Propositions pour une solution juste et durable du conflit Israëlo-palestinien

Propositions pour une solution juste et durable du conflit Israëlo-palestinien

Est-il possible de trouver une solution à l’interminable conflit israélo-palestinien ? Oui, à condition de sortir d’une logique d’affrontement pour construire un destin commun aux deux peuples.

La Palestine est constituée d’Israël, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Autrefois, cette région plus étendue géographiquement, englobait d’autres territoires aux noms bibliques : la Galilée, la Judée, la Samarie, la Pérée et la Décapole… Les guerres qui se sont déroulées sur cette Terre trois fois Sainte, relevant la plupart du temps de conquêtes, d’expansions territoriales, ou de luttes pour le pouvoir, ont provoqué un brassage perpétuel de ces diverses populations. Aujourd’hui, ce sont les religions qui provoquent des affrontements difficilement maîtrisables.

La reconquête israélienne contemporaine n’est que la suite logique des vicissitudes permanentes qui marquent cette histoire mouvementée. Il faut souligner, dans cet imbroglio politico-religieux, l’opposition presque totale des thèses développées par chacun des protagonistes pour justifier leurs affrontements réguliers ; l’endoctrinement permanent des populations par la haine de l’autre ; le désir d’éliminer totalement l’adversaire ; l’implication, plus ou moins intéressée, de différents pays qui ne font que jeter de l’huile sur le feu. Dans un tel contexte, il n’est pas facile de trouver des solutions pacifiques qui puissent satisfaire les deux parties, et l’histoire des soixante dernières années le prouve amplement…

Les Israéliens n’accepteront jamais d’abandonner les territoires historiques de Judée et de Samarie (Cisjordanie) pour en faire un Etat palestinien. Il en est de même pour la capitale, Jérusalem.

Vouloir créer un Etat palestinien en Cisjordanie est en outre une utopie dangereuse. Un tel Etat n’est pas viable car presque totalement enclavé, sans accès direct à la mer pour son commerce et dépendant étroitement de la bonne volonté d’Israël, peut-être aussi de la Jordanie. Sans compter qu’il faudrait établir un corridor de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, avec les complications imaginables que cela impliquerait. Il faut donc essayer de trouver une autre approche.

Il existe trois possibilités.

Soit créer le grand Israël en renvoyant toutes les populations palestiniennes dans les pays arabes limitrophes, avec les conséquences catastrophiques que ce déplacement de population provoquerait dans la région, en supposant qu’il soit réalisable.

Soit rayer Israël de la carte du monde, comme le demandent avec insistance certains pays arabes ou musulmans. Cette solution n’est pas envisageable, sauf à vouloir déchaîner une conflagration mondiale.

Soit créer un Etat unique, Israël-Palestine, sous forme fédérale ou confédérale. Une Constitution démocratique commune préciserait les différentes modalités des pouvoirs qui seraient partagés et alternés, avec leurs périodicités.

De nombreuses conditions devraient, certes, être remplies pour initier et consolider une telle entreprise, à savoir :

Trouver des chefs charismatiques, compétents, intègres, et capables de développer une telle approche.

– Mettre hors d’état de nuire les mouvements extrémistes ou terroristes, d’un bord comme de l’autre, en appliquant des sanctions drastiques, au niveau international, sous des formes économiques, financières, militaires, dans le cas où les parties ne respecteraient pas leurs engagements.

– Limiter les négociations indispensables pour aboutir à la création de ce nouvel Etat aux deux parties, palestinienne et israélienne, sans intervention de pays tiers ou de l’ONU (la Jordanie et l’Eglise catholique pourraient y être associées comme modérateurs si les Palestiniens et les Israéliens le souhaitaient). Suspendre toutes les aides économiques et financières étrangères jusqu’à la réussite complète de ces négociations.

– Aborder franchement le problème démographique, ainsi que la distribution des terres et de l’eau, afin que les deux peuples bénéficient de partages équitables.

Dès l’instant que les deux parties auront décidé d’accepter, au préalable, le principe de cet Etat unique, tous les autres problèmes qui enveniment la situation depuis des décennies, trouveront des solutions.

La paix enfin revenue, ce nouvel Etat israélo-palestinien, unique mais bicéphale, pourrait consacrer tous ses efforts à assurer un développement économique juste et durable. En utilisant les énormes potentialités de ces deux peuples, le résultat, sur le long terme, serait magnifique et exemplaire.

Jean-Raphaël Isaffo

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(6) Commentaires

  • Frank Répondre

    Cet article est parfaitement ridicule. D’une part, son titre est biaise dans le sens ou il pretend apporter la justice, d’autre part son titre est faux quand il parle de paix durable avec les arabes.

    Si l’on parle de paix juste, alors il faut expulser les arabes dits palestiniens car, comme ils sont la cause unique de la guerre et le seul obstacle a la paix et qu’il serait injuste de demander a Israel de payer un prix quelconque, territorial ou humain.

    D’autre part, le mot solution implique par definition une fin du probleme. Or le probleme n’est pas une discorde sur la definition des frontieres ou l’organisation politique du territoire mais le rejet arabe de l’existence d’un etat juif au Proche-Orient. Toute solution reelle doit donc adresser ce point.

    L’auteur est a la recherche de solutions justes et durables, et bien, au lieu de vouloir appliquer des solutions de papier qui creent des guerres, mieux vaut la vraie solution juste: les britanniques qui ont permi l’invasion migratoire des arabes durant leur mandat colonial doivent donner des visas d’immigration aux arabes. Les europeens affirmant majoritairement que les palestiniens sont des victimes innocentes des mechants israeliens doivent mettre un terme a cette "injustice" en fournissant eux-aussi des visas d’immigrations.

    Voila une vraie solution juste et durable.

    02/12/2009 à 23 h 53 min
  • Daniel Répondre

    Vik:       merci pour les précisions indispensables que vous apportez.

    01/12/2009 à 18 h 08 min
  • vik Répondre

    Monsieur Jean Raphaël ISAFFO,

    J’ai lu avec le plus grand intérêt votre article sur le conflit qui sévit depuis plus de soixante ans au Moyen-Orient, et que vous avez intitulé : " Est-il possible de trouver une solution à l’interminable conflit israélo-palestinien ? …."

    En premier lieu, j’aimerais apporter une correction au titre de votre article, que j’aurais intitulé pour ma part : " Est-il possible de trouver une solution à l’interminable conflit israélo-arabe-palestinien ", titre qui sied mieux au conflit qui oppose Israël aux descendants des arabes ayant peuplé la Palestine avant 1948 (ce qu’on appelle à tort, à mon sens,  les réfugiés palestiniens) et les pays arabes pris dans leur globalité ;

    En second lieu, je vous cite : " les guerres qui se sont succédées sur cette terre trois fois saintes" ! Eh non, là encore je ne suis pas d’accord avec vous ! En effet, la terre sainte est sainte pour les Juifs, terre de leurs ancêtres, les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, étant enterrés dans le caveau de MARPELLAH, à HEBRON, le terrain de MARPELLAH ayant été acheté avec de l’argent sonnant et trébuchant, à son propriétaire, alors même que ce dernier voulait l’offrir, par amitié et sympathie à Abraham qui a refusé cette offre généreuse ( et nous voyons aujourd’hui, combien il a eu raison de payer ce lopin de terre !) ;  Rachel, la matriarche est enterrée à côté de BETHLEEM ! … Pour les chrétiens, toutes leurs racines, la genèse de leur histoire, enracinée, ancrée dans cette terre, avec Jésus Christ, mais pas seulement … Godefroy de Bouillon (1099 – les croisé -) et j’en passe … Pour les musulmans, en dehors du fait que la Palestine a été l’une de leurs conquêtes, aucune preuve historique tangible atteste du fait de la religiosité de cette terre ! Bâtir des mosquées, aussi belles soit-elles, ne justifie en rien du caractère sacré, le plus petit soit-il ! Les chrétiens font leur péleringe en terre sainte ; les musulmans vont à la Mecque, vénèrent Médine, et en aucun cas n’ont attaché un intérêt quelconque pour JERUSALEM, ville sacrée pour les juifs, bâtie par le roi David, et citée plus de six cents fois dans la Torah !

    En troisième lieu, vous parlez de reconquête israélienne ! Là aussi, il faut savoir que toutes les guerres, à commencer par celle de 1948 ont eu lieu du fait des pays arabes, ces derniers ayant refusé le partage de la Palestine entre les juifs et les arabes (et non les palestiniens) – Résolution de l’ONU numéro 181 du 29 novembre 1947 ! Cette première guerre a perduré jusqu’en 1949, et les combats ont cessé sur des lignes d’armistice, et non de frontières sûres et reconnues (autrement, on n’en serait pas là ! Donc, il s’agit, de mon point de vue, de conquête, puisque les combats ont cessé sur des lignes d’armistice !

    En quatrième lieu, et pour terminer mon préambule, vous dîtes : " le désir d’éliminer totalement l’adversaire…" Le terme d’ennemi serait plus exact, à mon sens, que celui d’adversaire,  peu importe, mais pour parler d’élimination, si cela est exact du côté arabe, ces derniers ayant juré de jeter les juifs à la mer, et ont demandé en conséquence, à leurs frères arabes de Palestine, de quitter leurs demeures une quinzaine de jours, pour terminer ce travail macabre ! Alors même que Madame Golda MEIR, devenue par la suite Premier Ministre de l’Etat d’Israël, a supplié les arabes vivant en Palestine, d’y rester, ce en quoi, un certain nombre a écouté ses supplications, tandis qu’environ cinq cent mille autre, écoutant les chefs arabes, ont quitté la Palestine, pour ne plus y revenir ! Donc, on peut parler d’élimination des juifs, du côté arabe, mais certainement pas du côté d’Israël, concernant les arabes de palestine, les palestiniens, dont le terme a été employé pour la première fois, après 1948, et jamais avant !!!…
    Ceci précisé, j’ai trouvé votre article très intéressant, à certains égards, mais les propositions que vous faîtes  semblent quelque peu utopiques, vous en convenez vous même !

    Un Etat fédéral, oui pour les Etats-Unis, certainement pas pour cette terre ! En effet, un Etat fédéral, c’est un Etat composé de collectivités politiques autonomes, et ce système ne pourrait pas fonctionner du fait que vous avez deux religions qui s’ffronteraient pas instiutions politiques interposées ! A l’extrême limite, ça a fonctionné au Liban, mais au Liban, les deux communautés sont d’origine arabe, l’une musulmane, l’autre chrétienne !

    A la limite, je verrais bien un Etat confédéral, puisque c’est l’union de plusieurs Etats qui s’associent tout en gardant leur souveraineté ! Mais là, on revient à la case départ ! Quelles seraient les limites de chaque Etat, les frontières ?

    Non, la véritable solution passerait par l’absorption des palestiniens qui se fondraient dans les pays arabes environnants, d’autant qu’un Etat palestinien existe déjà, en Jordanie, la population de ce pays étant composée à plus de soixante pour cent de palestiniens !

    Mais là, c’est les pays arabes qui s’y opposent, alors même que c’est eux qui ont créé le problème des réfugiés palestiniens !  Ici, je verrais bien l’application du principe de droit,dit" du parallèlisme des formes "! C’est à celui qui a créé le problème de le résoudre !

    Et là, on aura plus du tout de conflit israélo-arabe-palestinien ! Mais si Israël ne sert plus de bouc émissaire à donner en pâture à la rue arabe, quand ça va mal dans le pays, par qui remplacer le bouc ?

    Vik

     

    30/11/2009 à 17 h 48 min
  • mike taub Répondre
    LA Times

    26 mai 1968

    Traduction française de Norbert Lipszyc

    Original anglais : "Israel’s peculiar position".

    Les Juifs sont un peuple particulier : ce qui est permis à d’autres nations est interdit aux Juifs.

    • D’autres nations expulsent des milliers, et même des millions de gens, et il n’y a pas de problème de réfugiés.
    • La Russie l’a fait ; 
    • la Pologne, la Tchécoslovaquie l’ont fait. 
    • La Turquie a expulsé un million de Grecs,
    • et l’Algérie un million de Français.
    • L’Indonésie a expulsé, Dieu sait combien de Chinois, et personne ne dit un mot au sujet des réfugiés.

    Mais dans le cas d’Israël, les Arabes déplacés sont devenus d’éternels réfugiés.

    Tout le monde insiste sur le fait qu’Israël doit reprendre tout Arabe. Arnold Toynbee appelle ce déplacement des Arabes une atrocité plus grande que tout ce qu’ont commis les Nazis.

    D’autres nations victorieuses sur les champs de bataille dictent les conditions de la paix.

    Mais quand Israël est vainqueur il doit supplier pour obtenir la paix. Chacun attend des Juifs qu’ils soient les seuls vrais Chrétiens sur terre.

    • D’autres nations, quand elles sont vaincues, survivent et se rétablissent, mais si Israël était vaincu une seule fois, il serait détruit.
    • Si Nasser avait triomphé, l’été dernier [juin 1967], il aurait effacé Israël de la carte, et personne n’aurait levé le petit doigt pour sauver les Juifs.
    • Aucun engagement pris envers les Juifs par quelque gouvernement que ce soit, dont le nôtre, ne vaut le papier sur lequel il est écrit.
    • Le monde entier s’indigne quand on meurt au Vietnam, ou quand deux noirs sont exécutés en Rhodésie. Mais quand Hitler massacra les Juifs, personne ne protesta auprès de lui.
    • Les Suédois, qui sont prêts à rompre leurs relations diplomatiques avec les Etats-Unis à cause de ce que nous [les Américains] faisons au Vietnam, ne bronchèrent pas quand Hitler massacrait les Juifs. Ils envoyèrent à Hitler du minerai de fer de première qualité, des roulements à bille, et assurèrent l’entretien de ses transports ferroviaires de troupes à destination de la Norvège.

    Les Juifs sont seuls au monde. Si Israël survit, ce sera uniquement grâce aux efforts des Juifs. Et aux ressources juives.

    • Pourtant, en ce moment même, Israël est notre seul allié inconditionnel et fiable.
    • Nous pouvons compter sur Israël plus qu’Israël peut compter sur nous.
    • Il suffit seulement d’imaginer ce qui se serait produit, l’été dernier, si les Arabes, avec leurs soutiens russes, avaient gagné la guerre, pour comprendre à quel point la survie d’Israël est vitale pour l’Amérique, pour l’Occident en général.

    J’ai une prémonition qui ne me quittera pas : ce qui arrivera à Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’Holocauste fondrait sur nous.

    30/11/2009 à 11 h 40 min
  • sitbon Répondre

    votre troisième solution est malheureusement à courte vue, car rien ne serait réglé ! Observez le Liban, où les chretiens étaient en nombre conséquent, ils sont en train de disparaitre. votre 3e proposition est la fin d’un pays pour les juifs.

    je suis un fervent lecteur du premier testament, pour les vérités prophétiques qu’il annonce. sur Ismael, l’ancêtre des musulmans, il est dit au Chap 21/13 de la genèse:  " je le ferai devenir une grande nation "

    il faut que l’Occident comprenne qu’ils n’y a pas plusieurs pays arabes mais une seule nation enfermée dans le dictat du coran, le retour d’Israel, sur sa terre, marque l’arrêt d’une expansion arabe dans le monde. Dim 29 Nov, à l’occasion d’une emission sur l’Islam, on se rappelait que l’Espagne était musulmane, d’ici peu, ils réclameront cette terre parce qu’elle leur a appartenu, pensez à cela.

    l’auteur Tahar ben-Jelloun a écrit : L’islam ne s’est pas remis du viol de la palestine par les armées des croisées.

    En clair, le monde non musulman, appelé dar el harb, qui est à conquérir, peut et doit l’être au nom du djihad-croisade, mais les infidèles, eux, n’ont aucun droit de conquête pour libérer une terre qui n’a jamais appartenue aux arabes.

    le drame est , que pour une question d’égo, la France depuis le gal De Gaulle a voulu exister est allée chercher ce poids politique vers ses colonies, largement islamisées, puis poursuivi par G. Pompidou, une politique pro-arabe, petit à petit, distillée en Europe pour en faire un socle commun, sachant cela, le conflit israelo-arabe ne resoudra rien, car si paix il y a, l’occident sera quand même en passe d’être islamisé.

    j’oubliait le plus important : BRAVO POUR LES SUISSES, ILS ONT EU LE COURAGE DE DIRE NON !

    30/11/2009 à 11 h 19 min
  • IOSA Répondre

    Propositions pour une solution juste et durable du conflit Israëlo-palestinien

    Rien que le titre laisse rêveur parce que…… à double sens.

    Je vais opter pour le deuxième, parce que tant qu’ils se battront là-bas…….les muslins du coin, ne viennent pas foutre le bordel en France.

    Ce n’est pas de l’ingérence étrangère, mais la triste réalité et nous savons tous qui doit gagner ce conflit.

    IOSA

    30/11/2009 à 8 h 00 min

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