Attentat « déjoué » de Villejuif et responsabilité politicienne

Attentat « déjoué » de Villejuif et responsabilité politicienne

Le 19 avril dernier, si l’on en croit la « grosse presse », la police aurait « déjoué » un attentat visant des églises à Villejuif, en banlieue parisienne.
La réalité est un peu moins réjouissante. Aucun attentat n’a été déjoué, en réalité.

Sid Ahmed Glam, l’assassin d’Aurélie Châtelain et le candidat terroriste, n’a pas été empêché de commettre un attentat, mais a lui-même, par une maladresse bien venue, empêché le déroulement de son propre plan. Si Aurélie Châtelain n’avait pas résisté au vol de sa voiture, le tueur ne se serait pas blessé et son plan n’aurait eu aucune raison de ne pas aller jusqu’à son terme.
Il y a quelque chose d’indécent dans les discours du pouvoir socialiste se félicitant d’avoir ainsi « déjoué » un attentat. Alors même que toute la propagande socialiste est en contradiction avec ce qui a évité la réalisation de cet attentat et que l’on oublie opportunément la seule personne qui a vraiment arrêté le terroriste en le payant de sa vie.
De toute évidence, ces cocoricos gouvernementaux visent à imposer à la population deux messages. D’une part, nous nous préoccupons de votre sécurité ; dormez tranquilles ! D’autre part, cet attentat « déjoué » est la preuve manifeste de la nécessité de la loi sur le renseignement.

Le deuxième message est le plus clair. Chacun voit qu’il y a une forte résistance de la population devant cette loi liberticide qui permettrait la censure administrative de n’importe quel site internet ayant le malheur de ne pas plaire au pouvoir en place. Le gouvernement n’a certes pas osé affirmer que cette loi (non encore votée) soit pour quelque chose dans le « déjouement » de l’attentat, mais il envoie clairement un message subliminal sur l’importance du « flicage » des internautes pour lutter con­tre le terrorisme.
La réalité, c’est que surveiller les honnêtes gens n’a aucun impact sur la lutte contre le terrorisme.

Mais, par ailleurs, il faut écouter aussi le premier message, celui qui voudrait nous convaincre que la gauche est enfin réaliste et fait face aux problèmes d’insécurité.
Là encore, c’est une contre-vérité manifeste. La justice, sous Mme Tau­bira, relâche dans la nature des assassins et la police est désarmée par des lois ineptes.
Mais, à vrai dire, tout dans cette af­faire constitue une condamnation sans appel de la politique actuelle.

La presse a ainsi révélé que l’assassin était arrivé en France au titre du regroupement familial… alors qu’il était majeur et célibataire et que le regroupement familial n’avait donc, a priori, aucune raison de s’appliquer à son cas.

L’arrestation du sinistre individu est due principalement au courage d’Aurélie Châtelain. Pourtant, quel­ques jours plus tôt, on envoyait en prison le buraliste d’Albi « coupable » de s’être défendu.

M. Valls semble tout à coup s’apercevoir que les églises sont davantage l’essence de la France que les mosquées. Pourtant, lui et son gouvernement ne cessent de promouvoir l’islam et de censurer le christianisme. Ainsi Bernard Cazeneuve déclarait-il que parler des « racines chrétiennes » de la France était faire une « relecture historique frelatée ».
Je suis heureux de voir que le Premier ministre nous rejoint dans cette « relecture frelatée », mais je ne peux pas m’empêcher de penser que la non-intégration de trop nombreux immigrés doit beaucoup à la haine de trop nombreux politiciens pour l’être historique de la France.

Tant que l’on ne s’attaquera pas sérieusement au problème de cette immigration non intégrée, rien de sérieux ne pourra être fait contre le terrorisme.
Et tant que nous n’aurons pas compris qu’en soutenant les « printemps arabes », nous avons offert un formidable cadeau aux djihadistes, rien de concret ne pourra être envisagé contre le terrorisme.

L’urgence est de répondre à la menace de l’État islamique, qui nous annonce l’envoi de 500 000 immigrants clandestins (dont naturellement quelques djihadistes), que les amis de François Hollande nous proposent d’accueillir plus aimablement pour éviter qu’ils ne trouvent la mort sur leurs rafiots pourris…

Il faut restabiliser cette région du monde. Il faut aider les immigrés, non pas à venir chez nous, mais à rester chez eux.

Pour le moment, nous avons évité un attentat. Mais nous continuons à foncer dans le mur en appuyant sur l’accélérateur. Nous faisons venir, aux frais des contribuables, tous les jours, de nouveaux candidats terroristes.

Entendrons-nous un jour l’avertissement de Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ?

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(3) Commentaires

  • DE SOYER Répondre

    Cet article est plein de qualités, mais j’ai un « petit » désaccord: pour moi, la première cause de « non intégration » est le nombre invraisemblable d’immigrés.
    Prenez les transports en commun en région parisienne et vous verrez.

    01/05/2015 à 18 h 29 min
  • Fucius Répondre

    Cet attentat a échoué malgré le gouvernement français actuel, grâce à l’amateurisme du terroriste, à la compétence de la police, et au courage d’Aurélie Châtelain, dont nous portons tous le deuil.

    Mais cet article est marqué de l’opinion selon laquelle l’immigration anarchique serait la principale cause du danger terroriste.
    Tel n’est pas le cas selon moi, non que je défende cette immigration, mais la situation est à mes yeux encore bien pire que ne semblent le comprendre les auteurs.

    Car en réalité, au fur et à mesure qu’augmentera le nombre des personnes à la fois sincèrement musulmanes et françaises, la volonté d’imposer la charia en France, que nos institutions s’y plient et reconnaissent sa primauté, deviendra un objet de conflit de plus en plus violent.
    En effet les musulmans pieux dont le pays a des institutions non musulmanes sont confrontés à des questions que ne connaissent pas leurs coreligionnaires des pays musulmans, et cherchent les réponses dans l’islam.
    Or les réponses sont sans équivoque dans le coran et la sunna – Mahomet fut confronté au même problème avec son pays de La Mecque, et il consacra sa vie à le soumettre à la charia par tous les moyens.
    Et l’islam le donne en modèle absolu…
    Voilà pourquoi les conversions à l’islam de français « de souche » ou l’assimilation en France de musulmans nous garantit une explosion de violence.

    Contrairement à ce que prétendent les matérialistes fanatiques tels Cazeneuve, notre culture est profondément chrétienne et c’est ce qui nous fait rejeter la charia dans son principe même, sans parler du contenu.

    Et contrairement à leurs convictions ils sont dogmatiques, obscurantistes, superstitieux et irrationnels.

    S’ils raisonnaient, ils comprendraient que ce qui protège contre le totalitarisme, ce qui fonde la laïcité, le sécularisme du pouvoir, ce n’est pas du tout le matérialisme athée.
    Au contraire, dissocier le pouvoir et l’absolu (signification du sécularisme), ou pour le dissocier de quoi que ce soit (donc échapper au totalitarisme), il doit exister une référence antérieure à l’État et aux institutions sociales.

    L’athéisme matérialiste n’a JAMAIS produit d’ordre autre que totalitaire, et il ne le peut pas.
    Tous les pays ayant un pouvoir séculier étaient chrétiens quand ils se sont dotés de ces institutions, et ils sombrent dans le totalitarisme quand ils rompent avec le christianisme.

    01/05/2015 à 16 h 34 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    dans ce cas de figure la  » responsabilité  » dérive ( c’ est le cas de le dire ) de l’ incohérence [ de la ligne de conduite ] encore que cette  » incohérence  » nuit surtout dans les esprits au  » sentiment  » d’ appartenir à une Nation puisque elle [ l’ incohérence ] exclue de par son idéologie revancharde un grand nombre de Français ( blancs, noirs, jaunes,  » bronzés » etc … ) qui ne sont pas dans  » SES dogmes  » ( c. à d. dans les clous de la bien-pensance )

    01/05/2015 à 12 h 09 min

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