1,71% d'immigrés, le pays le plus riche et le plus sûr du monde

Posté le juillet 27, 2010, 12:00
3 mins

« La crise a fait prendre conscience de combien coûte le fait
d’accepter des travailleurs étrangers d’un point de vue économique et social »
, a réagi Masahiko Yamada, ministre du travail. Elle a ravivé le débat sur l’immigration alors que la population active pourrait
tomber à 55,8 millions de personnes en 2030, contre 66,6 millions en 2006. Un déclin propre à accentuer les déséquilibres des comptes sociaux déjà déficitaires, qui menace le développement
économique du pays.

En dix ans, le nombre d’immigrés a progressé de 40,5 %, mais ils ne représentent encore que 1,71 % de la population totale. Rien n’indique qu’ils vont augmenter sensiblement. L’objectif de la politique japonaise reste d’attirer des personnes
hautement qualifiées et des étudiants – en priorité asiatiques pour favoriser les échanges avec une zone en plein essor – à même de suivre des cursus de haut niveau dans des universités.

L’immigration doit compenser des besoins réels et identifiés par
les autorités.
Les Accords de partenariat économique conclus avant la crise avec les Philippines et l’Indonésie en sont
l’illustration. Ils prévoient la venue chaque année de dizaines d’aides-soignants de ces pays afin de compenser le manque de personnel dans les hôpitaux. Il y avait urgence, mais leur arrivée est
déjà remise en cause : la crise incite les Japonais à s’orienter vers ce métier, que le gouvernement s’efforce de revaloriser.

Tout cela montre que, avant de faire venir des étrangers, il faut, comme le confirme la
nouvelle stratégie de croissance finalisée en juin, « encourager les personnes ayant des capacités non
exploitées, comme les jeunes, les femmes et les personnes âgées, à s’engager sur le marché du travail ».
Pour M. Yamada, l’adoption de mesures adéquates dans ce sens doit
« stabiliser la population active pour les dix années qui viennent »
.

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