Bachelot sur la sellette

Bachelot sur la sellette

Un article de la Tribune confirme nos analyses selon lesquelles Roselyne Bachelot a bien peu de chances de rester ministre lors du remaniement
de l’automne.

 

Un an tout juste après l’entrée en vigueur de sa grande loi hospitalière, la ministre de la Santé doit faire concession sur concession sur
injonction de l’Élysée.

La coïncidence ne manque pas de sel. Mercredi matin en Conseil des ministres, Roselyne Bachelot a fait le point sur sa loi Hôpital, patients,
santé et territoire (HPST) du 21 juillet 2009 dont l’objectif est de réorganiser l’offre de soin tant hospitalière que libérale.

Mais la veille, la ministre de la Santé reconnaissait le report sine die d’un décret prévoyant la
fermeture des services de chirurgie réalisant moins de 1.500 interventions par an
. Depuis des mois, le ministère de la Santé expliquait pourtant que la sécurité des patients n’était pas
assurée dans ces hôpitaux par manque de praticiens expérimentés. Dans l’attente de la parution du décret, le ministère a décidé de mettre en place une  » mission d’accompagnement  » chargée
d’examiner au cas par cas la situation de ces petits établissements. Face à la grogne dans les villes concernées, l’Élysée et le gouvernement ont préféré temporiser afin d’éviter les accès de
fièvre en province à l’approche des élections.

 

Pour Bachelot, cette reculade
n’est pas la première. Depuis la contre-performance de l’UMP aux régionales de mars, la ministre a dû manger plusieurs fois son chapeau sur injonction de l’Élysée, très inquiet de la
désaffection du monde médical qui constitue traditionnellement l’un des noyaux durs de l’électorat majoritaire. Ainsi, alors qu’elle
refusait aux généralistes une revalorisation de 1 euro de leurs consultations faute d’engagements de leur part sur leurs obligations de service public et de dépassements d’honoraires,
Nicolas Sarkozy annonçait en avril ce coup de pouce. Alors que la loi HPST prévoyait l’obligation pour les généralistes de déclarer leurs
période de congés d’été afin d’améliorer la permanence des soins, en particulier en période de canicule, la ministre a dû raporter la mesure devant le mécontentement des intéressés. Même chose
pour l’installation dans les zones sous-médicalisées qui constitue pourtant un point essentiel de la loi HPST : les incitations ont pris le pas sur les obligations.

Même si elle n’a pas été la seule décisionnaire au niveau gouvernemental de la campagne de prévention contre la grippe A – comme le reconnaissent la commission d’enquête de l’Assemblée, qui a remis ses travaux voici quinze jours, et celle du
Sénat qui doit le faire – Roselyne Bachelot en endosse pourtant la responsabilité pour l’opinion. En particulier chez les médecins qui lui
reprochent toujours de les avoir exclus des vaccinations.

Difficile donc pour la ministre de la Santé, dont les interventions par ailleurs comme ministre des Sports n’ont pas convaincu, d’espérer conserver son maroquin après le remaniement.

Rajoutons ses prises de position choquante sur l’avortement comme
sur la drogue, son cabinet ministériel pléthorique, il reste bien peu de voyants positifs pour l’amie du Premier Ministre…

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