Pas de tolérance en terre d'Islam !

Posté le avril 07, 2010, 12:00
10 mins

Même au Maroc, pourtant considéré comme un pays tolérant, les islamistes imposent une intolérance complète
envers les chrétiens.

C’est ainsi que des chrétiens viennent de se faire expulser de ce royaume pour
« prosélytisme » !


« Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l’église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d’avant Pâques, ont
sans doute tendu l’oreille plus qu’à l’accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l’Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le
début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio
Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L’Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l’assistance médusée, l’ambassadeur du Vatican a dû
également reconnaître qu’il n’avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l’expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires,
évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d’« ébranler la foi des
musulmans »
, un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans
la région de Tanger, n’a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.

Une première. Hispanophone, d’origine égyptienne, il a été renvoyé par avion au Caire, où il est resté sept
heures en garde à vue sans pouvoir expliquer les raisons de son départ forcé. Et sans motif clair, pas de recours possible. « Est-ce une
erreur ? A-t-il commis une faute ? Nul ne le sait »
, soupire le Père
Daniel
Nourissat, chargé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca.

En l’espace de quelques semaines, ce sont ainsi une trentaine de religieux, Américains,
Coréens, Néerlandais… qui ont été priés de quitter sans délai le territoire marocain. Du jamais-vu. Seize de ces personnes travaillaient dans le Village de l’espérance, un orphelinat
situé à Aïn Leuh, (province d’Ifrane) dans l’Atlas.
Depuis
plusieurs années, le centre s’occupait d’enfants défavorisés ou orphelins, et avait même obtenu les agréments officiels pour cela.

Pour une raison ignorée, les autorités marocaines, encouragées par les discours outranciers de l’imam
local, ont décidé, le 8 mars, qu’il ne respectait pas la kafala (« procédure d’adoption »).
Les seize personnes, parmi
lesquelles figuraient des éducateurs, des administratifs, ont eu deux heures pour rassembler leurs affaires. Avant cela, il y a eu l’expulsion d’un Américain – installé au Maroc depuis vingt-deux
ans ! – à Amizmiz, au pied du Haut Atlas. Après, il y a eu les refoulés,
ceux qui, de retour de congés, n’ont même pas pu sortir de l’aéroport. C’est le cas notamment d’un pasteur sud-africain de Fès. Ou bien du président de l’organisme qui chapeaute l’école
américaine George-Washington.

L’activisme d’évangéliques, pour certains affiliés à la droite américaine la plus conservatrice, ne fait
guère de doute et selon plusieurs sources, religieuses et étatiques, le Maroc compterait aujourd’hui plus de 500 missionnaires. Mais nul ne peut justifier le choix des personnes visées ces
dernières semaines, et nul ne peut expliquer, pas plus que les motifs exacts, les dates de cette vague d’expulsions – qui a curieusement coïncidé avec le premier sommet entre l’Union européenne
et le Maroc sur le statut avancé de ce dernier, qui en fait un partenaire -privilégié.

D’autres incidents se sont produits au cours de la même période. Pour la première fois, des policiers
marocains ont pénétré dans l’enceinte d’un temple protestant à Marrakech
pour y arrêter deux hommes, un Congolais et un Tchadien. « Le motif était qu’ils auraient été vus en compagnie de chrétiens marocains, puis la police a reconnu son erreur et s’est excusée« , soupire
Jean-Luc Blanc, président de l’Eglise évangélique au Maroc. Depuis
neuf ans sur place, ce pasteur ne défend aucunement les fondamentalistes évangéliques. Mais, ajoute-t-il, « il y a quand même un
durcissement »
des autorités marocaines. « C’est un climat bizarre », acquiesce le Père Nourissat.

L’inquiétude grandit dans la communauté chrétienne, essentiellement étrangère. Car, contrairement aux
campagnes dont s’est faite l’écho une partie de la presse, proche du palais pour une part, le nombre de chrétiens marocains ne dépasse pas 1 000 à 2 000 personnes, contre 30 000 chrétiens
étrangers.
Les conversions sont rarissimes, et pour cause. Les chrétiens marocains sont tout juste tolérés, à la condition qu’ils pratiquent de façon quasi souterraine leur foi
et s’ils ne se réunissent pas à plus de vingt personnes.

« En ce moment, ils ne se montrent pas en compagnie de chrétiens étrangers car ils ont peur, mais de
convertis, je n’en connais personnellement pas de nouveaux »
, souligne le pasteur Jean-Luc Blanc.
Contacté, l’un d’eux finira par annuler une rencontre, même avec la garantie de l’anonymat. « Plus tard peut-être, mais pas en ce moment,
c’est trop sensible »
, s’excuse-t-il.

Pour contrer l’émoi provoqué à l’extérieur du Maroc par les expulsions de chrétiens – en France, la
Fédération protestante s’est émue -, le gouvernement a réuni l’ensemble des représentants religieux et exigé des églises chrétiennes officielles une réaction. « Le ministre de l’intérieur m’a demandé un communiqué de presse », reconnaît Jean-Luc Blanc.

Le pasteur et l’archevêque Mgr Vincent Landel ont donc rédigé, le 10 mars, un texte dans lequel ils évoquent
les expulsions de chrétiens étrangers « sous l’accusation de prosélytisme, ou d’autres motifs que nous
ignorons »
. Le texte ayant été en partie tronqué par les médias officiels, l’Eglise catholique, furieuse, l’a reproduit in extenso sur son site. A chaque expulsion, tout se passe très
vite, oralement.

Une méthode que Khalil Naciri, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement marocain justifie tout en reconnaissant 27
expulsions
, « seize à Aïn Leuh et onze autres éparpillés dans le pays ». « La procédure juridique a été écartée, déclare-t-il au Monde,
car nous voulions que cela se fasse de la façon la plus « soft » possible : un procès aurait immanquablement débouché sur des
emprisonnements. »
On aimerait voir que du prosélytisme islamique débouche dans un pays
occidental sur des peines de prison ! On imagine aisément les réactions des médias, des foules et des pays musulmans ! (*)

« Bon nombre d’observateurs et de responsables chrétiens avancent, certains datent le début de
la vague répressive au mois de décembre 2009
, quand une famille suisse, un ingénieur prothésiste, sa femme et leurs enfants, installés depuis plusieurs années à Oujda,
près de la frontière algérienne, ont dû quitter par la contrainte le Maroc en laissant tout derrière eux. C’était une semaine après le vote interdisant la construction de minarets en
Suisse. » En dehors de nos commentaires (*), le texte est celui du journal le Monde.

 

Malgré cela, les médias et faux professeurs essaient de nous faire gober le mythe d’un Islam
tolérant…