« Trop d’immigrés, trop de questions ! »

« Trop d’immigrés, trop de questions ! »

Des questions, des questions, des questions…

Est-il permis de se poser quelques questions, sine ira et studio, sur le problème de l’immigration qui embrase l’opinion publique et qui trouve son plus dégradant symbole dans les débarquements (de clandestins, NDT) de Lampedusa ? Et ne devrait-on pas, pour développer une quelconque analyse, partir de définitions lexicales précises et honnêtes ?

Ne devraient-ils pas, en toute logique, rester dans leur pays et jouir de l’air de cette liberté supposée et à peine acquise, cultivant l’orgueil des bâtisseurs de routes? Plutôt que d’assumer, selon la loi, la condition aventureuse de clandestins?

Comment peut-on parler de réfugiés ou de personnes évacuées quand on évoque les milliers de migrants qui ne sont pas exposés a des persécutions ou des bombardements ? Ils ne semblent pas affectés par une guerre civile comme en Libye. Ne s’agit-il pas, pour le moment et en grande partie, de Tunisiens, de ceux qui ont déclenché la « révolution de jasmin » et mis en agitation l’Afrique du Nord et le monde arabe ?

Ne devraient-ils pas, en toute logique, rester dans leur pays et jouir de l’air de cette liberté supposée et à peine acquise, cultivant l’orgueil des bâtisseurs de routes ? Plutôt que d’assumer, selon la loi, la condition aventureuse de clandestins ? Protestant entre autres, éventuellement avec arrogance, contre l’inévitable désorganisation et contre les difficultés d’accueil de la part des Italiens, comme s’ils étaient victimes d’une quelconque promesse non tenue ? Jusqu’à susciter une intolérance profonde chez les plus exposés et les plus malchanceux des Lampédousiens ?

(via )

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