Contre le voile : le chèque scolaire !

Contre le voile : le chèque scolaire !

Le problème du voile à l’école et de la laïcité fait couler beaucoup d’encre en oubliant l’essentiel : la légitimité d’un État-maître-d’école.

L’État républicain a, depuis Jules Ferry, délibérément fait main basse sur l’enseignement. À quel titre et pourquoi ? Puisqu’il nous a conduits à l’impasse actuelle, répondre à ces questions, c’est faire face au problème.

L’école d’État dite « Éducation nationale » est, par nature et par volonté délibérée, une institution totalitaire. Elle a été créée en son temps et gérée depuis pour éradiquer la nature catholique de l’enseignement chrétien antérieur.

Les pays de l’Islam n’ont pas eu à se poser de question : fondé sur l’islamisme, leur enseignement islamique transmet le Coran.

En se mobilisant contre le christianisme, l’école laïque, non seulement a détruit les bases de notre civilisation occidentale et française, mais se retrouve désarmée face à l’actuelle présence étrangère en milieu scolaire, islamique et conquérante.

À terme, le laïcisme, démuni de toute base transcendante, ne peut qu’être écrasé par cet islamisme incapable d’être neutre sans renoncer à lui-même. Peut-on sortir de cette impasse ?

Comme en bien des domaines, c’est la solution libérale qui peut apporter la solution : non point l’école laïque obligatoire et uniforme, mais le bon scolaire, c’est-à-dire des ressources scolaires allouées directement aux familles et non au dinosaure institutionnel.

Il est normal en effet que les enfants soient élevés dans l’esprit, la tradition et la foi des parents. Il n’est pas normal, parce que contraire à l’ordre naturel des choses, que les enfants soient conditionnés dès le plus jeune âge par un enseignement d’État qui est en fait un dressage collectif, exclusif, électoraliste et politiquement orienté.

La vraie neutralité n’existe pas parce qu’elle n’est pas naturellement possible. On ne fonde pas une éducation humaine sur des bases négatives mais seulement sur des réponses positives à des questions essentielles. À chacun éventuellement de les réviser ultérieurement en fonction de son expérience et de sa réflexion si elles l’invitent à le faire.

L’État n’a aucune présence légitime dans la formation des enfants. En tous domaines, sa raison d’être est de servir et non d’asservir les individus. À quel titre se prend-il pour un maître d’école ?

Pour remettre les choses à leur place, le choix de l’école doit revenir aux parents et le choix des parents, pour être possible, doit être assuré par le bon scolaire qui leur en donnerait les moyens.

Concurrentes mais prises en charge par les intéressés, religieuses ou non, les écoles seraient alors véritablement « libres » : les juifs ont les leurs ; les catholiques avaient les leurs, l’islam, conformément à sa nature, enseignerait le Coran, les non-croyants auraient toute liberté d’enseigner leur non-croyance.

Quant aux différences d’identités qui pourraient en résulter, dans un monde apaisé, loin d’être une source de conflits, elles seraient une fameuse source d’échanges.

En somme, à la « route de la servitude », autrefois dénoncée par Hayek, succéderait la déroute de la servitude. Mais il est bien évident qu’on ne peut attendre cela d’un Chirac ni de ceux qui le téléguident et dont il n’est que le haut parleur enroué sur la place publique.

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Courrier

Walker : la revanche

Renversement et capture de Saddam Hussein, mise au pas du colonel Kadhafi, reprise de la croissance économique : 2003 aura été une bonne année pour George Walker Bush, et un pied de nez magistral à ceux qui le vouent aux gémonies. L’occasion pour nous de revenir sur le lynchage médiatique du président américain.

Tout a commencé lorsque Bush était gouverneur du Texas, entre 1994 et 2000 : on nous le présentait alors comme un bourreau sans pitié envoyant avec délectation les gens à la mort, et les Guignols de l’info avaient franchi les bornes du sordide en le montrant dans un meeting entouré de pom-pom girls brandissant des têtes coupées d’afro-américains !

En fait, comme l’a souligné Roger Kaplan lors d’un colloque de l’Institut d’Histoire Sociale en juin 2002 « accuser (…) Bush (…) d’avoir appliqué la peine de mort avec excès relève d’un manque de connaissance des lois du Texas (…). Les peines capitales au Texas sont revues, après la fin d’un procès et de tous les appels, par une commission dont le gouverneur ne discute pas les décisions ».

Quant à Gilles Delafon du Journal du Dimanche, qui comparait Bush à Fouquier-Tinville, nous lui rappellerons qu’il y eut 2 831 exécutions à Paris entre le 6 avril 1793 et le 29 juillet 1795 ! Quelle comparaison possible avec 152 exécutions en six ans au Texas ?…

Deuxième accusation lancée contre M. Bush : celle d’être un crétin, limite débile mental. Outre-atlantique, on n’a pas reculé devant le canular avec un faux institut prétendument basé à Scranton, le Lovenstein Institute, affirmant que son QI n’était que de 91… Qui sait en France que le président américain est titulaire d’un doctorat de sciences économiques ?…

Frédéric Chataigner

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(4) Commentaires

  • Josépha Warner Répondre

    Il va de soi que le chèque scolaire ne serait encaissable ni par les parents, ni par des écoles « parallèles et incontrôlables », mais seulement par des écoles agréées. Ceci pour répondre à certains malentendus.

    13/01/2004 à 13 h 21 min
  • yann Répondre

    L’ instauration d’ un chèque scolaire conduirait inévitablement au phénomène, bien connu aujourd’ hui, de l’ « appel d’ air ». Cette mesure aurait pour conséquence de donnait la possibilité à des parents de différentes confessions d’ inscrire leurs enfants ( filles et garçons, je précise ) dans un système d’ enseignement parallèle et incontrôlable. C’ est une idée suicidaire quand on sait que la grande majorité des parents ne souhaite pas que leurs filles se voilent, même en privée. De plus, ces enfants sont bien souvent le seul lien qu’ ont les parents avec la société non communautaire par le biais justement de l’ école. En outre, ils les aident à remplir les tonnes de paperasses, unique moyen de correspondre avec notre chère bureaucratie. Je ne sais pas si Mr Madelin l’ a vraiment proposée comme étant un remède pour les problèmes du  » voile à l’ école « . Pour moi, cette solution relève d’ une totale méconnaissance du communautarisme proné par l’ Islam. Je trouve cela parfaitement irresponsable et doute qu’ on puisse un jour trouver une solution si nous ne réagissons de manière plus pragmatique. En ce qui me concerne, je souhaite un renforcement profond de la laïcité avec des termes moins ambigus comme le dit fort justement Sirius. Tout autre forme de compromis me semble vouer à l’ échec.

    11/01/2004 à 16 h 41 min
  • SOCRATE Répondre

    Pour le commentaire envoyé vers 21H sans pseudo, mettre SOCRATE comme pseudo si vous le diffusez. Merci

    10/01/2004 à 21 h 50 min
  • SIRIUS Répondre

    Le « chèque scolaire » ou  » chèque éducation » est une idée récurrente, popularisée notamment par Alain Madelin. L’idée consiste à remettre aux parents un chèque pour les aider à financer l’éducation de leurs enfants, qui serait ainsi délivrée de l’emprise étatiste et collectiviste. L’éducation serait alors un produit banalisé, les familles devenant des « consommateurs d’Ecole », comme elles sont consommatrices dans les autres domaines de la vie sociale (loisirs, logement, automobile, etc.). Si l’on risque une assimilation avec les aides au logement, on retrouve le même clivage entre les partisans de « l’aide à la personne » (cf. ?mutatis mutandis? le chèque scolaire) et ceux de « l’aide à la pierre ».(cf ?mutatis mutandis? « l’Education nationale » actuelle). Dans la situation gravissime dans laquelle se trouve la France aujourd’hui, avec, à l’horizon, une guerre civile qui risque d’être particulièrement atroce, parce qu’elle reposera sur un triple clivage, racial, ethnique et religieux, est-ce vraiment la solution ? Il y a tout lieu de craindre au contraire que la remise de « chèques scolaires » aux familles musulmanes ne se traduisent en fin de compte par le financement par les contribuables d’écoles coraniques pratiquant le repli sur soi et la haine de l’Occident. Aussi, force est de reconnaitre, même si c’est regrettable, qu’on ne peux plus sortir du shéma posé par Jules Ferry à la fin du XIXème siècle dans un contexte de tentative d’éradication du catholicisme en France. L’Education « nationale » avec son école « laïque », telle qu’elle est, avec toutes ses tares (univers bureaucratique, corps enseignant marxiste, autisme vis à vis de l’entreprise, etc.), demeure en effet le seul creuset national qui nous reste depuis la disparition de la conscription. C’est, malgré tout le seul lieu de brassage qui reste et qui peut permettre aux immigrés les moins évolués d’avoir encore une chance de s’intégrer. Nous en sommes donc réduits à la conserver comme un pis aller. Il vaut mieux, je pense, prendre les choses comme elles sont et être très concret et notamment sur deux points, s’agissant de la future loi sur le voile : 1/ la future loi doit écarter la notion de de signes « ostensibles », trop floue et absolument pas juridique, et la remplacer par celle de signes « visibles », claire et nette ; 2/ surtout, la future loi NE DOIT PAS ECARTER LES ETABLISSEMENTS SOUS CONTRAT D’ASSOCIATION (comme c’est le cas actuellement),sinon les contribuables paieront les mollahs pour prêcher le Djihad et la haine dans des écoles coraniques qui se multiplieront.

    10/01/2004 à 20 h 41 min

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