Tarik Yildiz : «Le racisme anti-blanc»

Posté le mars 10, 2011, 6:00
3 mins

Addendum 9/03/11 : Sur RTL, Robert Ménard dénonce le racisme anti-Blanc et conseille aussi la lecture du livre

Il existe bien dans nos banlieues un racisme anti-Blanc. Il vise les Français de souche, les Gaulois »
« SOS Racisme et le MRAP, quand les avez-vous entendu dénoncer le racisme anti-Blanc ? »

Addendum 22/02/11 : Sur RTL, Ivan Rioufol (Le Figaro) conseille aux mouvements antiracistes la lecture du livre de Tarik Yildiz

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Le Bondy Blog a rencontré Tarik Yildiz, 25 ans, diplômé de Science-Po Paris et doctorant en sociologie politique, auteur de « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité ».

Justement, pourquoi distinguer le « racisme anti-blanc » comme tu le fais du racisme au sens large ?

Pour comprendre cela, il faut se mettre du coté des victimes de ce racisme. Elles ont utilisé cette expression à de multiples reprises. Ne pas le formuler ainsi aurait été une trahison. Même si cela fait polémique je pense que l’expression se justifie. Il ne s’agit pas de faire une hiérarchie mais de décrire une réalité. C’est un constat qui appelle à une future analyse.

Cette intolérance se focalise sur l’origine ethnique supposée d’abord chez les plus jeunes, au collège, car l’effet de groupe y joue à plein régime pour ce type de racisme. »

Es-tu sûr que ce qui est décrit dans ce livre est complètement le reflet  de la réalité ?

J’ai moi-même assisté à ce type de problème dans mon quartier lorsque j’étais plus jeune, dans mon collège par exemple. Un copain de classe, prénommé Christophe, se faisait harceler, insulter, frapper et tout le monde dans la classe faisait le lien avec son origine. Les différents témoignages du livre montrent la même chose quel que soit le groupe d’appartenance des différents protagonistes.

Etre blanc, c’est prendre le risque d’être un bolosse comme on dit en banlieue ?

L’expression de bolosse est à la croisée de ce que je dénonce : à la fois une attaque contre une origine ethnique et une appartenance sociale supposées. Guillaume, Bastien, Fatma ou Céline (quelques-unes des personnes interrogées dans le livre, ndlr) montrent que c’est de plus en plus une réalité en banlieue, à tel point que certains Français s’inventent une origine métissée. […]

(via )

2 réponses à l'article : Tarik Yildiz : «Le racisme anti-blanc»

  1. MOI !

    10/03/2011

    Combien de temps allons-nous nous laisser humilier ? N’avons-nous pas, nous-aussi, le droit d’être racistes anti-africains ? Peut-être que Marine Le Pen arrivera à redresser la barre !!

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  2. STERIBUS

    10/03/2011

    Mais ça, nostre Sarko national et son acolyte Fillion ne veulent certainement pas en entendre parler ! Des africains, toujours plus d’africains est le mot d’ordre !!!

    Répondre

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