« Aut Caesar aut nihil »* : un agenda malencontreux

« Aut Caesar aut nihil »* : un agenda malencontreux

*« Aut Caesar aut nihil » : devise de César Borgia , « Soit César, soit rien »

Le parcours de Jean Sarkozy rappelle ce délicieux passage du Prince dans lequel Machiavel rappelle l’itinéraire de César
Borgia
, qui avait pris tous les risques pour se tailler une principauté stratégique tant que son père, Alexandre VI, était Pape. Malheureusement pour le jeune héros, ses
plans avait été déjoué par le décès précoce de son protecteur. Décembre 2009, l’EPAD ; mars 2010 : l’EPASA ; 2011 : la présidence du conseil général des hauts de seine ;
printemps 2012 : élection présidentielle (pour le père) puis législatives (pour le fils ?)…

 

Cette stratégie mûrement réfléchie heurte de nombreux intérêts, y compris ceux de l’UMP dont l’agenda à
court terme est malencontreusement bousculé et les perspectives assombries. Cette semaine était programmée la « semaine de l’adhésion », avec envoi de tracts dans toutes les
fédérations, à charge pour les délégués de circonscription de mobiliser les militants. Les tracts sont d’une simplicité biblique : au recto, une photo de Nicolas Sarkozy, la légende : « il a besoin de vous »  (!) ; au verso, un simple bulletin d’adhésion, sans argumentaire.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les militants sont aux abonnés absents et que peu de tracts sont distribués sur les
marchés !

Certains délégués de circonscription reçoivent même des messages d’adhérents qui expriment leur mécontentement. Ceux-ci
n’accusent pas la politique menée, mais bien la personnalité du Président de la République, ainsi que ses méthodes. Quelques-uns vont jusqu’à rendre leur carte…

 

La semaine de l’adhésion pourrait donc se conclure par une baisse du nombre d’adhérents à  l’UMP ! Le nom de Sarkozy qui, en 2006-2007 avait à lui seul suscité une vague continue d’adhésion, semble
devenir le motif principal de défiance envers l’UMP.
L’ironie est d’autant plus forte que la première victime de l’ascension de Jean Sarkozy dans les Hauts de Seine est Patrick Devidjian, déjà éjecté de la direction de l’UMP fin 2008  par
Nicolas Sarkozy pour résultats insuffisants… notamment en termes d’adhésions !

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