Obama-Woerth : le danger des dérives politico-médiatiques

Posté le octobre 01, 2010, 12:00
4 mins

Une campagne anti-Obama n’hésite pas à le comparer à Hitler et à Lénine. Cette campagne a eu comme point d’orgue une affiche géante le présentant entre le dirigeant nazi et le dirigeant communiste.

Certes, les politiques des pays occidentaux n’oseraient pas, jusqu’à présent, se hasarder à de tels extrémismes, mais, en France, l’affaire Woerth-Bettencourt est préoccupante car elle oublie l’essentiel pour se repaître soit de l’accessoire, soit d’une triste haine de famille.

L’essentiel, c’est quoi ? L’essentiel c’est l’existence et l’avenir d’un fleuron de l’économie française : l’Oréal.

Les fleurons son rares en France : la famille détient une minorité de blocage, mais depuis des décennies, le groupe Neslé guette l’occasion de s’emparer de l’Oréal. Ce serait d’abord une grave défaite pour la France et ensuite le sort de milliers de salariés qui se trouverait menacé.

On parle de fraude fiscale, il faut certes la condamner, mais s’agissant de la première fortune française, on se doute bien de l’extrême complication des évaluations et des déclarations.

Au nom de l’intérêt national, il relève du simple bon sens que nous devons chercher à attirer les investisseurs étrangers et les grandes fortunes et non à les pousser à l’exil. On oublie trop facilement que Liliane Bettencourt a désiré rester en France au lieu de s’installer à Genève.

Le hallali auquel nous assistons est humainement et politiquement dommageable.

Qu’Eric Woerth, ait été imprudent, c’est probable, mais son intégrité n’est pas mise en cause. Par contre, il serait grave que l’affaire fasse passer la France comme un enfer fiscal, ce qui ferait fuir à la fois les élites, les fortunes et les investisseurs étrangers. Il nous faut restaurer une industrie qui a perdu un million et demi d’emplois en vingt ans et des centaines d’expatriés assujettis à l’ISF. Voilà la priorité.

L’Allemagne nous protège encore et nous aide à conserver notre note AAA essentielle à notre budget. Notre voisin est un exemple dans beaucoup de domaines.

Pour conclure et concernant l’Affaire : je demande « halte au feu », tous partis politiques confondus. Dans l’intérêt général.

2 réponses à l'article : Obama-Woerth : le danger des dérives politico-médiatiques

  1. Père Ubu

    02/10/2010

    Enthubert de Beaufort,

    Mais où êtiez-vous donc lorsque le Président Bush était caricaturé en Hitler?

    Par contre, ce pauvre M’sieur Obama est une version édulcorée (du Nord?) de Lénine, un Mugabe-bis.

    La politique qu’il entend mener jusqu’en novembre 2010 est socialiste, ce qui déplaît fortement aux Américains.

    Oui, c’est un extrêmiste cynique. Il est de plus fort complaisant envers l’islam conquérant (pléonasme).

    Son language du corps (il pointe en avant un menton de plus en plus bogdanovien) et ses discours ont des accents très mussoliniens. 

    Qui sont ces gauchistes et leurs clônes de la fausse droite pour venir faire la leçon aux caricaturistes de l’idole de la Grande Gôôche de la tolérance à sens unique?

    Chacun son tour et c’est de bonne guerre!!! (c’est le cas de le dire).

    Longue vie aux Tea Parties!!! Renvoyons Barockolini en minorité en novembre. Deux ans de destructions des Etats-Unis, cela suffit.

    Père Ubu

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  2. ozone

    01/10/2010

    Les moralistes qui dégomment Obama sont les mémes qui dédouannent Woert,Don Saluste de l’UMP;

    En Juillet 2008,aux "grandes gueules" sur RMC,Woerth dixit,de mémoire.

    "Un déficit dans la santé est immoral"

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