Acte II du quinquennat : espoirs et interrogations

Acte II du quinquennat : espoirs et interrogations

Après des mois de supputations médiatiques et de tergiversations politiques, le nouveau gouvernement a enfin été présenté dimanche 14 novembre
Disons-le tout net. Son annonce est une bonne nouvelle.

D’abord, parce qu’elle lance la deuxième partie du quinquennat, dont on ose espérer (sans trop y croire) qu’elle sera plus réformatrice que la première.

Ensuite, et surtout, parce que nous évitons Jean-Louis Borloo à Matignon. Je n’ai rien contre Borloo à titre personnel. Je le trouve plutôt brillant. Mais son positionnement politique, de­puis une dizaine d’années, va de plus en plus vers le politiquement correct le plus pesant (alors que, dans les années 1990, il était plutôt un trublion dans la classe politique, capable de s’associer avec des gens très divers, de Tapie au Cidunati).

Le plus grave, c’était que la nomination de Borloo à Mati­gnon annonçait la fin des réformes et un « tournant social ». Comme l’a dit Fillon, à juste titre, il faut de la continuité. Cette majorité a été élue pour une politique donnée. Si elle en change tous les deux ans, il n’y a aucune chance d’obtenir quelque résultat que ce soit !

Fillon maintenu en poste, c’est le cap qui est maintenu
et c’est une bonne nouvelle.
Reste à savoir quoi faire de cette continuité. Et, sur ce sujet, les commentateurs, ainsi que Nico­las Sarkozy et François Fillon, sont pour le moment d’une discrétion de rosière.

Tout laisse à penser que le président n’avait aucune idée de ce qu’il ferait de ce fameux « acte II du quinquennat » avant la fin de la semaine dernière. Et cela n’est pas franchement rassurant.

Moins rassurant encore : le calendrier me laisse supposer que nous allons entrer dans une période de gel des réformes jusqu’en 2012.
Bref, je me réjouis volontiers d’avoir échappé au « tournant social » (qui cachait mal un véritable virage à gauche) annoncé par Borloo. Je me réjouis aussi de la fin de l’ouverture à gauche. Mais j’avoue ne pas discerner ce qui vient ensuite.

Nous avons perdu 3 ans, avec des réformettes, du « bling-bling » et une confusion politique sans égale (dont l’ouverture était le signe le plus visible). Le quinquennat pousse à ce que les 2 ans à venir soient perdus en manœuvres politiciennes.

Quand Sarkozy moquait le bilan de Chirac, il n’imaginait pas que le sien serait peut-être plus vide encore. Mais, après tout, il a tellement bouleversé les habitudes que l’on peut aussi rêver qu’il commence enfin les réformes à 18 mois des présidentielles !

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(3) Commentaires

  • IOSA Répondre

    Certaines personnes pensent que le reliquat quinquenal du sieur Sarko&Co sera ce qu’ils espèrent, c’est à dire RIEN.

    Petit retour en arrière sur le début de l’ère bling-bling:

    1- Augmentation de son propre chef de son salaire présidentiel ( sans compter le "tous frais payés").

    2- Vacances de rêve après la répudation de sa première épouse.

    3- Seconde augmentation de son propre chef de son salaire présidentiel ( toujours avec le "tous frais payés) Il faut pouvoir tenir les fins de mois difficiles après les petites vacances et tout le monde le sait…..nouvelle femme=tout plein de cadeaux à faire…1700 euros de menu depenses/mensuelle au supermarché du coin.

    4- Promesses promesses sans karcher.

    5- Idem et toujours pas de nettoyage sauf celui du pressing.

    6- Remaniement du gouvernement (3 fois) Simple échange de services entre copains, toi tu auras droit à deux ou trois retraites de ministre.

    7- Suppression de l’ ISF ( impôt sur les grandes fortunes) par répartition du manque à gagner sur l’ensemble des contribuables.

    En réalité, il y a bien plus que celà à dire, mais ce serait faire une bible pour les 50 et quelque de français qui ont eu la connerie de voter Sarko.

    Espérons tout de même que celà serve de leçon, quoique j’en doute au vu de cet article préconisant (tel la religion) l’auto-flagellation et l’espérance en celui qui ne sera jamais un véritable président, mais un vrai pote des niqueurs gouvernementaux.

    Un mec ou une femme ayant un semblant de cerveau dans le crane, comprendrait aussitôt qu’il ne sert à rien de se faire des illusions sur le clan Sarkosicilien.

    Et quitte à en baver davantage, il faut absolument voter le FN et non le clan de la goche merdeuse, si on veut vraiment se sortir de la merde du boutisme idiot de l’ère sarkoverdose.

    IOSA

    21/11/2010 à 9 h 01 min
  • Pierre Répondre

    Pecresse, Bachelot, Juppe, Fillon, Mercier, Besson….etc c’est la continuite du socialo-immigrationisme caviar a la sauce UMP-PS-PC-Verts! Sarkosy nous (compatriotes) prend vraiment pour des idiots.

    La recomposition a droite ne peut se faire que si nous les (pour ceux qui sont rellement de droite)  poussons dans cette direction.  Pour se faire, signons la petition sur le referendum sur l’immigration, votons Front national et soutenons contribuables associes.

     

    18/11/2010 à 10 h 51 min
  • cicunati Répondre

    "dans les années 1990, il était plutôt un trublion dans la classe politique, capable de s’associer avec des gens très divers, de Tapie au Cidunati"

    n’importe quoi !
    qu’est-ce que notre syndicat à voir avec cette personne ? RIEN !

    votre simple opinion donne une idée de la qualité de vos "informations"

    17/11/2010 à 15 h 03 min

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