Les khmers verts

Les khmers verts

Voici quelques jours, j’ai entendu une nouvelle surprenante sur la radio d’État (qui a ce talent de me réveiller d’un coup à force d’insanités!): le groupe Total annonçait que sa raffinerie de La Mède, dans les Bouches du Rhône, n’utiliserait plus d’huile de palme d’ici 2023 – et que, de façon générale, l’huile de palme serait bannie du groupe à cette date.

Entendre de bons écolo-socialistes se féliciter de cette décision m’a laissé rêveur.

D’une part, on aurait pu penser que les quelque 200 emplois de cette raffinerie intéresseraient, mais non, il n’en fut point question – sinon pour assurer qu’ils pourraient toujours travailler à raffiner un autre carburant, à ce jour inconnu.

D’autre part, on aurait pu penser que les écologistes soutiendraient le développement du biocarburant en France. Mais non, ce sont eux qui ont fait pression pour obtenir cette décision (après plusieurs décisions administratives et judiciaires).

Je suis fort loin d’être inconditionnel de l’usage de l’huile de palme. Je sais, comme tout le monde, que le produit peut être dangereux.

Je sais aussi que sa culture se fait au détriment de l’agriculture vivrière et des surfaces forestières.

Mais, plus le temps passe, moins j’arrive à comprendre comment raisonne un écologiste pastèque.

Tantôt ledit énergumène est pour l’assistance médicale à la procréation pour les femmes seules (mode de reproduction assez peu naturel), tantôt il est contre tout progrès scientifique.

Tantôt il encourage les biocarburants, tantôt il les voit comme des menaces pour la planète.

Et ainsi de suite.

Les incohérences sont trop nombreuses pour être toutes relevées.

C’est sans doute parce que la posture idéologique de l’écologie politique est, en soi, contradictoire : on ne peut pas être à la fois progressiste et conservateur (et l’écologie est nécessairement conservatrice).

Être sérieusement écologiste devrait consister à lutter contre le consumérisme et pour le localisme. Il est vrai que ce n’est pas très en vogue à gauche!

Par ailleurs, il ne me semble pas très raisonnable d’imposer des vues de bobo new-yorkais ou parisien aux paysans du Brésil ou d’Indonésie. Ces derniers sont plus préoccupés par la nécessité de nourrir leur famille que par celle de «sauver la planète».

Enfin, il serait peut-être temps d’en finir avec cette irrationnelle allergie anti-nucléaire.

En un mot, nous apprécierions que l’écologie cesse d’être politique pour devenir enfin scientifique!

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(1) Commentaire

  • quinctius cincinnatus Répondre

     » pour une écologie scientifique  » se dit l’ auteur de l’ article dans un hebdomadaire bien peu … scientifique car d’ opinion diamétralement opposée … Mais la véritable écologie est déjà scientifique, puisque l’ écologie est d’ après sa définition LA SCIENCE qui étudie les CONDITION d’ EXISTENCE d’ un ËTRE VIVANT et ses RAPPORTS avec SON ENVIRRONEMENT

    12/07/2021 à 20 h 30 min

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