L’Union européenne et la démographie

L’Union européenne et la démographie

Cette semaine, un rapport sur le déclin démographique et le vieillissement de la population auxquels font face les nations d’Europe était en discussion lors de la séance plénière qui se tient à Strasbourg.
Le texte, porté par les conservateurs polonais, avait tout pour plaire à ceux qui, comme eux, veulent œuvrer à inverser la tendance sans devoir passer par l’immigration massive comme on l’entend régulièrement à gauche.

C’était sans compter les petits jeux politiques d’une caste aux abois, dont l’objectif n’aura finalement été que de pilonner cette belle tentative de voir enfin émerger une vision commune sur ce problème qui touche l’entièreté du continent.

Avec un solde naturel négatif (4,2 millions de naissances pour 4,7 millions de décès par an), le continent européen est frappé de plein fouet par la diminution de sa population.

À l’heure actuelle, c’est le phénomène migratoire qui fait mécaniquement augmenter le nombre d’habitants de nos États.

En y intégrant des paragraphes sur les groupes « ethniques et raciaux » et en tentant de s’immiscer dans la souveraineté des États sur les questions familiales avec en ligne de mire la Pologne et la Hongrie, l’Union européenne rate – une fois n’est pas coutume – une belle occasion d’enfin reconnaître les efforts de certains pays qui ont mis en place des politiques volontaristes et ambitieuses, afin de répondre aux enjeux que pose ce phénomène inédit dans notre histoire.

Si « la démographie, c’est le destin », comme le disait très justement Auguste Comte, les mondialistes démontrent, une fois de plus, leur incapacité à comprendre que la réponse politique n’a rien à voir avec la promotion du communautarisme à tous crins.

Comble de l’absurde, on trouve même dans le texte un paragraphe sur le salaire minimum européen, dont nos électeurs savent bien le combat que nous menons pour empêcher la Commission de mettre la main sur notre système social en France.

C’est dire l’instrumentalisation scandaleuse qui est faite de ces sujets fondamentaux.

En dépit de notre vive opposition au Parlement européen, les Polonais ont été empêchés de voter leur propre texte que la gauche a défiguré, et ont dû proposer une résolution alternative que notre groupe Identité et Démocratie, dans lequel siègent les députés du Rassemblement national, a voté afin de rappeler l’essentiel : celui du droit de nos peuples à agir aujourd’hui pour continuer d’exister demain.

Dominique Bilde

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