Absurde réponse macronienne au problème de l’islam

Posté le janvier 19, 2021, 10:00
5 mins

La prochaine discussion du projet de loi «confortant le respect des principes républicains» est l’occasion d’une sorte de concours Lépine de l’amendement le plus absurde.

Mais c’est aussi l’occasion de s’interroger plus sérieusement que le gouvernement sur les moyens de s’opposer au totalitarisme islamique.

À ce sujet, la fascinante ignorance en matière religieuse de nos «élites» politico-médiatiques est un sérieux handicap.

Croire qu’il serait possible en islam, comme dans le christianisme, de distinguer entre la foi et ses conséquences politiques plus ou moins nécessaires est la première absurdité.

On ne parle en effet de religion, de foi ou de théologie musulmanes que par abus de langage.

La foi, dans l’islam, se résume à la croyance en un Dieu unique, qui se présente lui-même comme arbitraire et n’exige du fidèle que la soumission (sens du mot «islam») et lui interdit de chercher à comprendre ou à connaître. Par conséquent, une théologie islamique au sens de la théologie catholique serait une forme d’apostasie, passible de la peine de mort.

De même, il est tout simplement idiot de prétendre privilégier un «islam modéré», supposé n’être que spirituel, aux dépens d’un «islam radical» qui seul serait politique. L’islam est fondamentalement une orthopraxie (on est musulman à proportion de ce que l’on montre publiquement comme signes d’appartenance à l’oumma). On ne peut pas appartenir «modérément» à une communauté.

Il y aurait encore beaucoup de contresens qu’une connaissance élémentaire de l’islam pourrait aisément éliminer du débat.

Mais le plus grave, c’est que cette ignorance laisse croire à nos dirigeants qu’ils pourront traiter le problème de l’islam par un recours aux «valeurs de la république» ou à la laïcité.

Pour les «valeurs de la république», n’ayant jamais été définies, nous ne pouvons guère les utiliser.

Pour la laïcité, elle est d’abord incompréhensible pour un musulman. Cette distinction nous vient du Christ et Mahomet l’a supprimée, étant à la fois chef religieux et chef temporel.

Elle présente aussi aujourd’hui le grave inconvénient de gommer notre identité de civilisation chrétienne, aggravant donc le problème que nous pose l’islam.

Enfin, il ne faut jamais oublier que la laïcité a deux sens : la saine distinction entre spirituel et temporel instaurée par le Christ, ou l’absorption du spirituel par le temporel, selon le modèle de la «religion civile» que les jacobins reçurent de Jean-Jacques Rousseau (qui critiquait vivement le Christ sur ce point et félicitait au contraire Mahomet d’avoir si bien «uni» spirituel et temporel). M. Macron oscille de l’une à l’autre, tantôt libéral débonnaire, tantôt (plus souvent) jacobin fanatique.

La seule façon de résister au totalitarisme islamique consiste à recourir au droit naturel.

Nous avons parfaitement le droit de refuser certaines conséquences politiques de l’islam sur notre sol, comme celles qui font du «mécréant» un être inférieur au croyant ou de la femme un être inférieur à l’homme, ou comme celle qui punit de mort l’apostasie – voire la simple critique rationnelle du coran.

Ce n’est certes pas en violant les droits naturels des musulmans (ni, moins encore, en violant les droits de tous, comme la loi en discussion qui suspend la liberté d’association, la liberté scolaire et bon nombre de libertés religieuses) que l’on s’opposera efficacement à l’islam.

Mais c’est en assumant notre identité et en exigeant que, sur notre sol, les musulmans respectent le droit naturel tel que nous l’avons reçu de nos aïeux, notamment sur l’égalité de nature entre les hommes et sur la libre recherche de la vérité.

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