Moyen-Orient : la situation s’envenime

Posté le 27 novembre , 2007, 12:00
4 mins

Au Liban, le spectre de la guerre civile de 1975-90 ressurgit. Malgré les efforts déployés – avec l’aval de Washington – par Bernard Kouchner, les dissensions entre les députés de la majorité anti-syrienne et de l’opposition soutenue par Damas et Téhéran ont empêché le Parlement libanais d’élire un successeur au président de la République sortant Émile Lahoud, pro-syrien.
Depuis le 23 novembre à minuit, le Premier ministre Fouad Siniora, soutenu par l’Occident, assure l’intérim, en attendant la désignation d’un nouveau président. La séance du Parlement consacrée à cette élection a été reportée, pour la cinquième fois en deux mois. Le chef de l’État libanais doit, traditionnellement, être maronite. Mais le mouvement extrémiste chiite Hezbollah fait obstruction.

L’armée libanaise est sur le qui-vive. Elle est garante du maintien de l’ordre entre musulmans chiites et sunnites, et chrétiens, depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005. Mais elle est un couvercle bien fragile sur la marmite libanaise. Une explosion de violences intercommunautaires se répercuterait dans ses rangs, la divisant. Et elle manque de puissance : ses 56 000 hommes sont sous-équipés.
Sa victoire de cet été, après trois mois d’affrontements, sur les militants islamistes retranchés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, dans le nord du Liban, a coûté la vie à 168 de ses soldats et l’a épuisée. Elle serait vaincue par le Hezbollah – réarmé par l’Iran et la Syrie depuis sa guerre contre Israël de l’été 2006 – s’il se soulevait contre le gouvernement Siniora.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, et le président palestinien Mahmoud Abbas ont participé à la conférence d’Annapolis (Maryland), organisée par Washington cette semaine pour lancer des pourparlers de paix officiels entre Israéliens et Palestiniens. Lors des travaux préparatoires, les négociateurs n’avaient pu définir une base de discussion. Échec assuré.
D’autant que Mahmoud Abbas, censé représenter l’ensemble des Palestiniens, n’exerce une autorité gouvernementale que sur les 2,5 millions d’habitants de la Cisjordanie. Les autres Palestiniens – 1,5 million – sont à Gaza, sous le contrôle du « gouvernement » du mouvement Hamas, présidé par Ismaïl Haniyeh. On voit mal comment Mahmoud Abbas ferait avaliser par son peuple les résultats d’une négociation si le territoire du futur État de Palestine demeure divisé entre la Cisjordanie et Gaza.

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10 Commentaires sur : Moyen-Orient : la situation s’envenime

  1. Anonyme

    1 décembre 2007

    Lire les derniers posts d’Helios ,a la suite de l’article de Philippe Sadot : "Les Français sont-ils prêts à faire la guerre à l’Iran ?". Il est juste un peu plus bas.

    Best,

    Mancney

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  2. sas

    1 décembre 2007

    Le boutiquier oriental….à une repentance à geométrie variable….

    Dans quelque jour il ne cédera pas à la répentence histoire de faire duversion sur les très bonnes remarques médiatisées par mohamed cherrif abbes…….

    A savoir …….le pourquoi du comment de l’arrivé de paul naguy bocsa de sarkôzy à la tête d’une nation à forte majorité chrétiene et fille aînées de l’église s’siou plait !!!! ……l’explication du sens de l’ouverture sur certaine personne de gôôôo^che et de la société civile…….et sur le monopole de la vie economique, industrielle,culturelle, mediatique et j’en passe…..

    sas se marre de plus en plus…..le moment de vérité approche

    sas

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  3. Marquais

    1 décembre 2007

    Sans être un spécialiste de l’histoire dans cette partie de notre Empire, je ne pense pas que le maintien de l’administration de l’Algérie par de véritable patriotes aurait pu résister au vent de la " décolonisation"

    attisé a la fois par l’Est et l’Ouest !

     

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  4. Jean-Claude THIALET

    1 décembre 2007

    01/12/07    – "Les 4-Vérités" –

    Mais si, EIFF, contrairement à ce que vous pensez avec une vraie ou feinte naïveté, NICOLAS SARKÖZY SERA LE BIENVENU ALGERIE. Comme l’ont été tous ses prédesseurs, ainsi que les ministres ou ministrions "français" (mot que les concernant, je préfère mettre entre guillemets)(1) qui vont dans les pays qui ont prétendûment souffert de la "colonisation".

    D’abord parce que cela fait partie du "jeu" qui consiste, pour ces pays qui, ayant accédé à l’indépendance, sont incapables de se tirer d’affaire tout seul, malgré les infrastrutures que la France leur a laissées, et malgré leurs richesses naturelles découvertes le plus souvent par les colonisateurs, ou mises en valeur par eux. Jeu qui consiste à faire prendre conscience à leur peuple que, s’ils sont dans la m…, c’est la faute à l’ancien colonisateur dont ils reçoivent un représentant.

    Ensuite, parce que le tam-tam d’invectives ou d’insultes (aujourd’hui, il s’agit d’antsémitisme, hier, c’étaient la "torture", les "massacres", etc.) qui pécèdent et/ou accompagnent la visite officielle d’un de nos dirigeants n’est destinée qu’à les culpabiliser davantage. Et à les mettre en condition pour céder sur tout ce que leurs hôtes barbaresques ou autres. Et pas seulement sur les fameux visas !

    Et il faut toute la veulerie, toute la lâcheté ou tout l’aveuglement, d’un Président (qu’il s’appelle Nicolas, Jacques, François ou autre) pour accepter non seulement de maintenir leur visite, mais aussi pour donner l’accolade (et mieux, si affinité)  – à la manière, il est vrai, de chefs maffieux –   à des gens dont, s’ils n’étaient pas présidents de tel ou tel Etat, ils ne voudraient pas pour cirer leurs pompes.

    Concernant la visite (maintenue) de Nicolas SARKÖZY, celui-ci  est tellement entiché de son (grand) projet d’UNION MEDITERRANEENNE (dont, apparemment, pas plus MOHAMMED VI, que BOUTEFLIKA, ou les autres n’ont l’air de vouloi) qu’il n’entend rien des insultes dont on nous assure qu’elles sont antisémites. Et son aveuglement – si son "grand" projet aboutit – risque de faire que la FRANCE soit encore davantage envahie par une immigration dont   – quoique pensent les anti-racistes – le moins qu’on puisse dire est qu’elle pose de sérieux problèmes. Et pas seulement dans nos banlieues. Comme elle le sera, ainsi que l’UNION EUROPEENNE, avec l’entrée de la TURQUIE dans cette même Union.

    Certes cela nous éloigne apparemment du problème du LIBAN dont traite l’intéressant article de Jean ROUXEL ?  Pas si sûr car, à terme, si nous n’y prenons garde, lorsque, comme c’est le cas aujourd’hui au LIBAN, mais aussi au KOSSOVO (avec deux "s", je le rappelle !) où, depuis que les "musulmans" sont en nombre supérieur par rapport au "chrétiens", l’enfer a commencé. Pas seulement pour les "chrétiens", mais pour les pays concernés….

    Bon dimanche de réflexions, cordialement, Jean-Claude THIALET

    P.S. A propos des "insultes" proférées par le ministricule algérien des Anciens Combattants (démenti du "bout des lèvres" par son patron), je ne sais pas si le "lobby juif" a fait élire Nicolas SARKÖZY (je pencherai plutôt pour tous les "idiots utiles" qui ont pris N.C. pour un homme de droite !), je ne sais pas même s’il existe (ce qui ne m’empêche pas d’avoir une petite idée), mais il m’a paru étrange que ce soient les mêmes Associations qui soutiennent (pas seulement financièrement) l’existence d’ISRAËL jusque dans ses "débordements" (ce qui peut se comprendrs, sinon s’expliquer), qui s’enflamment aux propos d’un ministre barbaresque, mais qui défendent (pour cause "d’antiracisme !") certaine invasion, qui s’en prennent  ainsi à certaine "ségrégation", etc. Ce qui ne les empêche pas de  dénoncer un "regain d’antisémitisme" en FRANCE chaque fois qu’ "une chance pour la France" touche à un "Juif". Un peu de cohérence ne méssiérait pas, me semble-t-il. Où alors, cela pouurrait faire penser que notre pays est dans la configuration de je ne sais plus quel film où l’on voyait deux "gangs", l’un "juif"(2), l’autre "musulman" (2)  s’associer (en oubliant leurs querelles) pour chasser un gang "chrétien" (2) afin de se partager son territoire !

    (1) surtout pour le premier cité dont je rappelle que, devant un parterre d’étudiants américains il avait regretté de ne PAS SE SENTIR FRANCAIS !

    (2) rien à voir, évidemment, avec une quelconque appartenance religieuse. Seulement avec une origine "ethnique"

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  5. beligue

    30 novembre 2007

    Quelqu’un pourrait-il infirmer ou confirmer mon hypothèse :

    Vis a vis de l’algérie ne sommes nous pas toujours en train de payer l’assasinat de Darlan?

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  6. EIFF

    29 novembre 2007

    Algérie : "Sarkozy n’est pas le bienvenu"

    http://www.romandie.com/ats/news/071129090307.j97manig.asp

    Le président français Nicolas Sarkozy "n’est pas le bienvenu" en Algérie, a déclaré jeudi le secrétaire général de la puissante Organisation nationale des Moudjhadine (anciens combattants) Saïd Abadou… il s’en est pris ensuite aux pieds-noirs (Français d’Algérie) et aux harkis (forces auxiliaires de l’armée française d’origine algérienne) qu’il a accusés de "haine contre le peuple algérien".

    Le président Sarkozy est "dans le box des accusés en tant que représentant de l’Etat français (..) Son refus de la repentance est un refus de l’Etat français de se repentir, car dans ses fonctions (M. Sarkozy) doit assumer ses responsabilités", a-t-il dit.

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  7. Jean-Claude THIALET

    28 novembre 2007

    28/11/07    – "Les 4-Vérités"

    EIFF – Même si je ne vois pas très bien ce que vient faire votre message qui concerne non le LIBAN, mais l’ALGERIE, permettez-mois d’y faire écho. ..

    Nos Gouvernants nous ont habitués depuis des lustres (cela date de De GAULLE !) à recevoir sans sourcilier de la part de leurs "amis" algériens des insultes en tous genres. Nicolas SARKÖZY, du temps qu’il était "Ministre(1)-candidat" à la présidence n’y a pas fait exception. Ce qui ne l’avait pas empêché de pratiquer mainytes embrassades, et mêmes de bras-dessus/bras dessous avec un homme qui lui rendait, malgré des talonnettes encore plus "hautes", quelques bons centimètres.Cela crée des liens !

    Sans doute ses conseillers lui avaient-il fait remarquer que, grâce à la double nationalité (la faute à qui ?) il y avait dans notre pays plusieurs centaines de milliers de gens qui, s’ils ont gardé un coeur algérien (comme le prouvent les sifflets et les insultes au drapeau tricolore et à la Marseillaise au STADE DE FRANCE !), disposent d’ un BULLETIN DE VOTE en France ! Alors pourquoi BOUTEFLIKA (pardon, le Président BOUTEFLIKA, que dis-je ? Monsieur le Président BOUTEFLIKA) se gênerait-il à l’égard de son futur hôte ? Surtout si ces "insultes antisémites" (on a vu pire dans l’ex-Barbarie !)  donnent un regain à une populatité en baisse… En ALGERIE comme en FRANCE, on est en République (fromagère ou bananière, qu’importe !) ET CHAQUE VOIX COMPTE … Hélas, n’étant pas petite souris dans les urnes, je ne saurai jamais combien de franco-algériens (ou des algéro-français, si l’on préfère) qui ont voté SARKÖZY de ce côté de la Méditerranée, voteront BOUTEF de l’autre. Mais par Dieu, que dis-je ? par ALLAH ! je voudrais bien le savoir.

     Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) de l’Intérieur, je le rappelle, ce qui en faisait en quelque sorte le "Ministre des Banlieues", particulièrement les chaudes …

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  8. Jean-Claude THIALET

    28 novembre 2007

    28/11/07    – "Les 4-Vérités" –

    Le hasard fait que, à peine avais-je adressé à ce forum un "post" (pas encore publié) commentant l’article de Jean ROUXEL, je suis tombé sur une interview de l’avantageux Bernard KOUCHNER par le  "FIGARO" (28/11/07). Le ministre d’ouverture y déclare, en entourant ses propos de tous les poncifs de l’humanitaire et du politicien qu’il a été ou est (pour combien de temps encore ?), QUE LE LIBAN A DROIT A UN PRESIDENT (sic). S’il avait déclaré le contraire, je ne vois pas ce qu’il serait allé faire au pays du Cèdre.  Mais la suffisance de l’ancien proconsul au KOSSOVO est l’image parfaite de tous les présidents de la République(1) qui, depuis Valéry GISCARD d’ESTAING jusqu’à Ncolas SARKÖZY en passant par François MITTERRAND et Jacques CHIRAC (2), qui jouent les marionnettes sur la scène internationale en voulant se donner une importance que, par la faute de nos gouvernants  – à commencer par eux-mêmes – LA FRANCE N’A PLUS. Et l’échec libanais de Bernard KOUCHNER qui  – on ne sait trop pourquoi –  s’est fait une tête de procureur (3) au moins chaque fois qu’il parle de "sujets sensibles" n’est pas fait pour redonner à notre pays le prestige qu’il ne cesse de perdre au pays du Cèdre.

         Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) je place bien sûr Charles De GAULLE hors concours !

    (2) j’ignore si Jacques CHIRAC avait donné à Bernard KOUCHNER un mot de recommandation (et même pourquoi pas un "billet de logement ?) auprès de son ami, le milliardaire Rafik HARRIRI qui, on le sait, le loge gratuitement dans un somptueux appartement à Paris. Ce qui tendrait à prouver que, comme l’affirme solennellement, l’ex-président, dans les affaires pour lesquelles il a à faire avec la "justice de (mon) pays", IL N’Y A PAS EU "ENRICHISSEMENT PERSONNEL". La preuve, avec ses émoluments de député, de conseiller général, de maire, de ministre, et de Président, il n’a pas pu se payer le moindre pied à terre dans la capitale ! Sans doute avait-il préféré convertir ses émoluments en pièces jaunes pour les confier à Bernadette … 

    (3) je ne sais plus quel humoriste a dit "A partir de 40 ans, on est responsable de sa … gueule !" C’est le cas, assurément,  du prince consort de la Reine Christine.  

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  9. EIFF

    28 novembre 2007

    Algérie : Insinuations antisémites contre Sarkozy

    http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=462171

    Un ministre algérien accuse le président français d’être le relais du "lobby juif". Le gouvernement ne s’est pas ému de ces déclarations, à quelques jours d’une visite de Nicolas Sarkozy à Alger prévue du 3 au 5 décembre.

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  10. Jean-Claude THIALET

    28 novembre 2007

    28/11/07    – "Les 4-Vérités"

    Quel aveu !  Bernard, ancien porteur de sac de riz en Somalie, ancien proconsul au kOSSOVO (avec l’aval  – déjà – les "Américains" !) aurait été mandaté (dans les coulisses ?) par les Américains pour tenter de concilier au LIBAN les inconciliables, les irréconciliables, pour qu’ils désignent sans tarder leur Président… Et l’Elysée avait voulu nous faire croire que l’influence plus que multiséculaire de la FRANCE et l’amour qu’elle porte au Pays du Cèdre (1) justifiait à elle seule la décision prise par ce mêle-tout, ce Caraco touche-à-tout de Nicolas SARKÖZY d’y envoyer  "son" Ministre des Relations Extérieures… d’ouverture ! Alors que le Président de la république se comportait en simple en vassal de George W. BUSCH et des organisations sionnistes auxquelles, à huit mois d’intervalle, lors de ses deux voyages à Washington et à New-York, AVANT et APRES la Présidentielle, il avait fait ALLEGEANCE !. 

    Mais en confiant cette "mission" à Bernard KOÜCHNER, Nicolas a montré une fois de plus un manque de discernement pas seulement lié au fait qu’il confond  vitesse et précipitation. Bernard KOÜCHNER n’a cessé de prendre position toujours dans le même sens, toujours avec partialité et sans nuances.Ce mauvais diplomate – homme de parti pris – qui s’affiche ouvertement comme l’homme des Amécicains et d’un certain lobby, notamment celui qui tient à en découdre à tout prix avec l’IRAN, NE POUVAIT EN AUCUN CAS être l’homme de la situation. Et il ne lui a pas fallu longtemps pour s’en rendre compte, alors même qu’il n’en était qu’aux préliminaires. On n’envoie pas comme médiateur un homme qui est juge et partie. Et je crains qu’il en soit de même pour la conférence d’ANNAPOLIS. Où l’on sait par avance qu’un accord passé entre le Premier Ministre israëlien et le président du FATAH sous l’égide de George W. BUSH , NE POURRA EN AUCUN CAS ÊTRE ENTERINE par le Hezbollah dont on connaît le rôle important qu’il joue TANT en PALESTINE qu’au LIBAN. Au Liban où, on ne le sait que trop, l’Etat d’ISRAËL prétend aussi jouer son rôle. Comme on ne l’a que trop vu l’an dernier … 

        Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) de moins en moins francophone, et de plus en plus anglophone !

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