Petites victoires contre la bombe de la révolution islamique

Petites victoires contre la bombe de la révolution islamique

La CIA mène une guerre de l’ombre contre le programme nucléaire de la révolution islamique
iranienne.

 

En résumé :

« Le docteur Shahram Amiri (…) spécialiste du nucléaire, s’était volatilisé en juin dernier lors d’un pèlerinage
à La Mecque. Quelques mois plus tard, l’Iran avait accusé Washington, via une protestation officielle à l’ONU, de l’avoir enlevé. Pour la chaîne américaine ABC, citant des sources proches du dossier, il s’est en fait
réfugié aux Etats-Unis et travaille pour le compte de la CIA. Le savant aurait été approché par un intermédiaire des services secrets américains en Iran, qui lui aurait fait miroiter la
perspective d’une installation aux Etats-Unis. Bien sûr, la CIA ne confirme pas ces informations.

 

Un vaste programme de débauchage

Le docteur Amiri ferait même partie d’un programme plus vaste des services secrets américains. Celui-ci viserait à
courtiser les spécialistes iraniens du nucléaire qui ont des contacts familiaux aux Etats-Unis. Selon le Times, Ali Reza Asghari, disparu en 2007 lors d’un voyage en Turquie, aurait été débauché de la même manière. L’ancien brigadier général des Gardiens de la révolution est considéré comme le militaire le
plus gradé ayant supervisé le programme nucléaire iranien. Pour Téhéran, il a également été kidnappé.

Bien sûr, les Occidentaux savent que l’Iran a pris ses précautions. Son programme nucléaire est suffisamment
compartimenté pour empêcher qu’une fuite ne le mette totalement en péril. Les informations révélées pas ces «débauchages» peuvent néanmoins s’avérer cruciales. Ce serait le cas, selon le
Times, des renseignements glanés lors du «débriefing» du docteur Amiri. Ce dernier aurait fournis aux Occidentaux la pièce manquante d’un puzzle confirmant la construction clandestine
d’un second site d’enrichissement d’uranium par Téhéran.
Situé à Fordo, près de la ville sainte de Qom, Téhéran avait révélé son existence en septembre dernier, quelques jours avant que la disparition d’Amiri ne soit rendue publique…

Du coup, ce geste perçu à l’époque comme un effort de transparence et un signe de bonne volonté de l’Iran,
apparaît sous un tout autre jour. Téhéran n’aurait accepté de lever le voile sur Fordo qu’une fois acculé, constatant que le secret avait été de toute façon éventé. »

Lu sur le site du Figaro.

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