Vers l’impôt mondial

Vers l’impôt mondial

Après le G7 en juin dernier, 130 pays ont annoncé, jeudi 1er juillet, leur intention d’adopter l’importante réforme de la fiscalité internationale qui consiste à fixer un impôt sur les sociétés au taux minimum de 15%.

L’immense majorité des commentateurs français ont applaudi à cette décision.

C’est sans doute que les entreprises françaises peuvent ainsi espérer demeurer en France sans être condamnées à mort par la concurrence.

Malgré cela, plusieurs éléments me rendent pour le moins dubitatif sur cette réforme.

Le premier est une question de principe: il me semble que le gouvernement français, plutôt que de se réjouir que tous les autres pays deviennent eux aussi des enfers fiscaux, aurait pu travailler à faire de la France un paradis fiscal.

Nous en sommes loin. Et nous sommes d’ailleurs toujours très loin du taux minimal de cet impôt mondial – ce qui implique que l’ogre étatique français continuera à mettre des boulets aux pieds de nos entreprises.

Un deuxième élément m’inquiète dans cette réforme. Plusieurs personnalités officielles, à commencer par le ministre des Finances français, ont commenté cette décision en se réjouissant que, désormais, l’optimisation fiscale serait plus difficile, sinon impossible.

Mais l’optimisation fiscale n’est pas du vol, que je sache – au contraire, soit dit en passant, du fiscalisme abusif que nous subissons et qui consiste à supposer que tout appartient à l’État qui en laisse généreusement une petite part en jouissance pour les apparents propriétaires!

Bref, je m’inquiète de la conception du droit de propriété qui se trouve à la source de cette réforme fiscale.

Enfin, je ne vois aucun motif de se réjouir de la création d’un impôt mondial.

Lever l’impôt est l’une des marques de la souveraineté politique.

Considérer qu’une instance internationale puisse le faire, en lieu et place des États-nation, me semble très dangereux.

Je suis d’autant moins rassuré que M. Macron a plusieurs fois manifesté son aversion contre les propriétaires et contre le concept d’État-nation.

Assiste-t-on à la naissance d’une nouvelle utopie, succédant au marxisme-léninisme de naguère? Cette utopie consisterait en une société sans frontière, où chacun pourrait choisir son identité à son gré et userait de biens qui appartiendraient en dernier ressort à l’État mondial? Franchement, ça ne me fait pas rêver!

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(1) Commentaire

  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Impôt mondial?
    On pourrait l’appeler impôt BLM (BLM = Bruno Le Maire pour les Béotiens).
    BLM, l’homme qui impose plus vite que son ombre, attention à toi Lucky Luke.

    14 juillet 2021 à 12 h 29 min

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