Le Liban victime de l'islam

Le Liban victime de l'islam

De Maroun Charbel dans Présent :

L « Du discours d’ouverture de la XVIIIe conférence des ambassadeurs réunie à Paris, les agences locales n’ont retenu que ce petit bout de phrase prononcé par Nicolas Sarkozy au détour d’un raisonnement qui n’a pas été, lui, repris : «Le Liban ne devrait pas replonger dans la violence.» Merci monsieur le Président de nous le dire et de tenter de nous rassurer. Moins de 24 heures avant votre allocution des quartiers entiers de Beyrouth étaient la proie des roquettes et des tirs de mitrailleuses laissant après une nuit d’affrontements 4 morts et une dizaine de blessés dont certains gravement atteints. Votre propos semblait si loin de la réalité.

[…] Voilà donc qu’un « incident mineur » entre deux « passants » se transforme en une guérilla urbaine entre le Hezbollah et les Ahbaches, un groupuscule sunnite réputé être une création ex nihilo des services syriens. […] L’ancien ministre druze Wi’am Wahhab, qui n’a d’autres fonctions sur l’échiquier libanais que celle d’être la voix de ses maîtres syriens, nous l’expliquait hier : un conflit armé entre Sunnites et Chiites marquerait le retour de la Syrie au Liban. Ce point de vue a été très largement repris par la presse aux ordres de Damas. […]

Ce même 24 août, quasiment simultanément, nous avions le discours de Hassan Nasrallah qui a réussi à ne prononcer le mot Syrie qu’une seule fois. Juste pour nous expliquer que si le Liban coopérait un peu plus étroitement avec l’Iran il pourrait alors avoir des centrales nucléaires et exporter l’électricité vers la Syrie au lieu d’en importer ! Ces deux faits accolés seraient-ils le début d’un divorce entre le Hezbollah et la Syrie ? entre l’Iran et la Syrie ? Entre le Hezbollah et la Syrie il y a le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et l’assassinat de Rafic Hariri pour lequel le Hezbollah, selon les rumeurs les plus sérieuses, serait tout seul dans le box des accusés. La piste syrienne semble devoir être « abandonnée ». […] Entre l’Iran et la Syrie il y a l’Irak. […] Il est impensable que Damas souhaite un Irak chiite à la botte de Téhéran à ses frontières. Ne pouvant y établir un régime à sa solde, il ne lui reste plus que la solution d’entraver la formation de n’importe quel gouvernement. En attendant le moment propice. Un partage à la polonaise ? Certains y croient mais alors, si partage il y a, ils seront trois : Turquie, Iran, Syrie. » vu ici

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