Les « Remainiacs » contre le Brexit

Posté le octobre 10, 2019, 9:55
15 mins

À plusieurs reprises, Boris Johnson a semblé fait comme un rat – avant, chaque fois, de reprendre le dessus.

Rappelons les faits. Johnson a été élu Premier ministre le 19 juillet (élection interne au Parti conservateur) essentiellement pour sortir le pays de l’UE au 31 octobre, avec ou sans accord.

Il subit depuis une pression intense de la part des forces anti-Brexit qui refusent une sortie « sans accord », bien que ce soit la position légale votée par le Parlement qui s’est renié sur ce point depuis un an. Ces Remainiacs (les Restards) veulent en fait rester dans l’UE : retarder jusqu’à tuer le Brexit à l’usure.

Acte I, Coup d’État législatif : Le 28 août, Johnson obtient de la reine la permission de suspendre le Parlement pour la période du 9 septembre au 14 octobre. Il est parfaitement dans le droit constitutionnel anglais mais les forces anti-démocratiques de son parti complotent avec la gauche : grâce à l’aide outrancière et inconstitutionnelle du Speaker Bercow, une motion de Sir Oliver Letwin est soumise au vote pour adopter un projet de loi qui forcerait le Gouvernement à demander une prolongation de l’Article 50 à l’UE.

La fuite d’un député conservateur vers le parti Libéral Démocrate et le vote contre Johnson de 21 autres députés félons privent le PM de sa majorité et imposent une loi scélérate, le Hilary Benn Act.

Bojo procède aussitôt à une purge ô combien salutaire du parti en ôtant aux 21 « rebelles » l’investiture du parti : ceux-ci pourront se présenter sous l’étiquette Lib-Dem, leur vraie place, voire travailliste. Ce coup d’État législatif laisse le PM sans pouvoir. Il veut alors trancher en donnant la parole au peuple, mais se heurte à une autre loi scélérate de 2011 (qui aurait dû être caduque en 2017), le Fixed Term Parliament Act qui annule la flexibilité anglaise permettant au PM d’appeler à une élection générale quand il le juge nécessaire pour imposer (toujours cet alignement servile sur l’Europe continentale) un terme fixe qui ne peut être bousculé d’un jour sans une majorité des deux tiers. Qu’il n’a pas.

Il est donc piégé, mais sait qu’il a le pays pour lui. Le vote du 23 juin 2016 portait sur la sortie, OUI ou NON, du « Bloc » : il ne fut jamais question alors d’un « type de Brexit », dur ou facile, ou d’une frontière entre les deux Irlande qui remettrait en cause la paix acquise par les Accords du Vendredi Saint de 1998 !

Notons que ce sont là de pures inventions du clan Restard étroitement associé aux leaders de l’UE, deux faux problèmes qui tomberaient si le Royaume-Uni sortait sans accord pour entrer directement dans l’OMC et gérer, ensuite, les éventuels problèmes.

Ce Parlement voyou lui refuse une élection parce que les députés anti-Brexit de tous bords se savent détestés de l’électorat (qu’ils ont bafoué) et parce qu’ils ne sont unis que dans leur eurofanatisme.

Acte II, Coup d’État judiciaire : La Cour de Justice écossaise (socialiste) décide contre la Haute Cour de Justice anglaise que la prorogation est non constitutionnelle, ce qui entraîne à demander l’avis de la Cour Suprême, création machiavélique de l’eurofanatique Blair, vouée à assurer la primauté du droit européen sur le droit ancestral anglais. Le 24 septembre, les 11 juges ont donc voté en bloc … pour les intérêts du « Bloc » ! Or, les questions politiques n’étant pas « justiciables », cette Cour partisane est évidemment en tort.

Arrive la saison des conférences nationales : le tout jeune Brexit Party se réunit à Londres pour une journée unique mais prometteuse. Les électeurs sont prêts à fuir en masse des deux grands partis pour le rejoindre.

Les Libéraux-Démocrates (la gauche bobo mondialiste), désormais menés par la vitriolique Jo Swinson, affichent fièrement leur collusion avec l’étranger en donnant le micro à l’européiste forcené Verhofstadt : « Le nouvel ordre mondial appartient aux empires bâtis sur la mort des États-Nations. »

Johnson clôt la conférence Tory par un discours de battant qui redonne confiance : « Il est impératif de réaliser le Brexit parce que c’est ce qu’a décidé la nation. »

Le parti devra choisir entre honorer sa promesse de sortie au 31 ou « enfreindre la loi ». Et les Anglais veulent justement le voir passer au bulldozer sur les lois scélérates. Les Européens, eux, sont terrifiés.

Personne ne sait encore comment Johnson va sortir le pays de ce cauchemar, mais il devient de plus en plus évident que le vote populaire démocratique ne pourra pas être éternellement bafoué.

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