Aubry et le négationisme de gauche

Posté le novembre 15, 2009, 12:00
3 mins

Il suffit de lire des extraits de la déclaration de Martine
Aubry
à l’AFP concernant l’identité nationale pour s’assurer qu’elle n’y comprend décidément rien et qu’elle se livre à un véritable négationisme de gauche de la nature même de
l’identité nationale :

« Vous voyez bien la supercherie, je dirais même ce côté malsain extrêmement dangereux, quand on veut opposer identité nationale et immigration comme si aujourd’hui, […] le problème de
l’identité de la France c’était les immigrés. […] Nous pensons que l’identité de la France n’est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle ; […] c’est l’appartenance à des valeurs
communes […] »

On lui répondra qu’en bon français on n’appartient pas à des valeurs ! On peut considérer que l’on possède les mêmes valeurs que d’autres personnes, c’est une part de notre identité, mais de
notre identité nationale ! Plutôt de notre personne morale et philosophique !

L’identité nationale est bien une question d’histoire commune, donc en partie de race, en tout cas de nation et de patrie, ainsi que de religion, au moins comme héritage ayant façonné une culture
et une esthétique commune : que visite-t-on sinon des églises, que regarde-t-on sinon des oeuvres d’art en grande partie catholiques ?

N’en déplaise à certains, c’est ça la France, c’est ça l’identité française : un peuplement européen (essentiellement celte, latin et franc), le christianisme dans sa version catholique romaine,
un territoire fluctuant mais qui regroupe les différentes Gaules décrites par César comme coeur et lieu  géométrique immanent de la France, enfin une histoire longue qui crée une langue, une
culture et une façon de vivre différentes de leurs voisines européennes.

Bien sûr, de nombreuses personnes ayant aujourd’hui la nationalité française ne sont pas conscientes de cette identité française, parce que leurs familles ne les ont pas familiarisées avec cette
identité aujourd’hui niée par le discours, les médias et la réalité de la société contemporaine.

On ne peut pas forcément en vouloir aux simples citoyens de cet effacement ou de cette absence de leur identité française, dont ils sont au fond bien peu responsables.

En revanche, on ne peut pas pardonner à des responsables politiques, qui briguent les plus hautes charges de l’Etat, de nier avec un tel aplomb et une telle irresponsabilité la nature même de
l’identité française, identité fondamentale pour le vivre ensemble, tout autant que pour l’épanouissement individuel dans ce pays.