Les Français sont-ils prêts à faire la guerre à l’Iran ?

Posté le novembre 22, 2007, 12:00
8 mins

Dimanche 16 septembre, notre ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner, déclarait sur une radio qu’un recours à la force contre l’Iran pouvait s’avérer nécessaire si cet État s’obstinait à poursuivre sa quête de l’arme nucléaire : si toutes les actions diplomatiques devaient échouer, on devrait se « préparer au pire », c’est-à-dire la guerre ! Mot ô combien tabou dans notre pays, et sur notre bon vieux continent…

Je ne tenterai pas de faire l’apologie « de cette manière de faire de la politique par d’autres moyens », mais je mettrai en relation les propos du ministre et les faits sur le terrain, et ensuite disserterai sur l’opinion française en cas de conflit.

À mes yeux, la République islamique demeure un des États les plus pernicieux de la planète pour notre culture occidentale et donc à surveiller de près à défaut de le mettre hors d’état de nuire. Je me réjouis donc des déclarations du locataire du Quai d’Orsay. Mais sur quoi reposent-elles ?

Seule, la France n’a hélas aucunement les moyens militaires d’intervenir. Alliée avec les États-Unis, cette mise en garde belliqueuse peut davantage apparaître sérieuse. Avec plusieurs porte-avions sur zone, des bases stationnées sur tous les territoires frontaliers de « l’État voyou », des repérages effectués par des Forces spéciales, les forces armées des USA sont aux aguets. La frappe aérienne d’Israël précédée d’une action de la Sayeret Larkal (unité spéciale) en Syrie pour détruire une usine d’armement et récupérer du matériel d’origine nord-coréenne relevant de l’activité nucléaire, est aussi une mise en garde à Téhéran.
Quant à la France, elle a, en août dernier, rapatrié ses six Mirages 2000 D et ses six Mirages F1 CR du Tadjikistan à Kandahar, en Afghanistan, sous commandement américain : une économie pour Paris, mais peut-être aussi un moyen de se rapprocher des frontières de l’Iran ; concernant notre Aéronavale, le Charles de Gaulle est en révision pour plus d’un an ; notre Armée de Terre est à flux tendu avec plus de 12 000 hommes en Opérations extérieures (OPEX). Si nous devions jouer un rôle dans une quelconque intervention militaire dans les prochains mois, il serait minime…

En revanche, le soutien diplomatique de l’Élysée serait pour Washington un atout certain, contrairement au refus de 2003 sur la question irakienne

Admettons que le conflit éclate et que le seul objectif des USA et d’Israël soit de détruire le potentiel nucléaire iranien et non d’envahir le pays avec l’appui direct ou non de Paris, quel serait le danger représenté par les Mollahs… ? Militairement, il est très faible (cf. n° 521 des « 4 Vérités Hebdo »), aucun des avions islamiques n’a la capacité d’effectuer un aller-retour Iran-Israël, et la supériorité occidentale est telle que toute contre-offensive est vouée à l’échec…

Par contre, il est fort probable que les Fous de Dieu utilisent des moyens détournés pour faire pression sur leurs agresseurs : attentats au Sud-Liban contre les forces françaises de la FINUL II avec leurs sbires du Hezbollah, attaques massives en Irak contre les Américains,… sans compter les attentats sur les territoires nationaux comme dans les années 1985-1986…

Comme toutes les opinions baignées depuis plus de soixante ans dans une paix qui leur semble éternelle, les Français ne craignent pas la guerre si elle ne les touche pas. Si ce ne sont que des « frappes chirurgicales » ou si une poignée de nos soldats y laisse la vie, cela ne nous empêchera pas de fêter Noël ou de bronzer sur la Costa Brava. Mais si les Mollahs exhibent des civils victimes de dommages collatéraux (ou mis en scène par Téhéran), une partie de l’opinion publique manipulée par quelques biens pensants et groupuscules de gauche pourrait faire pression sur le gouvernement pour se désengager.

Si des attentats de grande ampleur avec plusieurs morts dans nos villes devaient se produire, entraînant une riposte plus conséquente de Paris et donc un engrenage possible, je doute du soutien de nos compatriotes… Les 92 000 morts d’Indochine, tous engagés, ont fait pleurer peu de Français ; les Métropolitains ne se sont souciés des Événements d’Algérie qu’en 1956, quand Guy Mollet a envoyé les appelés dans les Aurès…
Or, l’attaque de deux Français en Algérie en septembre dernier et la mort de l’Adjudant Laurent Pica du 13e Bataillon de Chasseurs Alpin (BCA) en Afghanistan vendredi 21 septembre, revendiquées par Al-qaida, ne sont peut-être qu’un début de réponse à Bernard Kouchner…

20 réponses à l'article : Les Français sont-ils prêts à faire la guerre à l’Iran ?

  1. Anonyme

    30/11/2007

    Helios, merci beaucoup pour cette parfaite analyse de la situation iranienne.

    Je note l’influence particuliere du facteur "capitaux", ici petro-$$, dans cette situation, et ceci nous rappelle que l’URSS, traduisez le Communisme, s’est effondrée car ruinée, vaincue par sa tirelire vide plutot que par des missiles. Impressionnant que les dogmes et errences idéologiques et/ou religieuses des hommes, que leurs exces de toutes sortes, trouvent leurs limites dans les parentheses du "Grand Capital".
    Egalement, je note que le "Capital", qui se pose pragmatiquement en représentant et en gardien de la physiologie économique mondial, bien mieux que les démocraties, sait mettre en place ses défenses, en faisant en sorte, par exemple, d’assurer la continuité du flot pétrolier mondial, dont nous savons que la diminution aujourd’hui, serait le plus grave danger pour TOUTES nos économies. ( Baril a $200 aujourd’hui  =  1929 a la puissance 10  =  Millions de chomeurs dans tous les continents  =  désordres sociaux et identitaires probablement favorables a l’Islam) .

    Anyway, la position du président Sarkosy n’est guere originale; elle nous satisfait, en partie, car elle ramene la France dans le bon sens, dans l’ordre des choses, et corrige, au moins partiellement, les délires de l’administration Chirac.
    Si effectivement, cette nouvelle attitude Francaise, de pousse-un-peu, peut se montrer suffisante pour "emporter le morceau", c-a-d la chute du régime totalitaire Islamique en Iran, j’aurais souhaité un engagement plus prononcé, comme message aux Mollahs ET au Monde entier, qui aurait vu un Occident complétement soudé et compris sa puissance. Nous savons combien il est important de montrer sa force, sa résolution, sa crédibilité. Il est aussi important, particulierement depuis la montée de l’Islam et de ses projets d’expansion, que les pays de civilisation occidentale montrent un front non pas commun mais unique. L’heure n’est plus a jouer aux tribus gauloises.
    Bien sur, Sarkosy se retranchera devant l’électorat francais, et dira qu’il fait de son mieux, et que c’est déja mieux que rien, et que ce n’est qu’un début. Mais la France en a marre, et son peuple est probablement pret pour des décisions et des actions tranchées. Le francais sait tres bien ou va son pays, et sait tres bien que l’action va devoir remplacer la sémantique. Le francais aime les actions fortes; le referendum de février 1962, qqs mois apres le Putsh d’avril 1961 en Algérie lors duquel le Général de Gaulle avait été ferme et brillant, a apporté 90.80% de OUI !  Je crois, aujourd’hui, que la France aurait intéret a donner a son peuple et au monde, en message fort, tres fort, en s’engageant vigoureusement aux cotés des USA sur le terrain, et a afficher en Europe son committment a la conservation de la culture et de la civilisation Européenne/Occidentale, tout cela suivi des actions et mesures adaptées.

    En aviation, les pilotes apprennent a "remettre les gaz" quand la situation n’est pas satisfaisante.

    Bien a vous,

    Mancney

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  2. Helios

    29/11/2007

    L’art de mentir ou comment  la gauche américaine se cherche une virginité à tout prix

    Depuis l’affaire Lewinsky Bill Clinton qui ment comme il respire (qui a oublié sa prestation dramatique à la Télé: "I had never sex with this women, miss Lewinsky") n’a pas perdu ses bonnes habitudes, dans sa hâte d’être First Gentleman ou co-président à la maison blanche, il fait flèche de tout bois pour accabler Bush et les républicains au sujet de l’Irak. La presse américaine de gauche se contentera de rapporter ses déclarations sans commentaires, après tout elle passe le plus clair de son temps à tirer sur la même cible. Mais tout le monde n’adoptera pas la même attitude et même si les néo-conservateurs ont bon dos ils n’ont pas l’intention de collaborer à la désinformation. Les Bush haters, ceux qui souffre de la maladie psychique connue sous l’appellation "the Bush Derangement Syndrome ou BDS" et les admirateurs de Bill vont en avoir pour leur argent, cependant une chose est certaine, leurs chances de guérison sont minces, l’article suivant est tiré du Investor’s Business Daily. À la fin de l’article une traduction des passages les plus importants. Bonne lecture.

    By INVESTOR’S BUSINESS DAILY | Posted Wednesday, November 28, 2007 4:20 PM PT

    Politics: Hoping to improve his co-president’s chances in Iowa, Slick Willie says he was against Iraq from the beginning. So just who signed the Iraq Liberation Act? Millard Fillmore?

     

    Speaking in Muscatine, Iowa, on Tuesday, William Jefferson Clinton uttered perhaps the mother of all falsehoods when he tried to explain that wealthy people such as himself should pay more taxes in time of war.

    Rewriting history, Clinton said: "Even though I approved of Afghanistan and opposed Iraq from the beginning, I still resent that I was not asked or given the opportunity to support those soldiers."

    First, let us repeat our observation that if wealthy liberals feel they are undertaxed, they are free to write a check to the U.S. Treasury at any time.

    But opposed to Iraq from the beginning? Perhaps he forgets that, with co-president Hillary at his side, he signed the Iraq Liberation Act in 1998. That law made it the official policy of the United States "to support efforts to remove the regime headed by Saddam Hussein from power in Iraq, and to promote the emergence of a democratic government to replace the regime."

    Jay Carson, a spokesman for the Clintons, says Bill didn’t mean military action necessarily: "As he said from the beginning and many times since, President Clinton disagreed with taking the country to war in Iraq without allowing the weapons inspectors to finish their jobs."

    Are these the same inspectors that Saddam Hussein kicked out of Iraq in 1998, months before Bill Clinton launched air strikes against Iraq designed to take out Saddam’s allegedly nonexistent WMD facilities? Explaining the air strikes to the nation in December 1998, Clinton said: "Their mission is to attack Iraq’s nuclear, chemical and biological weapons programs and its military capacity to threaten its neighbors."

    Clinton added: "Other countries possess weapons of mass destruction and ballistic missiles. With Saddam there is one big difference: He has used them. Not once, but repeatedly . . . . The international community had little doubt then, and I have little doubt today that, left unchecked, Saddam Hussein will use those terrible weapons again."

    On July 22, 2003, Clinton called in to the Larry King Show to congratulate Bob Dole on his 80th birthday. When King asked him about Iraq, Clinton responded: "Let me tell you what I know. When I left office, there was a substantial amount of biological and chemical material unaccounted for. That is, at the end of the first Gulf War, we knew what he had. We knew what was destroyed in all the inspection processes, and that was a lot.

    "And then we bombed with the British for four days in 1998. We might have gotten it all; we might have gotten half of it; we might have gotten none of it. But we didn’t know. So I thought it was prudent for the president to go to the U.N. and for the U.N. to say you got to let these inspectors in. And this time if you don’t cooperate, the penalty could be regime change, not just continued sanctions."

    Which is exactly what President Bush did. U.N. Resolution 1441 was the 17th and last in a series demanding that Saddam behave and the one that ordered Saddam to make a "full accounting of his WMD program and to cooperate with inspectors" or there would be "serious consequences." Saddam didn’t and there were.

    Bill Clinton supported both military action against Iraq and regime change from the beginning.

    The Clintons better start telling the truth or there will be serious consequences at the ballot box.

    http://www.ibdeditorials.com/IBDArticles.aspx?id=281145704744096

    Traduction

    Réécrivant l’histoire Clinton a dit: "Malgré le fait que j’ai, dès le départ, approuvé la guerre en Afghanistan et opposé la guerre en Irak, je suis mal à l’aise du fait qu’on ne m’ait pas demandé ou donné l’occasion de contribuer davantage pour nos soldats."

    Opposé à la guerre en Irak depuis le début? Peut-être a-t-il oublié  avoir en 1988 signé en compagnie de Hillary l’Acte de Libération de l’Irak. Cette loi a rendu officielle la politique des États Unis à l’effet de : "Soutenir les efforts en vue de changer le régime de Saddam Hussein et de favoriser l’émergence d’un gouvernement démocratique après son départ" 

    Justifiant à la nation les frappes aériennes en décembre 1988, Clinton a dit: "Leur mission consiste à attaquer les programmes d’armes nucléaires, chimiques et biologiques de l’Irak ainsi que sa capacité de menacer militairement ses voisins."

    Clinton a ajouté : "D’autres pays possèdent des armes de destruction massives et des missiles balistiques. La grande différence avec Saddam: il les a utilisés, non pas une fois mais à répétition… La communauté internationale entretenait alors peu de doutes et J’en entretiens peu aujourd’hui à l’effet que s’il est laissé sans surveillance Saddam Hussein fera encore usage de ses armes terribles."

    Le 22 juillet 2003, à l’émission the Larry King Show en l’honneur de Bob Dole pour ses 80 ans, Questionné au sujet de l’Irak par King, Clinton a répondu: "Laissez-moi vous dire ce que j’en sais: Quand j’ai quitté mon poste de président il y avait une quantité substantielle de matériel chimique et biologique non répertorié. À la fin de la première guerre du Golfe nous savions ce qu’il (Saddam) détenait. Nous savions ce qui a été détruit au cours des inspections et c’était en quantité.

    "Et puis nous avons bombardé avec les britanniques durant quatre jours en 1988. Nous avions peut-être tout détruit ou détruit seulement la moitié, ou rien du tout, mais nous le savions pas. Alors j’ai pensé qu’il serait prudent pour le président de s’adresser à l’ONU et pour l’ONU de lui (Saddam)ordonner de permettre aux inspecteurs d’y retourner, et cette fois si tu ne collabore pas, la sanction pourrait être le changement de régime et pas seulement la poursuite des sanctions.

    C’est ce que que le Président Bush a fait exactement. La résolution 1441, la 17 eme et la dernière d’une série de résolutions intimant à Saddam de: "livrer la totalité de ses AMD et de coopérer avec les inspecteurs" faute de quoi "il devra faire face à de  graves conséquences"

    Bill Clinton a approuvé et l’action militaire et le changement de régime en Irak.

    Fin de la traduction

    Les démocrates américains se sont refait une virginité aux dépens de Bush, aidés en cela par la presse. Bill Clinton n’est pas en reste, tout le monde sait qu’il est très habile à surfer sur la vague quitte à mentir ce qui de toute évidence ne lui coûte pas grand chose (personne ne lui demande des comptes), grand bien lui fasse, il reste que les menteurs ne sont pas les seuls à blâmer, ceux qui font mine de les croire par haine de Bush, par partisannerie ou par haine de la réalité le sont encore plus. 

    Les démocrates américains, la gauche américaine et tous les antiaméricains de la planète se sont  donné le mot pour stigmatiser Bush et la guerre en Irak. De la part des antiaméricains cela se comprend, de la part de la gauche américaine, un peu moins, mais de la part des démocrates, pas du tout.

    L’honnêteté (cela n’en prend pas beaucoup) et le courage (pas beaucoup non plus) auraient exigé des démocrates qu’ils assument la responsabilité de leur décision d’appuyer la guerre en Irak. En temps de guerre le spectacle de la lâcheté et des divisions internes au congrès, alimenté par la presse de gauche, constitue un encouragement à l’ennemi. Les ennemis de l’Irak se sont acharnés sur sa population sachant que les démocrates feront preuve de lâcheté comme au temps du Vietnam et qu’ils leur accorderont la victoire, non sur le terrain car c’est impossible, mais sur le seul champ de bataille où les ennemis de la liberté ont quelque chance de gagner: Le congrès!

    Helios

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  3. Helios

    29/11/2007

    À Mancney,

    Merci de me lire et d’apprécier le contenu de mes commentaires. Sur le sujet de l’Iran je voudrais vous faire part d’un article que j’ai publié sur le blog DRZZ

    Bonne lecture

    Nucléaire iranien : Le facteur Sarkozy

     

    « L’Europe détient à son corps défendant les clés de la paix et de la stabilité dans le golfe persique », c’est ce que j’écrivais le 25 février dernier dans un article publié sur le blog DRZZ sous le titre « l’heure de vérité ». Dans un autre passage du même article on peut lire ceci : « Les sanctions actuelles, à la charge quasi exclusive des américains, font déjà mal, on assiste à une fuite des capitaux hors de l’Iran et parallèlement une réduction marquée de la ligne de crédit, le régime manque d’argent pour assurer les obligations du gouvernement et financer les activités subversives à l’étranger. Cependant  sa marge de manœuvre quoique réduite ne menace pas à court terme sa survie. Le poids de l’Europe ajouté à celui de l’Amérique fera pencher la balance et ni la Russie ni la Chine ne seront en mesure de rétablir l’équilibre. »

     

    Il se trouve que Nicolas Sarkozy pense exactement la même chose, contrairement à nombre de gens il fait confiance aux sanctions et de ce fait ne pense pas que la guerre soit inévitable. Cette position est très proche, pour ne pas dire identique à celle de Georges Bush, cependant ce dernier n’exclut pas la solution militaire en cas d’échec.

     

    Mais Bush et Sarkozy se sont mis d’accord sur un autre point, corriger l’erreur historique dont les présidents Giscard et Carter se sont rendus responsables, soit permettre à une tyrannie islamiste de prendre le pouvoir dans un état clé du Golfe Persique. Cet objectif n’est pas claironné mais il découle naturellement des mesures mises en œuvre pour convaincre les mollahs de renoncer à la bombe.

     

    La Russie et la Chine s’opposent aux sanctions pour les mêmes raisons, elles savent qu’elles entraîneraient inévitablement la disparition du régime des mollahs, elles verraient d’un mauvais œil s’instaurer en Iran un gouvernement démocratique tourné vers l’occident.

     

    Les évènements des six derniers mois ont dans l’ensemble renforcé le camp occidental. L’alignement des astres est favorable, mentionnons certaines réalités nouvelles:

    • Les terroristes en Irak et en Afghanistan perdent du terrain malgré l’aide de l’Iran, le départ précipité des armées occidentales de ces deux pays n’aura pas lieu.
    • Les pays arabes à l’exception de la Syrie s’opposent résolument à l’Iran, ils achètent des armes à l’oncle Sam et se montrent très à l’aise de faire alliance avec lui.
    • La cause palestinienne sort très affaiblie du conflit sanglant opposant le Hamas au Fatah, par sa victoire à Gaza le Hamas s’est piégé lui-même, il est actuellement hors d’état d’influer sur le cours des événements.
    • Le gouvernement pro-occidental au Liban a tenu le coup malgré les menées de l’Iran et de la Syrie.
    • Israël a rétabli sa crédibilité au chapitre de la dissuasion, ses forces armées ont été réformées, des opérations en profondeur sur le territoire syrien mettent leurs ennemis sur la défensive ; l’Iran aura de la difficulté à convaincre la Syrie d’entreprendre des actions militaires contre Israël.
    • Le départ de Chirac et l’avènement de Sarkozy permet la création d’un front commun occidental.
    • Le Congrès et la Maison Blanche n’entretiennent pas de divergences fondamentales sur la conduite à tenir face aux mollahs.

     

    Face à des conditions de moins en moins favorables les mollahs n’ont pas modifié leur trajectoire, ils se contentent de manœuvres de diversion tel l’accord récent avec El Baradei pour empêcher une nouvelle résolution de l’ONU imposant de nouvelles sanctions, cependant une telle résolution n’aurait tout au plus qu’un effet moral puisque d’une part, si elle était adoptée, elle n’empêcherait pas la Russie et la Chine de l’ignorer, et d’autre part si elle était bloquée, les lourdes sanctions que le monde libre envisage seraient quand même mises en place.

     

    Les mollahs n’ont pas le choix, la survie de leur régime leur impose de se doter de la bombe, le danger pour eux n’est pas extérieur, il est intérieur, il découle de la corruption qui affecte les détenteurs du pouvoir à différents échelons et de leur incapacité d’empêcher la détérioration graduelle de la situation intérieure et la révolte qu’elle suscite. L’appareil répressif quoique puissant ne peut être maintenu sans un apport constant d’argent. Ne pouvant compter sur les ressources du pays, ils se voient obligés de regarder du côté de leurs voisins du Golfe, bien plus riches mais beaucoup plus faibles. Le chantage nucléaire couplé aux menaces d’attentats leurs permettraient d’imposer un régime de protection sur les roitelets du pétrole et même sur l’Arabie Saoudite. Cependant la survie du régime des mollahs n’est pas seul en cause autrement ils n’auraient pas refusé catégoriquement de négocier avec les occidentaux les avantages économiques mirobolants que ces derniers leur offraient moyennant leur renonciation à l’arme nucléaire. En dernière analyse ce sont en bonne partie les visées impérialistes des mollahs qui les incitent à se doter de la bombe.

     

    L’argument avancé par Sarkozy est d’une logique implacable, la seule avenue pour éviter la guerre est l’imposition de sanctions efficaces, des sanctions trop molles ne décourageront pas les mollahs pavant ainsi la voie à la solution militaire. L’Allemagne qui rechigne se voit offrir le choix entre réduire ses échanges commerciaux en solidarité avec ses partenaires ou assister à la ruine de ses intérêts économiques en Iran en cas de guerre. Un des éléments dont il faudra également tenir compte est la capacité des monarchies du Golfe de baisser les prix du pétrole en inondant le marché. Une éventuelle baisse des prix, pour peu qu’elle soit durable, pourrait s’avérer catastrophique pour les mollahs.

     

    Des sanctions efficaces n’auraient pas pour effet de créer une crise aiguë en Iran mais un marasme économique lentement progressif qui inciterait les détenteurs du pouvoir et leurs supporters à mettre à l’abri leur fortune, l’argent venant à manquer il sera difficile d’alimenter l’appareil répressif, le mécontentement et la révolte qui l’accompagnent ne rencontreraient pas de forte opposition, un changement politique profond pourrait s’ensuivre.

     

    Les sanctions ont plus de chances de provoquer un changement de régime, le bombardement des sites nucléaires et des bases des pasdarans permettraient de briser les capacités de nuisance des mollahs dans la région mais sans affaiblir leur appareil répressif. Il est d’ailleurs peu probable que ces bombardements reçoivent l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, un grand nombre de pays les considèreraient comme illégaux, l’Iran pourrait y trouver un appui moral et tenter de mobiliser les iraniens contre « les agresseurs ». C’est pourquoi je demeure convaincu que les mollahs préfèrent de loin les bombardements aux sanctions.

     

    Ceux qui critiquent les sanctions en invoquant le cas de l’Irak ne tiennent pas compte du fait que les sanctions imposées à Saddam n’ont pas été respectées. Bien des pays, la France en tête, ont fermé les yeux sur le trafic lucratif qui a permis à Saddam de dépasser les quotas imposés et de s’approprier les recettes du programme pétrole contre nourriture, les enjeux ne semblaient pas alors aussi fondamentaux. D’autre part l’Irak est trois fois moins peuplé que l’Iran mais sa production pétrolière était à peine inférieure, par conséquent Saddam a pu encaisser les coups sans être sérieusement ébranlé. L’Iran de son côté compte 80 millions d’habitants, en majorité des jeunes sans emploi et sans avenir, il ne peut tolérer une baisse même légère de revenus. Ses visées expansionnistes l’amènent à financer à coup de milliards, le Hezbollah, le régime syrien, le Hamas et à fomenter des troubles un peu partout dans le monde y compris en Amérique Latine, cette « générosité » s’exerce aux dépens du peuple iranien et nul doute qu’elle attise sa colère.

     

    L’Iran a parié sur la lâcheté des pacifistes et sur le « chacun pour soi » des pays occidentaux, les défaitistes et les intérêts économiques égoïstes ont été jusqu’à présent ses meilleurs alliés, cependant les européens prennent conscience des dangers incarnés par des mollahs possesseurs d’armes nucléaires. Le virage opéré par Sarkozy est caractéristique d’un nouvel état d’esprit, après tout les missiles iraniens de longue portée et leurs charges atomiques seront aussi pointés sur les capitales européennes. Madrid, Rome ou Berlin se retrouveront dans le collimateur et rien n’empêchera les mollahs de faire chanter les européens.

     

     À bien des égards la situation actuelle ressemble à celle qui a prévalu au début des années 80, au moment où les soviétiques menaçaient l’Europe avec les missiles SS 20 de moyenne portée. Il s’en est fallu de peu que le chantage nucléaire ne fonctionne et que L’URSS n’échappe à la décomposition en vampirisant l’Europe occidentale. L’alliance de l’Amérique et de la France a permis d’écarter le danger, pour convaincre les européens et réduire au silence les pacifistes enragés, Mitterand a su trouver la formule : « les pacifistes sont à l’Ouest et les missiles sont à l’Est ! » Il a, à cette occasion, aidé Reagan à installer ses fusées Pershing et ses missiles de croisière. L’équilibre a ainsi été rétabli et le chantage neutralisé. Quelques années plus tard l’URSS s’écroulait.

     

    Sarkozy et Bush se partagent la même mission, celle de faire échec à une entité totalitaire qui, pour échapper à sa propre décomposition, développe fébrilement l’outil par excellence de la menace et du chantage.

     

    Helios

     

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  4. Anonyme

    28/11/2007

    Eiff : " 10 000 french troops en Irak now, mais pourquoi faire ?"

    Je pense que vous pouvez parfaitement répondre tout seul a cette question.

    All the best,

    Mancney

    Oh, by the way, les "réfomes en profondeur" que vous évoquez, cela fait 40 ans, de mémoire, que les Francais les réclament et votent pour "le changement". Vu le résultat? Tout simplement pathetic.

    Répondre
  5. Anonyme

    28/11/2007

    Helios : " L’opposition à la guerre en Irak relève du dogme, alors qu’elle a été menée pour des raisons stratégiques que la plupart des pseudo-experts préfèrent ignorer.
    Aussi étrange que cela puisse paraître, et j’ai déjà cité nul autre qu’Henry Kissinger le réaliste par excellence (vous référer à mes commentaires antérieurs) qui l’explique bien dans son bouquin, cette guerre a été planifiée du temps de Clinton pour les mêmes raisons stratégiques qui ont motivé le gouvernement Bush. 
    Le contexte était différent, Clinton a laissé la situation se dégrader et n’a pas osé.
    Bush aurait peut-être suivi son exemple mais il y a eu le 11 septembre et il devenait important de modifier les réalités sur le terrain.
    Les sources du pétrole (et je le répète pour la ènième fois) doivent être absolument sécurisées, il ne s’agit pas d’un choix mais d’une nécessité absolue."

    Les commentaires d’Hélios!
    Bravo a ceux qui savent lire entre les lignes,
    éloignés qu’ils sont de la vulgarité des titres de journaux et des gesticulations de rues.

    Merci mon Dieu de nous permettre de lire les explications d’Hélios!

    Mancney

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  6. winlocker

    28/11/2007

    "Voila, j’ai pensé que cela vous ferait marrer un peu : " votre civilisation c’est la notre aussi" .  Mais pour qui ils se prennent? "

     

    pour des etres humains tout simplement,mais a quoi bon ce theme ne figure plus dans votre vocabulaire,inéxistant dans votre humanité.

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  7. EIFF

    27/11/2007

    Mancney, je ne sais pas combien on a de boulangers en France, mais avec 6 % de villieristes, 11% de lepenistes, 30 % de sarkozistes et 10 % de divers droite, les français ont clairement voulu un virage à droite et des réformes en profondeur, seulement le gouvernement de Sarko-l’américain ne semble pas prendre les mesures qui s’imposent pour créer les conditions du redressement économique et national. 10 000 french troops en Irak now, mais pourquoi faire ? Le nouveau président français n’est même pas capable de rétablir l’ordre et l’autorité sur son propre territoire, débordé par l’immigration-invasion et l’explosion de l’islamisation.

    Répondre
  8. Helios

    27/11/2007

    Comme d’habitude, Jacques n’a rien compris et ne veut rien comprendre. Il ressasse toujours les mêmes idées même devant l’évidence, on est droit de se poser la question: se répète-t-il  pour convaincre les autres ou pour se convaincre lui-même?

    J’aimerai le rassurer sur Bush et son gouvernement, la stratégie adoptée fonctionne bien malgré l’opposition irrationnelle de la gauche un peu partout et particulièrement aux États Unis. Les gains sur le plan international sont substantiels, toutefois la guerre avec l’islam radical n’est pas terminée et comme dans tout conflit il faut s’attendre à des hauts et à des bas.

    Pour sa gouverne (et de son propre aveu) le communisme n’a pas gagné au vietnam, même s’il a semblé remporter une bataille cruciale. Quand aux américains la bataille perdue l’a été au congrès et dans les médias et cela démontre à quel point la gauche est défaitiste. Il n’est pas inutile de rappeler que l’implication des États Unis au Vietnam a été amorcée par Kennedy et poursuivie vigoureusement par Johnson, deux présidents démocrates et pas néo-conservateurs pour un sou, comme quoi la géopolitique et la stratégie se moquent de la couleur politique des présidents.

    Non la guerre du Vietnam n’a pas été inutile, elle a permis l’endiguement du communisme en Asie du Sud-Est, de telle sorte que l’effet domino a été fortement  ralenti. L’endiguement a duré assez longtemps permettant à l’URSS et à la Chine populaire de poursuivre leur processus de pourrissement lequel a fini par emporter le système communiste à travers la planète. Cette évolution aurait bien évidemment été plus rapide si les défaitistes n’avaient pas laissé tombé le Sud-Vietnam. Ces mêmes personnes qui se prétendent humanistes se sont montrés d’une totale insensibilité devant le spectacle des boat-people qui fuyaient le Vietnam sur des embaracations de fortune au péril de leur vie, tous ces gens, pour la plupart instruits et talentueux, (ceux qui ont survécu car nombreux ont perdu la vie) sont venus enrichir nos sociétés. Le départ de ces réfugiés a de toute évidence joué un rôle dans l’échec final du communisme au Vietnam, les conquérants du Nord-Vietnam, dont les habiletés étaient davantage militaires qu’économiques se sont retrouvés devant un problème insoluble, reconstruire le pays sans l’aide des compétences qui ont fui et appliquer le communisme à une société profondément réfractaire à cette idéologie. D’échec en échec il a bien fallu se rendre à l’évidence, le communisme ne marchait pas et les grands frères soviétiques et chinois ne s’en tiraient pas mieux et n’étaient pas en position de donner un coup de main.

    Peu de personne réalisent l’importance du facteur temps dans l’effondrement du communisme. Tout système politique totalitaire ne peut survivre longtemps en comptant sur ses propres ressources. Tôt ou tard le totalitarisme, qu’il soit de gauche de droite ou religieux, doit se lancer à la conquête de ses voisins. Le totalitarisme soviétique s’est effondré parce qu’il a été incapable de pousser ses conquêtes assez loin, il lui aurait fallu conquérir l’Europe au complet pour survivre quelques décennies de plus. Les États Unis ne l’ont pas laissé faire en dépit des défaitistes (lire pacifistes) des deux rives de l’Atlantique.

    Omettre de donner crédit aux américains de l’effondrement du communisme est un oubli ou une négligence qui ne semble pas gêner Jacques! Ce n’est certainement pas la politique de Carter (un démocrate de gauche) qui a aidé, disons que sa contribution la plus empoisonnée a été de permettre à l’Iran de basculer dans le totalitarisme islamique, Jacques peut lui dire merci pour le passé et pour la nuisance qu’il poursuit au présent!

    En ce qui concerne le Moyen-Orient, il est très important d’analyser la situation, non à travers ses croyances et dogmes, mais en regardant la réalité. J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer à Jacques en long et en large les tenants et les aboutissants de la problématique, il n’a de toute évidence pas produit une analyse approfondie réfutant mes arguments, il se contente de répéter les idées reçues des journaux mal informés et ce que les pseudo-experts répètent, rien de vraiment original!

    L’opposition à la guerre en Irak relève du dogme, alors qu’elle a été menée pour des raisons stratégiques que la plupart des pseudo-experts préfèrent ignorer. Aussi étrange que cela puisse paraître, et j’ai déjà cité nul autre qu’Henry Kissinger le réaliste par excellence (vous référer à mes commentaires antérieurs) qui l’explique bien dans son bouquin, cette guerre a été planifiée du temps de Clinton pour les mêmes raisons stratégiques qui ont motivé le gouvernement Bush.  Le contexte était différent, Clinton a laissé la situation se dégrader et n’a pas osé. Bush aurait peut-être suivi son exemple mais il y a eu le 11 septembre et il devenait important de modifier les réalités sur le terrain. Les sources du pétrole (et je le répète pour la ènième fois) doivent être absolument sécurisées, il ne s’agit pas d’un choix mais d’une nécessité absolue. Le gouvernement Bush ne pouvait pas dans ce contexte laisser deux dictatures sanguinaires et expansionistes (l’Irak de Saddam et l’Iran de Khamenei) mettre en danger la principale source d’énergie de la planète. Pas plus qu’on ne peut laisser des organisations criminelles contrôler le commerce de l’essence et du mazout dans les grandes villes d’un pays .

    Un ennemi de moins c’est pas bien? Et le prochain est drôlement isolé, car ce n’est pas Chavez  qui peut faire grand chose pour les mollahs (à part de faire des fanfaronades). Oui l’Iran est isolé sur le plan diplomatique, tous les pays du Moyen-Orient à l’exception de la Syrie en ont peur et le font bien savoir à qui veut entendre. Plus personne n’investit dans les ressources pétrolières de l’Iran, la situation économique n’est pas rose, c’est le caractère totalitaire et corrompu du régime qui est la fois responsable de son échec économique et de son besoin d’expansion, mais les forces armées iraniennes ne sont pas de taille à conquérir leurs voisins grâce encore une fois à la présence militaire américaine, reste le chantage nucléaire, c’est pourquoi la bombe nucléaire constitue la planche de salut des mollahs, ils se doivent de la développer au plus vite.

    Qu’on se le tienne pour dit, le pétrole est le facteur principal qui alimente les crises au Moyen-Orient et dans le Golfe persique.  L’islam politique s’alimente de pétro-dollars, la propagande islamiste est alimentée par les pétro-dollars, le terrorisme islamiste est abreuvé de pétro-dollars, il rêve de mettre la main sur les sources du pétrole, première étape avant de conquérir le Moyen-Orient et à sa suite l’Europe. Les pétro-dollars d’origine iranienne alimentent le Hezbollah et le Hamas, il s’agit là de réalités dont il faut tenir compte.  C’est pour se rapprocher des pays arabes producteurs de pétrole et  garantir leurs approvisionnements que les gouvernements européens ont permis à l’immigration musulmane de prendre autant d’ampleur et c’est pour la même raison que ces gouvernements se montrent peu enthousiastes à endiguer l’islamisme.

    À long terme l’islamisme et son bras armé le terrorisme islamique se révèleront comme la menace la plus importante pour la paix et la stabilité dans le monde, menace d’autant plus grave qu’elle prendra naissance à l’intérieur des pays, cependant l’Iran constitue le danger principal à court terme. Je ne crois pas qu’il sera nécessaire de le bombarder, l’isolement diplomatique et les pressions économiques suffiront probablement. Comme pour l’URSS, il suffira de maintenir la pression assez longtemps pour amener un changement radical. Il y a cependant une inconnue, c’est le degré d’avancement de l’Iran dans la production de la bombe. Le jeu du chat et de la souris auquel l’Iran s’adonne a pour but de garder le black-out sur ses progrès. Curieusement ce jeu fait l’affaire des américains puisqu’il leur permet de maintenir un niveau d’alarme élevé et partant une mobilisation optimale de leurs alliés.

    C’est aussi dans ce contexte qu’il faut examiner la conférence d’Annapolis. La participation d’autant de pays et la volonté affichée des américains d’avancer graduellement vers une solution globale incluant l’avenir des hauteurs du Golan, sont de nature à réduire les tensions entre israéliens et palestiniens et entre syriens et israéliens. La participation de la Syrie à cette conférence constitue un succès diplomatique pour C. Rice, détacher la Syrie de l’Iran permettrait d’éloigner les tentacules des mollahs et du Liban et de Gaza, leur capacité de nuisance s’en trouverait passablement diminuée. 

    Les antiaméricains et la gauche américaine refusent d’admettre l’évolution favorable de la situation au Moyen-Orient et au Golfe persique, pourtant le consensus que la diplomatie américaine a réuni est remarquable, jamais les États Unis n’ont été aussi bien placés pour assurer le leadership du monde.

    Helios 

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  9. Anonyme

    26/11/2007

    Sur un autre post, a la suite de son intéressante remarque, j’avais répondu, une fois n’est pas coutume, au dénomé winlocker :

    winlocker : " tiens je ne savais pas que les musulmans sont catalogué comme race".

    Mancney : C’est eux-meme qui se veulent et se cataloguent différents des autres, c-a-d frustrés par cinq siecles de NOTHING, aucune réussite, aucune noblesse, rien, macache, oualou, quedal, et qui se veulent parfaitement inassimilables en dehors de l’Arab Land. Juste des haineux et des cocus. Pourquoi ne restez vous pas en Arab land ? Elle ne vous plait plus votre civilisation?

    Quand aux convertis (a l’Islam), on les place dans la catégories des paumés et impuissants qui ont tout loupé chez eux, et qui cherchent un autre terrain de jeux, celui ou l’on offre 72 vierges.  Vous voyez tout de suite le niveau des mecs qui suivent une "religion" comme ca!!!! Asinus asinum fricat.

    Franchement, faudrait-il etre fier d’etre muslim aujourd’hui? Vraiment? Come on!

    Quand a votre reve de conquérir le monde, d’exporter votre way of life de tente et de chameaux et de faire des bébés partout, on va s’en occuper comme il faut.

    Mancney

    —————————————-
    A cela Winlocker a répondu :

    "  dimanche 25 novembre 2007 12:25 de —.upc.chello.be

    mancey: 

    votre civilisation c’est la notre aussi pourquoi essaiez vous de cassé le fil de l’histoire pour ne pas admettre que la civilisation occidentale n’est que un puzzle de diffentes autre empires,alors que au depart vous étiez des barbares issu des enciennes colonies romaine,l’europe en elle mémes n’est que des miriades de peuplement venuent d’ailleurs c’est sequi a ecroullé finalement l’empire romaine,

    ne révez pas vous ne ferrez plus rien,pour détruire l’islam vous n’etes pas assez fort,regardé votre puissance elle n’a fait que augmenté son influence,et son pouvoir,vous etes trop naif pour croire que votre armement allai faire quoi que se soit,soyez réaliste:les américains essaient de se ralliés a la résistance car c’est leurs seules conditions pour que ils maintiennent le cap,l’irak n’est meme plus sous votre controle,votre survie dépend essentiellement de vos ennemis! le frustré et le paumé c’est bien vous aveuglez par votre haine anti musulman,on sait comment les fascistes ont terminé,aucun avenir,ne révez pas trop….

    —————————–

    Voila, j’ai pensé que cela vous ferait marrer un peu : " votre civilisation c’est la notre aussi" .  Mais pour qui ils se prennent? 

    Best,

    Mancney

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  10. Anonyme

    26/11/2007

    Jacques : " La guerre du Vietnam a été une guerre stupide et inutile, perdue par les américains et français."

    Oui, c’est sur, le Communisme se déployant sur le Monde n’avait pas besoin d’etre arreté… On aurait du le laisser s’installer partout.
    … en attendant, j’en vois un, moi, qui est "stupide, inutile et perdu" pour toute sorte de reflexion… N’est ce pas Jacques?
    Clown!

    Best,

    Mancney

    Répondre
  11. jacques

    26/11/2007

    La guerre du Vietnam a été une guerre stupide et inutile, perdue par les américains et français.

    C’est grâce à leur victoire que les vietnamiens ont pu se prendre en main et aujourd’hui le vietnam est à bien des points de vue plus capitaliste que la France, à tel point qu’on se demande parfois si les vietnamiens ne devront pas envahir la France qui pourrait devenir un  véritable "péril rouge" pour eux. Ce n’est pas un hasard qu’Intel a construit son usine ultra-moderne au Vietnam et non en France.

    La guerre de l’Iraq a été une guerre stupide et inutile.

    Elle a permit d’instaurer un régime islamiste là où il n’y en a avait pas et a permis à l’Iran d’augmenter considérablement son pouvoir, gracieuseté des américains tout en affaiblissant ses ennemis, tant Israel que les USA

    La guerre en Iran serait encore une fois une guerre stupide et inutile.

    Elle permettrait à l’actuel président iranien en difficulté vu la condition économique du pays de survivre au pouvoir, car lorsque l’on est menacé le reflexe de toute population est de s’unir à son président, quel qu’il soit, un réflexe défensif normal. L’impopulaire George Bush a fort bien utilisé ce mécanisme psychologique par des discours terrorisant distillés au bon moment de la campagne. Les plus sceptiques d’entre nous ajouterons que les "cassettes" de Bin Laden (dont, dans au moins un cas, une entreprise audio-technologique suisse indépendante a dit qu’elle était fausse, une semaine avant que la Cia ne dise qu’elle était vraie…) semblent toujours apparaître au bon moment pour Bush, comme si elles éprogrammée à merveille.

    Il est grand temps que le monde entier cesse d’être un otage du complexe militaro-industriel américain et de la propagande néo-conservatrice et intégriste, américaine et israëlienne.

    Les politiques néo-conservatrices ont été PARTOUT un échec patent : elles ont permis:

    – l’élection du Hamas en Palestine,

    – l’élection et l’ascencion d’Hugo Chavez,

    – le maintien au pourvoir du président iranien

    – la reprise en main par les talibans de l’Afganistan,

    – des exportations records d’héroine de l’Afganistan et du cocaïne de Colombie, un budget américain au bord du précipice, etc..

    – le chaos prévisible à court terme au Pakistan

    – et comme conséquence inéluctable, une baisse effarante du pouvoir persuasif américain et la chute libre de la réputation des USA dans TOUS les pays du monde (incluant le Canada!).

    Il est grand temps de montrer la porte à ces fous et de les remplacer par des dirigeants à la fois économiquement libéraux sur le plan intérieur et repectueux de la liberté des autres pays à établir leur propre règles sur le plan extérieur.

     

    Répondre
  12. Anonyme

    26/11/2007

    Eiff : " (…) et que la vitalité de ce peuple est encore bien vivante."

    Mouais… relisez votre phrase, relisez enfin entre les lignes : "encore bien vivante" ? Vous venez juste de confirmer ce que j’ai écrit plus haut.

    Combien a-t-on de boulangers?

    Best,

    Mancney

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  13. winlocker

    26/11/2007

    "Il faut savoir montrer ses coui…es … si on en a."

     

    tu attend quoi pour t’engagé?

    Répondre
  14. SAS

    26/11/2007

    a EIFF ET MANCENEY…….OK les enfant on y vient encore un tiot effort……ni cette gôôôche de merde ni cette droite mafieuse unanimement maçonnique…..ne peuvent ni ne veulent relever la France……ce à quoi nous assistons aujourd hui avec impuissance ,c’est une guerre de loge et de grouppe mafieux dans des luttes intestines et sans intérêts pour les enjeux et la survie de notre modèle……dont il faut bien constater que depuis 1789 et renforcé en 1968…….n’a plus rien à voir avec ce qui à fait la grandeur des terres de Gaulle……..nous sommes des celtes et des hariens qu’on le veuille ou pas…….

    Vite jean marie revient vite….y a du boulot sur la table…

    sas

    Répondre
  15. Anonyme

    25/11/2007

    Eiff : " les français ne refusent pas de se battre".

    Ok, 10-4. Je ne suis pas persuadé, mais bon, ca fait toujours plaisir de lire ca. J’aime bien aussi les histoires de Pere Noel; par exemple, il pourrait bientot apporter aux Francais un Deuxieme Amendment; ca serait bien comme cadeau, non?…Combien a-t-on de Boulangers?

    Best,

    Mancney

    Répondre
  16. EIFF

    24/11/2007

    Mancney, les français ne refusent pas de se battre, l’exemple de ce boulanger qui vient d’abattre un cambrioleur pour protéger ses biens et son foyer démontre que les français ne sont pas des lâches et que la vitalité de ce peuple est encore bien vivante. S’il faut accuser quelqu’un c’est ce système UMPS inique qui truque, qui ment, qui s’aplatit, et qui a mis sous son contrôle soviétoïde l’ensemble du fonctionnement de la société.

    Sarkozy vient d’avoir carte blanche pour faire le ménage et c’est toujours la chienlit, le gouvernement râcle les fonds de territoire et est incapable de faire appliquer les lois les plus élémentaires de sécurité dans les banlieues, débordé par l’islamisation sociale et l’immigration-invasion. L’Iran parait bien loin alors que Beyrouth c’est tous les jours à Paris et en France.

    Répondre
  17. Anonyme

    23/11/2007

    Eiff : " 4 500 milliards de dette, 10% de chômage, 7 millions de pauvres, des retraites qui s’éffondrent, une industrie et une agriculture qui disparaissent, une insécurité permanente, des territoires perdus, des mosquées qui poussent comme des champignons, un communautarisme explosif, un racisme anti-français anti-occidentale (…), une extrême gauche virulente, une gauche qui pratique la discrimination politique (…)"

    Bien dit Eiff, car c’est exactement ce qui arrive a un Pays qui a peur, a des Citoyens qui refusent de sa battre. La perte de crédibilité entraine la chute, et c’est exactement notre probleme. Il faut savoir montrer ses coui…es … si on en a.
    10 000 French troops en Iraq now!

    Best,
    Mancney

    Répondre
  18. Gérard Pierre

    23/11/2007

       Toutes celles et ceux qui ont eu l’occasion de participer à une opération extérieure sur un territoire à forte implantation musulmane, que ce soit en Afrique, en ex Yougoslavie ou au Moyen Orient vous répondront la même chose: " NON, LA FRANCE (*) N’EST PAS PRÊTE A FAIRE LA GUERRE A L’IRAN ! "

       Bienheureux serons nous si, Israël ou les USA prenant l’initiative d’un réglement du problème par la voie militaire, il ne se trouve pas sur notre sol un choeur de vierges folles pour les conspuer à l’unisson.

       Les Français, eux, dans leur grande majorité, continueront à penser ce qu’ils pensent sans que personne ne trouve opportun de le leur demander. Ainsi va la raie publique !

                                          **************************

    (*) Entendons par là, ceux qui la dirigent, que ce soient les politiques ou les médias qui fabriquent l’opinion.

    Répondre
  19. ozone

    21/11/2007

    L’infeodation mentale de Sarkozy a l’Amerique de Bush rendra impopulaire de toutes façons cette guerre.

    Les doutes sont trop importants.

    Répondre
  20. EIFF

    21/11/2007

    4 500 milliards de dette, 10% de chômage, 7 millions de pauvres, des retraites qui s’éffondrent, une industrie et une agriculture qui disparaissent, une insécurité permanente, des territoires perdus, des mosquées qui poussent comme des champignons, un communautarisme explosif, un racisme anti-français anti-occidentale qui se répand dans les banlieues, une extrême gauche virulente, une gauche qui pratique la discrimination politique et la répression idéologique, une classe politique avachie et corrompue, avant de penser à aller bombarder l’iran les français aimeraient bien savoir s’ils vont pouvoir finir l’année.

    Répondre

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