Peine de mort et lavage de cerveau

Posté le février 03, 2009, 12:00
7 mins

Le mardi 27 janvier, France 2 nous a gratifiés de la grand-messe des abolitionnistes, avec Robert Badinter en superstar, incarné par Charles Berling dans un téléfilm intitulé « L’Abolition ». C’est bien ce que je craignais. La télévision de service public, dont la devise est manifestement : « Plus à gauche que moi, tu meurs ! » va remplacer la publicité par la propagande, bénéfice culturel hautement appréciable.

J’ignore combien de crimes furent commis par des récidivistes depuis l’abolition de la peine de mort, donc pendant vingt-huit ans, mais certainement plusieurs centaines, dont les victimes seraient toujours parmi nous si les coupables avaient été, dès leur premier forfait, proprement expédiés dans un monde meilleur. C’est pourquoi je considère que ces crimes sont entièrement imputables à MM. Badinter, Mitterrand et Chirac, ainsi qu’aux députés traîtres et relaps qui se firent leurs complices, au mépris du peuple dit souverain.

Naturellement, je me suis bien gardé de jeter le moindre regard à cette séance d’intoxication mentale télévisuelle dont je connaissais par avance toutes les ficelles. Après le téléfilm, j’aurais eu droit à l’émission « Faites entrer l’accusé » qui traitait de l’affaire Christian Ranucci, à laquelle Gilles Perrault a consacré un livre intitulé « Le Pull-over rouge », que j’ai lu en son temps. Et je suis moi aussi presque convaincu de l’innocence de Ranucci, ce qui ferait de son procès une tragique erreur judiciaire. Mais si c’en est une, la responsabilité première en incombe aux policiers et au juge d’instruction. Il fallait modifier la loi, mais non la supprimer. Il fallait notamment abroger ce concept abusif d’« intime conviction », qui permet à un jury de condamner sans preuves, ce qui est une aberration totale.

Je suis personnellement partisan du rétablissement de la peine de mort, au moins pour les assassins d’enfants, à la condition expresse que le jury n’ait à se prononcer que sur un faisceau de nombreuses preuves matérielles incontestables, le doute le plus infime devant bénéficier à l’accusé. Et je rappelle que, depuis 1981, deux faits importants sont survenus : la découverte et l’utilisation de l’ADN, qui rend pratiquement nulle la possibilité d’une erreur judiciaire, et le droit de faire appel d’un jugement de cour d’assises, garantie supplémentaire qui n’existait pas à l’époque.

À défaut de me laisser polluer l’esprit par l’émission de France 2, j’ai pu savourer, si j’ose dire, l’incroyable cynisme de Badinter s’étalant dans le journal « TV Grandes chaînes ». On lui pose la question : « Quel était l’état de l’opinion publique à propos de l’abolition ? » Et il répond : « Les deux tiers des Français étaient alors favorables à la peine de mort. » Ce qui confirme que l’on a décidé CONTRE l’avis du peuple souverain. Voilà de la démocratie ou je ne m’y connais pas !

Et il poursuit : « Aujourd’hui, le mouvement de l’abolition est universel : 165 États l’ont adoptée. » Mais il omet de préciser qu’aucun de ces États n’a demandé l’avis de ses citoyens. De sorte que le seul « mouvement universel » que je distingue en cette affaire, c’est celui de la tyrannie.
On me dira peut-être que, depuis 1981, les mentalités ont évolué dans un sens favorable à l’abolition. Parbleu ! Comment pourraient-elles ne pas « évoluer », alors qu’elles sont soumises en permanence à un impudent lavage de cerveau ? Mais le journaliste lui demande encore : « La peine de mort peut-elle, un jour, revenir en France ? » Et le caudillo Badinter de répondre péremptoirement : « Impossible ! Nous en avons purgé l’Europe, en ratifiant deux protocoles qui en interdisent le retour. »

Eh oui ! Les seigneurs féodaux de la droigauche qui prétendent décider pour nous, méprisable valetaille, s’imaginent avoir bien verrouillé leur diktat. Mais ils se trompent, et je le prouve : En 2005, presque tous les États européens avaient signé le projet de Constitution de l’Union. Mais il a suffi que deux peuples : les Français et les Hollandais, consultés par référendum, votent NON pour que le projet passe à la trappe.
Cela signifie clairement que si, demain, un seul peuple européen décide au suffrage universel de rétablir la peine de mort, le duce Badinter pourra mettre à la poubelle les deux protocoles avec lesquels il se vante de nous avoir cloué le bec !

61 réponses à l'article : Peine de mort et lavage de cerveau

  1. FoxRenard

    07/03/2009

    Jaures dit : »Donc, cet aspect étant évacué, à quoi peut bien servir la peine de mort. » C’est bien probable qu’elle ne dissuade pas. Et alors ? On ne tue pas un coupable pour dissuader d’autres coupables potentiels, mais bien pour que le coupable en premier lieu ne puisse plus tuer quiconque. Et le fait qu’il soit mort m’abstient en plus de devoir payer de mes impots pour loger, nourrir et entretenir un salopard ! Les methodes que vous preconisez vous, Jaures, dissuadent-elles ? Toujours comparer la plus grande criminalite aux USA malgre la peine de mort a celle plus faible en France malgre qu’il n’y a pas la peine de mort est un non-sens total. La configuration des 2 pays est totalement differente, le style de vie est different, les distances sont differentes, les moyens de se cacher sont differents, les regions rurales ou desertiques peuvent etre a des heures de voiture de la premiere plus ou moins grande ville et donne donc un sentiment de securite quant au fait d’etre cache et hors de portee de la police ou de la justice… Aux USA, les libertes sont plus grandes. On ne vous arrete pas pour un controle de routine au volant de votre voiture, on ne vous arrete que si vous avez commis une infraction au code de la route, avez un comportement suspect, avez un vehicule correspondant a un vehicule recherche… La separation des Etats ayant chacun leur propre police n’ayant pas le droit d’exercer dans un autre Etat aussi peut-etre un obstacle que les assassins potentiels voient comme une protection qui masquera leurs crimes et rendra plus difficile la decouverte de leurs auteurs. C’est la toute la difference entre un pays de presque 400 millions d’habitants, qui plus est ayant une grande liberte d’action et une enorme superficie comme terrain de jeu et un pays comme la France, pays de 60 millions d’habitants dont la superficie est plus petite que celle du seul Texas. Moi, je suis pour la peine de mort ! Quand je vois des pourritures comme Manson et compagnie, je prefere etre derriere le fusil qui les tuera au peloton d’execution plutot que d’etre le connard qui par ses impots les entretiendra en prison. Mon humanisme s’arrete au fait de ne pas les laisser croupir des mois ou des annees dans les couloirs de la mort, mais des leur culpabilite etablie et prononcee, les fusiller dans les jours qui suivent. En public si necessaire, pour la dissuasion ! Les gauchos, eux, on sait qu’ils veulent proteger tous les pires criminels de la planete qui selon eux ont tous les droits. Par contre, on peut assassiner sans vergogne, en France et par annee, 200’000 foetus (vous savez, ces etres humains n’ayant pas encore acheve leur pleine croissance et qui pour les gauchos ne sont que des excroissances organiques ou des tumeurs) innocents qui eux, n’ont aucun droit. C’est ca, la gauche et le gauchisme ! Soutenir ce qui nuit et demolir ce qui est constructif pour l’avenir !

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  2. Agrippa

    04/03/2009

    Entièrement d’accord avec vous, il faut la rétablir, elle est d’ailleurs moins cruelle qu’un séjour prolongé dans les atroces prisons de notre République.

    La machine de M. Guillotin n’occasionne qu’une légère sensation de fraîcheur au niveau du cou !

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  3. galafron

    28/02/2009

    Si l’on pense comme JM Lepen que la peine capitale constitue la clé de voûte du système judiciaire et donc de la société, alors les états ayant opté pour l’abolition, que Giscard avait décidé d’appliquer avant la lettre en utilisant systématiquement le droit de grâce présidentielle, ont basculé depuis vers l’instabilité insitutionnele, sociale, économique menant à l’effondrement, ce que beaucoup constatent actuellement.

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  4. galafron

    28/02/2009

    Si l’on pense comme JM Lepen que la peine capitale constitue la clé de voûte du système judiciaire et donc de la société, alors les états ayant opté pour l’abolition, que Giscard avait décidé d’appliquer avant la lettre en utilisant systématiquement le droit de grâce présidentielle, ont basculé depuis vers l’instabilité insitutionnele, sociale, économique menant à l’effondrement, ce que beaucoup constatent actuellement.

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  5. sas

    21/02/2009

    A kamarad…..

    c’est exactement là le principe des initiés…..gueuler et evoquer à tue tête l’ égalité ,la fraternité et la liberté…..et dans les faits et toujours…..nier le droit des peuples, sur lesquelles ils s’assoient copieusement et systématiquement, à cette même liberté, egalité et fraternité……

    ce sont toujours les valeurs inversé de leur ripoublique……dont les éternels bénéficiaires sont la maçonnaille cooptée et corrompu….

    de plus en plus comprenent….

    exemple: peine de mort, avortement,35 h 00, constitution européenne, indépendance de la martinique et la guadeloupe…

    sas

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  6. UN chouka

    13/02/2009

    De mon point de vue,que ce soit sur la peine de mort ou de bien d’autres lois dont l’unique but est de limiter l’usage de l’ordre naturel de la vie, le légiclateur ne portera jamais les rèsponsabilités de son diktat , " parfois tout simplement "  abérant   ( inique ).

    Si les causes sont a rechèrcher dans la protèction des affaires juteuses et de la soumition imposée,au détriment des  vies  spoliés de leurs droits naturels, il me semble que les choses deviendraient bien plus claires ?

    Les exemples outranciers ne manquent pas pourtant .

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  7. Scipion

    13/02/2009

    Pour conclure, je voudrais dire qu’une société qui n’a plus de valeurs supérieures à celle de la vie du misérable qui les transgresse, cette société-là est bien malade, pour ne pas dire moribonde !

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  8. Kamarad

    12/02/2009

    A Pierre Lance :

    Voilà du Pierre Lance à géométrie variable, comme on l’aime (maintenant, je suis ironique) : hier invétéré bouffeur de curés, au prétexte de leur omniprésente influence sur la vie sociale et aujourd’hui, affirmant sans ciller que l’Église, bon, boff, oui elle parle mais au fond tout le monde s’en fout…
    Or dans les faits, la religion s’oppose avec efficience à l’avortement, à l’euthanasie, a fait du lobbying pour imbiber de catholicisme la Constitution Européenne et revendique âprement sa place dans le fonctionnement des institutions.

    Toujours dans le registre de la géométrie variable, je note que ce n’est pas la rue qui doit gouverner pour avaliser les réformes, sauf en ce qui concerne l’abolition de la peine de mort ou les mesures qui ne vous siéent pas.
    Nous voici à mille lieues de la notion de peuple souverain.

    Concernant la prétendue dictature des socialistes français, vous omettez de préciser qu’ils ont très rarement eu les coudées franches pour faire passer leurs réformes, bien souvent largement cautionnées par l’opinion.
    Et cette situation a principalement pour origine une institution scélérate et surannée qui se nomme le Sénat.

    Votre réponse à ma dernière question ne me satisfait pas : vous détournez le débat en le ramenant sur un plan personnel, sans manquer d’y ajouter vos préjugés.
    Je comprends tout à fait qu’une victime puisse vouloir appliquer la loi du Talion à titre individuel, mais cette dernière est intolérable lorsqu’elle s’exerce collectivement.

    A Scipion :

    C’est bon, je n’insiste pas, puisque vous pensez que la Justice doit différencier les personnes accusées de crime selon des critères douteux et fonctionner comme un ordinateur pour statuer sur la culpabilité d’une partie seulement d’entre eux, il n’y a en effet plus grand chose à dire.
    Une telle conception, incompatible avec un Etat de Droit, ne tarderait pas à faire les délices d’une dictature et comme chacun le sait, il n’existe aucun criminel sous une dictature.
    Et surtout personne pour prétendre le contraire.

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  9. Scipion

    12/02/2009

    M. Lance,

    Comptez sur moi pour ne pas me dégonfler.

    Kamarad,

    « En me relisant je me rends compte que je n’aurais pas dû écrire « aucun effet dissuasif », mais plutôt un effet dissuasif très restreint. »

     

    Et bien, comme je l’ai dit, la vie de mille criminels ne vaut pas celle d’une seule victime innocente, la peine de mort est donc justifiée par son « effet dissuasif très restreint ». Je pourrais en rester là, mais j’aurais l’impression d’une désertion.

     

    Je n’entrerai toutefois pas en matière sur les enquêtes, puisque j’ai déjà précisé de quelle manière celles des adversaires de la peine capitale sont faites :

    « Les abolitionnistes la nient (son exemplarité) en produisant des statistiques d’homicides pour l’avant et l’après peine de mort, là où elle a été abolie. Ils oublient simplement de préciser que la peine de mort est généralement retirée du Code pénal après une période, plus ou moins longue, d’abandon progressif qui a déjà considérablement amoindri la menace qu’elle représente dans l’esprit des criminels potentiels. »

    Les exemples concrets que vous avez retenus sont presque tous hors de propos :

    « En effet, essayez de vous mettre dans la peau d’un gangster qui attaque une banque à main armée : que pensez-vous qu’il fera si il se sent dérangé dans sa fuite et pense pouvoir s’en sortir en faisant usage de son arme ? »

    La menace que représente la peine de mort n’est pas destinée à faire réfléchir celui qui sort son arme, au moment de s’en servir, mais de l’inciter à braquer avec une arme fictive ou avec une arme non chargée. C’est sur ce niveau-là que se traduit l’effet dissuasif.

    « Dans un règlement de comptes, les tueurs à gages doivent également être très impressionnés de savoir qu’ils risquent la peine capitale. »

    Vous regardez trop la télévision et il est assez rare que les homicides entre truands entraînent des condamnations à mort. Ils assainissent l’environnement et ils font en partie le travail de la police… Ils sont considérés comme faisant partie intégrante des risques du métier, et le peau-rouge n’entre pas dans la catégorie des individus vulnérables auxquels la société doit une protection particulière.

    « Et dans le cas d’un crime passionnel, d’un coup de colère ou sous l’emprise de l’alcool ? »

    Ces cas ne sont pas passibles de la peine de mort.

    « Quel cas faites-vous des terroristes, des fous ? »

    Les fous non plus ne sont pas passibles de la peine de mort. Quant aux terroristes islamiques, il suffirait d’en  fusiller quelques-uns enveloppés dans une peau de porc, ou de les enterrer dans un « linceul » de même matière, pour couper court à l’aspiration au martyr de tous les autres. C’est une question de volonté politique et de souci d’efficacité.

    « Citez-moi donc un exemple ou le criminel potentiel se dit, juste avant de presser la détente : « Merde, on va peut-être me raccourcir » puis, se ravisant aussitôt, présenter ses excuses à son ex-future-victime et tourner les talons après avoir jeté son "aboyeur" dans un pot de fleur. »

     

    Requête ridicule puisque celui qui renonce à tuer par peur de la peine de mort, ne va pas s’en vanter.

    « Vous aurez bien du mal à en trouver car la prison est déjà bien assez dissuasive en soi et quand, aveuglé par la haine, on a vraiment décidé de passer à l’acte, il est difficile d’y renoncer.

     

    Comment pouvez-vous dire que la prison est dissuasive, alors que vous prétendez que la peine de mort ne l’est pas ?

     

    Et encore une fois, l’aveuglement par la haine n’est pas une circonstance entraînant obligatoirement la peine de mort. Pensons à une femme abattant son violeur ou au père supprimant le meurtrier de son enfant. Il existe un concept qui s’appelle les « circonstances atténuantes »

    « Pourquoi, dès-lors vouloir appliquer une mesure si peu efficace et tellement barbare ? Je vous pose la question, car vous n’y avez pas répondu. »

     

    C’est vous qui la décrétez « si peu efficace » pour les besoins de votre cause, quant à sa barbarie, je vous rappelle que c’est le criminel est personne d’autre qui met en route l’enchaînement des causes et des conséquences qui aboutira à son exécution.

     

    Pour ce qui est de la réponse à la question, vous n’en trouverez pas une mais quatre sous « samedi 07 février 2009 12:35 ». Que vous les estimiez insuffisantes est dans l’ordre des choses, mais vous devez savoir que je ne cherche nullement à vous convaincre

     

    « Et je pourrais aussi vous retourner tous les qualificatifs dont vous affublez mes propos : faux, fallacieux, spécieux, sophisme… »

     

    Ne vous gênez surtout pas, ceux qui nous lisent jugeront.

    « La loi est ce qu’en décident les hommes dans un contexte géographique, social et temporel donné. »

     

    Sans doute, mais le législateur n’introduit pas la peine de mort dans le Code pénal avec l’espoir qu’elle sera appliquée à tours de bras. Tout au contraire, son vœu le plus cher est qu’il ne soit jamais nécessaire d’y recourir.

     

    Alors, encore une fois, ce sont les crétins qui ne laissent pas dissuader qui rendent son application nécessaire, puisque de son application, lorsque les conditions sont réunies dépend sa crédibilité.

    « En l’occurrence, si je ne m’abuse, la finalité consiste à se protéger des crimes de sang. »

     

    Pas uniquement, puisque je retiens d’autres critères auxquels je vous ai déjà renvoyé.

    « Enfin, puisque vous parlez d’inconséquence, en vertu de quel principe moral, philosophique, religieux ou autre, pouvez-vous justifier qu’un être humain possède une quelconque légitimité pour en juger un autre et le condamner à mort ? »

    Je ne me réfère à aucun principe et, dans ma conception de la peine de mort, personne ne juge et personne ne condamne à mort. Du moment que les faits entraînant la mise à mort ont été commis, la procédure ne peut que suivre son cours sans possibilité, par exemple, de grâce, qu’elle qu’en soit l’origine.

     

    Vous démontrez ce que je pressentais, à savoir votre incapacité à comprendre que c’est le criminel, et lui seul, qui enclenche le processus et qui porte donc seul l’entière responsabilité de ce qui lui arrive.

     

    Le travail des juges comme du jury ne doit pas être de condamner, mais de dire si les circonstances qui entraînent la peine de mort étaient réunies ou non. Si la réponse est « oui », l’automaticité doit être la même que celle qui aboutit à l’ablation de l’appendice lorsqu’il y a inflammation aiguë.

     

    Il est donc parfaitement oiseux de chercher ailleurs que chez le criminel lui-même la responsabilité de l’exécution.

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  10. siniq

    12/02/2009

    Kamarad

    De quel droit un assassin s’ autorise à ôter la vie d’ un être humain pour sa propre protection lors de sa fuite, qui vous autorise à penser pour lui ! Avant de tuer un otage, le petit malfrat pensera peut être à deux fois avant d’ appuyer sur la queue de détente de son arme si en retour il risque de perdre la sienne car ils sont comme tout le monde, leur peau ils aimeraient qu’ elle fasse plusieurs saisons.

    Les tueurs à gages , ,pourquoi pas  des "portes-flingues"  vous lisez trop de roman policier ou des visionner des westerns du style "Ok korral" , il s’ agit là pour ces messieurs ou dames d’ une profession comme une autre , ils n’ ont de compte à rendre qu’ aux commanditaires et ces derniers se garderont bien de les trahir.

    Seuls les terroristes et les ‘"Fous d’ Allah" sont prés à mourir en martyre mais pas au bout d’ une corde ou sur une chaise électrique c’est moins honorifique, regardez les hommes oranges de Guantanamo ,ils pleurent comme des donzelles et pourtant ils étaient prés à mourir en "Homme-bombe".

    Croyez moi qui que nous soyons , le fin de la vie fait trembler le plus insouciant des hommes.

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  11. Pierre LANCE

    12/02/2009

    À Kamarad : Il me semble que vous êtes très en retard sur l’actualité en disant :  » cet esprit bigot qui colle si bien à la droite et respecte à la lettre les préceptes de l’Église  » car il y a belle lurette que les Français qui votent à droite se moquent éperduement des préceptes de l’Eglise, à supposer même qu’ils les connaissent encore. Je vous rappelle qu’aujourd’hui, il n’y a guère plus de 10 % de catholiques pratiquants dans la population française et 53 % de Français qui ont voté à droite, ce qui fait une sacrée différence. En outre, 88 % de nos compatriotes se disent favorables à la libéralisation de l’euthanasie volontaire, à laquelle l’Eglise inhumaine reste farouchement opposée, comme on le voit en Italie ces jours-ci. Et je vous rappelle également que vos députés de gauche, qui donnent des leçons de démocratie tous les matins, ont voté comme un seul homme avec la droite la scandaleuse loi Leonetti qui ne reconnaît à l’être humain que le « droit » de mourir dans la torture. 600 députés environ (moins 3 écologistes s’étant abstenus) qui votent une loi désapprouvée par presque 9 Français sur 10, que voilà une belle démocratie ! Allons, Kamarad, laissez-donc tomber vos étiquettes archaïques, vous avez plusieurs métros de retard sur l’évolution de la société. Concernant les retraites, ou les réformes en général, oui, en effet , »ce n’est pas la rue qui gouverne ». Ce n’est pas à elle de gouverner. Mais les dictateurs de gauche respectent si peu la démocratie, que lorsque la majorité des électeurs élisent une majorité de droite, ils se précipitent dans la rue pour tenter de faire passer en force leurs opinions minoritaires. Et c’est la majorité élue que vous accusez de vouloir faire passer les lois en force ? Ou vous êtes vraiment culotté ou bien vous frisez la schyzophrénie. Par ailleurs, tout ce que vous répondez à Scipion est effectivement une collection de sophismes. Il saura vous répondre, si toutefois il n’est pas fatigué de le faire, car vous êtes un peu lassant. Mais je répondrai à votre dernière question :  » en vertu de quel principe moral, philosophique, religieux ou autre, pouvez-vous justifier qu’un être humain possède une quelconque légitimité pour en juger un autre et le condamner à mort ?  » Eh bien en vertu d’un principe éternel d’une simplicité absolue : Si quelqu’un me fait du mal, je lui rends. Si quelqu’un tue mon enfant, je demande qu’on le tue. Et si on refuse de le faire, je le fais moi-même. Mais vous avez le droit, à titre strictement personnel et sans prétendre l’imposer à quiconque, de tendre l’autre joue, de pardonner à vos ennemis et de vous en remettre à la justice divine. Vous aurez ainsi l’honneur de figurer parmi les derniers chrétiens de France. Si ça vous botte ! Amen !

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  12. Kamarad

    11/02/2009

    Cher Pierre Lance (Non, non, ce n’est pas de l’ironie), pour une fois je ne vous visais pas et mes propos étaient généraux.
    En parlant d’inconséquence, je faisais allusion à cet esprit bigot qui colle si bien à la droite et respecte à la lettre les préceptes de l’Église, sauf exceptions pour le moins curieuses.
    Ainsi le « Tu ne tueras point » s’octroie quelques libertés à la guerre ou devant une chaise électrique.
    Il faudrait juste que l’on m’explique quand la mise à mort d’un homme est propre et quand elle ne l’est pas car je l’avoue, cela dépasse mon entendement.

    Concernant le passage en force de la loi sur l’abolition de la peine de mort, j’ai déjà reconnu ici que cela n’honorait pas la démocratie, tout comme le passage en force du TCE, qui nous a été imposé après une propagande éhontée et une multitudes de débats d’une malhonnêteté intellectuelle rarement atteinte.  D’ailleurs la plupart des lois passent en force, comme celle sur les retraites : « Ce n’est pas la rue qui gouverne. »

    Je vous fais remarquer que je m’affranchis ici de tout sectarisme, puisque je critique des comportements indépendamment des opinions politiques de leurs auteurs.

    A Scipion :

    Vos pseudos enquêtes ne m’impressionnent pas car je peux vous en trouver mille qui tendent à démontrer le contraire. Elles sont tirées du même tonneau que celles que vous avez dénichées pour tenter, sans aucun succès, de prouver l’existence des races.

    En me relisant je me rends compte que je n’aurais pas dû écrire « aucun effet dissuasif », mais plutôt un effet dissuasif très restreint.

    En effet, essayez de vous mettre dans la peau d’un gangster qui attaque une banque à main armée : que pensez-vous qu’il fera si il se sent dérangé dans sa fuite et pense pouvoir s’en sortir en faisant usage de son arme ?

    Dans un règlement de comptes, les tueurs à gages doivent également être très impressionnés de savoir qu’ils risquent la peine capitale.

    Et dans le cas d’un crime passionnel, d’un coup de colère ou sous l’emprise de l’alcool ?

    Quel cas faites-vous des terroristes, des fous ?

    Citez-moi donc un exemple ou le criminel potentiel se dit, juste avant de presser la détente : « Merde, on va peut-être me raccourcir » puis, se ravisant aussitôt, présenter ses excuses à son ex-future-victime et tourner les talons après avoir jeté son "aboyeur" dans un pot de fleur.
    Vous aurez bien du mal à en trouver car la prison est déjà bien assez dissuasive en soi et quand, aveuglé par la haine, on a vraiment décidé de passer à l’acte, il est difficile d’y renoncer.

    Pourquoi, dès-lors vouloir appliquer une mesure si peu efficace et tellement barbare ?
    Je vous pose la question, car vous n’y avez pas répondu. Et je pourrais aussi vous retourner tous les qualificatifs dont vous affublez mes propos : faux, fallacieux, spécieux, sophisme…

    Je vous cite :
    « Sophisme ! A la différence de l’assassinat, l’exécution n’est pas un acte arbitraire, arbitrairement décidé par un individu et perpétré contre un innocent. C’est l’application, contre un coupable, de la loi que nul n’est censé ignorer, et que nul n’ignore, en l’occurrence ! »
    « Et encore une fois, la mise à mort est simplement l’application de la loi. »
    « La loi dit « Si tu fais telle chose dans telles conditions, tu seras mis à mort. »

    Mais c’est vous le sophiste !
    La loi est ce qu’en décident les hommes dans un contexte géographique, social et temporel donné.
    Or, je vous rappelle que dans la plupart des pays, dont le vôtre, la peine de mort est illégale.

    En l’occurrence, si je ne m’abuse, la finalité consiste à se protéger des crimes de sang.
    Et je vous redis que vous n’avez pas besoin d’exiger la mise à mort des criminels pour cela : j’ai à peine évoqué quelques pistes, car le sujet est vaste, mais en activant vos neurones, je suis sûr que vous allez trouver des solutions vous aussi.

    Enfin, puisque vous parlez d’inconséquence, en vertu de quel principe moral, philosophique, religieux ou autre, pouvez-vous justifier qu’un être humain possède une quelconque légitimité pour en juger un autre et le condamner à mort ?

    Au plaisir de vous lire.

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  13. Pierre LANCE

    11/02/2009

    À Kamarad : Vous écrivez à mon propos : « je comprends que la psychologie existentielle d’un homme de droite bute ici contre une de ses inconséquences et cherche à l’éluder. » Trois erreurs dans la même phrase : très joli record ! Premièrement, je ne suis pas un homme de droite, je suis un homme qui vote à droite, ce qui n’est pas du tout la même chose. Un grand nombre de Français sont d’ailleurs dans le même cas et ne sont en réalité ni de gauche ni de droite, mais ils votent à droite dans le seul but d’écarter la gauche, considérée comme deux fois plus calamiteuse. Deuxièmement, je ne vois absolument pas de quelle inconséquence vous parlez, car il n’y en aucune dans mes propos. Troisièmement, je n’ai jamais tenté d’éluder quoi que ce soit et tous ceux qui me lisent le savent. Mais voici votre apothéose :  » N’oublions pas en effet que l’abolition de la peine de mort a été la seule mesure aboutie et véritablement de gauche, prise par les gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis 1981. » Alors là, chapeau bas ! Si la seule mesure « aboutie et véritablement de gauche » qui a été prise est celle-là, alors qu’elle est essentiellement anti-démocratique et qu’elle a été prise contre la volonté du peuple (voir plus haut), vous confirmez à quel point les socialistes se moquent éperduement de la démocratie. Bravo pour cette franchise, peut-être involontaire… À Daniel : « … Ouh là là , grosse colère!  le maître ne se trompe jamais! .    Faut-il en plus  vous faire des excuses pour les contradictions que vous écrivez?…   » Si vous tenez absolument à être ridicule, vous pouvez continuer sur ce ton. Cela ne me dérange nullement, car il n’y a aucune colère dans mes propos et je n’ai jamais dit que je ne me trompais jamais, ce qui serait grotesque. En revanche, je me trompe moins souvent que beaucoup d’autres, et c’est le principal. Quant aux « contradictions », je vous mets au défi d’en trouver une seule dans mes écrits. Et ne cherchez pas à m’apprendre ce que c’est que la tolérance, car je le sais beaucoup mieux que vous. D’ailleurs, si mon esprit n’était pas ouvert en permanence à des analyses différentes des miennes, je me demande ce que je viendrais faire ici.

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  14. siniq

    10/02/2009

    Monsieur le bien pensant est toujours contre la peine de mort tant que ce dernier n’est pas touché en sa chair mais quand l’ impensable arrive et que vous lui posiez cette même question, il vous répondra qu’ il ne faut pas mettre de sentiment dans son jugement.

    Tiens donc, les parents des êtres assassinés n’ ont pas le droit aux sentiments mais bien sûr que non! On ne va pas laisser à ces haîneux îvres de vengeance faire la loi!

    Kamarad ou autres avez vous des enfants, des parents très proches, je vous souhaite qu’ ils ne rencontrent pas des fiancés de la mort .

     

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  15. Pîerre LANCE

    10/02/2009

    Complément d’information : Citation :  » L’abolition de la peine de mort a été votée à l’Assemblée nationale par 369 voix contre 113 et 5 abstentions, le 9 octobre 1981. Un référendum aurait décidé le maintien. On a décidé l’abolition au mépris de la volonté des Français, exprimée avec une absolue persévérance et une majorité de l’ordre des deux tiers dans tous les sondages à compter de 1961. Pourtant, la démocratie ne consiste-t-elle pas à tenir compte de la volonté du peuple, quand elle s’exprime depuis 20 ans, constamment et puissamment ?  » – noAlain Peyrefitte, ancien ministre. On a le droit d’être abolitionniste et d’exprimer son point de vue et tous les arguments qui semblent le soutenir. Mais on n’a pas le droit de bafouer la démocratie sous prétexte que l’on s’imagine être plus doué de raison que tout le monde. Les abolitionnistes se disent tous plus démocrates que quiconque mais nous prouvent depuis 28 ans qu’ils sont des dictateurs qui méprisent cyniquement l’opinion des citoyens qui ne partagent pas la leur. Ceci est un fait. Et contre un fait, il n’existe aucun argument.

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  16. Scipion

    10/02/2009

    « Pourquoi suis-je convaincu que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif et pourquoi suis-je opposé à son principe ? », s’interroge gravement Kamarad

     

    En fait la première question contient la réponse à la seconde. Vous êtes convaincu que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif parce que vous êtes opposé à son principe. Malheureusement, l’argument est faux et fallacieux, ce qui fait beaucoup.

     

    Il est faux parce qu’une enquête minutieuse et large, comme celle dont j’ai déjà parlé (samedi 07 février 2009 12:35) démontre le contraire.

     

    Il est fallacieux parce que même si la peur de la mort ne sauvait qu’une vie innocente tous les dix ans, toutes les exécutions de la période s’en trouveraient justifiées. La vie de mille criminels, et même de bien davantage, ne vaudra jamais celle d’un seul innocent.

     

    Mais il est fallacieux aussi parce qu’à supposer que la peine de mort ne soit pas dissuasive du tout, la défaillance ne serait pas en elle, mais dans la tête du crétin qui ne s’est pas laissé dissuader.

     

    « Or le bon sens commande de bannir toute solution qui ne résout pas le problème. »

     

    Il a bon dos le bon sens. Comme aucun châtiment n’a jamais résolu le problème « criminalité », supprimons donc tous les châtiments ! Et le code de la route, puisqu’il ne résout pas le problème « accidents mortels » ! Soyons sérieux, voulez-vous…

     

    « D’autant plus que cette solution est intellectuellement extrêmement critiquable : tuer un assassin, ce n’est pas autre chose que de se ranger à côté de lui sur la même échelle des valeurs. »

     

    Sophisme ! A la différence de l’assassinat, l’exécution n’est pas un acte arbitraire, arbitrairement décidé par un individu et perpétré contre un innocent. C’est l’application, contre un coupable, de la loi que nul n’est censé ignorer, et que nul n’ignore, en l’occurrence !

     

    « En somme, parce qu’un psychopathe tue pour libérer ses pulsions de haine, la société devrait sans état d’âme tuer en retour ce psychopathe, juste pour son petit confort moral. »

     

    Autre sophisme ! Tous les assassins ne sont pas des psychopathes. Et encore une fois, la mise à mort est simplement l’application de la loi. Il n’est pas question de « petit confort moral » ou de quoi que ce soit de tout aussi subjectif.

     

    La loi dit « Si tu fais telle chose dans telles conditions, tu seras mis à mort. » Le choix appartient donc à celui qui prend le risque de s’exposer à la peine de mort, et à lui seul. Ensuite, s’il est pris et convaincu de son forfait, la loi suit son cours.

     

    Mais vous paraissez définitivement incapable de comprendre que c’est le supplicié lui-même qui déclenche la chute du couteau, qui se plante l’aiguille dans le bras ou qui se passe la corde autour du cou.

     

    Et cela, c’est carrément une inconséquence d’homme de gauche.

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  17. Pierre LANCE

    10/02/2009

    À Daniel : Votre idée de « réparation » (qui est réclamée depuis des années par les Français et n’est jamais entendue), n’est applicable que pour les crimes et délits qui n’entraînent pas le décès de la victime. Mais je vous rappelle que la mort est irréparable, et même s’il ne s’agissait que de « réparer » la souffrance de la famille, je ne vois vraiment pas comment on pourrait si peu que ce soit « réparer » la douleur d’une mère dont on assassiné l’enfant. Aussi je crains qu’à force de raisonner vous ne finissiez par déraisonner. C’est d’ailleurs ce que vous faites dans toute la suite de votre message. Vous allez jusqu’à écrire :  » « Qui a tué doit être tué… » Sans rire ?! Et ça s’arrête quand il n’en reste plus qu’un sur terre? mais alors, il n’y a plus personne pour éliminer ce dernier criminel ?… » Ce qui voudrait dire que nous serions tous des criminels potentiels, vous y compris ? Je vous laisse la responsabilité d’une telle hypothèse. Mais c’est vraiment n’importe quoi ! Où vous devenez amusant, c’est en m’interrogeant ainsi :  » …au sein de l’évolution cosmique ?, en fonction de…???  Evolution organisée par qui? … Et en fonction de quelle règle ? et règle éditée par qui ou quoi ? puisque vous affirmez sans dieu ni maître ?  » Mais pourquoi voulez-vous que les lois de l’univers soient édictées par un quelconque PDG ? Vous rendez-vous compte à quel point vous êtes englué dans l’anthropomorphisme, à quel point vous rapetissez l’univers éternel et infini aux misérables dimensions des petites sociétés humaines ? Allons, mon cher Daniel, si vous voulez vous exercer à la philosophie, il faudrait commencer par prendre un peu d’altitude. Pour l’heure, excusez-moi, mais je vous vois circuler au ras des pâquerettes…

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  18. Daniel

    09/02/2009

    P. Lance:  J’écris le mercredi 4 :  "La peine de mort ne peut constituer l’objectif d’une société civilisée mais seulement une mauvaise recette à un problème qui arrange bien la prétendue civilisation et en premier le système de droits qui s‘octroie le nom de Justice."

    Vous reprenez ma phrase:    La peine de mort ne peut constituer l’objectif d’une société civilisée… ,  et répondez : "Voilà une contre-vérité absolue ! Je vois que Badinter vous a bien lavé le cerveau…."      c’est  typiquement du grand cru Pierre Lance, pas d’erreur!. Lui seul pense juste et toute personne qui ose émettre une opinion non conforme au dogme Pierre Lance démontre ainsi…  qu’il est sous influence.

    Ce à quoi je réponds:   "pour Pierre Lance qui tient à fixer la peine de mort comme objectif à une société civilisée…. "   un peu provoc mais adapté.  

    Et vous de reprendre :  " Comme objectif ?    "Où avez-vous pris une pareille énormité ? Certainement pas dans ce que j’écris."    Ouh là là , grosse colère!  le maître ne se trompe jamais! .    Faut-il en plus  vous faire des excuses pour les contradictions que vous écrivez?…  

    Tout de même, c’est gentil de votre part de nous montrer que vous êtes faillible. Je suis particulièrement heureux de vous savoir de ce monde. C’est fou ce qu’un peu d’humilité, même forcée, rapproche les humains.    

    Et vous continuez :     "L’objectif d’une société civilisée est de conduire l’être humain vers la plus grande qualité possible, à la fois physiologique et psychologique,"  

    Et là,  je suis tellement d’accord que j’évoque une autre voie que la perpétuité ou la peine de mort, la réparation,   qui me semble répondre à ces critéres de qualité que vous posez  comme objectif.  Mais est ce vraiment ce qui vous intéresse dans ce sujet?.   Juger n’est pas comprendre.     Et je maintiens que la peine de mort n’est pas complètement satisfaisante en termes de qualité pour une société civilisée, même si je l’admet comme une réponse appropriée pour des cas extrêmes, suite à un manque de choix.   

    Et je maintiens que certaines catégories de victimes n’ont pas trouvé le chemin de  votre raison et que c’est le cas, globalement , de tous les ignorants qui se prennent pour l’élite en France.  Cela ne m’empêche nullement de vous trouver exemplaire sur de multiples sujets et de reconnaitre que c’est une chance non seulement de vous lire mais surtout que vous soyez profondément désireux de faire bien ce que vous faites.  Je vous en remercie mais vous souhaite aussi ce minimum de tolérance (gros mot) préalable qui permet d’ouvrir son esprit à des analyses différentes sur des sujets dont vous êtes persuadé avoir fait le tour.

     

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  19. Kamarad

    09/02/2009

    Pourquoi suis-je convaincu que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif et pourquoi suis-je opposé à son principe ?

    Tout d’abord parce qu’il est dans la nature humaine de croire que l’accident, c’est toujours pour les autres.
    Ainsi le meurtrier potentiel aura toujours tendance à se croire trop malin pour se faire prendre.

    Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que certains criminels, certainement les plus redoutables, tuent par plaisir, haine ou idéologie et ceux-là se moquent éperdument de leur propre vie.
    C’est typiquement le cas de ceux qui tirent au hasard sur des passants pour en tuer le plus possible, tout en sachant qu’ils vont finir très rapidement par se faire abattre par les forces de l’ordre.
    D’ailleurs, bien souvent ils préfèrent se faire justice eux-mêmes.

    Aucune statistique ni aucune étude ne pourra réfuter ces remarques, tout comme il n’a pas été possible, malgré les nombreux cas de figure en présence, de démontrer une corrélation entre criminalité et application ou non de la peine capitale.

    Or le bon sens commande de bannir toute solution qui ne résout pas le problème.
    D’autant plus que cette solution est intellectuellement extrêmement critiquable : tuer un assassin, ce n’est pas autre chose que de se ranger à côté de lui sur la même échelle des valeurs.

    En somme, parce qu’un psychopathe tue pour libérer ses pulsions de haine, la société devrait sans état d’âme tuer en retour ce psychopathe, juste pour son petit confort moral.
    Sans omettre l’aspect vindicatif et bien pensant de la chose : vous vous rendez compte, "Mossieur", la victime aurait pu être votre petite-fille !
    Et encore faudrait-il louer cette réaction comme des plus édifiantes ?
    Alors que tout un éventail de solutions peut être déployé pour garantir la sécurité publique.
    Alors que jamais personne ne se demande vraiment comment tant de haine peut ainsi s’accumuler dans l’esprit d’un être humain.

    Oh, je vous vois venir ! Me voilà déjà catégorisé comme me souciant davantage du bourreau que de la victime.
    Reproche d’une parfaite mauvaise foi, mais qui ne m’étonne pas : je comprends que la psychologie existentielle d’un homme de droite bute ici contre une de ses inconséquences et cherche à l’éluder.

    N’oublions pas en effet que l’abolition de la peine de mort a été la seule mesure aboutie et véritablement de gauche, prise par les gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis 1981.

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  20. Scipion

    09/02/2009

    "…veuillez avoir l’amabilité de préciser à qui vous répondez dans vos messages, car les visiteurs qui débarquent sur ce site…", me demande M. Lance.

    Je vous ai entendu et je ferai le nécessaire. J’ai contracté de mauvaises habitudes dans les forums non modérés, où les réponses s’enchaînent directement avec les interventions qui les ont suscitées…

    P.S. – Mon message du dimanche 08 février 2009 09:49 était une réponse à Jaurès de samedi 07 février 2009 22:30.

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  21. Jean-Claude THIALET

    09/02/2009

    "Les-4-Vérités’"  – 09 02 09

    A Pierre LANCE

    J’ai donné mon avis dans cette tribune. Aux autres internautes de se manifester s’ils le souhaitent. Souhaitons aussi que les trois autres "mousquetaires", s’ils ont lu nos échanges, en fassent autant. Mais s’ils le font individuellement, je crains que ce ne soit le combat des "Horace" et des "Curiace" …Mais je croyais que "Les-4-Vérités" était un journal "libéral". Apparemment, s’il l’est  – et largement  ! – aussi bien dans ses propres colonnes que sur ses différents "forums" où l’on trouve une liberté de ton sans équivalent ailleurs, il le serait (je mets le mot au "conditionnel") moins "indoors". C’est peut-être cela qui fait sa force ! 

           Bonne semaine à toutes et à tous, à vous particulièrement, Jean-Claude THIALET

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  22. Pierre LANCE

    09/02/2009

    À Daniel : « … pour Pierre Lance qui tient à fixer la peine de mort comme objectif à une société civilisée. » Comme objectif ? Où avez-vous pris une pareille énormité ? Certainement pas dans ce que j’écris. L’objectif d’une société civilisée est de conduire l’être humain vers la plus grande qualité possible, à la fois physiologique et psychologique, de sorte que les criminels deviennent en son sein d’une rareté extrême. En attendant cet idéal, que notre société pseudo-civilisée est bien incapable d’atteindre et même de simplement viser, il importe qu’elle se débarrasse de ses criminels, ce qui n’est évidemment pas un « objectif », mais un nettoyage nécessaire en attendant mieux. Pour le reste de vos propos, vous prétendez confondre les crimes individuels avec les crimes collectifs (je présume que vous parlez des guerres) qui sont de nature totalement différente. Je crois aussi que vous naviguez en pleine utopie en écrivant :  » Avant de réclamer pour ces « responsables » la peine de mort, il faut auparavant établir le lien entre les victimes et les choix de ceux qui se voient comme supérieurs et légalisent en ce sens. » Outre que ce n’est pas très clair, vous ne dites pas comment établir cet idéal « auparavant ». Vous avez aussi des phrases que je n’ose comprendre :  » d’autres que Badinter vous ont « lavé le cerveau »:  il y a beaucoup de victimes sous vos yeux qui n’ont pas encore trouvé le chemin de votre raison. Encore ce problème de coeur. » Quel problème de coeur ? Dois-je vous rétorquer la célèbre phrase : « Vous n’avez pas le monopole du coeur ! » D’abord, personne ne m’a jamais lavé le cerveau. Il n’est sans doute pas parfait, mais j’ai toujours été le seul à m’en occuper. Et si vous osez suggérer que je manque de coeur, je me verrai contraint de penser que vous manquez de cervelle. À Scipion : Merci encore de ces nouvelles informations. Mais veuillez avoir l’amabilité de préciser à qui vous répondez dans vos messages, car les visiteurs qui débarquent sur ce site et prennent le train en marche peuvent croire que vous répondez à l’auteur de l’article, ce qui peut entraîner des confusions. Merci. À Jean-Claude Thialet : Vous écrivez : « Il est vrai que ma (mes) demande(s) n’attendait pas une réponse, mais un ACTE ! Concernant le problème d’emplacement interchangeable que vous avez fort justement soulevé, j’imagine qu’il vous sera plus facile d’obtenir satisfaction en vous mettant d’accord avec les trois autres « mousquetaires » (Guy MILLIERE, Jean ROUXEL et Bernard Trémeau, pour ne citer qu’eux !) pour présenter cette requête, qu’à quelques centaines de vos lectrices et lecteurs qui viendraient noyer encore davantage un éditeur qui n’y répondrait pas ! » Or, comme vous le dites vous-même, une suggestion ne demande pas une réponse, mais son application. Et il ne m’est pas plus facile d’obtenir satisfaction puisque je ne l’ai pas obtenue et je ne vais pas me mettre à susciter pour cela une fronde au sein de la rédaction. C’est aux abonnés qu’il appartient de faire savoir ce qu’ils veulent, puisque c’est de leur confort de lecture qu’il s’agit.

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  23. Daniel

    08/02/2009

    Jaurès: "vous dîtes que les assassins d’enfants "ne sont plus des êtres humains". C’est pourtant le cas. Ce n’est pas tel ou tel comportement qui définit l’appartenance à une espèce. Un assassin d’enfant, est un être humain et doit être considéré comme tel…"

    En effet. P. Lance veut juger et condamner à mort un être en fonction , précisément, du fait qu’il aurait dû avoir un comportement humain puisqu’il en est un! On ne peut en même temps vouloir exiger de quelqu’un qu’il se comporte comme un être humain et prétendre qu’il n’en est pas un. Reconnaitre qu’un criminel est un être humain lui confère alors la responsabilité de ses actes.

    Et si on le considère comme humain, nous pouvons alors envisager autre chose que cette alternative enfermement à vie/peine de mort. Nous pouvons envisager la réparation autant qu’elle soit possible et acceptable. La réparation peut être quantifiée en terme de travail produit et complétée par les conditions nécessaires de sécurité. La réparation est la seule vraie manière de rendre la dignité à l’accusé sans que la société prenne le risque de perdre la sienne. En cas de refus de l’accusé qui n’a pas conscience d’avoir perdu sa dignité, 2 solutions: suicide proposé et accepté ou peine de mort. Renvoyer le responsable face à lui même, face au choix de la manière de réparer, ou à défaut d’assumer, supprime l’intérêt de l’argument défendable de Pierre Lance considérant   "la vraie perpétuité comme inhumaine" … "c’est le condamner à la folie"… .

    Le choix de la réparation permettrait au criminel de se rendre utile à la vie de la société ce qui est nécessaire à l’équilibre de tout homme. Côté victime, si j’étais concerné par un drame sur un proche, cette solution me satisferait davantage que la mise à mort du fautif, débarrassé à bon compte du problème sans avoir eu à le solutionner … et prenant alors le rôle de victime!. Qu’il soit amené à se juger et à se condamner sous le regard de la société me semble répondre à bien des argumentations, pour ou contre la peine de mort

    P. Lance: "C’est pourquoi la prison à vie est une torture inacceptable et les abolitionnistes, qui jouent les humanistes, sont beaucoup plus cruels et barbares que les partisans de la peine de mort."

    "Qui a tué doit être tué…" Sans rire?! Et ça s’arrête quand il n’en reste plus qu’un sur terre? mais alors, il n’y a plus personne pour éliminer ce dernier criminel? Ah mais vous imaginez sans doutes que ce sera vous le dernier! . Sublime satisfaction pour un orgueilleux!. C’est quoi être barbare selon vous, alors? . Là, je ne vois plus l’homme et encore moins l’homme pensant et plus du tout l’homme rare! . Ce genre de ressenti n’ouvre pas l’esprit à trouver puisqu’il ne désire même pas chercher.

    "Le docteur Guillotin était un homme sensible!" Celle ci aussi vous auriez pu nous l’éviter.

    "Mon opinion philosophique est que nos âmes sont éternelles et éternellement libres, donc sans dieu ni maître, et qu’elles chutent ou s’élèvent au sein de l’évolution cosmique en fonction de la manière …."       au sein de l’évolution cosmique? , en fonction de…???  Evolution organisée par qui? …   Et en fonction de quelle règle? et règle éditée par qui ou quoi? puisque vous affirmez sans dieu ni maître?     

     Prenez garde Pierre Lance, si vous cherchez un peu, vous risquez de LE trouver!. C’est comme la peine de mort, vous pourriez changer d’avis! . 

     

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  24. Jean-Claude THIALET

    08/02/2009

    "Les-4-Vérités"   –   08 02 09

    Monsieur le Modérateur.

    Merci pour vos précisions.  Sans contester le fait que (je vous cite)  "le site Web permet à de nombreuses personnes de découvrir le journal"(1)", je ne suis pas certain que, sauf s’ils s’abonnent ensuite, ces "visteurs"  fassent vivre  – financièrement parlant, s’entend – les "4-Vérités"(1), sauf s’ils décident eux-mêmes de s’abonner. Mais rien ne m’empêche, en tant qu’abonné, de souhaiter  – ou d’avoir souhaité, car j’y ai renoncé – que les abonnés reçoivent "leur" journal AVANT qu’il soit disponilble sur INTERNET pour les NON-ABONNES. Ceci, parce qu’il me paraît plus facile de participer à un forum quand on a le texte écrit sous les yeux. Sauf, bien sûr, à être obligé de l’imprimer … Mais j’arrête-là une discussion qui finirait pas être stérile… L’éditeur a ses raisons que ma raison, pardon, ma compréhension, ne comprend toujours pas …  Cela me suffit, et je m’incline.. Et j’incite donc notre ami Pierre LANCE à en faire autant jusqu’à ce que les lecteurs, au moins "ses" lecteurs, se soient familiarisés avec ces permutations de pages. Cordialement vôtre, Jean-Claude Thialet (Lahitte, en tant qu’abonné !)

    (1) par contre, quand on voit la vivacité de nombreux "^posts" sur les différents "forums", je suis d’accord sur le fait que ces visiteurs font vivre "Les-4-Vérités". Surtout quand on compare le site de discussions des "4-Vérités" avec d’autres sites bien plus conventionnels …

    (2) ce que persinne ne conteste, à commencer par moi-même qui attire régulièrement l’attention de certains amis ou correspondants sur le site de "4-Vérités" sans pour autant que, ayant ainsi la possibilité de le lire chaque semaine, cela les ai décidés à s’abonner …

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  25. Anonyme

    08/02/2009

    Monsieur Thialet,

    Pierre Lance n’est pas en charge de la gestion du site des 4V, il ne peut donc pas répondre à vos questions.

    aussi vais-je vous répondre :

    Le site Web permet à de nombreuses personnes de découvrir le journal, donc de le faire vivre. Pour que le nombre de visiteurs soit conséquent il faut que les articles suivent l’actualité de près et puissent être commentés.

    Les abonnés aux journal reçoivent le journal imprimé chez eux, ils ont la version complète du journal et ils peuvent acceder à l’espace abonnés du site. Grâce à eux le journal peut exister.

    Le Modérateur

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  26. Jean-Claude THIALET

    08/02/2009

    "Les-4-Vérités"   –   08 02 09

    A Pierre LANCE

    Je vous reçois certes 5/5. Mais, faut-il le préciser ? toutes mes demandes (répétées, je le rappelle !) aux "4-Vérités" avaient été envoyées via INTERNET (1). Et, dans le tas, l’une au moins aurait dû  passer entre les mailles de .. la "corbeille"… Et en admettant même que ce ne soit pas le cas, je ne comprends pas pourquoi les "NON ABONNES" ont accès aux différents "forums" AVANT que soient servis les abonnés PAYANTS. Simple question de réflexio, ninon de bon sens pour un éditeur qui a (je n’ose écrire "aurait") le respect de ceux qui lui permettent … d’éditer !

    Par ailleurs, pourquoi demander vous-même d’envoyer un "message" à l’éditeur pour lui demander de maintenir chaque éditorialiste à sa page habituelle si vous savez qu’il "n’a pas le temps d’y répondre non plus" ? Il est vrai que ma (mes) demande(s) n’attendait pas une réponse, mais un ACTE ! Concernant le problème d’emplacement interchangeable que vous avez fort justement soulevé, j’imagine qu’il vous sera plus facile d’obtenir satisfaction en vous mettant d’accord avec les trois autres "mousquetaires" (Guy MILLIERE, Jean ROUXEL et Bernard Trémeau, pour ne citer qu’eux !) pour présenter cette requête, qu’à quelques centaines de vos lectrices et lecteurs qui viendraient noyer encore davantage un éditeur qui n’y répondrait pas !

           Cordialement vôtre, Jean-Claude Thialet

    (1) pas seulement pour des raisons d’économie. Je fais le maximum pour m’affranchir de la POSTE où SUD-PTT (2) fait de plus en plus la loi ! Et où la notion de "Service public" est de plus en plus mise à mal …

    (2) une dénomination qui montre bien que ces "dinosaures" (je parle-là de certains syndicalistes chers au bon "JAURèS") en sont restés au bon vieux temps de la POSTE, du TELEGRAPHE et du  …TELEPHONE. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir suscité grève sur grève au moment de la "privatisation" de FRANCE-TELECOM !

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  27. Scipion

    08/02/2009

    "… la peine de mort n’est en rien dissuasive: on connait le taux d’homicide supérieur aux E.Unis (6,2 pour 100 000 habs contre 0,7 en France) et on sait que quelques mois avant son crime odieux, Patrick Henri avait signé une pétition pour le maintien de la peine de mort."

    Puis-je vous faire observer que les Etats-Unis sont habités par des Etats-Uniens tandis que la France est encore majoritairement peuplée de Français ? Or, les peuples ne sont pas interchangeables, ils ont leur mentalité, leur identité, leurs façons de réagir propres…

    Il faut vous faire à cette idée que certaines populations, comme certains pays, sont plus criminogènes que d’autres et que l’existence ou la non-existence de la peine de mort n’a pas d’incidence sur ce constat.

    C’est cette réalité qui fait que votre comparaison n’est pas pertinente. Sur le plan mondial, les Etats-Unis se situent bien au delà de la 50e place pour ce qui est du nombre d’homicides pour 100’000 habitants.

    Mais surtout les homicides y sont infiniment moins nombreux que dans certains Etats abolitionnistes comme la Colombie (60,8 assassinats pour 100’000 habitants), l’Afrique du Sud (51,4), le Venezuela (33,1), la Russie (28,4) ou le Brésil (23,3).

    S’agissant de Patrick Henry, il n’a jamais signé de pétition pour la guillotine, mais réclamé la peine de mort pour l’assassin du petit Philippe Bertrand – des images de la télévision l’attestent -, ce qui était une manière, assez puérile, d’éloigner les soupçons qui pesaient sur lui.

    C’est donc bien différent de ce que vous affirmez et vous ne faites pas avancer votre cause en produisant des arguments aussi approximatifs.

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  28. Daniel

    08/02/2009

    Iosa:   "La peine de mort comme moyen dissuasif contre la récidive implique nécessairement une défaillance du système pénal."         

    Oui!  donc il faut condamner ces professionels qui acceptent la rémunération d’une façon personnelle mais laissent à la société la responsabilité de la défaillance du système dont ils ont choisi de vivre.    Voila du gibier défaillant pour Pierre Lance qui tient à fixer la peine de mort comme objectif à une société civilisée?

    P. Lance:  je préfère vous faire crédit d’une interprétation non conforme à ce que j’ai écrit. Je répète, car je considère que l’intelligence nous précède,  que face à un problème, l’homme est appelé à comprendre les mécanismes qui ont produit ce problème pour modifier ses comportements par des choix améliorés. C’est long, trop long, mais la civilisation n’est pas née de génération spontanée.   Donc, la peine de mort n’est pas l’objectif, mais une des réponses, la  meilleure ou la moins mauvaise en attendant mieux.    

    "Notre société est profondément INJUSTE, barbare, décadente et corrompue parce qu’elle sacrifie par avance les victimes des criminels, parce qu’elle tolère en son sein des destructeurs de vies,… "    Oui ceux qu’on a identifiés comme "criminel" doivent être mis hors d’état de nuire, sans concession. Là on a fait le plus facile.    Mais il se trouve que les criminels identifiés par notre système sont quasiment l’exception! Ce sont quelques uns des crimes de sang .   

    Pour un crime de sang par la folie d’un homme isolé, combien de crimes dus à la folie des hommes organisés.  Là, d’autres que Badinter vous ont "lavé le cerveau":  il y a beaucoup de victimes sous vos yeux qui n’ont pas encore trouvé le chemin de votre raison. Encore ce problème de coeur.  Avant de réclamer pour ces "responsables" la peine de mort,   il faut auparavant établir le lien entre les victimes et les choix de ceux qui se voient comme supérieurs et légalisent en ce sens. Ce qui permet d’être virulent pour le crime de sang d’un détraqué devient moins limpide pour les crimes d’une société dont nous faisons partie.  C’est l’étape suivante et votre belle exigence a ses préférences…  et/ou ses intérêts.  

    Nathaniel:   "Nous sommes de toute façon tous d’accord sur un point: la justice ne fait pas son travail, l’éducation non plus. Commençons la reconstruction par ici avant d’envisager le retour ou non de la peine de mort." ….         Intervention pertinente qui relativise les positionnements catégoriques  pour ou contre…  et nous rappelle qu’il faut commencer par le commencement: éduquer les éduquants.

     Comment et par qui? par le même type d’exigence que l’on invoque si bien pour justifier la peine de mort: payer ses erreurs.  

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  29. Pierre LANCE

    08/02/2009

    À IOSA : Je suis un athée spiritualiste, ce qui semble toujours incompréhensible aux esprits formatés par les « religions du Livre ». Ils oublient que le boudhisme, par exemple, est une spiritualité athée (du moins au niveau de ses représentants les plus éminents, car au niveau populaire, on a transformé en divinité Gautama, dit le Boudha, si bien que ses cendres d’athée ne cessent de se retourner dans l’urne). Mon opinion philosophique est que nos âmes sont éternelles et éternellement libres, donc sans dieu ni maître, et qu’elles chutent ou s’élèvent au sein de l’évolution cosmique en fonction de la manière dont elles utilisent chacune des existences éphémères qu’elles parviennent à animer. Et contrairement à ce que vous semblez croire, c’est une philosophie parfaitement européenne, puisqu’elle était celle des Gaulois voici environ trente siècles. Mais la seule Europe que vous connaissez est sans doute celle qui a été corrompue par le christianisme proche-oriental. Il résulte de cette philosophie que la mort n’a rien de tragique et que l’éxécution d’un assassin revient à lui donner, en effet, une chance de se racheter et de s’améliorer dans une autre vie. Dans la même logique, la mort de sa victime n’est pas tragique non plus en elle-même, mais trois choses sont tragiques dans un assassinat : a) la destruction de liberté d’une personne qui voulait vivre, b) les souffrances et la terreur infligées à cette même personne, c) et surtout, les souffrances morales indiscibles et irréparables infligées à sa famille et à tous ceux qui l’aimaient. La peine de mort du meurtrier est donc la sanction qui s’impose en toute logique, justice et humanité et je plains de tout coeur ceux qui ne le comprennent pas. Merci à Scipion d’apporter toutes les précisions concrètes et juridiques qui complètent utilement mon propos. À Jean-Claude Thialet : Vous ne semblez pas avoir conscience du volume de courrier reçu aux « 4 Vérités » et auquel la Direction n’a pas la possibilité matérielle de répondre. Les courriers concernant tel ou tel article sont automatiquement transmis à leur auteur, qui, le plus souvent, n’a pas le temps d’y répondre non plus. Je m’y suis astreint moi-même pendant très longtemps, mais je ne peux presque plus le faire au moyen du courrier postal. En revanche, je réponds systématiquement à tout message Internet, car c’est beaucoup plus rapide. Concernant la « pétition » que je suggérais, vous oubliez que lorsqu’il s’agit d’une suggestion pratique, c’est le nombre des demandeurs qui lui donne du poids. Quant à votre suggestion du tourniquet, elle ne ferait évidemment qu’aggraver les choses. À Joresse : Si vous ne voulez pas que je puisse croire votre cerveau passé à l’essoreuse, au moins faudrait-il me lire correctement. Je n’ai jamais dit que la peine de mort n’était pas dissuasive, mais seulement que les preuves manquaient pour l’affirmer, mais entretemps Scipion nous a fourni des éléments à prendre en considération. Qu’il faille réfléchir à notre système carcéral, j’en suis bien d’accord avec vous. Que les prisons soient des lieux de totale désolation, j’en suis parfaitement conscient. Mais serait-il normal que les honnêtes gens soient écrasés d’impôts afin que les criminels soient placés dans des conditions idéales de survie ? Je ne le crois pas. En tout cas, pour ce qui concerne les assassins, la peine de mort me semble plus charitable que l’emprisonnement pour de nombreuses années. Je vous rappelle d’ailleurs que les personnes incarcérées sont majoritairement favorables à la peine de mort. De plus, si le suicide leur était proposé, beaucoup le choisiraient. Que le taux de criminalité soit très supérieur aux Etats-Unis, alors que de nombreux Etats américains appliquent la peine de mort, ne prouve strictement rien quant à l’aspect dissuasif ou non de celle-ci. Pour de nombreuses raisons, la société américaine n’est en aucune façon comparable à la nôtre. Mais rassurez-vous, grâce aux adeptes du métissage, aux défenseurs des sans-papiers et aux négateurs de l’existence des races, dont vous faites glorieusement partie, nous aurons vite fait de rattraper la criminalité américaine, qui résulte manifestement de tout ce que vous approuvez. Ma conclusion générale est que l’homogénéité des peuples, l’indépendance ethnique de toutes les nations, c’est-à-dire la possibilité pour chacun de vivre dans le pays de ses ancêtres sans être obligé de s’expatrier, sont des facteurs qui amélioreraient considérablement l’harmonie politique et la paix sociale et feraient diminuer partout la criminalité, dont la plus large part est imputable aux déracinés, volontaires ou non.

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  30. Jaures

    07/02/2009

    Je veux bien débattre avec vous, cher P.Lance, sans, si cela vous est possible, en déduire que mon cerveau est passé à l’essoreuse ou que je serai psychologiquement déficient.

    Vous avez raison sur un aspect: la peine de mort n’est en rien dissuasive: on connait le taux d’homicide supérieur aux E.Unis (6,2 pour 100 000 habs contre 0,7 en France) et on sait que quelques mois avant son crime odieux, Patrick Henri avait signé une pétition pour le maintien de la peine de mort.

    Donc, cet aspect étant évacué, à quoi peut bien servir la peine de mort.

    Vous dîtes que les assassins d’enfants "ne sont plus des êtres humains". C’est pourtant le cas. Ce n’est pas tel ou tel comportement qui définit l’appartenance à une espèce. Un assassin d’enfant, est un être humain et doit être considéré comme tel: il ne vous viendrait pas à l’idée, par exemple, de le manger ou de l’asservir du fait de son crime. Ne pas considérer un criminel, quel qu’il soit, comme un être humain est par ailleurs une erreur car elle nous empêche de réfléchir sur son comportement, de l’analyser voire de le prévenir.

    Votre deuxième argument est la récidive. Or, je ne connais pas de cas d’assassin d’enfant déclaré responsable par la justice (car on ne parle pas ici des malades mentaux), condamné à X années de prison et qui aurait récidivé à sa libération (je parle bien d’assassin, pas de pédophilie). Je souhaiterais, si vous conaissez pareils cas, que vous me les citiez.

    Enfin vous pensez que si la peine de mort existait, les citoyens honnètes se sentiraient en sécurité. Mais croyez-vous vraiment que ce qui hante les gens, est l’éventualité de voir leur enfant assassiné ? On a tous plus ou moins peur d’être volé, cambriolé, éventuellement agressé, victime d’un chauffard ou d’une erreur médicale. Mais la peur de voir son enfant assassiné préoccupe-t-elle tant les esprits ? Sur quelles enquêtes vous fondez-vous pour avancer cela ? Pensez-vous vraiment que l’abolition de la peine de mort soit à l’origine d’un sentiment d’insécurité ? Les Américains se sentent-ils plus en sécurité que nous ? Je n’en suis pas convaincu.

    En fait, le seul argument que je trouve acceptable pour les défenseurs de la peine de mort est le moins rationnel. Quelqu’un qui a commis un crime effroyable doit subir un chatiment à sa mesure. Et là, j’avoue que même quelqu’un comme moi qui exècre la peine de mort est perplexe. Le défenseur de la peine de mort trouvera trop douce une vie en prison "aux frais du contribuable", mais quand on connait la vie carcérale et le traumatisme qu’il crée (au point de pousser au suicide de nombreux prisonniers) on peut se demander si, finalement, la peine de mort n’est pas plus humaine. En fait, je me demande si le vrai débat n’est pas celui de la nature de notre système carcéral, son fonctionnement, ses objectifs. Car la peine de mort ne concernerait, si l’on s’en tient aux assassins d’enfants, que quelques cas par décennie, alors que nous avons plus de 60 000 prisonniers dans nos geôles.

    Il est, par ailleurs, intéressant de savoir que les plus grands criminels de ces denières années, Mesrine, Wiloquet, Kelkhal, Fourniret, … avaient subi, pour un délit bien moindre, une peine de prison avant de réaliser l’essentiel de leur sinistre carrière.

    Ceux qui craignent, à juste titre, la récidive, ne devraient-ils pas réfléchir à notre système carcéral plutôt que s’égarer à vouloir réinstaurer une peine de mort banie de l’ensemble des pays européens ?

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  31. alf007

    07/02/2009

    Au fait Badinter qu’a-t-il fait pour dénoncer la couverture amicale de son chef Mitterrand envers Bousquet responsable de la déportation du vel d’hiv, car il svait lui.

    Je suis sur que quelques internautes  trouveront des excuses a ces messieurs.

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  32. Jean-Claude Thialet

    07/02/2009

    "Les-4-Vérités"   – 07 02 09

    A Pierre LANCE –   Après l’envoi d’un précédent "post" (pas encore publié) dans lequel je vous disais  pourquoi je me refusais désormais à demander quoi que ce soit  à "4-V", il m’est venu une idée que vous pourriez suggérer à l’éditeur :

                           POURQUOI NE PAS INSTITUER DESORMAIS UN TOURNIQUET ?

    Ce "tourniquet" consisterait tout simplement à vous faire passer  la semaine prochaine  de la page 3 – puisque vous êtes cette semaine en page 3 –  en page 2, la semaine suivante en page 1, et lsa semaine d’après en Darnière page. Et ainsi de suite. A défaut d’innover, ce système permettrait aux lectrices et aux lecteurs, dès qu’ils en auront compris la règle, de s’y retrouver dans ce nouveau jeu. Qu’on se rassure. Je sais que les "4-V" ne roulent pas sur l’or et je ne demanderai pas de droits d’auteur…

    Bon dimanche, cordialement, jean-Claude Thialet

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  33. Jean-Claude THIALET

    07/02/2009

    "Les-4-Vérités"   – 07 02 09

    A Pierre LANCE – Même si je partage votre avis du cette "permutatiion d’emplacements des signatures (inutile, voire même ricicule si l’on songe au "jeu des chaises musicales" !), je ne vous suivrai pas dans votre demande de "pétitionner".

    J’ai renoncé à demander quoique ce soit  à l’Editeur;;;. A plusieurs reprises, j’"avais écrit pour suggérer que les différents "forums" de discussion ne soient ouverts qu’APRES que les abonnés aient reçu "Les-4-Vérités". Ne sont-ils pas, que je sache, la seule ressource financière de l’hebdomadaire ? Ne méritaient-ils pas cette "faveur" ? Apparemment, ma demande répétée avait déplu. En tout cas, non seulement elle n’a pas été suivie d’effet, mais elle n’a pas reçu la moindre explication. Pas même une réponse .. Simple question : que se passerait-il si les abonés décidaient de se contenter de lire "Les-4-Vérités" sur Internet ? Alors, je laisse les différentes "plumes" des "4-Vérités" s’expliquer avec l’éditeur !

        Avec mon cordial souvenir, Jean-Claude

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  34. Scipion

    07/02/2009

    « …mais aller chercher quelqu’un pour l’emmener se faire zigouiller, ça me dépasse un peu. », écrit Monneuil, dans le but de heurter ses lecteurs.

    Cette présentation n’est pas recevable dans la mesure où elle est complètement « décontextualisée ». La même phrase peut s’appliquer à n’importe qui est emmené pour se faire tuer : un otage de terroristes, un témoin gênant, la victime d’un enlèvement crapuleux, celle d’un règlement de compte…

    Dans le cas de la peine de mort, on ne « zigouille » pas un condamné, on applique une sentence que le condamné s’est attirée en commettant un attentat contre des valeurs considérées comme plus précieuses que la vie de celui qui les bafoue.

    Le criminel est dont lui-même à l’origine du châtiment qu’il doit subir, ce qui fait qu’on ne saurait mettre son sort sur le même plan, et avec les mêmes mots, que celui que subissent les victimes d’un homicide.

     « La peine de mort fait appel en nous au phénomène instinctif du bouc émissaire. »

    C’est une façon de voir, ce n’est pas la mienne. Après avoir hésité pendant des années, j’ai finalement… basculé du côté de la peine de mort pour quatre raisons au moins :

    -c’est la seule peine qui soit réellement proportionnée à un certain nombre de délits, dont les auteurs auront nom Dutroux, Fourniret, Thierry Paulin, Guy George, Patrick Henry, Patrice Allègre, Emile Louis, Francis Heaule, pour ne mentionner que quelques contemporains

    – l’abolition de la peine de mort redimensionne à la baisse l’entier de l’échelle des peines

    Lorsque, comme cela s’est passé hier en Suisse romande, une cour d’assises inflige vingt ans de prison aux deux auteurs -peut-être libérables dans dix ans – d’un meurtre précédé de longues tortures, quelle peine peut-on prononcer contre un salopard qui s’est « contenté » de poignarder une petite vieille pour lui voler sa maigre pension mensuelle ?

    – la survie d’un monstre est une insulte permanente à la douleur des proches de la victime

    Le « Révérend Gaoland.net » (5.2.09 – 18h40) rapporte un intéressant témoignage d’avocat : «  Fourniret a toujours été extrêmement solitaire. Il écoute de la musique, joue aux échecs, rédige des textes. Sur ce point, ça n’a pas l’air de beaucoup l’effrayer. Il s’est organisé une vie en milieu carcéral qui n’est pas si désagréable que ça ».

    Je rappelle aussi que la détention de l’ignoble Patrick Henry, le "ressuscité" de Badinter, a été suffisamment sereine pour qu’il puisse enchaîner un BEPC, un Baccalauréat, une Licence de mathématique et un DUT en informatique, autant de diplômes « réinsérants » qui ne l’ont pas empêché de sombrer dans d’autres formes de délinquance dès sa sortie de prison

    – l’exemplarité

    Les abolitionnistes la nient en produisant des statistiques d’homicides pour l’avant et l’après peine de mort, là où elle a été abolie. Ils oublient simplement de préciser que la peine de mort est généralement retirée du Code pénal après une période, plus ou moins longue, d’abandon progressif qui a déjà considérablement amoindri la menace qu’elle représente dans l’esprit des criminels potentiels.

    A cela, il faut ajouter l’enquête effectuée par trois chercheurs de l’Université Emory d’Atlanta,  Hashem Dezhbakhsh, Paul Rubin et Joanna Shepherd. Leurs travaux ont porté sur la période 1977-1996 et sur la totalité des comtés des Etats-Unis d’Amérique. Ils ont ainsi constaté que les jours suivant l’exécution enregistrent une diminution statistique du nombre d’homicides comprise entre 8 et 28…

    A propos du risque d’erreur judiciaire, le seul argument un peu défendable contre la peine de mort, je souscris ce qu’écrivait, il y a trente ans, Marie-Laure Rassat, professeur de droit pénal à l’Université de Paris XII :

    « …s’il est vrai (des faits récents le prouvent, hélas) qu’on ne peut jamais être à l’abri d’une exécution injustifiée, il n’en reste pas moins qu’on ne peut abolir une institution au nom de la seule éventualité du mauvais usage qui pourrait en être fait, car bien peu de mécanismes humains résisteraient au tri comme insusceptibles d’abus. » (« Contre ou pour la peine de mort », Librairie philosophique J. Vrin, Paris 1979, pp 29-30).

     P.S. – L’exécution de Ranucci remonte à la présidence de Giscard d’Estaing, non à celle de Pompidou.

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  35. IOSA

    07/02/2009

    M.Lance….

    La signification de la dernière phrase de ce paragraphe, ne me semble pas anodine pour un athée ?

    "Vous voulez faire confiance à l’être humain ? Moi aussi. Mais un être qui viole, torture et étrangle des enfants n’est plus un être humain. Il n’est même plus un animal. ll n’est plus qu’une monstruosité de la vie, à laquelle il faut donner une chance de pouvoir se reconstituer sous une autre forme."

    Selon une certaine "croyance" nous renaissons après la mort sous l’apparence de notre avant dernière réincarnation si les résultats sont négatifs et sous une forme plus évoluée si c’est positif.

    Mais ce n’est pas du tout européen ce style ……

    je vous taquine..c’est vrai, mais c’est interessant comme philosophie.

     

     

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  36. Anonyme

    07/02/2009

    Monneuil dit :

    "Au final, je trouve que c’est totalement inutile de débattre sur ce sujet, car il est absolument impossible de développer des arguments rationnels sur cette question. Cela relève de l’émotif, voire du sensitif profond, et chacun aura beau avancer ses arguments les plus pertinents, il ne fera au fond que de renforcer la conviction (inverse) de l’autre…"

    C’est exactement ce que je pense aussi. (et bravo pour avoir partage si clairement le fond de sa pensee, tres juste et tres drole !… enfin si je puis me permettre vu le sujet… )

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  37. Pierre LANCE

    07/02/2009

    À Jean-Claude Thialet : Vous écrivez : « P.S. Pour l’anecdote. Trompé par son emplacement inhabituel en page 3, j’avais lu l’article de Pierre Lance sans prendre garde qu’il était de lui ! » Ce n’est pas anecdotique. Guillaume de Thieulloy s’est mis en tête de varier les emplacements des articles en fonction des sujets traités. Je lui ai dit que c’était une erreur, que chaque rédacteur du journal traitait des sujets variés et que cela aboutirait à des changements constants désagréables aux lecteurs. Je lui ai fait observer que chaque éditorialiste des « 4 Vérités » avait ses « fans » qui, à la réception du journal, se rendaient aussitôt à la page de leur chroniqueur préféré qu’ils aimaient lire en premier. Je ne l’ai pas inventé, car de nombreux lecteurs m’ont dit qu’ils lisaient toujours la page 6 en premier parce que c’était la mienne. Et je suis sûr qu’il en est de même pour les lecteurs de Guy Millière, de Bernard Trémeau, de Nicolas Bonnal et de Guillaume lui-même. (Je n’avais même pas pensé à la possibilité de confusion quant au nom de l’auteur que vous faites remarquer.) Mais il semble qu’il ne veuille pas en démordre. Alors que ceux qui partagent mon sentiment lui envoient un message en ce sens.

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  38. Pierre LANCE

    07/02/2009

    À Kamarad : Je n’ai porté aucun jugement sur le téléfilm, mais seulement sur l’histoire qu’il raconte et que je connais par coeur : le combat de Badinter contre la volonté populaire en utilisant la veulerie des pseudo-représentants du peuple. Il le résume lui-même ainsi dans l’interview que j’ai citée dans mon article : « (À la fin des années 70) le parti socialiste, (qui était) pour l’abolition, avait perdu les élections législatives. Je devais donc sauver chaque condamné à mort dans les cours d’assises. Si j’échouais, je devais assister à son exécution. Ces moments denses et angoissants ont dépassé tout ce que j’ai éprouvé dans ma vie. » Que ces moments aient pu être terribles pour lui, je l’admets volontiers. Mais je pose trois questions : 1°) Un avocat est-il obligé de défendre des crapules notoires ? Non, et lorsqu’il le fait, c’est généralement parce que le retentissement du procès assure sa notoriété. 2°) Un avocat qui n’a pas réussi à sauver la tête d’un criminel épouvantable a-t-il quelque chose à se reprocher ? Nullement. Il a fait son devoir, mais il n’a pas à regretter que justice soit faite. 3°) Un avocat qui supporte mal l’exécution de son client, ce qui est très compréhensible, a-t-il le droit d’utiliser un mandat politique pour faire modifier la loi contre la volonté du peuple à seule fin d’assurer son confort personnel ? Aucun honnête homme n’osera répondre oui. Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est que Robert Badinter s’est révélé tout à la fois cynique et ingénu. J’en conclus que c’est un homme contradictoire, mal équilibré psychologiquement. Mais comme il est par ailleurs opposé à l’entrée de la Turquie en Europe, il se rachète un peu. (Et si l’on me dit que cela n’a rien à voir, que l’on examine le nombre de crimes imputables à la communauté turque en Allemagne). En ce qui concerne l’effet dissuasif, vous avez raison, il est difficile d’avoir des preuves dans un sens ou dans l’autre. Mais là n’est pas le vrai problème. Même si elle n’avait pas d’effet dissuasif sur les criminels potentiels, elle aurait un effet extrêmement rassurant, déstressant et réconfortant sur les honnêtes gens, qui sauraient qu’ils vivent dans un pays où l’on ne peut pas tuer impunément leurs enfants, voire récidiver. Et je vous affirme que ce sentiment de justice et de sécurité est d’une énorme importance pour la santé et la sérénité de la nation tout entière. Je suis sûr que vous pouvez le comprendre. Vous voulez faire confiance à l’être humain ? Moi aussi. Mais un être qui viole, torture et étrangle des enfants n’est plus un être humain. Il n’est même plus un animal. ll n’est plus qu’une monstruosité de la vie, à laquelle il faut donner une chance de pouvoir se reconstituer sous une autre forme. Vous écrivez :  » En clair, dans les pays où la peine de mort est en vigueur, les citoyens favorables à son application devraient se déclarer, à dessein d’être tirés au sort pour tenir le rôle du bourreau, les personnes directement concernées par l’affaire étant bien entendu écartées. » Bonne idée. Eh bien, en l’occurrence, je serais volontaire, bien que cela me serait sans aucun doute extrêmement pénible, ma sensibilité étant au moins égale à celle de M. Badinter. Mais je ne conçois pas que l’on défende une opinion sans être prêt à en assumer soi-même toutes les conséquences. Je me ferais violence, mais je le ferais. Un petit détail : il faut écrire « quelles que soient les mesures prises » et non pas « quelques soient… » Excusez-moi, mais je suis un amant jaloux de la langue française. Plus le temps de répondre à d’autres. Ce sera pour demain.

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  39. Frédéric

    06/02/2009

    Bonsoir,

    Bravo à Pierre Lance pour son article. Quant à son commentaire de ce matin, je ne peux qu’y souscrire : il est vrai que les professionnels de l’abolitionnisme s’en prennent davantage aux USA qu’aux dictatures pratiquant la peine de mort. Moi même, j’ai été témoin de cette hypocrisie : dans une manifestation appelant à sauver le criminel afro-américain Mumia Abu-Jamal, j’ai vu des trotskystes brandir des pancartes à la gloire de Cuba, de la Chine et de la Corée du Nord ! Concernant Ranucci , je crois en sa culpabilité : n’oublions pas, Pierre, que Gilles Perrault a été maintes fois condamné en Justice pour avoir diffamé les enqueteurs marseillais de l’époque. Je reviens sur tous ces points dans le bouquin que je vais publier très prochainement.

    Bonne soirée  et bon week-end !

    Bien cordialement,

    Frédéric.

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  40. Magny

    06/02/2009

    La peine de mort je suis pour pénalement mais plutôt contre judiciairement , le problème , ou plutôt le spectre , de l’erreur judiciare venant planer sur l’annonce du verdict . Comme l’absolue certitude n’existe pas , du moins pour un esprit non fanatique , la raison renâcle à s’engager sur une voie sans retour . Et pourtant il faut trouver le courage de choisir , en son âme et confiance , car le pardon pour le coupable c’est la condamnation de l’innocent .  

    Evidemment , comme pour l’euthanasie , ou l’acceptation de la Turquie en Europe , bref pour tous les sujets où un référendum désavouerait leurs désirs , nos chers politiques se gardent bien de nous rendre la main . En nous demandant trop souvent notre avis en pourrait croire qu’on est libre de se passer d’eux , ou plutôt ils retrouveraient leur condition originelle : servir , seulement servir la nation , et non pas la diriger . 

    Répondre
  41. Jean-Claude Thialet

    06/02/2009

    "Les-4-Vérités" 06 02 09

    On ne peut que rejoindre Pierre Lance dans ses propos. Aussi bien lorsqu’il souhaite le rétablissement de la peine de mort  que lorsqu’il dénonce le "lavage de cerveau"  qui a, sinon précédé ou accompagné,du moins suvi son abolition, que lorsqu’il évoque le "déni"  de démocratie.

    à propos du rétablissement de la peine de mort. Personnellement, je pense que, même si, depuis plus de 20 ans, le bourrage de crâne et la mise en condition des Françaises et des Français  – les "bobardements", comme on dit – une majorité appréciable se dégagerait pour le demander. Par contre, si je souscrits entièrement aux précautions judiciaires énumérées par Pierre Lance, je ne limiterais pas la peine de mort aux seuls assassins (reconnus, donc) d’enfants. Je l’appliquerais aussi aux assassins de policiers et de gendarmes. Mais aussi, et sans doute surtout, à TOUS les trafiquants de drogue. A commencer par les "gros bonnets". La guerre doit être déclarée. ¨Pas seulement contre la drogue comme les bien-pensants s’échine à le faire (au frais de la société !)  mais contre ceux qui, depuis le petit "dealer" jusqu’aux producteurs, en passant par tous les intermédiaires qui empoisonnent délibérément tous les milieux sociaux. Particulièrement des adolescents de plus en plus jeunes dont ils bousillent la vie.

    à propos de lavage de cerveau". Celui-ci, on ne le sait que trop, ne concerne pas que la "peine de mort". Dans tous les domaines, les Gouvernements successifs, les Labos, les financiers, et tant d’autres, avec la complicité passive ou active d’une presse qui se prétend "libre" n’ont cessé de "formater" les cerveaux. Nos sans quelques "lavages" préalables accompagnés de vaccins et de rappels pour les plus récalcitrants. Lesquels "bénéficient" généralement des rigueurs de la Loi Gayssot-Fabius-Rocard (2) et des dénonciations de la Halde, du Crif, de la Licra, de SOS Racisme et de toutes les autres Assoces qui pullulent en France et sont subventionnées par les CON…tribuables. Des contribuables qui financent ainsi  – à l’insu de leur plein gré – des aliénations de plus en plus grande de leur liberté de penser, quand ce n’est pas de leurs libertés ! 

    à propos de "déni de démocratie". L’exemple du rejet du Traité de Constitution(1) par les Français, les Irlandais et les Hollandais n’est pas le seul. D’une manière générale, les députés (pour ne citer qu’eux), à peine élus, s’empressent de voter non pas comme les "sondages" montrent que le Peuple le souhaite(rait), mais comme le Gouvernement, et/ou l’idéologie dominante le veulent, l’exigent ! Le comble étant que ce même peuple ramène régulièrement au Pouvoir les mêmes partis – UMP ou PS et leurs satellites – qui, non contents de les avoir trompés, ont entraîné la France au bord de la faillite dans tous les domaines ! Ce qui m’amènerait à penser que le "lavage de cerveau" évoqué prédédemment a tellement bien fonctionné qu’il ne reste plus de cerveau aux citoyennes et citoyens de ce pays ! 

    Bon dimanche à toutes et à tous, cordialement, Jean-Claude Thialet

    P.S. Pour l’anecdote. Trompé par son emplacement habituel en page 3, j’avais lu l’article de Pierre Lance sans prendre garde qu’il était de lui !

    (1) rappel : en faisant voter par le Parlement réuni à Versailles, le Traité de Versailles qui n’en est qu’une reprise à peine édulcorée, Nicolas Sarközy a "cocufié" (trahi, si l’on préfère) les électeurs qui avaient voté "NON" à la prétendue Constitution européenne concocte par Giscard d’Estaing et d’autres crâne d’oeuf de son espèce. Parmi ces "cocus", combien avaient voté pour lui le 6 mai 2007 ? Ce même Sarközy est en train de faire la même chose en laissant poursuivre dans la coulisse les pourparlers  entre l’Union européenne. Fasse simplement Allah que la récente sortir d’Erdogan à Davos lui ferme défintivement les portes de l’Union. Mais quand on connaît la lâcheté des gnomes qui dirigent ce que l’on appelle impriprement "l’Europe", leur zèle à mélanger et à métisser les Europréens, il est permis de douter fortement…

    (2) auxquels il faut rajouter le nom de l’UMP Pierre Lellouche qui a aggravé cette "loi scélérate". J’emprunte cette expression à Yves Toubon (aujourd’hui bien oublié) qui, après l’avoir dénoncée, n’a pas eu le courage, une fois devenu Ministre de la Justice, d’en demander l’abrogation !

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  42. VIK.VIKING

    06/02/2009

    @Pierre LANCE

    Pour être précis, je pense que la grâce présidentielle a été refusée à M. RANUCCI, du fait qu’en sondage d’opinion réalisé auprès d’un échantillon de français a donné comme résultat 63 % pour (la peine de mort)!

    Comme quoi tout est politique ! Jusqu’au moindre acte que nous réalisons journellement ! Et le Président POMPIDOU n’a pas réagi comme un arbitre au-dessus de la mélée, mais bien comme un simple joueur !

    Philosopher sur la peine de mort, c’est monter dans un aéronef pour visiter le cosmos ! (Ein sof) sans fin!  comme disent si bien les kabbalistes (Tout le monde a tort, sans avoir tort, tout en ayant raison !)

    VIK.VIKING

     

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  43. Pierre LANCE

    06/02/2009

    Je retrouve ce mail envoyé l’année dernière par un correspondant. Intéressant… Avant chaque exécution d’un condamné à mort aux Etats-Unis nous avons droit à une mobilisation médiatique d’envergure pour condamner l’application de cette peine. Et les spécialistes de l’indignation, Jack Lang, Robert Badinter etc… d’innonder de leur présence et de leurs discours nos petits écrans. Le tout donnant l’occasion, bien entendu, d’un défoulement antiaméricain. Quel contraste avec le quasi silence médiatique autour de ce qui vient de se passer en Corée du Nord. L’ONG Good Friends, basée à Séoul, a fait savoir jeudi que treize femmes et deux hommes avaient été exécutés publiquement il y a deux semaines, sur un pont de la ville d’Onseong, au Nord-est de la Corée du Nord. Ces quinze malheureux étaient accusés d’être passés illégalement en Chine pour s’approvisionner en nourriture auprès de membres de leurs familles. Et pour cause, une grande partie de la population en est réduite à la famine par ce régime ubuesque. Exécutés pour avoir voulu se procurer de la nourriture et non pour avoir tué, torturé, violé, ou appartenu à une organisation terroriste. Est-ce pour cela qu’on n’aperçoit pas à ce sujet sur nos petits écrans Jack Lang, Robert Badinter, etc…

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  44. Pierre LANCE

    06/02/2009

    À VIK.VIKING : Je ne me souvenais pas que Pompidou avait refusé le recours en grâce de Ranucci. Mais s’il l’a fait, comme vous le dites, parce que 63 % des Français étaient favorables à la peine de mort, c’est une déviation aberrante du principe du droit de grâce présidentiel, que je considère personnellement comme absolument nécessaire, surtout à l’époque parce qu’il n’y avait pas de possibilité d’appel. Le recours en grâce est en fait la dernière chance du condamné de bénéficier du « moindre doute ». Et le Président, après avoir étudié le dossier, ne « rejuge » pas l’affaire, mais se demande simplement s’il n’y a pas un « léger doute » concernant la culpabilité du condamné (ce qui n’est pas une mince responsabilité). C’est donc une décision qu’il doit prendre exclusivement en fonction du cas particulier qui lui est soumis et cela n’a rien à voir, mais rien du tout, avec ce que pense l’opinion publique de la peine de mort. Or, on mélange toujours les deux aspects de la question et cela m’indigne. Car le peuple est favorable à la peine de mort mais, bien entendu, pas du tout à l’erreur judiciaire. Personne n’a envie de faire condamner des innocents, car ce serait en revenir à la notion de sacrifice des périodes barbares. À IOSA : Vous dites :  » La peine de mort issue d’une loi a été abolie par une nouvelle loi…. qui empêche Sarko d’en faire une nouvelle en réhabilitation de cette peine de mort ?  » Qui l’en empêche ? Mais tout le monde ! Ou plutôt tous ceux que notre ami Alain Dumait désigne sous la formule de « classe parlante », c’est-à-dire tous ceux qui se targuent d’être démocrates mais baÎllonnent le peuple pour parler à sa place. Le pauvre Sarko a déjà fort à faire dans tous les domaines avec tous ceux qui lui mettent des bâtons dans les roues, vous ne voudriez pas qu’il ouvre encore un nouveau front ? Ce sont les députés et les sénateurs qui votent les lois et, dans l’état actuel de leurs mentalités, je n’imagine pas une seconde qu’ils seraient capables de voter une loi rétablissant la peine de mort, d’autant que Badinter les a persuadés qu’ils ne le pourraient pas puisque l’abolition a été adoptée par l’Europe (ce qui n’est nullement un empêchement, comme je l’ai démontré dans mon article). À Daniel : Vous écrivez :  » La peine de mort ne peut constituer l’objectif d’une société civilisée. » Voilà une contre-vérité absolue ! Je vois que Badinter vous a bien lavé le cerveau. Une société civilisée doit être une société JUSTE, et une société juste doit préserver ses citoyens, notamment les enfants, des prédateurs et autres psychopates qui ne respectent pas la vie humaine et qui se sont donc retranchés eux-mêmes de l’humanité. Notre société est profondément INJUSTE, barbare, décadente et corrompue parce qu’elle sacrifie par avance les victimes des criminels, parce qu’elle tolère en son sein des destructeurs de vies, parce qu’elle n’est pas capable de nettoyer sa propre substance. Je dirai même, en employant une formulation triviale qu’on voudra bien me pardonner : Notre société est atteinte de constipation chronique; elle n’est plus capable d’évacuer sa merde. Vous écrivez aussi :  » La peine de mort fait appel en nous au phénomène instinctif du bouc émissaire. » C’est encore une contre-vérité. C’en est même une double, car cela n’a rien d’instinctif. C’est la survivance d’un rituel religieux judaïque totalement aberrant. Je vous rappelle qu’un « bouc émissaire » est par définition innocent. Dans l’allégorie biblique, on choisit une pauvre bête qui n’a fait de mal à personne et que l’on charge de tous les péchés de la communauté puis que l’on sacrifie en s’imaginant que l’on s’est ainsi blanchi et purifié. Les gens qui ont inventé cela étaient vraiment tordus. En réalité, la peine de mort conforte en nous le sentiment de justice sociétale, le sentiment que le crime ne reste pas impuni et que celui qui fait le mal le reçoit à son tour. C’est un sentiment parfaitement logique, qui n’est dans l’esprit humain que l’illustration du célèbre théorème de physique voulant que : « Toute action entraîne une réaction de force égale et de sens opposé », théorème sur lequel repose l’équilibre de l’univers.

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  45. domt

    05/02/2009

    Guitry avait parfaitement résumé le débat :

    "Je suis contre la peine de mort, mais que Messieurs les assassins commencent."

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  46. Monneuil

    05/02/2009

    Merci, je sais, je sais !……….
    Cent fois, mille fois, on me l’a dit, redit, asséné, claironné, martelé, cela ne fera jamais qu’une fois de plus…
    Mais comme je conçois que d’autres aient une opinion différente de la mienne, ça ne fait pas trop de soucis….
    Je n’ai rien à ajouter, simplement quelques pensées qui me traversent la tête, tant qu’elle n’est pas encore séparée du buste par une opération indolore :
    "Ce serait le condamner à la folie…"
    Vous pensez peut-être que quelqu’un qui tue n’est pas déjà fou ?…
    C’est vrai, je ne suis ni humaniste et assez barbare, c’est tout du moins ce que pense mon entourage… Mais je m’y suis habitué… (Au début, ça été un peu dur…)
    "Qui a tué doit être tué."
    Pourquoi pas ? Comme disait madame kadafi à Genève, oeil pour oeil, dent pour dent, c’est la loi du talion. C’est du donnant / donnant, sauf pour Jésus, qui rendait au centuple… Il est vrai que lui, il avait les moyens…
    Je suis tout à fait d’accord pour penser que de tous les moyens, la guillotine doit être le moins pire !
    Ce qui ne signifie pas le meilleur !
    Pour l’électrocution, cela doit être absolument affreux, j’ai "vécu" une électrocution, je peux vous dire que ça secoue drôlement. Alors pour l’autre, la grande j’imagine un tout petit peu. Mais un petit peu seulement.
    Pour l’hygiène, je reste perplexe : ça fait quand même environ 7 litres de sang qui vont s’éclabousser ça ét là – la loi de la gravité est dure, mais c’est la loi, et donc, ça s’étale et ça salit le parquet. Et j’espère que le condamné n’avait pas le sida… Bon et pour le nettoyage, ça ne doit guère être ragoutant ! A moins de  laisser la place dans l’état, histoire de mettre le prochain "dans l’ambiance" (j’allais dire dans le bain…)
    Quand à ne pas souffir, "le condamné ne sentira qu’un petit froid sur la nuque", on peut toujours faire confiance au bon docteur sensible, sensibilité dont je ne doute pas, la hache devait certainement être bien plus odieuse… Mais si la souffrance est abrégée au cours de l’opération, elle est probablement toujours autant présente avant, quelque soit le moyen, d’ailleurs.
    Il est vrai que comparée à la pendaison iranienne, celle à la grue, où l’on balance le condamné, puis on le repose, pour qu’il souffre le plus longtemps possible, la guillotine doit avoir la douceur de la soie…

    Au final, je trouve que c’est totalement inutile de débattre sur ce sujet, car il est absolument impossible de développer des arguments rationnels sur cette question. Cela relève de l’émotif, voire du sensitif profond, et chacun aura beau avancer ses arguments les plus pertinents, il ne fera au fond que de renforcer la conviction (inverse) de l’autre…
    Je ne vois donc pas l’intérêt de poursuivre.

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  47. Anonyme

    05/02/2009

    Je constate que les arguments de Pierre Lance égalent  en potentiel polémique ceux de Monneuil et de Daniel. Difficile de faire son choix dans cette histoire, d’autant plus que tout le monde a plus ou moins raison et qu’il n’y a pas de verité objective.  Nous sommes de toute façon tous d’accord sur un point: la justice ne fait pas son travail, l’éducation non plus. Commencons la reconstruction par ici avant d’envisager le retour ou non de la peine de mort.

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  48. Anonyme

    05/02/2009

    Je partage votre analyse pour l’essentiel Pierre Lance.

    L’ argument des opposants à la peine de mort relatif à la possibilité d’ erreur judiciaire  n’ est pas pertinent. En effet il existe des meutres particulièrement révoltants, dont la culpabilité des criminels est avérée et incontestable. Dans le passé ( sans recherche ADN) c’ était le cas des assassins tel que Landru et Petiot et près de nous des guy Georges, marc Dutroux ou michel Fourniret.

      Concernant ce dernier une interview de Me Thierry Bourbouze son ancien avocat m’ a confirmé que laisser la vie sauve aux psychopathes constitue un déni de justice : «  Fourniret a toujours été extrêmement solitaire. Il écoute de la musique, joue aux échecs, rédige des textes. Sur ce point, ça n’a pas l’air de beaucoup l’effrayer. Il s’est organisé une vie en milieu carcéral qui n’est pas si désagréable que ça « .

    Un point de désaccord avec vous tout de même. Vous mettez en cause le défaut de base démocratique de l’ abolition de la peine de mort initiée par le pouvoir socialiste de 1981.L’ abrogation de la peine de mort  figurait parmi les 110 propositions ( la 53 ème ) du candidat François Mitterrand.C’ est le problème des plates formes électorales dans une démocratie représentative.L’ abrogation de la peine de mort  figurait bien dans le menu socialiste…le peuple souverain était censé l’ avoir lu avant de passer à table… pardon dans l’ isoloir.

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  49. Kamarad

    05/02/2009

    Pierre Lance, je trouve tout d’abord regrettable que vous portiez un jugement négatif sur ce téléfilm sans l’avoir regardé. (Je ne l’ai pas regardé moi non plus)
    Ensuite, je ne crois pas un seul instant à l’effet dissuasif de la peine de mort et mon opinion sur ce point vaut la vôtre, tant qu’une enquête approfondie n’aura pas apporté une réponse définitive.
    Reste le cas des récidivistes : évidemment, si ils avaient été occis dès leur premier jugement, ils n’auraient pu tuer une seconde fois, mais je doute que les récidivistes soient aussi nombreux que vous le supposez.

    Et je vous rétorquerais que si les coupables avaient été bien enfermés, ils n’auraient tout autant pas pu tuer.
    Oui, seulement voilà, on finit toujours par relâcher les condamnés un jour ou l’autre et c’est justement là que le bât blesse. Or, si il n’est pas concevable d’emprisonner un condamné ad vitam eternam, cette pratique n’est pas gravée dans le marbre car des solutions bien mieux adaptées existent.
    Plus précisément, c’est l’idée de la prison qu’il faut entièrement repenser : pour commencer, les condamnés doivent TOUS être sérieusement encadrés et travailler, évidemment dans des conditions acceptables sur le plan de l’éthique. Il ne s’agit pas de rouvrir Cayenne ou de recréer les camps de Staline.

    D’autre part, il faut laisser une chance à ceux qui veulent se racheter : il est faux de penser que les hommes sont génétiquement bons ou mauvais et que cela est inéluctable.
    L’idéologie de gauche, contrairement à celle de droite qui ne croit qu’en ce qui est inné, accorde davantage de confiance à l’être humain.

    Je vous concède que le passage en force de la loi sur l’abolition de la peine de mort a été antidémocratique : il aurait fallu un référendum, après avoir laissé toutes les opinions s’exprimer loyalement.
    Mais vous savez bien que ce n’est jamais le cas et, puisque vous faites allusion au référendum sur le TCE, tout un chacun a pu constater que les débats furent faussés et, pis encore, le suffrage universel n’a pas au final été respecté, puisque l’essentiel du texte initial nous a été imposé contre nos choix, à cause du tour de bonneteau de Nicolas Sarkosy.

    Pour conclure, quelques soient les mesures prises, vous ne pourrez jamais empêcher une erreur humaine d’un policier ou d’un magistrat et je trouve assez lâche de se prononcer pour la peine de mort lorsque ce sont d’autres qui appliquent la sentence.
    En clair, dans les pays où la peine de mort est en vigueur, les citoyens favorables à son application devraient se déclarer, à dessein d’être tirés au sort pour tenir le rôle du bourreau, les personnes directement concernées par l’affaire étant bien entendu écartées.

    En ces temps qui glorifient l’avarice et le « greediness » du capitalisme encore triomphant, il ne faut pas perdre une seule occasion de faire des économies sur les dépenses publiques.

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  50. Pierre LANCE

    05/02/2009

    À HEFF : Vous avez raison, mais tous les hommes de la droigauche ont une peur bleue du référendum, car ils savent bien qu’ils seraient, la plupart du temps, désavoués par le peuple. Ce qui prouve bien que, même lorsqu’ils croient l’être sincèrement, ils ne sont pas de vrais démocrates. Car il est très facile d’être « sincère » : Il suffit de se mentir d’abord à soi-même. Cela dit, soyons équitables : Les simples citoyens, si on les pousse dans leurs retranchements, ne sont guère plus démocrates que les politiciens. Car il est très douloureux de s’incliner devant la majorité lorsqu’on pense qu’elle a tort. À fanantina : Oui, les victimes, les victimes, les victimes… Elles sont systématiquement oubliées, ce qui illustre tragiquement le dicton : les absents ont toujours tort. L’assassin est là, lui, dans le box, et finalement il n’y a plus que lui qui compte, car les gens manquent d’imagination. On devrait réaliser des films de fiction reconstituant les meurtres et les projeter devant le jury. Mais seulement avant le verdict, s’il n’y a plus de doute sur la culpabilité de l’accusé. Les procès devraient se dérouler en deux temps bien distincts : en premier établir la culpabilité, en second déterminer la sanction. À Monneuil : C’est condamner un coupable à la vraie perpétuité qui serait inhumain. C’est le condamner à la folie. La punition doit être proportionnée au crime. C’est pourquoi la prison à vie est une torture inacceptable et les abolitionnistes, qui jouent les humanistes, sont beaucoup plus cruels et barbares que les partisans de la peine de mort. Qui a tué doit être tué; c’est tout simple. Moi, j’ai vu une vraie guillotine. C’est rapide et hygiénique, infiniment supérieur à l’électrocution ou à la pendaison. Le docteur Guillotin était un homme sensible qui avait mis au point sa machine de telle sorte que le décapité ne souffre pas une seule seconde. Il fut d’ailleurs félicité par Louis XVI qui signa le décret d’agrément de l’engin, étant loin de se douter au moment qu’il pourrait un jour en « bénéficier ».

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  51. Daniel

    04/02/2009

    Moneuil, merci de vous positionner là où ce n’est pas le plus confortable.

    La peine de mort ne peut constituer l’objectif d’une société civilisée mais seulement une mauvaise recette à un problème qui arrange bien la prétendue civilisation et en premier le système de droits qui s‘octroie le nom de Justice.

    Rien ne commence à la peine de mort. A ce niveau il est trop tard pour être pour ou contre car, pour ou contre, c’est déjà un échec. Mais à ce niveau aussi, le système judiciaire engraissera sur le dos des victimes, toutes les victimes, y compris les siennes…

    Cherchez à qui profite le crime… et on comprend mieux pourquoi on ne cherche pas vraiment de solutions.

    C’est une honte pour l’esprit que des gens soient rémunérés sur de tels malheurs sans qu’ils aient jamais comme objectif professionnel d’analyser les causes et de trouver des solutions pour réduire ces malheurs dans le futur. Toute profession est chargée d’apporter des solutions, des réponses techniques à un problème. Sinon à quoi sert l’idée de « profession » ? Le système judiciaire traite la moitié du problème, celle qui l’arrange financièrement (et bénéficie d‘une « image »  sociale!), mais pas celle où il servirait la société.

    Pour mieux comprendre , observons le rôle de la dite « justice » dans autre contexte moins exceptionnel, les divorces. La « justice » a fondé son pouvoir et son fric, non sur le respect, voire la réconciliation que se doivent les divorcés pour l’intérêt de leurs enfants communs, mais plutôt sur le renchérissement des griefs que les avocats ont globalement exploité et volontairement multiplié. Si on mesurait les dégâts psychologiques sur les enfants et les souffrances consécutives aux seuls abus et violences créées par ces « professionnels», une grande partie d’entre eux seraient qualifiables de criminels… L’élite quoi, dans sa prouesse intellectuelle maximum et habituelle!

    On se bat déjà entre nous pour que puissent continuer à nous exploiter la gauche et la droite, ne rajoutons pas des divisions pour leur plus grande satisfaction. Exigeons plutôt qu’il soit introduit dans le système de justice le principe de responsabilité individuelle en toute circonstances. Rien de tel pour développer la réflexion personnelle… et le sens de la justice.

    La peine de mort fait appel en nous au phénomène instinctif du bouc émissaire. Parmi ses défenseurs, il y en a beaucoup qui ne sont forts que de la faiblesse d’un autre: c’est le groupe uni (!) contre un accusé et il se trouve que cette fois ci, ils sont du bon côté du manche. Ca rappelle un peu certains manifestants qui se défoulent protégés par le groupe, non?.

    Par ailleurs Pierre Lance a juste ouvert le débat sur le sujet. Il a bien d’autres arguments intéressants qui ne devraient pas tarder à compléter ce trop court article pour un tel sujet.

     

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  52. IOSA

    04/02/2009

    La peine de mort comme moyen dissuasif contre la récidive implique nécessairement une défaillance du système pénal.

    Une condamnation à pertuité qui ne dure que 30 ans est déjà un lapsus révélateur de l’inconscience du législateur de la réalité des faits.

    Maintenant….Punir de mort un récidiviste en crime de sang, parce que la loi ne fait pas son boulot, c’est inversé les rôles et une non-reconnaissance de la faute du législateur en tant que tel….Donc une absolution totale pour ceux qui font mal les lois ou les appliquent mal.

    Ne pas permettre la possibilité d’une récidive me semble plus approprié, celà aurait au moins le bénéfice pour une éventuelle future victime d’avoir la vie sauve.

    Que la loi soit appliquée en son entier et pour tous..Et je crois que celà changera la donne actuelle dans pas mal de domaines…y compris dans les hautes sphères !

    Mais bon….ce sont eux qui font les lois à leur avantage d’abord.

    ps: La peine de mort issue d’une loi a été abolit par une nouvelle loi……qui empêche Sarko d’en faire une nouvelle en réhabilitation de cette peine de mort ?

     

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  53. VIK.VIKING

    04/02/2009

    Bonjour à tous,

    Il est bon de relancer le débat sur la peine de mort sur ce site ! A l’époque de son abolition, c’était en 80 ou 81, MITTERRAND était Président des Français, et M. BADINTER, son Garde des Sceaux ! J’ai fait des études de droit, assez poussées, et toujours à cette époque j’étais contre, l’affaire RANUCCI, que j’avais suivie, m’ayant marqué, étant persuadé qu’il était (et qu’il est probablement innocent )! Et que le recours en grâce a été refusé par le Président POMPIDOU, uniquement du fait  me semble t’il,que la majorité des Français (63 %) était pour !  Quelle hypocrisie ! Cela remonte à 1973, si j’ai bonne mémoire !

    Quant aux débats des jurés avec le Président du Tribunal,-  avant de se prononcer sur la mort d’un homme, ce qui est extrêmement grave ! – ils tournent souvent à la mise en scène théâtrale, le chef d’orchestre (le Président) essayant d’infléchir la décision des jurés dans le sens qu’il souhaite, invoquant, pour les dédouaner, ce principe que j’exècre, l’intime conviction ! Une aberration du droit pénal français ! C’est simple, et c’est commode, on n’a pas à justifier la décision que l’on prend, pourvu que l’on  soit intimement convaincu ! Il n’y a qu’en France que l’on voit cela ! En Amérique, c’est autre chose, heureusement ! Il faut des preuves, qui doivent être apportées par le Tribunal,  et sans preuve, le bénéfice du doute profite à l’accusé ! Heureusement, cela évite au moins des erreurs judiciaires !

    Aujourd’hui, j’ai changé d’opinion (on dit que seuls les imbéciles ne changent pas d’opinion, heureusement pour moi ) !  – Tout le monde l’aura compris, je plaisante  pour détendre l’atmosphère !-

    Donc, je suis pour la peine de mort, à appliquer restrictivement, les techniques d’investigation, et surtout la science a évolué, et permet avec la technique de l’ADN de faire un " sans faute " ! Donc les assassins d’enfants, mais aussi de personnes âgées (ou sans défense) doivent être exécutés, mais sans mise en scène théâtrale ! Il ne s’agit pas de se venger, mais de rendre Justice !

    Je reste persuadé que si l’on devait se prononcer par référendum sur la peine de mort, à condition que les questions auxquelles l’on devrait répondre, soient sans équivoque, que la majorité des Français serait pour, bien que les mentalités aient évolué depuis près de deux générations !

    VIK.VIKING

    N.B. : Pour ceux qui s’enrhumeraient à la lecture de mon post, je leur conseillerai(s) de prendre des pastilles vicks, mais avec modération !

     

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  54. Monneuil

    04/02/2009

    Badinter ne m’intéresse pas, et je ne savais même pas que cette émission avait éxisté.
    Par contre, je sais que le temps de pub a été remplacé par de la "propagande".

    Au risque de me mettre tout le monde à dos, je suis contre la peine de mort. Je n’arrive pas à encaisser le décorum, la mise en scène, qui entourent la chose, même pour la pire des canailles. Tuer quelqu’un qui veut vous nuire, je peux comprendre cet acte de légitime défense, mais aller chercher quelqu’un pour l’emmener se faire zigouiller, ça me dépasse un peu. Merci de me pardonner cette "sensiblerie" de fillette…

    Maintenant, je trouve tout à fait recevables les amers sentiments ici exprimés, face aux récidivistes. Et j’y souscris totalement.
    Et là, je n’aurai plus aucune sensiblerie… Pour moi, l’auteur avéré d’un crime, doit être puni et surtout, absolument incapable de récidiver. Je le condamnerai donc à la perpétuité, dans l’isolement, avec régime minimum, sans brutalité mais sans aucun égard, et je lui donnerais la possibilité de quitter la vie s’il le décide, soit par lui-même (suiccide) soit avec de l’aide si il n’a pas le courage de passer à l’action. Et si il demande de l’aide, il s’engage à l’accepter.
    Je reste persuadé que ma méthode serait certainement plus "dissuasive" que la peine de mort elle-même, en ce sens que les condamnés – ou pas encore condamnés, pensent, à tort ou à raison, que même condamnés, ils en réchapperont (grâce présidentielle, peine commuée, etc.).

    Maintenant, est-ce que les partisans du couperet sont plus "humains" que moi ?
    Combien parmi vous ont vu une vraie guillotine ? (pas dans un film, non, une vraie)

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  55. sas

    04/02/2009

    on les retrouve souvent dans des carrières de ……politiciens

    sas

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  56. Anonyme

    04/02/2009

    J anticipe les critiques de Jaures et consorts en les invitant à réflechir sur ce qu’ils vont dire.

    il vont défendre becs et ongles l’abolition de la peine de mort. bien leur en fasse.

    mais ils ne pourront refuter les arguments de Pierre Lance qui signe là un bon article.

    jaures dissertera sur 3 paragraphes sur les Droits de l’Homme et le fait que la Peine coûte et est inefficace dans de nombreux cas. Il se trompe. Ce qui est inefficace, c’est de libérer les criminels récidivistes, les psychopathes qui massacrent des étudiants dans les rues (Toulouse…), les violeurs et cie.

    Les societés fortes ont toujours sû se débarasser de leurs éléments nocifs et dangereux. La notre se ramollit et s’auto condamne à la décadence.

    le débat est Lancé.

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  57. Halali

    04/02/2009

    Laissons les animaux tranquilles et faisons une chasse à courre avec pour gibiers les assassins de tout poil et puis non, ce ne serait pas intéressant car ces gens là sont tellement lâches qu’ils viendraient ramper en pleurant pour qu’on leur sauve la vie avant que la battue ait commencé  …

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  58. luc

    04/02/2009

    Au lieu de tabler sur la quantité, il vaudrait mieux tabler sur la qualité, faire moins d’enfants et les élever mieux dans le respect d’autrui, et ceux qui sont incapables de leur transmettre certaines valeurs fondamentales essentielles à une vie en communauté enrichissante et harmonieuse devraient s’abstenir de procréer ….  le rôle d’un gouvernement est de protéger les gens sains et non de polluer la société avec des psychopates, tarés, assassins et j’en passe … largués dans la rue et qui sont un danger permanent pour les autres ….

    Répondre
  59. fanantina

    04/02/2009

    Tout à fait d’accord avec votre article. Moi aussi, j’ai passé à la trappe ce film "l’abolition" qui ne présente à mes yeux aucun intérêt. Ce qui compte pour moi, ce sont les victimes essentiellement, sans aucune pensée ni aucune compassion pour les assassins quel qu’ait été leur vie …

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  60. HEFF

    04/02/2009

    L’abolition de la peine de mort décidée unilatéralement par les grands maitres initiés auto-proclamés gardiens des Lumières contre le peuple souverain et contre l’esprit de démocratie relève de la haute trahison, à la prochaine révolution nationale il faudra que le peuple français se prononce par référendum. D’ailleurs Nicolas Sarkozy aurait pu l’inscrire trés facilement dans son programme électorale, il aurait gagné 10 points supplémentaires face à ses adversaires, pas vrai Monsieur Lance ?

    Cordialement.

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  61. IOSA

    04/02/2009

    Il semblerait qu’il y ait eu un précédent au Traité de l’union Européenne voté par Sarko tout seul, contre l’avis défavorable & général des Français.

    M.Sarkosy aurait il été "apprenti" chez Maître Badinter ?

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