Le légitime communautarisme

Posté le 11 octobre , 2010, 12:00
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Dans son dernier ouvrage, Ni laïques ni musulmans, Rémi Fontaine montre que le laïcisme et l’islamisation  menacent, l’un et l’autre, le coeur de notre civilisation. Et, coincés entre le marteau et l’enclume, nous ne pouvons pas choisir l’un contre l’autre :

“La question est celle, éminemment politique, de la vie en commun et de la concorde dans une société quelque peu divisée par les croyances. Elle est faussée en ce que le laïcisme fait primer l’égalité et la liberté sur la vérité, contrairement à la loi (morale) naturelle. Il en résulte cette dissociété laïciste, Janus à deux visages cadavériques (monoculture ou pluriculture de mort) : aporie dont on ne peut sortir que par ce que nous avons également appelé un sain et légitime communautarisme (national et catholique) opposé aux communautarismes malsains et illégitimes engendrés par le laïcisme (y compris celui aujourd’hui dominant  de l’islamisme).

Il s’agit tout bonnement de la juste préférence communautaire, qu’elle soit familiale, nationale, religieuse, en termes de vérité historique, philosophique et théologique. […] Et quand, sous l’effet du laïcisme (ou/et de l’islamisme conquérant), l’état de la société est tel qu’on ne peut affirmer politiquement cette préférence légitime ? Raison de plus pour revendiquer et vivre plus modestement, bon gré mal gré, ce sain communautarisme au sein de notre dissociété, comme autant d’anticorps luttant pour la survie d’un organisme malade du laïcisme et peut-être un jour sa guérison. […] [N]ous ne demandons pas le repos dominical, le maigre le vendredi, la liberté familiale, économique, scolaire, religieuse… pour défendre des intérêts particuliers, corporatistes ou communautaristes au sens étroit et fermé de ces termes, mais dans la mesure où ces revendications qui servent assurément nos intérêts et nos familles, servent aussi l’intérêt et le bien commun national.”

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