A défaut de retrouver ses électeurs, l'UMP cible les triangulaires…

A défaut de retrouver ses électeurs, l'UMP cible les triangulaires…

L’UMP, qui semble dans l’incapacité de renouer avec son électorat populaire de
droite
s’agite à l’UMP sur le mode de scrutin, surtout chez les députés, dont 200 ont déjà cosigné des propositions de lois visant à éviter les triangulaires :

 

« Au groupe, on constate que les listes de la majorité n’ont totalisé plus de 50% au second tour des régionales que dans 28 circonscriptions, après redécoupage. À l’UMP, d’autres estiment qu’un quart des 317 députés du
parti présidentiel sont aujourd’hui menacés. Un calcul qui se rapproche de celui de l’Observatoire de la vie politique, qui évalue qu’environ 80 sièges basculeraient à gauche

La crainte des députés est de voir des triangulaires fatales se multiplier
avec le Front national, comme aux législatives de 1997
. Aux régionales, le parti de Jean-Marie Le Pen a contraint la majorité à 12  triangulaires. Pas étonnant dès lors que deux députés de l’UMP, élus des régions où le FN a réalisé ses
meilleurs scores (Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord –
Pas-de-Calais
), se préparent à déposer chacun une proposition de loi visant à interdire les triangulaires. Éric Ciotti
(Alpes-Maritimes) et Christian Vanneste (Nord) avancent que la légitimité d’un élu doit reposer sur une majorité absolue. Une initiative
approuvée par les radicaux qui souhaitent « que seuls les deux candidats ou les deux listes arrivés en tête au premier tour d’une élection puissent participer au second ».

(…)

 «N’essayons pas une fois encore d’aller trop vite», prévient cependant le
président du comité de la majorité, Jean-Claude Gaudin, qui ne souhaite pas que l’on touche au mode de scrutin pour 2012. «Casser un
thermomètre pour ne plus sentir la température est une mauvaise idée, explique pour sa part le président du Nouveau Centre, Hervé Morin.
On ne lutte pas contre un mouvement en empêchant les triangulaires.»

La question des triangulaires pourrait s’inviter dans l’autre débat électoral : celui qui concerne le mode de scrutin
des futurs conseillers territoriaux pour lequel le gouvernement a présenté un système majoritaire à un tour avec une dose de
proportionnelle. «Avec ce mode de scrutin, nous aurions gagné une, voire deux régions de plus, mais pas à la Réunion», pointe-t-on à l’UMP. «Les Hauts-de-Seine auraient basculé à gauche, c’est
certain», calcule un autre. Le Parlement pourrait préférer à ce mode de scrutin un plus classique : deux tours, comme pour les cantonales
aujourd’hui.
Avec ou sans triangulaire ? «Je ne sais pas, concède Gaudin, mais si on devait les interdire, commençons déjà par
le faire pour les territoriales avant de tirer des plans sur la comète.» Extraits du Figaro.fr

 

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