Budget : à quand les réductions des dépenses ?

Posté le octobre 25, 2011, 11:35
2 mins

Le climat international et la baisse des perspectives de croissance vont conduire le gouvernement français à un nouveau plan d’économies.

Pour tout un chacun, un plan d’économie, c’est prévoir une réduction des dépenses. Pas pour la sphère publique française. Même les députés UMP ne voient pas d’autres solutions que d’augmenter les impôts.

Une augmentation un peu dissimulée, certes, en réduisant des avantages fiscaux des entreprises et des particuliers, mais bien une augmentation de la pression fiscale.

On sait que le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux n’a pas porté beaucoup de fruits en termes financiers puisque les ministères se sont empressés de distribuer l’argent ainsi économisé.

On sait que la hausse de la fiscalité ne résoud pas le problème du déficit et de la dette pour deux raisons : parce qu’elle pèse sur l’activité économique avec un effet dépressif, parce qu’elle n’incite pas la sphère publique à combattre le gaspillage et à s’aligner sur la productivité du privé. Depuis trois décennies au moins la pression fiscale ne fait qu’augmenter en France et le déficit aussi. C’est bien la preuve que le déficit et la dette ne seront pas réduits par une nouvelle augmentation des impôts…

Or, dans la sphère politique seuls quelques députés, dont Hervé Mariton et Jean Arthuis, plaident pour une baisse des dépenses publiques.

S’enfermant dans l’impasse en refusant de réformer les dépenses qui la minent, la République reproduit les mêmes erreurs que la monarchie tombée dans la révolution faute d’avoir pu contenir la dette.