sarah Pallin pourrait devenir Présidente. On n’est pas prêt de voir ça en France.

    Alors, avant de critiquer les States, balayez d’abord devant votre porte.

    17/09/2008 à 18 h 28 min
  • FoxRenard Répondre

    @Florin

    Ca fait depuis 2003 que je suis aux USA et je n’ai rien compris a votre texte. Avouez que vous n’y avez jamais mis les pieds ou alors 1 semaine a Miami Beach

    @David Alexandre

    L’Europe premiere puissance economique ??? De quelle Europe parlez-vous ? Allemands et Francais n’arrivent meme pas a s’entendre, ni meme Wallons et Flamands dans un meme pays. L’Europe n’existe pas, cessez de fantasmer ! Ne prenez pas vos reves pour des realites et arretez de lire Marianne, Liberation , Le Nouvel Obs ou le Figaro. Voici les faits, et desole si la realite ne correspond pas a votre ego surdimensionne :

    USA : La première économie du monde

    Les Etats-Unis sont le premier pôle de la Triade. Ils produisent plus du quart du PIB mondial avec moins de 5% de la population du globe.

    * L’industrie américaine demeure la plus puissante du monde. Malgré la concurrence étrangère et un recul relatif (20% de la production mondiale contre 30% en 1960), les Etats-Unis maintiennent leur leadership aussi bien dans la production de haute technologie que dans les branches plus traditionnelles.

    * Le secteur tertiaire représente les trois quarts des emplois et plus de 70% du PIB américain. Les Etats-Unis sont le premier exportateur mondial de services avec 60 milliards de dollars d’excédents chaque année.

    * L’agriculture participe également à la suprématie économique du pays, même si elle n’emploie plus aujourd’hui qu’un peu plus de 2% des actifs. Très intégrée au complexe agro-industriel ("agribusiness"), elle permet aux Etats-Unis d’être le premier exportateur de produits agro-alimentaires au monde.

    L’économie américaine est une économie post-industrielle qui se recompose et s’adapte aux exigences du marché.

    @Triste Inconnu (pas de pseudo) qui dit :

    "http://www.alterinfo.net/"

    C’est quoi ? Une antenne du KGB ?

    17/09/2008 à 15 h 46 min
  • Jaures Répondre

    Peu de choses à ajouter à ce qui est écrit plus haut. Il est vrai que certaines phrases de cet article risible résonnent étrangement à la lumière de l’actualité comme " On n’attend rien de l’état, et en tout cas pas d’assistance." Sans commentaires.

    Sur la religion aux E.Unis, il y aurait beaucoup à dire. Certes, être juif ou chrétien n’y est pas, au contraire, mal vu. Musulman ? Pas plus qu’en France. Mais osez dire que vous ètes athée ! Et que penserait-on en France d’une candidate qui souhaite que le Créationnisme soit enseigné dans l’école publique ?

    Enfin je rappelle que dans ce pays où règne la douceur de vivre, il y 6 fois plus d’homicide pour 100 000 habs qu’en France dont on dit souvent sur ce site que règnent la peur et la violence.

    Je ne comprends pas G.Millière. Si il se sent à ce point mal à l’aise en France, que ne tente-t-il sa chance aux Etats-Unis en y créant une entreprise ? Il est vrai que, bientôt il touchera sa retraite de l’Education Nationale qu’il pourra dépenser sur les plages de Miami en pestant contre l’étatisme français et en louant les bienfaits de la libre entreprise outre-Atlantique.

    17/09/2008 à 15 h 28 min
  • Joris Répondre

    A David-Alexandre: Notez la contradiction de Guy Millière qui raille la faiblesse de l’Europe mais combat systématiquement le concept et le développement éventuel d’une Europe-Puissance. Que l’Europe soit un nain politique, ce qui est vrai, non seulement cela l’arrange mais en plus il jouit de le constater et de lui nuire tant qu’il peut (défense de l’adhésion de la Turquie…).

    17/09/2008 à 11 h 52 min
  • Joris Répondre

    Guy Millière vit  dans un compte de fée quand il est aux Etats-Unis. Son article n’a aucune valeur scientifique, il ne s’appuie sur aucune étude mais simplement sur des impressions, un ressenti de fonctionnaire qui profite de ses grandes vacances payées par le contribuable français pour faire du tourisme en Amérique.

    Cet extrait par exemple: "Ce qui frappe tout Européen qui traverse l’Atlantique et qui ne garde pas l’esprit trop intoxiqué par la propagande télévisée, c’est le dynamisme, l’optimisme, l’esprit d’entreprise qui caractérisent la société américaine : dès l’école, on apprend ici ce que c’est qu’avoir une « attitude mentale positive ».

    Paradoxalement une étude de l’OCDE, tend à démontrer que la mobilité sociale (rotation entre pauvres et riches) est plus grande en Europe qu’aux USA. Etonnant, non? 

    http://www.oecd.org/dataoecd/27/28/38335410.pdf

    Les préjugés optimistes de Guy Millière à propos des USA sont aussi caricaturaux que les croyances des gauchistes qui nous affirment sans rire que les Etats-Unis sont un pays du tiers monde.

    17/09/2008 à 11 h 45 min
  • Anonyme Répondre 17/09/2008 à 7 h 37 min
  • hans malnati Répondre

    vous avez raison guy milliere. l’histoire n’a pas fini d’acclamer le bilan de george bush. quant à l’Europe elle ne compte ni plus ni moins que le reste du monde, dans cette matrice gélatineuse où vous nous proposez d’entrer.

    17/09/2008 à 1 h 53 min
  • David-Alexandre Répondre

    Si l’Europe (première puissance économique, commerciale, sportive et nucléaire civile, deuxième puissance spatiale et technologique mondiales) compte relativement peu sur la scène du monde, à travers le regard de M.Millière je plains la Papouasie-Nouvelle Guinée.

    17/09/2008 à 1 h 42 min
  • Florin Répondre

    Monsieur Millière, vous n’êtes pas le seul à voyager les yeux ouverts. Encore faut-il ne pas les fermer, lorsque cela vous arrange … Pour rester crédible, dites la vérité, TOUTE la vérité, RIEN QUE la vérité.

    OUI, vous avez remarqué à juste titre le patriotisme, ainsi que la ferveur religieuse américaine. De ce point de vue-là, l’Amérique sera le bateau qui coulera le dernier. En Europe, mis à part les soirées arrosées de coupe du monde, on ne voit pas de drapeaux aux fenêtres …

    Vous ne parlez en revanche JAMAIS des injustices américaines. Qui sont légion.

    1. La discrimination raciale : dans les entreprises d’aujourd’hui, il y a ceux qui MERITENT leurs places, et il y a les autres, qui sont là pour remplir des quotas ethniques. Et qui souvent font un boulot en mode "fonctionnaire", sachant qu’ils sont invirables. Une  des mes collègues de classe au lycée est toubib à NY : payée une fortune dans un hôpital public, elle raconte que très souvent ce sont les médecins qui nettoient les salles d’opération, car le "personnel dédié" (sous quotas ethniques) n’arrive au boulot que bien tard (que voulez-vous, pas facile de se lever le matin, on connaît la chanson …).

    2. La discrimination médicale : un parasite quelconque, qui n’a jamais bossé de sa vie, a la CMU. Le salarié lambda, lui, doit se la payer de sa poche, et souvent y renonce. ON PAIE AU VOISIN CE QUE L’ON N’A PAS SOI-MEME. Comble de cinisme et d’hypocrisie. (Medicare et Medicaid, vous connaissez).

    3. La discrimination fiscale : lorsque une banque fait des profits, elle les distribue à ses actionnaires. Lorsqu’elle fait des pertes, TOUS les CONtribuables mettent la main à la poche. "Le profit est le mien, les pertes sont les votres". On devrait écrire cela sur les murs à Manhattan et ailleurs. Voir les 200 miliards dépensés pour renflouer Fannie Mae et sa consoeur.

    4. La démagogie et le gaspillage : l’ambassade américaine à Paris ose dépenser de l’argent pour renover des cages d’escaliers en banlieue parisienne, et faire voyager des loubards de banlieue aux US !!! On croît rever. Quand on voit les cages d’escaliers chez eux, on se dit qu’ils devraient s’y attaquer en priorité.

    5. Les arrangements entre amis, sur le dos du citoyen : à NY, il y a quelques musées très riches, de rénomée mondiale – mais aussi d’autres, de valeur plus que douteuse. Explication : vous êtes riche et vous ne voulez pas payer d’impôts, mais plutôt diriger le flot de pognon vers vos amis et votre famille : hé ben, vous vous lancez dans le sponsoring artistique !!! Fondations et assoces-bidons, qui vont exposer sur Madison Avenue les "oeuvres" de vos protégés (fussent-ils des simples photos de mariage, "achetées" à prix d’or par les "genereux" mécènes – qui font baisser d’autant leurs impôts).
    C’est l’arnaque à l’échelle industrielle, qui permet de garder l’argent au sein de la "famiglia".

    C’est cela AUSSI l’Amérique, Monsieur Millière ! Baissez la vitre de votre limousine, vous verrez mieux …

    17/09/2008 à 0 h 53 min

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