Pourquoi John Cleese est l’homme de l’année

Posté le 30 décembre , 2012, 8:15
9 mins

L’ancien Monty Python et as du showbiz anglais John Cleese a fait scandale cet été en Angleterre ou ce qu’il en reste, en déclarant que Londres n’était plus une ville anglaise et qu’il n’y avait plus de raison de s’y rendre pour goûter le charme de l’Angleterre. Cleese ne faisait que constater, cinquante ans après le grand Enoch Powell, que l’Angleterre était condamnée à disparaître et sa population à être remplacée. Des statistiques récentes publiées par le droitiste Daily Mail (là-bas les journaux de droite font leur boulot, ils ne sont pas le Figaro) montrent même que la population blanche et britannique est devenue minoritaire dans le grand Londres. On n’est plus là pour parler du seuil de tolérance ! Le journal britannique ajoute même que c’est la première fois qu’une région british connaît ce triste sort. On peut le rassurer, elles y passeront à peu près toutes, comme les régions françaises ; mais ce n’est plus très grave. Je redonne les chiffres parce que je les aime : dans le grand Londres, il reste 3,7 millions de white british folks sur huit millions d’habitants.

Je donnerais cher, je veux dire je donnerai un euro, pour savoir le nombre de Français blancs dans le Great Paris, moi.

Mais John Cleese a quand même ajouté – et c’est presque plus intéressant parce que plus grave – que c’était pour cela (parce que, donc, Londres n’était plus ni blanche, ni anglaise) que l’on avait eu, en Angleterre, ces damnés jeux olympiques ! On doit donc s’interroger dans la grande ligne de la théorie de la conspiration, qui est pour moi surtout une théorie de l’explication, sur les causes de ces jeux. Blair est passé voir une cinquantaine de petits commissaires ethniques et politiques du CIO pour décrocher ces jeux et il en a profité pour vendre son pays au plus offrant et pour proposer le remplacement de sa population de John Bull. C’est extraordinaire, mais c’est la réflexion que m’inspire la remarque shocking de John Cleese. Blair fut élu en 1997, il a laissé un pays en faillite et à la population remplacée ; il est conseiller milliardaire des oligarques d’Asie centrale et il en profite pour ne presque plus payer d’impôts ! Quand on a des lascars comme cela au gouvernement, qui bien sûr légitiment toutes les guerres et toutes les tueries néocoloniales du moment, avouez que l’on n’a plus besoin d’ennemis ou d’islamo-terroristes ! La Grèce s’est ruinée pour ces jeux, elle la mère de l’Europe, et Londres, c’est le cas de le dire, s’est fait trouer la peau. Mais passons.

Je suis tombé sur un film méconnu de John Cleese, Fierce creatures en anglais, peut-être Créatures sauvages en français. Il s’agit une comédie sociale et noire (au sens figuré !) sur la liquidation d’un zoo jugé trop arriéré et pas assez rentable. On est dans les années 90, Clinton, son staff et l’organisation mondiale du commerce ont ordonné les délocalisations et le remplacement accéléré de nos populations (c’est ce que vient encore de recommander le phénoménal Sutherland, ancien commissaire européen, patron de Goldman Sachs et BP, ni plus ni moins). Le zoo doit donc devenir un parc d’attraction et l’on prend exemple sur Rambo, puisque c’est la violence des Rambo et des Terminator qui fait alors marcher les foules (aujourd’hui c’est la magie noire et c’est le satanisme : on veut d’ailleurs crée un parc Zombi à Détroit, ô John Wayne, ô Henry Ford !). Cleese tonne donc à mort contre le businessman américain qui veut ses 20% de recettes supplémentaires dans son zoo attardé, qui veut même liquider des animaux jugés non bankables, que le patron du zoo doit faire semblant de faire disparaître (d’où des quiproquos géniaux dignes des grands sketches de Monty Python). Créatures sauvages est un des très rares films politiquement incorrects de Hollywood – même si c’est un film on ne peut plus britannique ; les connaisseurs des Monty Python (il n’y en a presque plus) se souviendront de l’attaque géniale de Wall Street par les preux gentlemen de la City, le meilleur épisode du Sens de la vie. Les Monty Python étaient des déjantés, et comme beaucoup de déjantés ils étaient plutôt de bons réacs. J’ai assez connu de réacs pour savoir qu’ils sont plus déjantés et moins communs que les people de gauche.

Cleese avait conclu ses remarques estivales en regrettant la disparition de la culture de la classe moyenne britannique et son remplacement par la yob culture, la culture jeune comme on dit chez nous (yob ce serait boy en verlan, vous savez ces jeunes victimes du racisme qui ont un peu affolé le grand Londres au cours de l’été 2011). La disparition de la classe moyenne blanche est le sujet de la décennie. Elle a été trahie par ses élites mondialisées, comme dirait le bon Chevènement, qui ont tout sacrifié pour complaire au nouvel ordre mondial, pardon à l’ordre nouveau mondial. Car c’est la première fois depuis 1940 que l’on nous en veut à ce point, au point de la faire disparaître un peu partout, cette damnée classe moyenne blanche, pas assez craquante à point pour nos élites de ploucs en veine de reconnaissance mondiale.

Voilà en tout cas pourquoi je fais de John Cleese l’homme de l’année. Retournez voir le sketch immortel de la partie de foot entre les philosophes allemands et les philosophes grecs. Et dites vous que l’on est dans un monde où les footballeurs français ou anglais ne sont plus français ou anglais et que bientôt cette monstruosité reflètera telle quelle la population du pays. Quelle magie noire ! On n’osera plus se plaindre et c’est tant mieux !

Merci les élites et en tout cas bravo John Cleese d’avoir pris de tels risques.

La mise en ghetto des blancs ne saurait tarder disait déjà Céline. Peut-être qu’on nous mettra dans un zoo ?

10 Commentaires sur : Pourquoi John Cleese est l’homme de l’année

  1. mauvaisedent

    2 janvier 2013

    On sait bien que ceci était programmé depuis longtemp, Avec beaucoup d’émigrés facille de denigrer tel ou tel etnie et de faire monter le corporatisme pour faire battre les gens entre eux. ( nouveaux ordre mondial )

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  2. BRENUS

    1 janvier 2013

    La remarque de l’auteur anglais de cet article ne manque pas de piquant, concernant ce qu’est devenue l’Angleterre. Il y a b ien des années, une relation anglophone ayant beaucoup travaillé avec les anglais m’expliquait que les dits anglais avaient une formule nous con cernant, nous les français. Il parait que la formule se traduisait un peu comme suit : “les biougnoules -nous- commencent à Dunkerque”. Ceci visait les français dits de souche, bien entendu. Peut être pourrions nous maintenant leur retourner le compliment. D’autant que dans les régions françaises où il y a une forte concentration de sujets de sa Majesté, en France, la suffisance de ces British n’a toujours pas changé vis a vis de nous, même si cela n’en gêne pas un certain nombre de savoirr profiter de ce pays qu’ils considèrent comme s’ils l’avaient conquis. Y compris l’usage immodéré de la carte vitale

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  3. Serge-Jean P.Peur

    1 janvier 2013

    “Peut-être qu’on nous mettra dans un zoo?” Hum,vous ne pensez pas si bien dire,car, avez-vous simplement emprunté le RER B ou le D en dehors des heures de pointe?Moi oui,et j’étais l’un des rares blancs…Non pas que je voue de la haine à tous ces gens de différentes provenances qui me côtoient,non, mais je me dis que je voyage en quelque sorte dans le futur et qu’il faut s’y faire.
    C’était quand même mieux avant.

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  4. Jayjay.nc

    31 décembre 2012

    Je vais de temps en temps à Paris et depuis une trentaine d’année j’ai vu le changement s’accélérer à une vitesse exponentielle. Non je ne reconnais pas le Paris des années 70. Beaucoup de petits bistrots, où j’apprécias de déguster un sandwich saucisson beurre accompagné d’une bière en attendant mon train dans les environs de la gare du Nord, sont maintenant remplacés par des snacks à kébab, et à cette gouaille bien parisienne, composante de la richesse culturelle de la capitale se sont substitué les sonorités gutturales du Maghreb
    Un certain jeudi j’ai pris le RER pour aller de la gare de Lyon à Roissy. Changement au Châtelet. A 17 heures la rame était bondée. Je ne sais si c’est cela le nouveau visage de Paris dont parle Jamel Debouse, mais pour paraphraser un préfet sanctionné c’était l’AFRIQUE. Ce monde coloré s’apostrophait d’un bout à l’autre du wagon en arabe, en wolof (?) en peul ( ?). Nous devions être trois blancs perdus dans cette foule turbulente aux costumes bigarrés. Des femmes en boubous traînant leur marmaille semblaient me dire que la relève était assurée. Aux arrêts, quelques encapuchonnés au regard furtif attendaient le dernier moment pour monter ou descendre; je profitai d’une place qui se libérait pour m’asseoir et m’assurer que mon portefeuille était toujours dans ma poche. A Villepinte un essaim de Belphégors attendait sur le quai. Comme elles n’ont pas d’âge, je ne saurais dire si c’était une lignée de la grand-mère aux petites-filles ou des pensionnaires d’un collège islamique.
    Un vieil arcachonnais d’adoption, parisien de naissance, me disait qu’ayant été surpris par la vitesse de la vague allogène, il avait raté son intégration dans cette nouvelle société et s’était senti contraint à l’exil.
    Pour l’instant le Sud-Ouest tient bon mais pour combien de temps encore ?
    Bonne année à tous.
    jayjay

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  5. SMALL BARTHOLDI

    31 décembre 2012

    L’évolution de l’Angleterre au XXe siècle est une leçon de choses. Sa décadence a été complète et implacable, et sans idéaux de 1789, sans Robespierre, sans Lénine ni Hitler, sans Pétain ni Mitterrand. Le somptueux paquebot du début du XXe siècle, qui faisait l’admiration du monde entier, a coulé à pic, avec finalement peu de résistance. La seconde moitié du siècle a d’ailleurs été l’histoire de la liquidation consciente et acharnée de ces valeurs victoriennes et édouardiennes (entreprise à laquelle ont d’ailleurs participé les joyeux Monty Pythons). Quand on s’acharne à ce point à flinguer et dénigrer tout ce qui a fait la force et la grandeur de son pays, il ne faut pas s’étonner des résultats. Keith Richards a collé une balle entre les deux yeux de Lord Jim, ce fut même le combat de sa vie. Et tout ceci se passa en l’espace d’une vie, celle de Winston Churchill par exemple, né dans l’Angleterre de la splendeur impériale et des héros chantés par Tennyson et Carlyle, et mort au son du Yesterday des Beatles, comme le Noodles d’Il était une fois en Amérique. Après le grand large et le grand fracas, l’Angleterre est revenue à son plus petit commun dénominateur : son potager et ses modes vestimentaires. Sans excès d’idéologies et sans compromissions avec les totalitarismes, son évolution a été identique à celle de la France. Ne reste que le regard voilé de tristesse résignée de Churchill ou De Gaulle en fin de vie, ayant enfin compris dans quelle époque ils avaient été plongés. Bon millénaire tout de même !!

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    • quinctius cincinnatus

      1 janvier 2013

      les Nations naissent , grandissent , s’épanouissent et meurent , non sans avoir dégénéré … certains s’y emploient
      @ A . Z par exemple

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  6. Gilles

    31 décembre 2012

    Cleese n’est quand même pas parfait. I sait par exemple condamner l’antisémitisme (le seau de vomi sur la tête de la nettoyeuse dans “the meaning of life”.
    Je ne l’ai aussi jamais entendu prendre position pour le BNP. Ou approuver les propos d’Enoch Powell.
    Mais il vaut effectivement mille fois mieux que le sinistre Rowan Tkinson (Mr. Bean) qui “lutte contre l’extrême droite”.

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  7. quinctius cincinnatus

    30 décembre 2012

    la classe n’est ni moyenne , ni supérieure , ni inférieure la classe c’est la classe

    signé : l’aristocrate

    Si ,comme moi , vous êtes dans le crépuscule de vos jours , Monsieur Bonnal , ne perdez pas votre temps en lectures vaines , relisez les GRANDS auteurs

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    • Lach

      31 décembre 2012

      Montherlant, par exemple …

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  8. Oeildevraicon

    30 décembre 2012

    John Cleese, une des rares personnes de ce milieu, à avoir ouvert les yeux et qui ne marche pas le cul devant et le pantalon sur les genoux.

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