Macron falsifie l’histoire de l’Algérie

Posté le mars 10, 2021, 9:43
6 mins

Macron vient de reconnaître la «responsabilité de la France» dans la disparition d’un avocat algérien en 1957, Ali Boumendjel.

Il dit que cet avocat a été «torturé et assassiné par l’armée française» à l’époque.

C’est censé être, dit-on, un geste d’«apaisement» vis-à-vis de l’Algérie. C’est plutôt un geste de soumission et de falsification de l’histoire, et c’est un geste honteux.

Que Macron ait fait ce geste n’est pas du tout étonnant.

Au printemps 2017, quelques semaines avant l’élection présidentielle, Macron avait décrit la colonisation française comme un crime contre l’humanité.

Il l’avait fait aux côtés de membres du FLN algérien, sur le sol algérien.

Cela avait été une insulte à la France et à l’armée française, et un crachat au visage de tous ceux qui ont donné naissance à l’Algérie.

Car, avant la colonisation française, l’Algérie n’existait pas (et ce doit être dit, la France a créé l’Algérie et a bâti tout ce qui en a fait un pays).

Cela avait été un signe de lâche complicité avec le FLN, une ancienne organisation terroriste à laquelle la France a cédé le pouvoir en 1962 et qui, depuis, a dirigé vers le naufrage et le sous-développement le pays qu’elle était censée gouverner.

Macron ayant été élu malgré tout, il n’est pas étonnant qu’il récidive.

Macron avait demandé fin 2020 à Benjamin Stora, un historien de gauche «anti-colonialiste», un rapport sur la guerre d’Algérie, au nom d’une « volonté de réconciliation des peuples français et algériens» censée permettre un « travail de mémoire et de vérité».

Le rapport, rendu voici peu, comme c’était prévisible, n’est pas porteur de réconciliation, sauf si on entend par «réconciliation» l’adoption de la position du paillasson par la France et si on attend des Algériens qu’ils s’essuient les pieds sur le paillasson.

Le rapport trahit la mémoire et la vérité et insulte la France et l’armée française, une fois de plus, mais, cette fois, ce n’est pas Macron qui insulte, mais celui à qui Macron a fait appel.

Ce qui concerne Ali Boumendjel découle du rapport.

La guerre d’Algérie a été déclenchée par le FLN, qui a été une organisation terroriste particulièrement barbare et qui, elle, s’est vraiment rendue coupable d’actes méritant bel et bien d’être qualifiés de crimes contre l’humanité.

C’est une organisation dont la «branche militaire» a été dirigée par un homme qui s’est engagé dans la Wehrmacht au temps d’Adolf Hitler et qui a appris la haine et l’ignominie chez les nationaux-socialistes, Said Mohammedi.

C’est une organisation qui traite comme un héros, jusqu’à ce jour, Mohamed al-Maadi, qui dirigea la «brigade nord-africaine» de la Gestapo française au temps de la collaboration.

C’est une organisation à laquelle la France n’aurait jamais dû céder le pouvoir, et le fait que la France l’ait fait a coûté la vie à des milliers d’innocents, pieds noirs et harkis, et a ruiné et ravagé ce que la France et des Français avaient créé.

C’est une organisation que les dirigeants français, s’ils avaient un sens minimal de l’honneur, devraient traiter comme un ennemi répugnant, sans jamais lui céder quoi que ce soit, verbalement ou matériellement.

C’est une organisation vis-à-vis de laquelle la soumission n’est vraiment pas de mise.

Macron n’est pas le premier à adopter une position de soumission vis-à-vis du FLN, mais il le fait de manière plus ostensible et plus obscène encore que ses prédécesseurs.

Ali Boumendjel était du côté du FLN, donc du côté des atrocités commises par le FLN.

L’armée française à l’époque faisait la guerre à des terroristes qui commettaient des atrocités, et il a été dès lors traité en complice de ces terroristes. Un complice de terroristes atroces ne mérite aucune pitié.

L’armée française à l’époque avait des vies à sauver, celles des victimes d’attentats terroristes à venir.

Un président français qui se conduit comme Emmanuel Macron est indigne d’être président.

Dans un contexte où nombre d’Algériens vivent en France et sont, pour un certain nombre d’entre eux, devenus français, Emmanuel Macron envoie un signal effroyable et délétère qui ne peut qu’aggraver une situation déjà marquée par la violence et le refus de la France par de nombreux immigrés et Français de papier.

Il semble qu’Emmanuel Macron veut vraiment détruire et ravager ce pays.

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Une réponse à l'article : Macron falsifie l’histoire de l’Algérie

  1. ELEVENTH

    15/03/2021

    Dans le feuilleton algérien « exigence de repentance éternelle de la France » , des personnalités algériennes, suivies par une bonne partie de leur population, ne craignent pas de se couvrir de ridicule, incapables qu’ils sont de se mettre un minimum de limites, comme en tout d’ailleurs.
    Explication :
    Il y a quelques temps, radio Beurs avait émis une outrance invraisemblable, maintenant reprise par une partie des algériens (d’Algérie et de France) qui est la suivante :
    Ces zozos réclament, outre nos habituelles flagellations si encouragées par Macron, la RESTITUTION DE LA TOUR EIFFEL A L ALGERIE, sous le prétexte que cet ouvrage en acier aurait été construit à partir de minerai de fer …. »volé » par la France en Algérie et non avec des aciers lorrains.
    Pour paraphraser une formule de Charlie Hebdo : la tour Eiffel pourrait dire : « c’est dur d’être réclamée par des cons ».
    Mais certains « sarrazins » sont ainsi. La nostalgie de leurs raids séculaires sur les cotes d’Europe pour capturer des esclaves, seule activité productrice avant 1830, ne les quitte pas…. malgré les biens a eux abandonnés par les Européens et une richesse pétrolière qui ne leur a rien couté.

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