Les fous furieux de Géorgie

Posté le août 27, 2008, 12:00
7 mins

carte Ossétie du SudSelon certaines rumeurs, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili serait une marionnette dans la main de George Walker Bush. Est-ce à dire que Bush serait parvenu à trouver un chef d’État plus sot que lui ? J’ai vraiment peine à le croire. Et pourtant, ne fallait-il pas se conduire comme le dernier des idiots pour lancer, le 8 août dernier, une bordée de missiles sur les troupes séparatistes d’Ossétie du Sud, soutenues depuis des années par Moscou, tout comme les séparatistes d’Abkhazie.

Comment Saakachvili a-t-il pu croire un instant que les Russes allaient le laisser faire, et s’imaginer que les Américains et les Européens allaient prendre le moindre risque pour aider sa folle entreprise ? Un tel abîme d’imbécillité est à vous donner le vertige. Au point que l’on peut se demander si Saakachvili n’est pas la marionnette de Poutine plutôt que celle de Bush. Parce qu’il a vraiment rendu un fameux service au nouveau maître du Kremlin, en lui offrant sur un plateau d’argent le prétexte idéal d’une intervention militaire directe à laquelle Moscou rêvait depuis longtemps.

Tout cela serait risible si des populations civiles désemparées ne faisaient, des deux côtés, les frais de ces bombardements à l’aveuglette ainsi que des exactions de milices incontrôlables. La vie humaine ne vaut pas cher dans le Caucase.

Ce qui me frappe dans cette sombre affaire, c’est que personne ne se soucie de savoir qui est ce peuple des Ossètes et ce qu’il veut vraiment. C’est un peuple qui habite ces montagnes caucasiennes depuis de nombreux siècles et il est considérés par les historiens comme celui des derniers descendants des fameux Scythes, qui eurent jadis leur heure de gloire et qui édifièrent une brillante civilisation au IVe siècle av. J.-C. Les Ossètes, qu’ils soient du Nord ou du Sud, sont très conscients de leur unité.

Ils ont conservé leur langue ainsi qu’une culture très particulière, mélange de christianisme, de paganisme et de vieilles traditions scythes.
La plus curieuse de ces traditions est la vénération de la chaîne à laquelle on accroche le chaudron de nourriture au-dessus du foyer de la cheminée (équivalent de ce qui était chez nous la crémaillère, d’où l’expression que nous avons gardée : « pendre la crémaillère » lors de l’inauguration d’un nouveau logement).

Mais chez les Ossètes, ce symbole du foyer familial est si fort que les hommes prêtent serment sur cette chaîne et que les jeunes filles s’inclinent devant elle lorsqu’elles quittent la maison parentale pour se marier. Aujourd’hui, les Ossètes sont divisés de part et d’autre de la chaîne montagneuse qui sépare la Russie de la Géorgie, comme les Basques le sont de part et d’autre des Pyrénées entre l’Espagne et la France.

C’est le drame historique de tous les peuples montagnards, car « leur » montagne et ses contreforts sont pour eux le domaine unitaire de leur patrie originelle, alors que, pour les grands États voisins, ils sont considérés au contraire comme une frontière naturelle.
La crise actuelle pourrait fort bien se résoudre si l’on organisait un référendum en Ossétie, au nord comme au sud, car il est probable que les Ossètes voteraient massivement pour une république indépendante. Il n’est d’ailleurs pas impossible que les Russes soient plus favorables à cette idée que les Géorgiens.

Je lis de tous côtés de nombreux commentaires désapprouvant l’action des Russes. Qu’elle ait été brutale sur le terrain, cela ne fait guère de doute, parce que toutes les armées sont brutales par définition, surtout lorsqu’elles comportent une forte proportion d’alcooliques.
Mais au niveau de la politique internationale, je ne peux pas donner complètement tort aux Russes, car ils avaient besoin de montrer qu’ils sont encore une grande puissance et que les Occidentaux, surtout les Américains, ne peuvent pas impunément marcher sur leurs plates-bandes et réduire comme une peau de chagrin leur sphère d’influence.

Pour autant, je ne crois pas que Vladimir Poutine tienne à envenimer les choses. Et comme Bush, qui va bientôt quitter la Maison-Blanche, n’y tient sans doute pas non plus, la crise va probablement s’apaiser. À moins que l’ineffable Saakachvili ne fasse quelque autre sottise…

Source de l’illustration : AFP via Varmatin

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30 réponses à l'article : Les fous furieux de Géorgie

  1. sas

    12/09/2008

    Apierre qui roule, qui pense et qui agit comme eux……

    Puisses tu un jour être initié…..ainsi seras tu certain d’augmenter tes lirages livresques et d’avoir tes entrées au NMPP…..roi et maîtres tyraniques  et initiés dans la distribution de la presse….

    la pluie et le beau temps mon pierre….dans ce secteur aussi.

    mais as tu seulement compris cela ?

    sas 

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  2. Pierre LANCE

    09/09/2008

    À LA PERTINENCE (sic) : Je plaisantais avec sas, mon cher. Jamais je ne voudrais entrer en franc-maçonnerie (bien que, je le répète, des maçons de haut grade me l’aient proposé maintes fois), pas plus d’ailleurs que dans n’importe quel autre groupement, secte, parti, église, chapelle ou autre clan. Je suis avant tout un homme libre et fier. Personne n’est en mesure de m’embrigader. Quant à ce qui sommeille en moi, je crains que vous n’en puissiez avoir la moindre idée. Cela vole très haut, figurez-vous. Avez-vous lu un seul de mes livres ? Je ne crois pas.

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  3. LA PERTINENCE

    07/09/2008

    Mr LANCE

    vous croyez qu’il existe une obédience maçonnique AU MONDE qui va vous accepter en son sein? Vous ne passerez jamais le cap du premier entretien…En 4 questions la bête qui sommeille en vous sera démasquée…

    un compagnon du devoir enfant du père Soubise

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  4. sas

    06/09/2008

    c’est bien tu as deja l odeur et la couleur…..

    rdv en enfer….

    sas

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  5. Marcello

    05/09/2008

    Je viens d’atterrir sur ce forum très intéressant. Je me demande si, avec la montée actuelle des nationalismes et l’effritement consécutif des fédérations de pays ( exceptons pour le moment l’expérience européenne), si on n’est pas en train d’assister à l’avènement de l’ère pressentie par le père du troisième Reich…? En effet, difficile de ne pas reconnaître dans l’air du temps de ce nouveau siècle l’écoeurement du jeune Adolphe devant le cosmopolitisme de la Vienne du siècle précédent. Il semble désormais s’avérer que les gens ne puissent plus tolérer de vivre qu’avec ceux dont ils partagent les gènes, la culture et la langue. Je me demande aussi quelle valeur accorder aux prétentions d’un pays appréhendé lorsque celui-ci s’est constitué une nouvelle majorité sur un territoire donné, par voie de migrations, à l’encontre de l’intérêt des «natifs», si toutefois ces mêmes «natifs» seraient en droit de se plaindre, n’étant pas eux-mêmes issus de plus ou moins récentes émigrations. Ainsi, les USA devront-ils un jour faire cession d’une part importante de leur territoire aux mains d’hispanophones devenus majoritaires et, le cas échéant, pourront-ils se plaindre eux qui ont conquis l’Amérique au détriment des Amérindiens et des Mexicains, par voie d’émigration armée? Et quoi pour la France quand une majorité organisée d’irréductibles Maghrébins et autres Africains exerceront la force de leur poids démographique sur la totalité ou une portion importante de son territoire pour l’amener dans le giron de leur communauté ancestrale? Finalement, au sujet des Osséties de ce monde, je me demande si une limite minimale d’habitants ne serait pas à trouver pour convenir à ce qu’on peut réalistement appeler un pays? Comment ne pas sourire aux prétentions russo-ossètes(27,000 habitants) quand un pays comme la Chine, avec son milliard d’habitants, se contenterait du même titre. Chez nous au Québec, on n’appelle pas un ruisseau «rivière», ni une rivière«fleuve».

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  6. UN chouka

    02/09/2008

    Cela n’a pas d’importance, mais je partage votre avis ,ce qui ne semble pas etre celui de bien des  blogs" surement hypocrites"……. que j’ai visité ?

    De mon point de vue, ,je me demandes si la Géorgie,entre autre aprécie bien une entrée dans l’otan?Couteux, et risqué en ces temps de récétion a l’ouest surtout,mais aussi libèrticide pour des gens qui ne souhaitent peut etre pas etre au centre d’une zone pétrolière chaude  qui en fin de compte leurs passent au dessus de la tête finalement ?

    Pour la vie des populations d’ici ou de là, qui se trouvent sous les bombes, c’est cèrte injuste,mais je crois que de toute façon,elles ne comptent pas plus que d’autres ,dans les calculs d’intérets  de ces bélligérants ?

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  7. Anonyme

    02/09/2008

    Révisez votre histoire mon seigneur

    Les kurdes furent toujours le bras armé de l’ islam  (Sel El Din) et aussi des turcs, génocide arménien.

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  8. Pierre LANCE

    02/09/2008

    À SAS : J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Il y a 50 ans que je refuse d’entrer en franc-maçonnerie, malgré les nombreuses sollicitations dont j’ai été l’objet. Eh bien, grâce à vous, je vais certainement changer d’avis. Car je me suis dit : Des gens dont SAS est à ce point obsédé ne peuvent pas être vraiment mauvais. À grepon le texan : Durant la guerre de 14-18, les Turcs, alliés des Allemands, furent battus avec eux. En partie grâce aux actions de harcèlement conduites contre eux par les Kurdes, financés par les Alliés. Les Kurdes espéraient ainsi gagner leur indépendance. En 1924, les puissances occidentales garantirent dans un traité l’indépendance du Kurdistan. Et, bien entendu, ne tinrent jamais leur promesse. Il n’y a aucun besoin de faire un référendum chez les Kurdes, mon cher grepon. Ils sont tous indépendantistes. Mais les Turcs ne veulent pas reconnaître leurs droits. Les Européens ne font rien pour aider les Kurdes, trop occupés qu’ils sont à faire risette aux Turcs. Quant aux Américains, ils s’en foutent complètement. Vous êtes certainement un très bon citoyen américain. Il est vrai que les Américains se sont battus en divers endroits du monde pour défendre la liberté, et notamment la nôtre, à nous Européens. Nous leur en serons toujours reconnaissants. Mais c’est rendre un mauvais service à ses amis que de fermer les yeux sur leurs fautes. Les Américains (disons plus justement l’Etat américain, qu’il faut différencier des citoyens) ont également soutenu de nombreuses dictatures sud-américaines ou asiatiques qui étaient des bandes de voyous. Pour empêcher le communisme d’avancer ? Sans doute, mais était-ce le bon moyen ? N’ont-ils pas plutôt servi le communisme de cette façon ? Quand on veut être dans le camp des bons, il ne faut pas s’allier avec des mauvais, parce qu’alors on perd son âme. Amitiés.

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  9. grepon le texan

    01/09/2008

    "on peut faire un référendum pour en être sûr. C’est ce que j’ai proposé dans mon article. Je me demande pourquoi on complique tous ces problèmes à plaisir, jusqu’à ouvrir des conflits et faire des milliers de victimes, alors qu’il suffit de s’en tenir au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,"

    D’accord, allons accorder un referendum et la vrai possibilite de l’independance aux Kurdes aussi?  Il n y a que a organiser des referendums libre et representantif, y compris les femmes je suppose car nous sommes droits-del-lommistes, le tout observe par des instances prive(NGO) et internationale(ONU et cie).  Ca se deroulerait en Turquie, Iran, et Iraq le meme jour.   Puis apres, les divers armees et polices de ces trois pays se retireraient paisiblement, dans le respect des droit des peuples a se disposer d’eux memes.

    Bien sur que c’est absurde.   Dans le cas de l’Iran car c’est une dictature(il faudrait envoyer la seule armee capable et present pour organiser ce referendum).  Dans le cas d’Iraq car c’est deja une democratie et nous connaissons, ou nous pouvons connaitre la reponse desormais.   Dans le cas de la turquie, il faudrait aller dire a un pays souverain et moyenment democratique ce qu’ils doivent faire avec une province qui pour eux a peut-etre une valuer strategique fondamentale pour leur securite, de leur point de vue, que sais-je?   Et, remarquez que nous parlons avec les Kurdes de millions, et d’un culture bien differencie et tres ancien, et bien implantee.

    Dans le cas de la Russie, nous avons affaire a un pays tres peu democratique, avec de vieilles visees imperialistiques sur ce coin du monde, motivee aujourdhui par le =control=(et non pas la libre echange) des enormes ressources de gaz et petrol du coin.  Ils ont alors donne armes et coordination, puis support strategique a des milices en Ossetie qui ont commence le tout avec des bombardments severes et continue, meurtres, destructions a grande echelle.   Leur facon d’y aller, ainsi que celle des Russes, etait strictement anti-democratique, unilateral, meurtriere.   Ill ny avait aucun referendum.  Supposons qu’ils avait gagner leur independance ainsi:  a la suite de leur victoire, les departements en question ne seraient pas "independant" d’aucune maniere.   La Russie ne cherche pas a donne de l’independance a qui que ce soit dans ce coin.  Remarquons, aussi, que 70,000 ames ne font pas un pays independant.   Ce n’est meme pas la population d’une ville de nos jours.   Que devient de la propriete prive des minorites, boites privees, et autres avec maisons, actifs, contrats?   Tout ca tombe dans les mains du gouvernement militarise, et ou dans les mains des peuples moins authentiquement pure souche, etc.   La loi du plus fort, pas d’une pays sous regne de la loi.

    Non, tout ceci est un jeu Russe machiavellique a souhait:   Ils se disent etre la pour proteger les minorites.   C’est quand meme de la Russie que nous parlons ici.  Ils ne depensent pas tresor et credit sur un projet comme ca pour des raisons humanitaire et droit de l’hommiste.   Pas du moins, dans le memoire des vivants. 

    Les Etats-Unis par contre, sont alle defendre, a raison ou a tort, toute sortes de ges contre d’autre gens, dans des coins sans aucun valeur strategique.   Apres les victoires(il y en avait beaucoup) nous nous sommes retires, ou bien nous avons reste sur place sur des decennies pour guarantir la liberte des pays du coin(genre, l’Europe de l’ouest dans son entier).   Ceux qui essaient de dire que les agissements Russe ou Etats-Uniens sont a pied egale sur le plan morale se rediculisent devant une montagne d’exemples et contre-exemples.    La Russie n’a pas change apres la chute de son empire "sovietique".   Ils sont toujours une grosse kleptocratie paranoiaque.

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  10. sas

    01/09/2008

    A pierre qui roule….

    Encore un domaine ou le champion toutes catégories de la réthorique livresque excelle…..

    LES CORSES,les bretons,les martiniquais,les guadeloupéens……souvents droits communs ou maçons……ne veulent pas de l indépendance…..seul le statut bâtard et dérogatoire leurs suffient à alimenter les racailles régnantes et baroniques locales…..a s enrichir en captant les transfert financiers organisés de hautes mains….un statut associé etant la perfection née puisque qu’il n y a plus que des dus et aucun devoirs……la décentralisation en est le modèle parfait…..toujour la main tendue et dès qu’il y a contrainte et ajustement……c’est l’explosion des 4 manches à couilles vociférants et ultraminoritaires……et un droit d’exception…..

    …..DE SPECIFICITE qu’ils disent….

    …….plus la ripoublique est faible et plus les gouppes maffieux locaux sont forts……c’est une strétégie maçonnique connue pour ceux qui savent regarder……en faire l’éloge est ou de la stupidité à l état pure ou de la complicité….

    point trait sas 

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  11. Pierre LANCE

    01/09/2008

    À Gus : Est-ce que les Basques demandent en majorité leur indépendance ? Je ne crois pas. Est-ce que les Corses demandent en majorité leur indépendance ? Je ne crois pas non plus. Mais pour en être sûr, il faudrait le leur demander. Et si la majorité d’entre eux se déclarait pour, il faudrait la leur accorder immédiatement. Bien entendu, ils pourraient également choisir l’autonomie associée, ou tout autre formule à leur convenance. La France pourrait également devenir fédérale, ce qu’elle aurait dû faire depuis longtemps, en gagnant sur tous les tableaux. Par ailleurs, est-ce que les Kosovars réclamaient l’indépendance ? Oui, sans le moindre doute. Donc il fallait la leur accorder. Est-ce que les Ossètes et les Abkhases demandent leur indépendance ? Cela semble incontestable, mais on peut faire un référendum pour en être sûr. C’est ce que j’ai proposé dans mon article. Je me demande pourquoi on complique tous ces problèmes à plaisir, jusqu’à ouvrir des conflits et faire des milliers de victimes, alors qu’il suffit de s’en tenir au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, que tout le monde respecte en paroles et piétine en actes. Si chaque homme avait la patrie qu’il souhaite, sans empiéter sur aucune autre, ah que le monde serait beau ! Mais nous ne sommes pas encore sortis de la barbarie…

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  12. Galahad

    31/08/2008

    A Pierre Lance :
    Si l’on peut faire un parallèle entre le Kosovo et l’Ossétie, alors peut-être peut-on espérer que tous les russophiles et serbophiles inconditionnels qui peuplent ce forum (et dont vous n’êtes pas, je le sais) cessent enfin de nous pomper l’air avec le Kosovo ? Puisqu’évidemment, si l’Ossétie et ses 70.000 habitants obtiennent l’indépendance,  il doit être légitime qu’on l’ait concédée aux  2 millions de kosovars, n’est-ce pas ?

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  13. Pierre LANCE

    31/08/2008

    À Jean-Pierre : Alors, selon vous, constater que Bush est un idiot, ce que la planète entière sait depuis longtemps et que les Américains eux-mêmes ont fini par comprendre, ce n’est que de la « propagande socialo communiste islamofasciste et autres capitulards » ? Etant donné que je ne suis ni socialo ni communiste ni islamo ni fasciste et encore moins capitulard, comme tous ceux qui me lisent le savent, le moins qu’on puisse dire est que vous marchez à côté de vos chaussures. À Nemo : Vous pourriez être plus clair ? À Tous : On doit bien évidemment faire le parallèle entre le Kosovo et l’Ossétie. Il est parfaitement risible que les Occidentaux aient voulu accorder l’indépendance au Kosovo et la refuser à l’Ossétie et à l’Abkhasie. C’est totalement contradictoire et c’est vraiment faire deux poids deux mesures. Et c’est surtout ne vouloir tenir compte de la volonté des peuples que si ça nous arrange.

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  14. GUS

    30/08/2008

    Dans le droit fil de ces divers points de vue, et après le Kosovo, on ne voit pas du tout pourquoi les Basqques ne demandent pas leur independance: apres tout, ils sont aussi à cheval sur une montagne qui sert de frontière entre France et Espagne, et ils parlent la mème langue. Et puis, c’est une nation…

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  15. kozak

    30/08/2008

    Grepon le Texan.

    Vous me parler de propagande russe, mais à entendre la plupart des américains parler, il me semble qu’il existe bien une propagande américaine,à laquelle adhère une large partie des citoyens, avec des phrases telles que : la victoire du bien contre le mal, nous sommes les gentils et les autres sont les méchants,…

    Comment vous permettez de dire que l’indépendance du Kosovo n’a rien à voir ? Vos arguments : ce n’est pas le même coin, pas la même affaire. Votre mauvaise foi me laisse sans voix. Au contraire, c’est bien la même affaire.

    La Serbie est un pays souverrain et le Kosovo appartenait bien à la Serbie. Certes une partie de la population du kosovo (la majorité albanaise) désirait l’indépendance de la région. Eh bien, les américains par le biais de l’OTAN sont venus s’immiscer dans cette affaire et ont tout fait pour l’autonomie de cette région. Pour la Georgie, ça a été le même principe. Les Russes ont reproduit avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, la formule utilisée par les US, quelques années plus tôt. Par contre, là les américains, ça ne leurs plait . Nous ont a le droit mais pas les autres parce que c’est nous qu’on est les gentils et les autres c’est des méchants.

    L’Irak, c’était autre chose. C’était la lutte contre le terrorisme, ou plutôt, la lutte POUR le terrorisme, car depuis l’invasion de l’Irak par les US, des attentats terroristes ont lieu tous les jours, mais ça ce n’est pas grave, c’est loin, c’est en Irak. La guerre a fait plusieurs centaines de milliers de mort du côté irakien. Aucune imporatance allez vous me répondre Grepon. Ah oui, j’oubliais l’argument US : "c’était les méchants". Mais grâce à votre intervention, c’est l’Iran qui va se faire une joie de faire de l’Irak une république islamiste.

    Au fait, pourquoi les USA n’ont pas attaqué l’Arabie Saoudite au lieu de l’Irak. L’Arabie Saoudite est bien le noyau de l’intégrisme islamique. C’est elle qui finance les attentats. Pour preuve, lors des attentats du 11/9, la majorité des terroristes étaient Saoudiens, mais par contre par un seul Irakiens. Que fait Bush, il attaque l’Irak en pretextant la lutte contre le terrorisme, qui est la version officielle. Mais quelle est le version officieuse ? Récupérer le pétrole irakien. BUSH possède de nombreux amis haut placeés dans des sociétés évoluant dans les secteurs de l’armement et du pétrole , alors peut être exploser le bénéfice de ces société sur le dos du contribuable.

    BUSH vous a MANIPULER.

    De plus, BUSH entretient des relations étroite avec la famille BEN LADEN, non ? Il est bizarre, d’ailleurs, qu’avec tous les moyens mis en oeuvre pour retrouver Oussama, celui ci court toujours. A moins que ce dernier ait des alliés au sein de gouvernement US.

    Non ce n’est pas possible, car les USA sont les "gentils".

     

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  16. Anonyme

    30/08/2008

    La Géorgie porte plainte contre la Russie pour ses crimes d’extermination

    La Russophobe, 14 août  2008

     

    Georgian Daily signale:

     

     

     

    Aujourd’hui,  le gouvernement de Géorgie  a déposé  une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale à La Haye  contre la Fédération de Russie  pour actes supposés  de nettoyage ethnique menés  sur le territoire de la République de Géorgie de 1993 à 2008.

    Le dossier a été déposé pour le compte de  la Géorgie par son conseiller juridique Payam Akhavan, Professeur de Droit international à l’Université McGill de Montréal, au Canada. 

    Le Pr Akhavan  est un expert mondialement connu de la question des crimes de guerre  et du Droit international relatif aux atrocités.

    Il a été  le premier conseiller juridique  du bureau du Procureur des Tribunaux Pénaux Internationaux  pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda,  et il a joué  un rôle-clé dans le développement de sa jurisprudence fondatrice.

    La plainte  se fonde sur un traité international des Nations Unies sur les Droits de l’homme,  et affirme  que depuis les années 1990  jusqu’à l’invasion récente de la Géorgie,  la Russie  a soutenu le nettoyage ethnique de Géorgiens par les forces séparatistes  des régions d’Abkhazie et d’Ossétie du sud,  en fournissant des armes, en recrutant des mercenaires, et par l’intervention directe des propres forces armées de la Russie,  avec pour effet des atrocités  sur une grande échelle  contre les civils géorgiens.

     

    Depuis les cessez-le-feu des années 1990,  les forces russes "de maintien de la paix"  n’ont cessé  de nier aux 300 000 personnes déplacées le Droit de rentrer chez elles,  et les initiatives récentes de la Russie pour démembrer le territoire de la Géorgie  en reconnaissant les autorités séparatistes,  et la récente invasion russe de la Géorgie  visent à perpétuer la démographie ethnique  et l’indépendance des territoires séparatistes.

    La Géorgie demande à la Cour de déclarer que la Russie  a agi contre le Droit international,  qu’elle doit s’abstenir de tout soutien aux autorités séparatistes,  y compris  en retirant l’ensemble de ses forces de Géorgie,  et que la Russie doit payer des réparations à la Géorgie pour ses actes contraires au Droit. 

     

    Quant au Professeur Akhavan,  il a déclaré :

     

    “Ce procès historique  est l’expression de la conviction de la Géorgie que sa cause  est juste au regard du Droit international. La propagande russe n’a cessé d’accuser la Géorgie d’agression et de génocide.  Il sera désormais prouvé  devant la Cour  que, sans doute aucun,  c’est le peuple de Géorgie qui est victime  du soutien de la Russie  au séparatisme  et au nettoyage ethnique. 

    Si la Russie  a le moindre respect pour le Droit international,  elle portera  ses différences d’opinion devant la Cour  plutôt que d’imposer sa volonté  par la violence contre un bien plus petit voisin.”

    Répondre
  17. Sebaneau

    30/08/2008

    Pourquoi, derrière un faux nez,  Moscou attaque en Ossétie du sud

    par Vladimir Socor, Eurasia Daily Monitor, 8 août 2008

     

    Comme prévu (voir EDM, July 11, August 4)  Moscou vient,  derrière un faux nez,  de lancer une opération militaire offensive contre la Géorgie en Ossétie du Sud.  Quoique  le coup  ait été attendu en haute Abkhazie,  et pourrait encore s’y matérialiser,  la Russie  a changé  la direction de l’attaque  vers le front d’Ossétie du Sud. 

    Les attaques impudentes  pendant la nuit du 7 au 8 août  en Ossétie du Sud  n’ont pas laissé  à Tbilissi d’autre choix  que de riposter.  Pour la Georgie,  se retenir plus longtemps se serait traduit par des pertes humaines,  territoriales et politiques  irréparables. 

    L’opération militaire  et de propagande de Moscou présente  les traits  caractéristiques de ses deux Biltzkriege  de Transnistrie  en 1992  et d’Abkhazie  en 1993.    

    La réponse défensive de la Géorgie  en Ossétie  du sud  à partir du 8 août  est conforme  au prérogatives  de cet Etat en Droit international  et militairement adaptée aux attaques subies.

    C’est habituellement en août,  lorsque les fonctionnaires européens sont en vacances, que la Russie  monte  des incidents militaires contre la Géorgie.  Cette année,  cependant,  les opérations sont systématiques,  plus longues,  et placées  considérablement plus haut sur l’échelle de l’escalade  que lors des années précédentes.

    Après  avoir,  au printemps,  concentré des forces supplémentaires en Abkhazie,  et y avoir renforcé  son infrastructure militaire,  Moscou  a reporté  le processus d’escalade sur l’Ossétie du sud. 

    Le 3 juillet une tentative d’assassinat  avait visé  Dmitry Sanakoïev,  chef de l’administration intérimaire d’Ossétie du sud,  qui contrôlait un tiers du territoire de la région.  L’explosion a blessé les gardes du corps de Sanakoïev.

    Le 9 juillet Moscou  a ostensiblement reconnu que quatre avions de l’armée de l’air de Russie  avaient été envoyés en mission au-dessus de l’Ossétie du sud.  Cette opération visait à dissuader la Géorgie  d’y faire voler des avions sans pilote,  pour aveugler Tbilissi  sur les mouvements  militaires de la Russie  et de ses substituts  dans la région.  Une série d’attaques  à la mine  ont visé les patrouilles de police géorgiennes.  

    Pendant la première moitié  de juillet  et les premières journées d’août,  les troupes ossètes  des autorités ossètes dirigées par Moscou ont tiré  à plusieurs reprises sur des villages contrôlés par la Géorgie,  forçant la police géorgienne à riposter pour les défendre. 

    Entre-temps,  les médias  contrôlés par Moscou  orchestraient une hystérie sur le risque de guerre,  accusant la Géorgie  d’avoir l’intention d’attaquer.  Dans le nord du Caucase  et en Russie même,  les chefs cosaques  payés par le gouvernement  menaçaient d’envoyer des "volontaires" combattre contre la Géorgie. 

    Les autorités d’Ossétie du nord,  qui connaissaient apparemment  les plans de Moscou,  se montraient nerveuses  à la perspective  de se trouver  mêlés  à une opération militaire majeure  par procuration à leur frontière sud.

     

    Les buts  de l’opération militaire de Moscou  sont triples :

     

    L’objectif immédiat est de rétablir l’autorité des formats de négociation et de "maintien de la paix"  contrôlés par la Russie. 

    En tirant sans relâche sur les positions géorgiennes  et en escaladant l’intensité des tirs  avec chaque jour qui passe,  Moscou espère forcer la Géorgie  à se résigner  à ces formats sous contrôle russe  pour alléger la pression.

    En outre,  Moscou veut forcer Tbilissi  à reconnaître à la Russie un rôle dirigeant comme "garante"  d’un règlement final.

     

    Le but de Moscou est ensuite,  dans un cadre temporel coïncidant avec le premier,  de capturer  les villages contrôlés par la Géorgie en Ossétie du sud.  

    Le modèle des attaques  depuis le 6 août indique  une intention de réduire à l’insignifiance  le territoire  administré par Sanakoïev,  voire de l’expulser complètement  d’Ossétie du sud. 

    Si elle réussit,  cette entreprise  pourrait bien être reproduite en haute-Abkhazie  par les forces russes  et leurs faux nez  tentant d’évincer  les autorités loyales à Tbilissi.

     

    L’objectif politique stratégique  est de dissuader l’OTAN  d’approuver un Plan d’Action pour l’Adhésion  (Membership Action Plan) pour la Géorgie aux réunions de l’alliance  en décembre 2008 ou en avril 2009.  Plus immédiatement,  Moscou tente de faire capoter  la visite d’évaluation du Conseil de l’Atlantique Nord en Géorgie,  prévue pour septembre,  ou au moins d’influencer  les conclusions de cette visite  sur les qualifications de la Géorgie  pour un MAP. 

    Comme au sein de l’OTAN  les partisans  de la "Russie  d’abord"  prétendent que les conflits non résolus disqualifieraient la Géorgie pour un MAP,  la Russie  vise à démontrer que ces conflits ne le sont pas,  résolus. 

    L’incapacité de l’OTAN, au sommet d’avril 2008,  à  admettre la Géorgie dans un MAP  a encouragé  la Russie  dans l’escalade de ses opérations militaires contre la Géorgie. 

     

    Moscou tente aussi de saigner économiquement la Géorgie par des opérations militaires prolongées.  La Russie ne peut pas tolérer  à sa frontière  le succès économique  d’un gouvernement pro-occidental.  Conscient,  en outre,  du fait que  le gouvernement géorgien rend des comptes  à son opinion publique,  Moscou tente de forcer ce gouvernement à choisir  entre céder au risque d’un contrecoup à l’intérieur  et,  sinon,  de répliquer dans une coûteuse confrontation.  

    Les similitudes avec les interventions russes  au début des années 1990  en Transnistrie  et en Abkhazie  sont imparables.  Dans ce scénario,  les médias russes  créent une atmosphère  d’hystérie,  de guerre imminente,  dépeignant le petit pays  visé par l’attaque comme un dangereux agresseur. 

    Des troupes fantoches  armées par la Russie,  déjà installées  sur le territoire de la nation visée,  s’en prennent  alors  aux localités et aux sièges de l’autorité. 

    Des cosaques,  et des "volontaires"  du nord-Caucase  sont envoyés.  Les dirigeants russes  peuvent prétendre  que les attaquants  agiraient de leur propre chef,  en-dehors du contrôle de Moscou. 

    Le renseignement militaire russe coordonne l’opération,  tandis que les forces aériennes et terrestres  fournissent la couverture,  intervenant directement  si le pays-cible  se défend.

    Dans l’étape finale de ce scénario,  des forces russes de "maintien de la paix"  perpétuent les conquêtes réalisées  sur le terrain.  Pendant toute la crise,  la plupart des gouvernements occidentaux  sont désorientés  et réagissent sans pertinence  en prônant la modération "aux deux parties",  et finissent par  tolérer  les faits accomplis par la Russie. 

     

    C’est ce scénario-là  qui a commencé  à se dérouler en Ossétie du sud  à la fin de juillet.

     

    Vers  le 6 et le 7 août,  des troupes  fantoches puissamment armées  ont ouvert le feu sur des villages de Géorgie,   pendant que les autorités  sécessionnistes refusaient de parler avec Tbilissi. 

    Les attaquants  ont commencé par détruire  les antennes  de communication du système géorgien de téléphone mobile.  Des armes et des groupes paramilitaires  ont alors déferlé en Ossétie du sud  depuis  la Russie,  à travers le tunnel de Roki contrôlé par la Russie. 

    Les fonctionnaires russes en Géorgie  ont prétendu que les assaillants  échappaient au contrôle de la Russie.  Cependant les dirigeants moscovites,  pour leur part,  justifiaient  les attaques directement et indirectement  en accusant la Géorgie d’agression. 

    (Interfax, Itar-Tass, Télévision Russe, 4-7 août).

     

    Le 7 août à 19h00 locales,  le Président géorgien Mikheil Saakachvili  a fait une déclaration en direct à la télévision nationale,  annonçant un cessez-le-feu unilatéral  et demandant à l’autre partie  de cesser à son tour les hostilités. 

    En des termes hautement conciliants,  le Président Saakachvili  appelait à des négociations "sous toutes les formes", réaffirmant son offre déjà ancienne d’une pleine autonomie  pour l’Ossétie du sud,   proposé  que la Russie soit garante de cette solution, offert une amnistie générale  et plaidé pour une intercession internationale pour mettre fin aux hostilités.

    (Rustavi-2 TV, 7 août).

     

    A la suite du discours de Saakachvili,  les attaques  contre les villages géorgiens  se sont intensifiées.  Le village d’Anevi a été presque complètement détruit,  Tamaracheni  et Prissi bombardés,  et le poste de police de Kurta,  siège de l’administration Sanakoïev,  écrasé par des tirs d’artillerie.  Les civils  ont commencé à fuir les villages. 

     

    Ces assauts  ont forcé  Tbilissi à entreprendre des actions défensives. 

    Le 7 août vers  22h30 locales les Géorgiens ont répliqué  aux tirs.  Pendant la nuit,  les forces géorgiennes,  y compris  des colonnes blindées  ont fait mouvement vers Tskhinvali, le centre administratif  des autorités sécessionnistes.  Ces opérations  ont stoppé  la répétition,  en 2008,  d’un scénario de type 1992-1993. 

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  18. ozone

    30/08/2008

    Quand méme,le bouffe cravates avec un drapeau de l’urope a coté.

    Vraiment ridicule et grotesque.

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  19. EIFF

    29/08/2008

    "Pour le Kosovo, en s’en tape d’aillieurs.  Ce n’est pas le meme affaire, pas le meme coin.  Aucun interet a meler ca a ceci" … Ah la bonne blague, vous êtes un sacré farceur Grepon !

    Aucun rapport, à part les pipelines et la colonisation militaire des américains pour encercler la Russie. Sur ce coup là les américains n’ont pas été trés malins, la CIA et le MI6 ont beau sortir des montages 1 mois après les faits, des agents américains impliqués dans l’agression georgienne ont été arrêtés, des instructeurs israeliens ont été pris en flagrant délit de collaboration avec les autorités géorgiennes au moment de ces événements, des plans et des ordres d’attaques préparés de longue date ont été dévoilés, et les peuples Ossète et Abkhaze se sont exprimés.

    Les mondialistes anglo-saxons ne montrent pas autant d’empressement lorsqu’il s’agit de règler le problème du Golan, de Chypre ou de l’Irak.

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  20. bob

    29/08/2008

    Ceci a au moins le mérite de nous rappeler que : Il ne faut pas faire chier les Russes. Il ne faut surtout pas jouer au con avec les Russes . Poutine est un cactus. Il n’y aurait pas une sombre histoire de pipeline dans ce coin là d’ailleurs ?

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  21. grepon le texan

    29/08/2008

    "Grepon Le Texan, tu as l’air d’être 100% pro américain, sans aucun regard objectif sur la politique internationale menée par les US"

    Quelle rapport avec l’affaire Georgie contre Russie, hein?    La propagande et l’ignorance ont donne que beaucoup de monde dans le ouest sans sous l’illusion qu’il y a faute des deux cotes.   Il y a de fortes evidences, je vous dit, qui point du doigt le jeu Russe, tres ancien dans cette affaire.   L’invasion Russe et l’action Russe a predate les actions militaire Georgien, alors que tout plein de sources officieux ou journaleux presentent l’explication Russe a poid egale ou mieux.  Il y a meme des cons qui veulent impliquer Bush, qui aurait encourage les Georgiens a y aller, histoire farfelue qui gagne en credibilite tout de meme si on est pret a avaler l’histoire version Russe, ou c’est les Georgiens qui ont commence.

    Pour le Kosovo, en s’en tape d’aillieurs.  Ce n’est pas le meme affaire, pas le meme coin.  Aucun interet a meler ca a ceci.   Pfffft.    Moonbats.

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  22. kozak

    29/08/2008

    Pour rigoler un peu :

    Tiré du site LCI (http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,4056004,00-pourquoi-bush-laisse-t-il-les-russes-envahir-les-etats-unis-.html)

    Alors que le conflit qui oppose la Russie et la Géorgie fait la une de tous les journaux depuis deux semaines, des citoyens américains font part de leur inquiétude sur le forum Yahoo Answers. Quelques internautes, dont les connaissances en matière d’actualité et de géographie sont à revoir,  se demandent comment le président Bush a pu laisser des troupes russes entrer aux Etats-Unis et envahir l’Etat de Géorgie sans réagir. En effet, la Géorgie n’est pas seulement un pays situé sur la côte est de la mer Noire mais aussi l’un des cinquante états des Etats-Unis dont la capitale est Atlanta.
     
    Ainsi, sur le forum , Kevin (message disponible sur le site) ne comprend pas « pourquoi les Etats-Unis regardent les russes envahir l’un de leurs états » et interroge les autres internautes sur la position des troupes russes  par rapport à Atlanta. De son côté « Q », (voir le message en anglais) qui a planifié un week-end en Caroline du sud se demande s’il est prudent de passer par les Géorgie et ne comprend pas que les troupes Russes, arrivées par la mer, ai pu progresser si vite vers l’intérieur du pays. Les réactions n’ont pas tardé à être postées sur le forum par quelques internautes mieux informés. lls ont aussitôt rassuré leurs compatriotes, leur offrant, par la même occasion un petit cours de géographie.

     

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  23. EIFF

    28/08/2008

    Oublié le Dalaï-lama, oublié l’indépendance du Tibet, oublié le Kosovo, les Américains et leurs sous-fifres Europééns ont décidé de fêter la fin de l’administration Bush en se faisant du russkof et en refusant aux peuples Ossète et Abkhaze la liberté … et la Géorgie cocufiée par cette Europe grande gueule et nombriliste … Les Géorgiens pourront toujours méditer sur le sort de toutes les guerrillas asiatiques en lutte contre le communisme et les dicatures lâchées du jour au lendemain par les Américains "libérateurs"… C’est quand même assez pitoyable de voir cette grande nation américaine venir se prosterner en permanence devant toutes sortes de petits lobbies pour leur assurer le service après-vente, et finalement pour un résultat nul ou décevant comme en Israel ou au Kosovo.

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  24. Nemo

    28/08/2008

     

    A P. Lance… Hitoriquement…CQFD.

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  25. François

    28/08/2008

    Kozak, tu n’as pas compris, Grepon est un vrai américain avec flingue à la ceinture et tout et tout. Comme dans les films, alors tu penses s’il est 100% pro américain.

    Tout ça n’est qu’un juste retour des choses. Les ricains jouent avec le Kosovo, les Russes avec l’Ossétie, le roue tourne et les néocons se la prenne dans la tronche…

    Pendant se temps les fiers chevaliers de l’UMP, Sarko en tête, se contentent de cirer les pompes, comme d’habitude et de créer une nouvelle taxe sur le capital. Qui a dit que ces couillons étaient de droite?

    Cordialement,

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  26. kozak

    28/08/2008

    Grepon Le Texan, tu as l’air d’être 100% pro américain, sans aucun regard objectif sur la politique internationale menée par les US : la guerre en Irak, l’indépendance du Kosovo,…

    La Russie montre sa puissance, permettant ainsi un équilibre des forces. Eh bien oui, les américains ne peuvent pas décider de tout, n’importe ou.

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  27. Jean-Pierre

    28/08/2008

    ça finit par être chiant cette propagande socialo communiste islamofasciste et autres capitulards de nous rabacher que G W Busch serait sot…. alors que nos pseudo intelligences ont étées si calamiteuses en baissant constamment leurs frocs et en perdant notre honneur, ce qui n’empêchera nullement les guerres qui nous sont déclarées et que ces "intelligents" nous feront perdre.

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  28. EIFF

    27/08/2008

    La Russie n’a fait que son devoir et a rendu justice aux peuples Ossètes et Abkhazes agressés, les Europééns, d’abord prudents, avec la sortie plutôt équilibré de Sarkozy au début de la crise, se sont finalement alignés aveuglément sur la propagande belliqueuse et russophobe américaine, se discréditant totalement par leur ton partisan et incohérent comparé au précédent kosovar.

    L’Anschluss du satané Saakachvili a bien failli mettre en péril la paix du monde et nous a démontré que les Occidentaux n’ont strictement rien compris à la nouvelle Russie libérée du communisme et des élites décadentes.

    Ces Occidentaux sûrs d’eux-mêmes et dominateurs vivent dans leur bulle et distribuent les bons points du haut de leur tour d’ivoire, s’octroyant le rôle de juge et partie sans se rendre compte de leurs méfaits et leurs injustices. Leurs réflexes hystériques hérités de la guerre froide démontrent qu’ils n’ont pas su créér une relation de confiance avec la Russie et qu’ils se sont créés l’équivalent du défunt  mur de Berlin à Washington et Bruxelles … Ce XXIème siècle consistera certainement à ébranler ce nouveau mur de Berlin arrogant qui s’est érigé à Washington et à Bruxelles.

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  29. grepon le texan

    27/08/2008

    L’idee que la Georgie a force les Russes de reagir est une pure construction de propagande.

    La verite est inverse:  http://michaeltotten.com/

    C.A.D. que le commencement des hostilites a ete du cote Russe, tres clairment.  L’apparance contraire est du pure propagande, combine a l’ignorance des pays lointains. 

    Tres probablement, pour cette article, Pierre Lance s’est instruit seulement a partir de ce qu’il a pu lire en France avant de raler sur le stupidite des georgiens (et de Bush en passant, bien sur).  Admettons tout de meme.  L’interet compris par la presse aux Etats-Unis c’etait autant les reactions des candidats presidentiels que les evenements eux memes, ou encore moins les reactions de Bush et Rice ou ce figure francais curieux a cote d’elle lors du photo-opp.

    Perso, le lecon a retire est que la Russie est toujours un danger lors de son declin en cours.  Le petrole et le gaz achete par les Europeens alimente une tyrannie que n’a pas d’autres supports economiques que ca.   Leur interet a dominer ce coin du monde par tous les moyens, est evident.   Ils misent sur le petrole et le gaz du coin.   Ceci est a opposer a ce que l’Amerique fait dans le golfe, c.a.d. d’enforcer la liberte de navigation des mers et l’air, guarantir la securite des divers pays contre les tyrans du coin, etc, pour que tout le monde peut acheter librement le gaz et le petrole de ces pays.    La Russie veut profiter de son intervention, par moyen de ces boites petrolieres.   C’est une version bien plus hard, disons, des plans de Total dans l’Iraq, a l’epoch ou Chirac a oppose le renversement de Saddam.

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  30. MIMILE

    27/08/2008

      J’ai exactement la même impression Lance Pierre.

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