Assemblée : les lobbys toujours plus présents

Assemblée : les lobbys toujours plus présents

Les nouvelles règles édictées par le bureau de l’Assemblée Nationale pour contrôler la
présence des lobbys au palais Bourbon n’ont pas conduit à une baisse de leur présence, bien au contraire.

Quelques députés , conduits par Arlette Grosskost et Patrick Beaudouin, tous deux UMP, ont bien poussé le bureau de l’Assemblée a adopter des mesures visant à
limiter la présence des lobbystes et à la rendre publique au nom de la transparence.

Les lobbyistes doivent s’inscrire sur un registre spécifique. Etonamment, les grandes ONG, véritables professionnelles du lobbying, n’ont pas déposé de demande d’inscription : ni Greenpeace, ni
bien d’autres…

Normalement, une seule personne peut s’inscrire pour chaque groupe d’intérêt ou entreprise. Quand on connaît la taille des délégations habituelles, on doute que les groupes renoncent à cet atout
précieux.

De nombreux amendements sont toujours écrits par des groupes d’intérêt dont certains ne se donnent même pas la peine de ne les faire porter que par une tendance politique… ce qui donne des
amendements identiques portés par tous les partis !

Les lobbys savent attirer les députés et les récompenser par ces petites choses qui rendent la vie plus agréable : invitation à des spectacles, colloques dans le sud ou à l’étranger, tout est bon
pour « éclairer » les parlementaires sur les mérites de tel ou tel produit et l’intérêt supérieur de la Nation dans sa coïncidence avec les intérêts particuliers.

La transparence est donc encore bien loin d’être au rendez-vous et l’action des lobbys d’autant plus forte que la décision publique brasse non seulement les milliards des dépenses
publiques réccurrentes, mais aussi ceux de la relance et que la réglementation modifie fortement la structure de chaque secteur d’activité économique… quand elle ne les crée pas de toute pièce
comme avec les énergies renouvelables…

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