AFP : la république impartiale et exemplaire selon Hollande !

AFP : la république impartiale et exemplaire selon Hollande !

On se souvient de l’anaphore grotesque, lors du débat du 2 mai 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle : « Moi, président de la République… Je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique… Je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire… »

Las. Le changement n’était pas pour maintenant !

La réalité, c’est que, comme tous ses prédécesseurs, François Hol­lande, estimant sans doute avoir beaucoup à perdre avec une presse indépendante, tient à nommer des proches à la tête des grandes officines publiques de propagande.

Nous l’avons vu, ces derniers mois, avec les nominations à la tête de l’INA ou de France Télévisions, où des oligarques socialisants se sont copieusement servis.

Mais le plus fort restait à venir : l’Agence France Presse, que l’immense majorité des médias français (y compris ceux dits « de droite ») recopient, parfois à la faute d’orthographe près, vient de renouveler ses cadres et l’on a pu constater à quel point le pouvoir tenait à contrôler la presse.

La nouvelle présidente du conseil supérieur de l’AFP est une certaine Christine Maugüe, énarque de son état.

Cette femme se trouve être l’épouse de Bernard Rullier, con­seiller à l’Élysée, et l’ancienne directrice de cabinet de Chris­tiane Taubira. Elle semble particulièrement compromise dans l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy.

Quant à la présidence de la commission financière, elle revient à une autre énarque, Laurence Engel, compagne d’Aquilino Morelle (l’ancienne « plume » de François Hollande qui dut quitter l’Élysée quand son goût pour les chaussures bien cirées devint public…), et ancienne du cabinet de plusieurs ministres socialistes de la Culture.

On voit ce que vaut la conception de la moralité exemplaire et de l’impartialité de « Moi-président » !

La réalité, c’est que M. Hollande est au moins aussi sectaire que ses prédécesseurs.

Mais, puisqu’il devient parfaitement clair, même pour les moins attentifs des observateurs, que les liens entre médias et pouvoir sont serrés, il n’existe qu’une solution pour en finir avec la propagande d’État : privatiser toutes ces officines publiques de propagande, et interdire toute subvention publique à l’ensemble des médias.

Le contribuable s’en réjouira et le citoyen disposera d’une information de meilleure qualité – ce qui n’est pas difficile !

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(1) Commentaire

  • quinctius cincinnatus Répondre

    qui, dans les rédactions étrangères, lit encore les  » communiqués  » de l’ A.F.P. ?

    Jean-Jacques Royer, ami personnel de François Hollande, et acheteur à Pierre Berger pour un euro symbolique, de l’ ,hebdomadaire Têtu en faillite, cherche désespérément un repreneur … la B.N. ou le Ministère de la Cul … ture peut être ?

    22/07/2015 à 17 h 04 min

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