Breton poursuit son plaidoyer pour un engagement constitutionnel

Breton poursuit son plaidoyer pour un engagement constitutionnel

Pour Thierry Breton, les pays de la zone euro doivent donc s’engager à rétablir l’équilibre de
leurs comptes selon le rythme de chaque pays à l’horizon 2016-2025. Concernant la France, dont les émissions de dette devraient détrôner celles de l’Allemagne dès 2013, «l’objectif se
situerait vers 2020»,
selon l’ancien ministre de l’économie.

 

La dette française représentait l’année dernière 77,6% du PIB et le déficit public du pays s’élevait à
7,5%
du PIB, bien au-dessus des critères de Maastricht (respectivement de 60% et 3%) que Thierry Breton juge désormais inadaptés : le véritable critère d’évalutation des pays devrait
porter, selon lui, sur l’estimation annuelle de leurs «besoins réels de financement» et leur «solvabilité».

 

Afin d’éviter à la fois la rigueur et une croissance des dettes et déficits incontrôlée, Thierry
Breton
plaide pour «des engagements fermes» : «Si la contrainte constitutionnelle a ma préférence, c’est d’abord parce qu’il s’agit de liberté collective et de consensus
national».

 

Il explique également qu’inscrire une limite au déficit public dans le marbre de la Constitution serait la
solution la plus rassurante pour les marchés financier, «la garantie absolue aux yeux de ceux qui achètent notre dette». Et de conclure qu’«une telle garantie est le
remède, le vrai, contre la spéculation».

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