26 Talibans libérés

26 Talibans libérés

Voilà une nouvelle qui va donner du courage aux soldats de l’OTAN qui crapahutent sur un terrain hostile pour lutter contre les Talibans :

« Vingt-six hommes soupçonnés d’être des talibans ont été libérés de prison en Afghanistan, conformément à la politique de la main tendue aux insurgés initiée par le président Hamid Karzaï, ont indiqué, lundi 21 juin, les autorités afghanes et un responsable américain à Bagram. « Nous avons réexaminé les dossiers un par un. Il n’y avait pas assez de preuves contre eux », a déclaré Nasrullah Stanikzaï, conseiller du président Karzaï et membre de la commission mise en place récemment pour examiner tous les cas de détenus soupçonnés de liens avec l’insurrection.

De leur côté, les Américains ont indiqué que 18 hommes avaient été libérés de la prison de Bagram, qu’ils contrôlent. D’autres libérations ont eut lieu : six dans une prison afghane de Khost et deux à Kaboul. « Nous partageons les objectifs de la commission de s’assurer qu’aucun prisonnier n’est détenu sur la foi de chefs d’accusation infondés ou de fausses accusations », a déclaré Michael Gottlieb, un responsable civil de la prison de Bagram, au nord de Kaboul.

M. Stanikzaï a par ailleurs indiqué que 35 autres personnes, dont 19 détenues par les Américains, seraient « bientôt » libérées. M. Karzaï avait ordonné le 6 juin le réexamen des dossiers de centaines de prisonniers soupçonnés de liens avec les insurgés, dans un geste de bonne volonté à l’égard des talibans en vue de mettre fin à la guerre.

Plusieurs centaines de personnes sont actuellement détenues dans les geôles afghanes et dans la prison de Bagram, au nord de Kaboul. Il s’agissait de la première mesure prise par le chef de l’Etat afghan après la Jirga de la paix – assemblée traditionnelle réunissant 1 600 représentants des tribus et de la société civile – qui a accouché d’une résolution en 16 points pour tenter de mettre fin à la guerre.

Les détenus de Bagram, enfermés parfois depuis des années sans recours, sont considérés par Washington comme des prisonniers de guerre arrêtés sur le champ de bataille. Ils ne disposent pas d’avocats et ne savent pas quelles charges sont retenues contre eux. » Le Monde

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