Un musulman qui réfléchit est à moitié converti!

Posté le novembre 03, 2020, 10:20
6 mins

Après l’horrible attentat contre Samuel Paty, et au-delà du désormais connu rituel en ces circonstances (marches et roses blanches, décorations, etc.), un déchaînement de déclarations sur la liberté d’expression et même de blasphème (selon le président de la république) a envahi toutes les rédactions.

Bien entendu, il convient de ne pas oublier que la république (et ses valeurs?) a été directement attaquée. Il s’agit donc de la défendre et la réhabiliter contre vents et marées. On oublie simplement un détail de l’Histoire : la république est née par césarienne, pratiquée à la guillotine, et s’est installée grâce au premier génocide des temps modernes lors des guerres de Vendée (mais pas que).

Toute la cohorte des bien-pensants, au premier rang desquels notre ministre de l’Éducation nationale, de concentrer son énergie pour aller à la manœuvre de sauvegarde de notre république soi-disant en péril.

La jeunesse est, bien entendu, en première ligne pour son éducation, ou plutôt sa rééducation, comme si le masque et autres dispositions ne suffisaient pas à formater les crétins dont un enseignant a décrit la fabrique.

Et, pour aller dans le sens du vent, l’imagination va bon train : le Dr Thierry Lagrange cite le cas d’une poésie qu’on fait apprendre à des tout-petits pour les conditionner, les manipuler par le port du masque et la peur (Vidéo «Covid, il faut raison garder», 19e minute), tandis que des cahiers de caricatures sont prévus pour être distribués dans certaines écoles.

La jeunesse est vraiment à plaindre.

Le chef de l’État s’est lui-même attiré les foudres du sultan ottoman par une maladresse qui confine à la faute politique, en brandissant les contestées caricatures, telles un chiffon rouge, ce qui n’a pas manqué d’entraîner l’effet escompté.

Plus surprenante a été l’attitude de Robert Ménard, maire de Béziers, remarquable par son courage et son magnifique discours après l’attentat, lorsque lui-même a exhibé les fameuses caricatures du Prophète. Si la chose se comprend de la part de M. Macron, du fait de ses intentions mondialistes plutôt que de sa méconnaissance de l’islam, elle est beaucoup plus surprenante de la part de M. Ménard.

La liberté d’expression, dont nous rebattent les oreilles ceux-là mêmes qui pratiquent la censure, Boulevard Voltaire en sait quelque chose, se doit de s’imposer certaines règles car, comme le disait Georges Pompidou, au-delà des bornes il n’y a plus de limite.

Ces règles sont simplement le respect de la personne et le soin de n’être pas blessant, ce qui constitue un des vrais piliers du bien-vivre ensemble.

Or, pour les musulmans, ridiculiser le Prophète constitue une agression blessante que nul ne peut ignorer. En revanche, si la critique peut et doit être portée contre ce système politico-juridico-religieux qu’est l’islam, c’est plutôt en mettant en avant les nombreux verset et sourates du texte sacré en opposition flagrante avec notre propre civilisation.

Là réside la véritable liberté d’expression, suscitée par la réflexion et non pas par une réaction que provoque l’émotion bien légitime par ailleurs.

La maladresse, voire la provocation même inconsciente, est tout simplement contre-productive en entraînant le blocage des esprits. Aussi, je ne suis ni Charlie ni Samuel, même si les victimes méritent bien sûr la compassion.

La liberté d’expression doit d’abord induire une véritable réflexion sur l’islam de la part des musulmans.

Jean-Yves Nerriec, né de parents algériens puis recueilli par une famille du Morbihan (d’où son nom), le sait bien, lui qui passe le plus clair de son temps à parler avec les musulmans pour les amener à la conversion.

S’il est exclu d’espérer ce résultat avec un groupe et encore moins avec une masse, l’action individuelle peut en revanche s’avérer fructueuse car un musulman qui réfléchit est à moitié converti. Il peut même l’être complètement, comme nous le raconte Joseph Fadelle dans son livre «Le prix à payer», ou même l’ancien professeur de littérature coranique à la fameuse université al-Azhar du Caire, Mohamed Rahouma, dans son livre «Allah cet inconnu» (Éditions Qabel).

Si on est convaincu de l’incompatibilité de l’islam, reposant sur la loi du Coran qu’est la charia, avec notre civilisation, il vaut mieux éviter les provocations même inconscientes vis-à-vis des personnes, mais plutôt argumenter à partir des faits que sont les écrits.

Car «Contra factum non fit argumentum» (contre les faits il n’y a pas d’arguments).

5 réponses à l'article : Un musulman qui réfléchit est à moitié converti!

  1. frei

    03/11/2020

    Dans cet esprit on peut rappeler la cause de la conversion au christianisme de l’irakien Joseph Fadel : lors de rencontres avec un chrétien (qu’il insultait copieusement ) celui-ci l’a invité à lire le Coran mais à le lire vraiment . Ce qu’il fit .

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  2. HansImSchnoggeLoch

    03/11/2020

    Un musulman qui arrive à réféchir est déjà un exploit en soi.
    Cela équivaut à courir un 100 m plat en 10 sec avec un rucksack de 50 kg sur le dos.
    Celles et ceux qui sont arrivés à le faire méritent toute notre admiration.
    Il y en a déjà et on pourrait en libérer plus en les aidant *).

    Cela peut commencer tout petit et finir comme une avalanche.
    En 1989-1990 l’URSS a fini de la même façon,

    *) je pense ici à une loi qui punirait de mort tout assassin d’un apostat musulman.

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    • Hagdik

      06/11/2020

      Il y a un moyen beaucoup plus rapide de convertir un muzz.
      Et surtout irréversible.

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      • HansImSchnoggeLoch

        07/11/2020

        Oui, si la situation ne s’améliore pas il faudra s’y résigner.

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  3. quinctius cincinnatus

    03/11/2020

    un lecteur ou une lectrice, des  » 4vérités  » qui réfléchit personnellement est un homme ou une femme qui progresse dans l’ esprit critique !

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