Allemagne : la ministre d'origine turque veut retirer les crucifix des salles de classe !

Posté le avril 27, 2010, 12:00
4 mins

La CDU est prise à son propre piège. Elle
jouait le jeu de la diversité en nommant ministre une jeune femme charmante et intelligente issue de la communauté turque. Le pays était séduit.

Mais le naturel est revenu au galop : la ministre veut
enlever les crucifix des salles de classe. Les médias et la gauche parleront de laïcité. La réalité, c’est l’islamisme militant !

 

« Nommée la semaine dernière ministre
régionale,
devenant ainsi la première femme d’origine turque à accéder à un tel poste en Allemagne, Ayguel Oezkan doit être investie mardi. Mais elle se fait déjà
remarquer. L’ancienne avocate d’affaires de 38 ans a déclenché l’ire de son parti, les chrétiens-démocrates de la CDU, en déclarant au magazine Focus que «les symboles
chrétiens n’avaient pas leur place dans les écoles publiques. L’école doit être un lieu neutre où les voiles non plus n’ont rien à faire dans une salle de classe».
En Allemagne où
l’Eglise n’est pas séparée de l’Etat, ces propos surprennent.

 

La nomination d’Ayguel Oezkan comme ministre
des affaires sociales de Basse-Saxe par le ministre-président de ce Land, Christian Wulff, un proche d’Angela Merkel,
avait déjà fait grand bruit la semaine dernière. Le fait de confier une responsabilité ministérielle à une personne
d’origine immigrée avait vivement réjoui la communauté turque d’Allemagne. Le quotidien turc Hurriyet avait même titré «Merci Frau Merkel», louant cette «décision
historique».

 

 

Mais c’était sans compter qu’Oezkan mettrait d’emblée
les pieds dans le plat.
Après sa déclation sur les crucifix, les réactions au sein de la CDU n’ont pas tardé. La ministre fédérale adjointe chargée des affaires de l’immigration
Maria Böhmer a ainsi estimé que «les crucifix sont une tradition centenaire en Allemagne et sont l’expression de nos valeurs». Néanmoins, Böhmer souligne que la question soulevée
par Ayguel Oezkan a le mérite d’être «novatrice».

 

D’autres réactions ont été beaucoup plus virulentes. Le
responsable des questions d’intégration du groupe parlementaire des Unions chrétiennes, Stefan Müller, issu de la CSU, la frange bavaroise et conservatrice de la CDU, a qualifié les
positions de Ayguel Oezkan de «tellement aberrantes que c’en est effrayant»
. «Des responsables politiques qui voudraient bannir les crucifix des écoles devraient réfléchir s’ils
ont vraiment leur place dans un parti chrétien-démocrate»,
a-t-il ajouté.

 

Quant à Christian Wulff, il prend également
ses distances avec sa protégée en soutenant que «dans les écoles en Basse-Saxe, le gouvernement pense les crucifix comme appartenant aux valeurs chrétiennes, tout en promouvant une
éducation tolérante.»

Si Ayguel Oezkan s’est attirée les foudres
de son parti, le soutien attendu de l’opposition n’a pas tardé. Klaus Wowereit, maire SPD de Berlin, a soutenu la jeune femme en affirmant que «la CDU n’était pas encore
mûre pour une ministre aux racines turques».
Le quotidien Sueddeutsche Zeitung est allé jusqu’à se demander si les conservateurs étaient effectivement prêts pour «une femme si
sûre d’elle, qui intervient
de manière délibérément provocante dans un débat sensible et très ancien».
Selon les médias allemands, la future ministre a reçu des menaces de mort et a été placée sous protection policière. » Le Figaro