Lu dans la presse : Neutralité laïque ou racines chrétiennes ?

Posté le avril 18, 2011, 12:00
18 mins

Fallait-il, ou pas, organiser au sein de l’UMP, à l’instigation de Nicolas Sarkozy, un débat sur la laïcité et la place de l’islam ? A priori, la question n’aurait pas dû se poser : pourquoi un parti politique, quel qu’il soit, s’interdirait-il de débattre d’un quelconque sujet de société ?

Si la querelle a été si vive, c’est précisément parce qu’il ne s’agissait pas d’un sujet quelconque : derrière la laïcité, ce dont il s’agissait de débattre, c’était de l’islam et de sa place dans la société française. Or l’implantation de la religion musulmane en France métropolitaine est une conséquence de l’immigration de peuplement et du regroupement familial légalisé en 1976 par Valéry Giscard d’Estaing et son premier ministre JacquesChirac. Auparavant existait, certes, la Grande mosquée à Paris, depuis 1920 ; mais n’importe quel Parisien aurait haussé les épaules si on lui avait alors prédit que trente-six ans plus tard, la capitale compterait pas moins de 75 mosquées, pour s’en tenir à celles que recense le Guide des mosquées de France (1). Et cependant, des musulmans transforment encore certaines rues parisiennes en mosquées à ciel ouvert !

Deux articles, publiés sur le site ou dans le magazine Valeurs Actuelles, reviennent sur ce débat tronqué en développant une réflexion intéressante sur ce que le journaliste Eric Zemmour appelle « l’autre versant du débat sur l’islam », à savoir les racines chrétiennes de la France, qu’il n’aurait pas été inutile de mettre en avant pour éviter l’accusation d’« islamophobie », qui sont venues aussi bien de la gauche que de la droite, observe le journaliste, où François Fillon, Alain Juppé, Rama Yade, Jean-Louis Borloo ou encore le conseiller à la « diversité » de Nicolas Sarkozy, Abderrahmane Dahmane, ont dénoncé les risques de « dérapage »d’un débat qu’ils jugeaient « inutile ».

A l’exception du chef de l’Etat, qui a osé rappeler que « les racines de la France sont essentiellement chrétiennes » (au Latran, le 20 décembre 2007) et célébrer « l’apport de la chrétienté à notre civilisation » (au Puy-en-Velay, le 3 mars 2011), la droite semble réticente à aborder ce thème, alors que « chez les croyants comme chez les incroyants, chaque jour plus nombreux sont ceux qui s’irritent du déni de mémoire dont est victime le christianisme en France comme en Europe », observe encore Laurent Dandrieu. Cette réticence est d’autant plus surprenante que « l’apport décisif du christianisme à la civilisation européenne relève de l’évidence historique », constate le journaliste, qui souligne que le christianisme est « la matrice de laquelle sont nées les grandes valeurs dont se réclame la République, à commencer par la laïcité, mais aussi l’égalité, la démocratie, les droits de l’homme (…) Toute la question est de savoir, s’il ne s’agit pas, comme le disait Chesterton, de valeurs chrétiennes "devenues folles"pour avoir été coupées de leur source originelle. »

Or, « la meilleure preuve de l’ambiguïté de ces références aux racines chrétiennes qui n’irriguent plus vraiment la pensée, écrit Laurent Dandrieu, est la difficulté de la laïcité française à trouver sa juste distance par rapport à l’islam. »

Le christianisme exclu du débat public ?

Ainsi Nicolas Sarkozy lui-même, partisan d’une une laïcité « positive » ou « ouverte », « ne cesse de parler de l’apport "des religions"à la vie publique, laissant entendre que toutes les religions seraient équivalentes à cet égard », poursuit Laurent Dandrieu. « Ce concept “des religions” empêche de penser l’islam dans sa spécificité. Alors qu’en 1990, le RPR et l’UDF concluaient à une "incompatibilité entre l’islam et nos lois"(…), aujourd’hui la classe politique dans sa quasi-totalité préfère conclure comme Nicolas Sarkozy le faisait dans son livre [La République, les Religions, l’Espérance, publié en 2004, ndlr] qu’"il est évident que l’islam est conciliable avec la République" (Laurent Wauquiez). »

« Mais cette cécité volontaire conduit à mettre sur le même plan un christianisme qui a inventé la laïcité et un islam pour qui la séparation du temporel et du spirituel est au moins problématique », commente le journaliste. Et le débat risque vite « de réactiver, malgré les discours théoriques sur les racines chrétiennes et la "culture majoritaire", un laïcisme pur et dur qui aboutirait à exclure toute expression religieuse, y compris chrétienne, de l’espace public. »

On le voit bien « quand Marine Le Pen, au congrès de Tours, déclare : "Aucun culte ne doit empiéter sur la sphère publique ; la foi doit rester une affaire strictement privée" ; ou quand Claude Guéant souhaite que ni les usagers ni les agents du service public ne portent de "signes religieux", comment la laïcité-neutralité empêcherait-elle que de telles règles soient opposables également aux chrétiens ? »

« Pis : comment les catholiques n’auraient-ils pas le sentiment d’une duperie quand on leur parle, comme récemment le secrétaire d’État au Logement Benoist Apparu, d’utiliser ou d’assouplir la loi de 1905 pour permettre aux musulmans de disposer de mosquées, alors que cette même loi fut conçue et utilisée pour restreindre l’influence de l’Église ? (…) Les catholiques pourraient voir une forme de double langage dans la coexistence d’un discours sur les racines chrétiennes parallèlement à des actes qui, eux, viseraient uni que ment à permettre à l’islam d’effectuer son "rattrapage"sur la religion chrétienne, suivant l’expression utilisée par Nicolas Sarkozy dans son livre de 2004, qui préconisait une forme de discrimination positive en faveur du financement de l’islam. »

Laurent Dandrieu rappelle que, dans une tribune contre le financement public des mosquées publiée dans Valeurs actuelles en 2007, Paul-Marie Coûteaux réclamait quant à lui une "préférence religieuse"pour le catholicisme : "Au regard de ce qui a fait la France et les Français, il n’y a pas égalité des religions. Conséquemment, il ne saurait y avoir d’égalité de devoirs de l’État envers les cultes." »

La laïcité, religion d’Etat

Le deuxième article publié par Valeurs Actuelles est signé par Chantal Delsol et s’intitule « L’hypocrisie de la laïcité ».

« Le débat est surréaliste pour savoir si nous devons affirmer ou infirmer nos racines chrétiennes. Comme si cela n’était pas tout simplement de l’Histoire, pour commencer ! » On peut, certes, refuser d’en parler. « On peut tenter de les noyer (ainsi un ancien président avait prétendu que l’Europe était aussi musulmane que chrétienne). Mais on ne peut empêcher que nous en soyons pétris. Or mieux vaut être conscients de ce dont nous sommes pétris : cela nous rend plus intelligents et plus prêts à affronter l’avenir. »

Au contraire, la laïcité à la française, constate Chantal Delsol, « participe d’un espoir de déracinement général, visant à faire des individus des citoyens à l’état pur, nourris exclusivement d’universel. Il faut que les enfants des provinces cessent de parler le patois et il faut aussi taire l’appartenance religieuse. Comme si nous pouvions n’appartenir qu’à la République, une et indivisible ; comme si nous n’avions pas (et en premier lieu !) des origines familiales, un lieu de naissance, une province sur terre et peut-être une autre au ciel. Il faut être idéologue comme un Français pour défendre un rêve si loufoque, qu’aucun peuple ne nous envie, même si naturellement nous souhaiterions l’exporter partout. »

« Pour être de vrais citoyens, il nous faut nous débarrasser de nos appartenances particulières ou faire comme si elles n’existaient pas ». Cette volonté de déraciner en « arrachant les signes visibles d’appartenance » est en effet une triste exception française : il ne faut pas s’étonner, poursuit Chantal Delsol, « que la France ait été le seul pays à refuser radicalement la mention des racines chrétiennes dans la Constitution européenne ». Nos voisins européens distinguent le spirituel du temporel sans vouloir à toute force étouffer le premier au profit du second.

En France, demande Chantal Delsol, « plutôt qu’une neutralité, n’avons-nous pas suscité une religion d’État ? »

« Être un vrai citoyen signifie sacrifier aux rites et aux croyances républicaines, nouvel enracinement auquel, sans le dire, on nous astreint. Il ne faut pas prononcer certains mots. Il ne faut pas compter certains groupes. Il faut faire l’éloge de certaines normes et en détester d’autres, bien précisées au catalogue. Celui dont la langue dérape reçoit un blâme collectif. Celui qui réitère va au procès. »

Il importe peu que le « citoyen laïque et neutre », enfin libéré des religions, coure les voyantes, craigne les fantômes, « vénère sur sa cheminée les cendres de son grand-père incinéré » et porte au cou un signe du zodiaque à la place d’une croix : la République se satisfait de ces citoyens habités par les superstitions les plus diverses et les plus farfelues, parce qu’au moins elles ne forment pas un système, elles se superposent et se contredisent : elles ne sont donc pas dangereuses pour l’État.Ce que veut la laïcité, ce ne sont pas des citoyens libres, ce sont des citoyens dociles, non inféodés à un autre système que le sien. »

Mais, au fait, ça ne ressemblerait pas au totalitarisme ?

2 Laurent Dandrieu, Nos racines chrétiennes : http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualit%C3%A9/dossier-d039actualit%C3%A9/nos-racines-racines-chr%C3%A9tiennes20110407.html

3 Chantal Delsol, L’hypocrisie de la laïcité: http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/l%E2%80%99hypocrisie-de-la%C3%AFcit%C3%A920110407.html

9 réponses à l'article : Lu dans la presse : Neutralité laïque ou racines chrétiennes ?

  1. Anonyme

    19/04/2011

    Magne : " Ce qui oppose durablement Islam et Chrétienneté c’est que les musulmans sont Unitaires , et les chrétiens Trinitaires ."

    –        C’est ca! C’est pourquoi les Arabes et le Juifs sont copains, car ils sont Unitaires.

    By the way, ce n’est pas Jesus qui a "inventé" la Trinité ; celle-ci date du Concile de Constantinople en 381, meme si elle avait été évoquée a Nicée, en 325, ou il était surtout question de flinguer les Ariens. Jésus n’a jamais dit qu’il était  "Dieu".
    Kerygme de St Pierre : « Hommes israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous (..)»
    Pierre dit bien : "homme approuvé de Dieu" et non pas "Dieu", et on peut penser qu’il n’aurait pas manqué de le désigner comme "Dieu" si c’était bien le cas.
    Enfin, les Celtes (qu’on appelle Boréens dans les jeux vidéos et chez Dominique Venner, qui n’a pas toujours tort) – adorateurs de Toutatis – comme Asterix – d’Esus et de Taranis, étaient polythéistes, comme beaucoup de monde a l’époque, et non pas Trinitaires.  Mais il est exact que le Christianisme s’est appuyé sur des moeurs locales (ce que n’arrêtait pas de nous répéter Pierre Lance, qui voulait carrément revenir au Solstice d’Hiver pour remplacer Noel!), le Christianisme s’est appuyée et sur "ce qui existait deja". Vous ne pourrez jamais vendre une nouvelle religion si elle s’oppose totalement aux meurs des gens. Mahomet a fait exactement la meme chose, et a repris a son compte : Allah, la Djihad, la Kaaba, etc…, qui existaient bien avant lui, et la plupart de moeurs bédouine de l’époque.

    Best,

    Mancney

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  2. HOMERE

    19/04/2011

    J’ai déjà expliqué ici ce pourquoi l’occident était entré en décadence par la mort de la relogion chrétienne,mais mon post est arrivé trop tard,je crois,pour avoir été lu notamment par Jaurès.

    Aux quatre vérités,ils ont ceci de détestable c’est que la durée de vie des sujets est brève…trop brève;ce qui ne permet pas de construire un échange d’idées valable.

    J’embraye donc sur "l’oeuvre" de Serano qui serait,en quelque sorte,l’illustration de mes propos sur la religion,les mythes et la barbarie.En fait, l’art considéré en tant que tel par des "progressistes" autoproclamés est l’aboutissement de la nullitude expressive ambiante.Plus on faiit "trash" et "provoc" et mieux l’expression est vraie aux de nos expert ès art.C’est une supercherie intégrale pour la raison que l’art est devenu décadent comme le reste.

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  3. Jaures

    19/04/2011

    Dampierre, ce que vous dîtes est parfaitement faux.

    Les caricatures de Mahomet ont été publiées dans de nombreux journaux français par solidarité.
    "Charlie Hebdo", notamment, les a publiées intégralement.
    Par ailleurs, vous trouvez dans toutes les bibliothèques publiques "Les versets sataniques" de S.Rushdie.
    Vous ne pouvez dire qu’il existe la moindre complaisance à l’égard des intégristes musulmans.

    Enfin, si une oeuvre d’art représentait J.P.Sartre tout nu baignant dans l’urine, cela ne ferait guère de bruit.
    Franchement, J.P.Sartre, tout le monde s’en fout aujourd’hui.
    Essayez, vous verrez.

    Je peux comprendre qu’un catholique soit choqué par l’oeuvre de Serrano. Mais, outre qu’il lui font une publicité inespérée (je suis sûr qu’il n’y avait pas 10 000 personnes qui connaissaient Serrano il y a 8 jours), pourquoi les catholiques ne se choquent uniquement pour des images ?
    La littérature fourmille de brûlots anti-chrétiens d’une grande violence. Pourquoi accepter ce qui est écrit et non ce qui est montré ?
    Pourquoi menacer un organisateur d’exposition et non les éditeurs de Sade, Diderot, Monk, Mirbeau,… ?

    Il y a dans tout cela une volonté médiatique finalement très prosaïque.

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  4. dampierre2

    18/04/2011

                 Je suis estomaqué par les articles que Le Monde a publiés récemment sur la destruction du tableau d’Andres Serrano Piss Christ. Le journal pointe du doigt les intégristes qui se sont mobilisés contre cette oeuvre et dénonce les "injonctions moyenâgeuses" dont elle a fait l’objet à différentes époques. Faut-il donc croire que seuls des fanatiques et -disons le mot- des nazis sont susceptibles de s’ indigner et que les catholiques de gauche ou ceux qui ont sagement écouté les leçons de Vatican II ne trouvent rien de répréhensible dans la représentation d’un crucifix baignant dans le sang et l’urine ?

                  Il va sans dire que ceux-là même qui hurlent à la censure et à l’autodafé se montrent pleins de compréhension pour les musulmans non moins fanatiques qui menacent périodiquement de mort ceux qui ont osé publier des caricatures se moquant légèrement de leur prophète. Comme dirait Orwell, il y a des blasphèmes qui sont moins égaux que d’autres.

                    Mais il ne s’agit pas seulement de religion. Comment réagiraient nos distingués journalistes si l’on s’attaquait de la même façon à un de leurs grands hommes, si un "artiste" exposait un de ses tableaux montrant Jean-Paul Sartre baignant dans son urine ? Crieraient-ils au génie ? Je sais en tout cas que moi, qui n’aime pas beaucoup Sartre, je serais indigné. Il est des insultes qu’on ne se permet pas. Ensuite je pense qu’Andres Serrano est le représentant d’un art débile, qui n’a pas dépassé le stade infantile du pipi-caca. Bien sûr, je n’irais pas jusqu’à attaquer de tels tableaux à coups de marteau. Ce n’est pas mon genre. Et ce serait d’ailleurs, dans un sens, leur faire trop d’honneur.

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  5. MAGNE

    18/04/2011

     Ce qui oppose durablement Islam et Chrétienneté c’est que les musulmans sont Unitaires , et les chrétiens Trinitaires .

    Cette croyance trinitaire se retrouve aux  débuts de la  "vastitude" ( Europe ) lorsque les Boréens adoraient Aesus ou Teutatés , qui régnait dans Ceugant , de Koridwen la vierge noire , l’épouse d’Aesus et de Hu – Kadarn , fils d’Aesus et de Koridwen , le soleil spirituel symbolisé par notre soleil .

    Quand Jésus parlera du Père du Fils et du Saint Esprit , les Boréens ne se sentiront pas dépaysé et adopteront ces croyances sans , ou avec trés peu , d’hésitation .

    Tous les Chrétiens sont Trinitaires sans exceptions . Les protestants qui ont rejeté la transubstantation sont Trinitaires . Un médecin espagnol , Servet , qui durant l’Inquisition avait proposé de nier la Sainte Trinité pour rallier les musulmans . Bien vite il fut menacé par l’Inquisition d’Isabelle la Catholique et du Grand Inquisiteur  Francisco Jimenez de Cisneros , et se réfugia à Genéve chez Calvin qui le fit monter sur un bûcher pour hérésie .

    Les musulmans , outre le fait qu’ils sont contre le vin ( les Russes chosirent l’orthodoxie chrétienne pour le vin : ils déclarèrent aux musulmans que le vin était l’âme du Peuple russe ) , sont contre les jeux de hasard et contre les pierres levées qu’ils désirent abattre comme les dolmen , menhir , cromlechs Carnac et Stonehenge y compris .

    Le Coran finit ou presque par rappeler l’unité de Dieu et reproche aux Chrétiens de dire que Dieu avait enfanté un Fils , même s’ils vouent un culte à Jésus ( Si Aïssa ) et à sa mère ( Myriam ) , ainsi qu’a presque tous les autres Prophétes de l’Ancien et du Nouveau Testament , qui termine lui ( le Nouveau Testament ) par : il n’y aura plus de Prophétes ensuite , sous entendu  aprés Jésus .

    Les Chrétiens se divisaient en prêtres et laïcs chrétiens . Peu à peu les laïcs se sépareront de l’Eglise , mais même les francs – maçons resteront Chrétiens comme partout en Europe et en Amérique , en France la séparation entre Dieu et francs  – maçons est relativement récente .

    Alaïciste , l’islam est théocratique ( plus politique que religieux ) , théocentrique et totaliste et vise à l’élimination progressive des Gens du Livre( Incha’Allah ) ( juifs et chrétiens ) qui sont invités à rejoindre la " religion la plus haute " .

    Sourate CXII : " L’Unité de Dieu "

    verset 1 : Dis Dieu est un

    verset 2 : C’est le Dieu éternel

    verset 3 : Il n’a point enfanté , et n’a point été enfanté

    verset IV : Il n’a point d’égal .

     

     

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  6. MAGNE

    18/04/2011
    lundi 18 avril 2011 El Moudjahid .

    Dalil Boubakeur : “Une occasion pour corriger la vision sur l’islam”

    " La manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011" avec ses différentes activités scientifiques, religieuses et artistiques, représente une bonne occasion pour "corriger la vision des Européens sur l’islam et sa tolérance" et "ouvrir un véritable dialogue des civilisations rapprochant les peuples et les religions"

    La manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011" avec ses différentes activités scientifiques, religieuses et artistiques, représente une bonne occasion pour "corriger la vision des Européens  sur l’islam et sa tolérance" et "ouvrir un véritable dialogue des civilisations  rapprochant les peuples et les religions", a indiqué hier, à Tlemcen le recteur  de la Mosquée de Paris, M. Dalil Boubakeur.           
    M. Dalil Boubakeur a expliqué, dans une déclaration à l’APS, que "les  délégations présentes à Tlemcen, notamment celles non-musulmanes ont exprimé  leur fascination pour l’histoire et l’authenticité de cette civilisation, "qui  reflète réellement le patrimoine culturel national", a-t-il précisé.          
    Il a également souligné que la parade populaire organisée vendredi à  cette occasion, qui a mis en exergue la richesse et la variété du patrimoine  islamique (architecture musulmane et progrès scientifique), a donné une conviction  que la "civilisation musulmane, qui était la source principale de la renaissance européenne, contribuera au rapprochement des peuples".    

    Inutile de préciser que si la Shari’ah n’est pas appliquée en Algérie, ce pays a comme religion d’Etat l’Islam ," la religion la plus haute  "    selon sa définition ( définition de l’Islam ) .

     

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  7. Anonyme

    18/04/2011

    Chantal Delsol : " En ce sens, elle participe d’un espoir de déracinement général, visant à faire des individus des citoyens à l’état pur, nourris exclusivement d’universel. Il faut que les enfants des provinces cessent de parler le patois et il faut aussi taire l’appartenance religieuse."

    –      L’article de Chantal Delsol dans Valeurs actuelles, dont Pierre Menou a indiqué le lien en bas de sa page, est un papier satisfaisant et fait plaisir a lire. Chantal Delsol a bien vu le probleme, a bien compris l’histoire des racines et des Hommes, les cultures locales et le lien Homme/Sol.
    On peut juste s’interroger sur ce que certains appellent "la laicité", car ceci n’est pas une école, pas une philosophie, pas une étude, en fait, a part peut etre le nom d’un Club de gauchos cocus et peine-a-jouir, ce n’est rien du tout. "La laicité" n’est pas un nom, c’est un adjectif, c’est un adjectif qui qualifie ce qui n’est pas religieux; meme si elle est tout ce qu’ont pu récupérer qqs gauchistes socialos en panne d’idéologie, elle n’est rien d’autre que cela, un adjectif de négation et de vide, et en plus, qui n’existerait meme pas sans la religion qu’elle attaque : Ridicule.

    Best,

    Mancney

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  8. Anonyme

    18/04/2011

    Pierre Menou : " Or l’implantation de la religion musulmane en France métropolitaine est une conséquence de l’immigration de peuplement et du regroupement familial légalisé en 1976 par Valéry Giscard d’Estaing et son premier ministre Jacques Chirac".

    –     Non?!? C’est vrai? l’Islam est une consequence de l’immigration? Ca alors! Vous avez appris ca en lisant les 4 V? Parce que tout ça a été dis et répété souvent sur ce forum… l’information circule bien, n’est-ce-pas?
    Mais alors pourquoi ne rapportez-vous pas le revirement de Giscard, quinze ans plus tard, et l’article fameux du Fig Mag de Septembre 91 sur le Jus Sanguinis? Qui est mieux placé que Giscard himself pour réaliser ses propres erreurs? Est-ce qu’il gene quelqu’un cette article?
    Alors, voila les extraits marquants:
    « [Le] déplacement dans l’origine des immigrés, écrivait-il (Giscard), exprime une modification de la nature socio-économique de l’immigration. Bien que dans cette matière sensible il faille manipuler les mots avec précaution, en raison de la charge émotionnelle ou historique qu’ils portent, ce type de problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration (“arrivée d’étrangers désireux de s’installer dans le pays“) vers celui de l’invasion (“action d’entrer, de se répandre soudainement“, selon la définition donnée par Littré). »
    « La facilité des déplacements et l’ouverture des frontières, qui rendent désormais possible de choisir à son gré le lieu d’une future naissance, notait Giscard, recommandent de revenir à la conception traditionnelle de l’acquisition de la nationalité française : celle du droit du sang. On est français si on naît d’un père ou d’une mère française. »

    Giscard, bien avant d’autres et moi-meme, parle "d’Invasion". Est-ce assez clair? C’etait en 91, il y a 20 ans. Vous ne pensez pas qu’il serait temps de comprendre? (Giscard, lui, a mis 15 ans pour comprendre). Mais quand donc allez-vous demander haut et fort le retour au Droit du sang, le Jus Sanguinis?

    Best,

    Mancney

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  9. Jaures

    18/04/2011

    Il y a une grande hypocrisie sur ce thème.

    Ainsi, on parle des racines "chrétiennes évidentes" de la France. Mais quelle conséquence cela doit-il avoir sur les Français ? Cela implique-t-il une interdiction des cultes non chrétiens ? Une obligation pour tous de suivre les rites chrétiens, y compris sous la contrainte ?
    Si c’est cela, qu’on le dise clairement.

    D’un côté, on dit que la laïcité a été inventée par les Chrétiens, ce qui est éminemment discutable, de l’autre on dresse des limites strictes au concept: la laïcité ne doit pas être neutre, elle doit favoriser le culte chrétien.
    Bref, la laïcité doit être au service de l’Eglise, devenir son rempart.

    Ce discours est un aveu de faiblesse. Alors que la pratique religieuse recule en France, que les églises se vident, que les prélats ne sont plus assez nombreux pour assurer les offices, qu’un tiers des Français ne croit même pas en Dieu, que les pratiquants musulmans et catholiques ne représentent pas 10% de la population, on voudrait nous imposer une religion au nom d’une Histoire que l’on n’a pas choisie.

    Si l’Eglise veut être la première religion de France, qu’elle convainque !

    Car il est fini le temps où, si l’on était convaincu d’hérésie, on était au mieux emprisonné, au pire conduit au bûcher.
    Ce sont sans doute ces "racines" là que certains regrettent…

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