2017 : une élection pour rien ?

2017 : une élection pour rien ?

L’année électorale s’annonce chaude, mais surtout pénible et répétitive.

Nicolas Sarkozy s’apprête à re­commencer sa campagne de 2007. Et, comme à l’époque, le « tout, sauf Sarkozy » semble être le slogan le plus répandu dans la classe politique.

De son côté, son principal rival « républicain », Alain Juppé, joue les vieux sages et semble considérer qu’être sage signifie être social-démocrate sur tous les sujets : il est donc, pêle-mêle, pour un « islam républicain », pour l’État-providence, pour le mariage gay…

De son côté, la gauche, qui se divise aujourd’hui, saura bien se réunir le moment venu, « pour faire barrage à la droite qui s’extrémise et à l’extrême droite qui se banalise », selon la poétique expression de Jean-Christophe Cambadélis.

Quant au FN, il est tellement as­suré de se trouver face à Nicolas Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle qu’il accentue son étatisme et son socialisme, sous l’influence de M. Philippot.

Certes, la droite a toutes les chances de l’emporter, mais sur un nouveau malentendu. À l’heure actuelle, personne ne semble disposé à défendre, au premier tour de la présidentielle, les idées de droite, en matière économique, sociale, sécuritaire, identitaire…

Pourtant, les Français sont toujours plus convaincus que ces idées traditionnelles sont les seules qui puissent les sortir de la spirale du déclin.

Notre déclin est lié à notre adhésion aux contre-valeurs soixante-huitardes, mais personne, par­mi les « grands » candidats, ne juge utile de les rejeter.

Nicolas Sarkozy le fera probablement en paroles, durant la primaire. Mais il a assez montré qu’il n’avait aucune conviction et que son idéal de gouvernement était l’ouverture à gauche. Il affirme qu’il a changé, mais sans jamais nous dire lesquelles de ses erreurs il rejette désormais. Comment croire, par con­séquent, qu’il fera en 2017 ce qu’il n’a pas fait en 2007 ?

Comme le disait Karim Ouchik, président du Siel (pour souveraineté, identité, libertés – ce qui me semble un excellent programme de droite !), il existe un espace politique – qu’il appelle le « bloc villiériste » qui ne se reconnaît ni dans le FN, ni dans l’ex UMP. Ce bloc pèse autour de 10 % des voix. Pourtant, alors que son poids idéologique ne cesse de croître, il demeure sans représentation politique…

Or, sans ce bloc, le FN ne peut pas gagner (il lui manque toujours une réserve de voix pour le 2e tour) et LR peut certes gagner, mais pour mener une politique de gauche !

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