Bayrou et Morin en viennent aux mots

Bayrou et Morin en viennent aux mots

Dans la bataille qui s’annonce pour le contrôle du centre en vue de 2012, une première escarmouche oppose François Bayrou à Hervé Morin :

François Bayrou a dénoncé  « des insinuations honteuses » de l’ex-ministre de la Défense Hervé Morin, qui avait suggéré d’interroger les soutiens d’Edouard Balladur lors de la présidentielle de 1995, comme le président du Modem, dans l’affaire de l’attentat de Karachi.

« Dans le seul but d’exister à tout prix, M. Morin a montré une fois de plus qu’il n’y a pas de limite à la médiocrité », a déclaré à l’AFP le président du MoDem. Pour lui, en faisant « des insinuations honteuses », le président du Nouveau Centre « n’a qu’un seul but, celui de jeter les soupçons sur les gens honnêtes ». « Mais, a poursuivi M. Bayrou, il en a trop dit ou pas assez. Il faut maintenant qu’il s’explique et qu’il assume son venin ».

Un peu plus tôt, interrogé sur France Info sur les soupçons de rétrocommissions, liées aux ventes d’armes au Pakistan, qui auraient pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, M. Morin avait souligné que François Bayrou était à l’époque « secrétaire général de l’UDF (…), la principale formation politique qui soutenait Edouard Balladur ». « Toutes celles et tous ceux qui ont joué un rôle prépondérant dans la campagne d’Edouard Balladur, qu’ils disent ce qu’ils savent de l’organisation de cette campagne. Ils ont peut-être en eux aussi un secret défense », avait ajouté M. Morin.

Lundi, devant le juge Renaud van Ruymbeke, l’ancien ministre de la Défense Charles Millon a affirmé que des vérifications menées en 1995 par les services secrets après l’élection de Jacques Chirac avaient établi l’existence de rétrocommissions vers des décideurs français en marge de contrats de ventes de sous-marins au Pakistan.

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(2) Commentaires

  • DOE Jane Répondre

    oh mais c’est la « guerre des boutons « ….trop drôle ; mr Bayrou a largement fait montre de son impuissance à gouverner lors de son calamiteux passage à l’éducation prétendue nationale ;il y a fait preuve d’un laxisme déplorable à l’égard des syndicats

    20/11/2010 à 16 h 48 min
  • MALBOS Isabelle Répondre

    « pleure, ô mon pays bien aimé »

    19/11/2010 à 13 h 06 min

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