Tempête sur la Maison blanche

Posté le juin 05, 2013, 1:28
6 mins

Je dois constater une fois de plus que l’information ne circule pas en France. Ce n’est pas nouveau. À l’époque de la catastrophe so­viétique de Tchernobyl, déjà, les Français étaient censés penser que le nuage radioactif n’avait pas survolé leur pays !

Depuis que la crise financière a commencé, seule la vérité officielle, selon laquelle tout serait de la faute de méchants financiers pratiquant une « économie de casino », est audible.

L’adage qui vaut plus que jamais, en France, est que rien n’est jamais la faute des hommes politiques et que, si quelque chose est la faute des hommes politiques, ce qui est le cas de la crise financière, il faut immédiatement se taire, sinon mentir.

Depuis que l’euro est devenu monnaie de plusieurs pays européens, dont la France, il est quasiment obligatoire de dire que l’euro est indispensable, crucial, essentiel, intrinsèquement merveilleux, sous peine d’être exco­mmunié. Quiconque ose évoquer un effondrement possible de l’euro, sans prendre l’attitude de pleureuses de l’Antiquité, se voit immédiatement couper les micros.

Depuis que Barack Obama est à la Maison blanche, il importe de dire qu’Obama est un type formidable. À la rigueur, on peut dire que c’est un homme décevant qui n’a pu accomplir tous les superbes projets qui étaient les siens. Mais dire la vérité sur Obama ? Vous n’y pensez pas. Je l’ai fait néanmoins, en consacrant deux livres au sujet : le silence médiatique a été retentissant.

L’information en France étant ce qu’elle est, je ne m’attends pas à ce que le silence sur mes livres se brise, mais il se trouve néanmoins que le silence sur Obama va devenir de plus en plus intenable.

De fait, les Français, pour la plupart, ne le savent pas, mais ce sont désormais trois scandales qui pèsent sur le ciel de la Maison blanche et y dessinent un avis de tempête.

L’administration Obama et Obama lui-même sont l’objet de tout un ensemble d’accusations dont il est difficile de voir comment elles ne déboucheront pas sur des procédures judiciaires, des démissions, des peines de prison, peut-être une procédure d’empêchement vis-à-vis de Barack Obama lui-même.

Le premier scandale concerne l’affaire de Benghazi : un attentat terroriste contre une délégation américaine, l’assassinat de quatre Américains dont l’ambassadeur des États-Unis en Libye, la dissimulation des faits, et des falsifications de documents.

Le second concerne l’utilisation des services fiscaux pour s’en prendre à des adversaires politiques de l’administration Oba­ma.

Le troisième concerne des écoutes illégalement mises en place par le ministère de la Justice sur les lignes téléphoniques de l’agence Associated Press.

Au temps de la présidence de Richard Nixon, un Président avait dû démissionner pour bien moins que cela. Les médias français en avaient abondamment parlé. Les médias américains aussi.

Les scandales en cours ont été traités de manière timorée par les médias américains jusqu’à une date récente, mais depuis que des journalistes sont con­cernés et qu’Obama apparaît comme ayant porté atteinte à la liberté de la presse, les choses prennent une tout autre tournure. Combien de temps les mé­dias français pourront-ils cacher les faits ? Je l’ignore.

Je me sens, en tout cas, plus que jamais dans la position d’un dissident. Il fut un temps où faire son travail intellectuel honnêtement et scrupuleusement était moins difficile en ce pays. Je devrais me décourager. Mais céder au découragement serait donner une victoire à l’adversaire.

Et, surtout, je pense à la population française. N’est-il pas effroyable qu’un peuple presque entier soit maintenu dans une semblable ignorance ? L’infor­mation ne circule pas en France, non. Ce n’est pas nouveau. Mais devoir constater qu’en particulier, les Français, en leur écrasante majorité, ne sont pas informés sur ce qui se passe dans la première puissance économique, politique et militaire du monde est effroyablement consternant.

Il est vrai que les Français ne sont pas informés non plus sur ce qui se passe en France et en Europe !

24 réponses à l'article : Tempête sur la Maison blanche

  1. mariedefrance

    09/06/2013

    J’ai reçu ceci dont je vous fais part :

    «  » » »Ceux qui sont concernés par le “Nouvel Ordre Mondial” parlent comme si les Etats-Unis sont sous le contrôle d’une force conspiratrice extérieure.

    En fait, ce sont les Etats-Unis qui sont le Nouvel Ordre Mondial.
    C’est toute la problématique du monde unipolaire américain dont se plaignent la Chine, la Russie et l’Iran. Washington a démontré qu’il n’a aucun respect pour ses propres lois, pour sa propre constitution, encore moins pour le droit international et la loi de souveraineté des autres pays.
    Tout ce qui compte est la volonté de Washington de poursuivre ses actions hégémoniques afin que Washington se rapproche toujours plus de devenir un dictateur mondial.

    Les exemples sont si nombreux, que quelqu’un devrait en faire un livre.
    Pendant le gouvernement de Reagan, les lois banquières secrètes établies de longue date par la Suisse ont dû se plier à la volonté de Washington.
    Le gouvernement de Clinton a attaqué la Serbie, assassinant des civils et envoya la président serbe devant un tribunal international pour y être jugé comme criminel de guerre pour avoir défendu son pays.
    Le gouvernement américain s’engage dans une opération massive d’espionage des courriers électroniques des Européens ainsi que de leurs conversations téléphoniques et ce sans aucune relation avec le terrorisme.
    Julian Assange est confiné dans l’ambassade d’Équateur à Londres, parce que Washington ne permet pas au gouvernement britannique d’honorer l’accord fait sur son asile politique.
    Washington refuse de se soumettre à une décision concernant l’habeas corpus d’une cour d’appel britannique pour libérer Yunus Rahmatullah dont la détention a été décidée illégale par cette cour. Washington impose des sanctions sur d’autres pays et les fait appliquer en coupant des nations souveraines qui n’obéissent pas du système de paiement international.

    La semaine dernière le régime Obama a prévenu le gouvernement britannique que c’était une violation des intérêts américains pour le Royaume-Uni de se retirer de l’Union Européenne ou de réduire ses liens avec celle-ci de quelque façon que ce soit.

    En d’autres termes, la souveraineté de la Grande-Bretagne n’est pas un choix qui doit être fait par le gouvernement britannique ou son peuple.
    La décision est prise à Washington en regard des intérêts de Washington.
    Les Britanniques sont si habitués à être la colonie de Washington que le vice premier ministre Nick Clegg et un groupe d’exécutifs du monde des affaires britannique se sont très vite alignés avec Washington.
    Ceci laisse la Grande-Bretagne grandement dans l’embarras.
    L’économie britannique, qui fut une grande puissance industrielle, a été réduite à la seule City de Londres, le Wall Street britannique. Londres, tout comme New York est un centre financier international qui n’a pas son pareil en Europe.
    Sans son statut financier, il ne resterait plus grand chose du Royaume-Uni.
    L’embarras pour la GB vient de ce que la solution à la crise de la dette souveraine vers laquelle l’UE se dirige tout droit, va retirer aux gouvernements membres leur souveraineté fiscale.

    Pour les nations individuelles, les dépenses, les impôts et ainsi le déficit ou les positions de surplus des budgets des pays membres seront planifiés par l’autorité centrale européenne.
    Ce qui de facto voudra dire la fin de la souveraineté des pays européens.

    Pour que la GB reste dans l’UE tout en gardant sa propre monnaie et sa propre banque centrale voudrait dire qu’un statut spécial lui serait accordé.
    Le Royaume-Uni serait alors le seul état membre de l’UE qui resterait souverain.
    Quelles sont les chances pour que de tels privilèges lui soient accordés ?
    Est-ce ceci acceptable pour la France et l’Allemagne ?

    Si les Britanniques doivent se fondre dans l’UE, ils devront abandonner leur monnaie, leur banque centrale, leur système de lois et leur statut économique de centre financier du monde et accepter la gouvernance de la bureaucratie européenne.
    Les Britanniques devront accepter d’arrêter d’être quelqu’un pour devenir personne.
    Cela, par contre, libérerait la GB d’être la marionnette de Washington à moins que l’UE elle-même ne soit une marionnette de Washington.

    D’après certains rapports, à un moment de cette année, l’Écosse, une partie du Royaume-Uni, doit voter pour quitter le Royaume-Uni et devenir une nation indépendante.

    N’est-il pas ironique de constater qu’alors que le Royaume-Uni entre dans un débat pour se démembrer lui-même, il doit en même temps faire face à être fusionné dans un état multi-national ?

    Dr. Paul Craig Roberts

    Répondre
  2. vozuti

    09/06/2013

    Pour masquer sa responsabilité lors de l’attaque islamiste sur l’ambassade américaine en Libye, obama a accusé à sa place l’auteur d’un film que personne n’a vu : c’est ce genre de comportement minable qui attire l’affection des médias français puisque ces derniers travaillent pour d’autres minables(les dirigeants français) qui ne peuvent s’entendre qu’avec des individus du meme niveau.

    Répondre
  3. Jaures

    08/06/2013

    Et puis, qu’est-ce qui est si important ? Les turpitudes plus ou moins avérées des administrations américaines ? Ou le mal récurrent qui les ronge avec cette nouvelle tuerie qui a fait 4 morts en Californie ?
    On ne compte plus les faits d’armes des forcenés de tout poil et les enfants qui tombent sous leurs balles quand ils ne s’assassinent pas entre eux.
    Si j’étais terroriste, je ne fomenterai pas quelque incertain attentat, toujours aléatoire, je financerai le NRA. Quel groupe terroriste peut se prévaloir de causer la mort de dizaines de milliers d’américains chaque année, tout en trouvant un soutien constant d’élus et de stars du show biz ?

    Répondre
    • Oeildevraicon

      08/06/2013

      Quel groupe terroriste peut se prévaloir de causer la mort de dizaines de milliers

      Euh……..
      Les antifa , en France.
      Et les islamistes dans tous les pays du globe.

      Répondre
  4. Alain GRECK

    06/06/2013

    Consternant que l’on ne s’intéresse pas aux problèmes obamesques alors que nous avons notre dose de problèmes ici en France !! Notre flamby le mou 1er et ses valets nous préoccupent bien assez !!

    Répondre
  5. pierre alain

    06/06/2013

    Les US premiere puissance economique, politique et militaire du monde !…ah bon!…
    Eh bien allez voir demander aux chinois et aux russeS ce qu’ils en pense…
    Les chinois tiennent les amerlocs par la gueule,et ont une puissance militaire insoupsonnée et gardé bien discrette à dessein.Les russes ,bien qu’on dise tout le mal qu’on peu en france de Poutine)exportent 17 millions de dolards par jour de petrole pour une seule plateforme de siberie centrale,et je ne connais pas le chiffre pour les autres et le gaz et les minerais.Leur indutrie est en plein boum et ils viennent de lancer un plan financier gigantesque de modernisation de leur armee tant sur le plan materiel qu’humain.On ne sait pas denombrer actuellement les resortissants europeens presents en russie tellement ils sont nombreux,que des techniciens de haut niveau,Le chiffre fourni par l’ambassade de france est totalement farfelu et en deca de la realité(plus de cent mille à nijny novgorod,grande ville industrielle en pleine reconversion).d’ailleur pourquoi les states font profil bas à propos de la syrie,excepté qq coup de gueule à propos d’israel,colonie d’un certain lobi americain.
    Alors que dans le meme temps les states sont en faillite comme le UK dailleur,(mais ca il ne faut surtout pas le dire),que leur monnaie n’a pas plus de valeur que du papier journal ou de la feraille,et que nos medias hier encore nous annoncaient une reprise economique aux US .Quelle desinformation,Obama n’est qu’un pantin à la solde de ceux qui ont voulu qu’il soit ou il est afin de pouvoir mener leur affaires à leur guise comme notre pantin local.

    Répondre
  6. Kroll

    06/06/2013

    C’est très curieux cette multiplication de présidents « trompe-l’œil » comme Obama et d’autres qui correspondent davantage à des produits de marketing vendus par les médias plutôt qu’à des hommes politiques d’envergure recueillant l’adhésion populaire.
    Quelque temps et quelques décisions plus tard,l’illusion s’écroule,les gens réalise que ce n’est pas la star académy ,et le « président » qui n’a pas de réelle légitimité populaire montre le bout de son nez d’idéologue et de tyran.
    Mais alors il est trop tard…
    Il est évident qu’en France,nous ne serons pas informés ,médias de gauche,sur ce qui se passe réellement aux États-Unis.
    Cela relève du peu d’intérêt manifesté de tout temps par les français à ce qui se passe en dehors de « l’hexagone » et également de la volonté de nous tenir dans l’ignorance du réveil d´une partie des américains et de leur presse.
    Cela pourrait nous donner des idées.
    Et penser que ce qui se passe aux États-Unis ne nous concerne pas est une grave erreur.

    Répondre
    • Jaures

      06/06/2013

      « Quelque temps et quelques décisions plus tard,l’illusion s’écroule »
      Mais Obama était là depuis 4 ans quand il a été réélu contrairement à la plupart des dirigeants occidentaux sous la crise. On reproche aux Français de ne pas assez connaître Obama mais, au moins, eux ne votent pas pour lui. Si vous voulez convaincre un peuple de la nocivité d’Obama, commencez donc par les Etats-Unis.
      Mais vous pouvez être sûr d’une chose: cette fois-ci, en 2016, Obama ne sera pas élu.

      Répondre
  7. Marguerite

    06/06/2013

    Bravo, Monsieur Millière, j’apprécie vos analyses à 100% ! Les Français ne se préoccupent pas tellement de l’extérieur et ont plein d’idées fausses et de préjugés et l’on ne peut discuter avec eux car ils veulent avoir raison et ne vous écoutent pas. Ils vivent sur leur petit nuage. Dans ma famille, un très proche (d’origine algérienne mais né et vivant en France, très bien intégré) ne veut pas voir l’islamisme galopant en France, l’insécurité galopante également, l’antichristianisme, la démocratie qui n’est plus qu’un mot qu’on nous sert à toutes les sauces … et me dit aussi que lorsque le conflit israélo-palestinien aura cessé, tout ira mieux dans le monde !!!! J’ai essayé de développer d’autres vues mais rien à faire.
    Continuez votre oeuvre salvatrice pour ceux qui la comprennent et vous soutiennent en ayant une vision des choses plus réelle. Amicalement, MA

    Répondre
  8. Secotine

    06/06/2013

    je constate que, quoi que l’on dise « l’Obamania » reste au plus haut en France ».
    Que la Maison Blanche ait 6 conseillers « Frères Musulmans », idem pour le « Home Security Department » qui a des adeptes du salafisme (une délégation palestinienne a d’ailleurs pu déambuler en toute tranquillité dans tous les services à Quantico il y a deux ans) la conseillère spéciale de Hlllary Clinton était saoudienne et voilée.etc etc. Obama change l’Amérique tout comme nos dirigeants changent la France et pas pour le meilleur je le crains

    Répondre
    • Jaures

      06/06/2013

      Et sachant tout cela, les deux tiers des électeurs juifs américains ont voté Obama !

      Répondre
  9. Jaures

    05/06/2013

    Petit rappel à G.Millière: le coup du nuage de Tchernobyl nous été servi par le libéral Alain Madelin (la vidéo fait encore le buzz), candidat à l’élection présidentiel de 2002 qui, avec le soutien actif de G.Millière a obtenu moins de 4% des voix.
    Pour le reste, il faut que G.Millière comprenne que les Français se fichent comme d’une guigne d’Obama. Certes Bush leur était plutôt antipathique mais c’était le cas de toute la planète. Les éventuels scandales qui touchent Obama font partie d’un des rituels préférés des Américains: les affres du second mandat. Sans refaire toute l’histoire des USA, on se souvient que W.Bush a lui même connu pareils déboires avec les affaires Plame-Wilson, Tom DeLay ou Jack Abramoff. Tout cela paraissait alors à Millière bien dérisoire et n’étaient guère développé par la presse française.
    Par ailleurs, ce ne sont pas les scandales qui ont poussé Nixon à la démission mais le mensonge public, rédhibitoire aux Etats-Unis (Lance Armstrong commence à s’en rendre compte).
    Enfin, il y a quelque chose de pathétique à voir ainsi Millière endosser le costume du « dissident ». Car que risque-t-il ? Il enseigne dans la même université depuis des décennies, touchera probablement bientôt sa retraite à taux plein et publie régulièrement des livres qui ne se vendent pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais mais pas non plus qu’ils sont bons. Mais surtout, leur auteur s’est tellement fourvoyé ces dernières années, tellement pris les pieds dans le tapis de ses certitudes que sa crédibilité est définitivement entamée.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      05/06/2013

      pas le mensonge, mais le PARJURE ( comme dans toute civilisation occidentale ayant des fondements religieux )..
      c’est bien la Raison ( grand R, vous comprendrez pourquoi ) la Raison, donc, pour laquelle nos représentants élus ( toutes  » obédiences » et partis confondus ) n’en veulent pas !

      Répondre
    • Guy milliere

      06/06/2013

      Si vous interessiez de maniere moins superficielle a ce dont je traitr, vous sauriez qu Obama a pratique le mensonge, a un niveau autrement plus intense que nixon, dans chacune des affaires evoquees ici. Ne pas s interesser a la vie politique americaine alors que les etats unis sont toujours la premiere puissance du monde est consternant. Quant a mes livres, ils se publient, et se vendent. Pas aupres d un public tel que vous, bien sur. Ils ne contiennent aucun dessin a colorier….

      Répondre
      • Jaures

        06/06/2013

        Cher M Millière, je m’intéresse tout à fait à vos écrits et c’est d’ailleurs un reproche qu’on me fait ici régulièrement. Je suis même sans doute un des rares qui lise vos livres, et même de longue date. J’ai d’ailleurs souvent repris des extraits de vos ouvrages pour illustrer mes divergences. Car lire un de vos livres, ou de vos éditoriaux, n’implique pas mécaniquement que l’on en partage les conclusions ou les opinions. Pensez-vous vraiment que si l’on est pas convaincu après vous avoir lu, c’est qu’on est forcément un abruti patenté ?
        Vous reprochez aux Français de ne pas assez s’intéresser aux Etats-Unis. C’est juste, mais, franchement, quel intérêt portent les Américains à la France ? Et si les affaires que vous citez et qui sont connues pour certains depuis bien avant les élections (vous les citiez quand vous estimiez qu’Obama serait finalement battu face à M.Romney) n’intéressent pas assez les Français, elles n’ont guère empêché Obama, de retrouver la Maison Blanche. Ce qui vous parait à vous rédhibitoire ne semple pas émouvoir plus que cela les électeurs américains eux-mêmes.
        Enfin, sur vos livres, vous écriviez il y a quelques mois sur un autre site que « La 7ème dimension » n’avait pas atteint le millier d’exemplaires vendus. Or, vous en avez fait la promotion sur les divers sites acquis à vos opinions, sur France -Info ou chez Taddei. Demandez-vous dés lors pourquoi d’autres universitaires, sur des thèmes semblables parviennent à une plus large audience (sans prétendre bien sûr à celle d’un Marc Lévy). N’y a-t-il pas là une question de crédibilité ?

        Répondre
        • guy milliere

          08/06/2013

          La Septième Dimension est le seul de mes livres ces dernières années à s’être mal vendu. J’en ai déduit que le livre était trop long et avait un sujet trop vaste. Des livres de deux cent pages sont écrits et publiés qui portent sur ce que j’aborde en un seul chapitre, et le livre compte plus de dix chapitres. Quant à la crédibilité: je n’ai pas à changer une ligne de ce que j’ai écrit sur Obama dans les deux livres que je lui ai consacré. Je n’ai pas non plus à changer une ligne à ce que j’ai écrit sur l’islam et le monde musulman depuis des années. J’ai pensé, un an avant l’élection, qu’Obama serait réélu. J’ai vu se dessiner un élan vers Romney un mois avant l’élection et cet élan existait. L’élan est retombé dans les derniers jours, et mon analyse à ce moment précis s’est révélée inexacte, je l’admets. Mais cela ne change rien à ce que j’ai écrit sur la présidence Obama et cela ne signifie pas une adhésion à ce que fait Obama par le peuple américain. C’est plus complexe. D’une même façon, j’ai sous estimé les erreurs de gestion par l’administration Bush de l’après Saddam en Irak. Cela ne signifie pas que la guerre en Irak était illégitime. Et cela ne signifie pas non plus qu’à l’automne 2008, l’Irak ne se portait pas mieux que sous Saddam. Vous soulignez sans cesse des éléments conjoncturels qui contredisent un point de ce que j’ai pu écrire. Vous ne voyez pas ou ne voulez pas voir les analyses qui concernent le moyen terme. Sans doute est-ce en partie de ma faute, puisque j’écris aussi concernant le court terme…

          Répondre
          • Jaures

            08/06/2013

            Il est vrai M Millière qu’écrire à la fois pour le long terme et le conjoncturel comporte un risque qu’il vous faut assumer.
            Le problème n’est pas tant de se tromper dans ses analyses que de ne pas considérer respectueusement les points de vue contraire. Ce que je tiens à souligner n’est pas l’erreur ponctuelle, nous en commettons tous, sinon le monde ne serait pas ce qu’il est, mais la prétention à connaître le vrai sans nuance et à mépriser tout discours contradictoire. J’ai notamment lors de la dernière campagne américaine relevé vos propos des dernières semaines où la victoire était acquise et ceux qui émettaient la moindre réserve qualifiés de ridicules. Cette absence de doute est le verrou de votre pensée autrefois plus créatrice. Avant d’écrire, ressassons cent fois ce propos d’Alain:
             » Le vrai c’est qu’il ne faut jamais croire, et qu’il faut examiner toujours. L’incrédulité n’a pas encore donné sa mesure. Croire est agréable. C’est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors dites adieu à liberté, à justice, à paix. »

      • JEAN PN

        07/06/2013

        Mon cher Guy milliere, Vous êtes, vous aussi superficiel à votre façon. En effet, lorsque vous supprimez un commentaire (comme le mien) qui n’est en aucun cas grossier mais qui ne dit pas ce qui vous vous convient, vous le sucrez.
        La France a besoin d’hommes, de vrais, et je pense que vous n’en faites pas partie !

        Répondre
        • 07/06/2013

          La modération du site n’est pas à la charge des auteurs des articles du journal. Votre message n’a donc pas été supprimé par M Millière.
          Je vous signale également que je ne vois pas de quel commentaire vous parlez.
          Le modérateur

          Répondre
  10. mariedefrance

    05/06/2013

    Pour s’informer, il faut savoir chercher et …..savoir lire avant de comprendre.

    Désolée mais au rythme où l’on détruit l’EN, la société, la culture etc…. il n’y aura bientôt que des zombies qui diront :
    « du pain ! du pain ! » »

    Hussein Obama ne sera toujours pas dans leurs préoccupations.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      05/06/2013

      Obama est MANIFESTEMENT d’un autre calibre intellectuel que Bush ou que Sarkozy !

      Répondre
    • patrhaut

      06/06/2013

      du foot, en même temps que du pain ! Le fameux panem et circenses

      Répondre
      • quinctius cincinnatus

        06/06/2013

        et les chrétiens à jeter dans l’arène ( l’O.N.U. ) aux lions de l’Atlas ?

        Répondre
        • patrhaut

          07/06/2013

          pour remplacer les chrétiens, en trop petit nombre maintenant, j’ai ce qu’il faut …

          Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)