Un roman pour changer le monde

Un roman pour changer le monde

Il arrive parfois et étrangement qu’un petit pays bouleverse l’ordre du monde et imprime soudain à l’histoire un virage à 180°. Ce fut le cas, par exemple, de la Serbie qui déclencha la Première Guerre mondiale ou de la Pologne avec son corridor de Dantzig qui déclencha la Seconde Guerre mondiale. Philippe Arnon, dans son livre de science-fiction qui se veut en fait principalement livre d’anticipation, imagine l’Estonie assumer, certes indirectement, un rôle semblable. C’est un Serbe, Gavrilo Princip qui assassine le 28 juin 1914 l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois et son épouse. Et c’est une jeune Estonienne, Piret, qui, en organisant dans son pays, la conférence de Valkla entre les 4 premières puissances mondiale, sera partie prenante de la mise au point discrète de l’anéantissement définitif de l’islam lors du hadj en 2036. Il s’en suivra, comme on peut l’imaginer, un bouleversement tel que le monde prendra une orientation toute différente … comme après donc chacune des deux guerres mondiales.
Car l’expansion de l’islam en ce milieu des années 2020 puis au début des années 2030, est arrivé à un point de non-retour. Il est devenu un bolide fou de violence, de cruauté et de destruction qui ne peut plus être arrêté si ce n’est que par sa destruction. Mais si le monde crève de plus en plus sous les coups de l’islam, il crève parallèlement sous de multiples autres virus : le mondialisme révélateur de la phase finale du capitalisme qui se caractérise par le totalitarisme des grandes multinationales, la théorie LGBT, la théorie du genre, le wokisme et bien d’autres subtilités dégénératives. Pour résumer, le monde doit revoir sa copie.
Or, au début des années 2030, on assiste à ce que l’auteur appelle l’ « espièglerie de l’histoire » qui apparaîtra comme des coups que s’amuserait à produire l’histoire dans un esprit d’amusement. Comme le rapprochement iconoclaste entre les pays d’Europe de l’Est et le grand frère russe, dû à la pusillanimité de l’Ouest face… à l’islam et la crainte que celle-ci suscite dans des pays qui ont réussi jusqu’ici à l’endiguer. Une espièglerie de l’histoire comme encore le fait que les 4 premières puissances mondiales sont alors dirigées par 4 femmes qui s’accordent à peu près sur tout et dont la volonté farouche est de faire le grand ménage du monde.
Mais ces 4 dirigeantes ont les pieds sur terre. Elles connaissent parfaitement les instincts belliqueux de leurs hommes. Et donc, elles ne croient pas au paradis sur terre. Mais elles veulent construire un monde qui reviendra à la normalité des choses, comme il l’était, il n’y a pas si longtemps encore. Elles sont convaincues que l’entreprise est faisable.
Le livre se termine sur la réalisation de ce dessein terrible. Et ce n’est pas de gaieté de coeur que nos 4 dirigeantes s’y résignent. Mais cette étape franchie, il reste beaucoup à faire. Et comme la Chine en 2036 sera la première puissance mondiale, elle saisira cette opportunité historique pour renverser la vapeur. Après avoir contrôlé le capitalisme mondiale, elle procédera, à la fois, à sa destruction, mais aussi, et parallèlement, à la destruction du communisme et s’orientera alors dans un nouvel ordre mondial qu’elle fondera sur la notion qui lui est chère et propre, le tianxia, qui signifie « tout ce qui existe sous le ciel » – plus prosaïquement: puisque nous sommes tous sur le même bateau, le mieux est de faire l’effort de nous entendre. Ce qui revient en fait au principe chrétien qui invite les hommes à vivre en harmonie.
En fait, ce sera Confucius tendant la main à Jésus, trop heureux de la saisir et de constater que les hommes sont enfin devenus raisonnables. Là, Philippe Arnon s’envole dans son rêve. Mais on se dit, au fond de soi-même : ah ! s’il pouvait se produire, ce rêve!
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Thibaud de Mérignac

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