Censure et flicage au menu de la nouvelle Assemblée

Censure et flicage au menu de la nouvelle Assemblée

Je disais, voici quelques semaines, que je craignais fort pour nos libertés publiques dans les mois à venir.
Plusieurs éléments sont venus confirmer mes craintes.

Le premier élément tient à ce que j’ai appris récemment, de nos amis de l’Ojim (Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique).

J’ai découvert, en « farfouillant » sur leur site, que Google, Facebook et les « géants » (progressistes, comme de bien entendu !) du web finançaient un certain nombre d’opérations du type « Decodex » – la fameuse arme de délation massive du « Monde », quotidien parfaitement « objectif », comme chacun sait.

Mais, à ce jour, les conditions et les montants de ce financement demeurent inconnus.

Conséquence de ces liens de plus en plus étroits entre les géants du web et les médias dominants, la censure s’installe doucement sur la toile.

C’est ainsi que Google a récemment « déréférencé » Breizatao, site que l’on peut fort bien juger trop radical, mais qui est purement politique, et que l’on peut difficilement soupçonner d’apologie du terrorisme ou de promotion de la pédomanie.

Il faut s’attendre à ce qu’un certain nombre d’autres sites dissidents soient visés par de telles mesures.
En d’autres termes, il faut s’attendre à ce que le délit d’opinion, d’ores et déjà rétabli par un appareil juridique liberticide, soit étendu à internet.

Naturellement, je dois préciser tout de suite que les censeurs n’auront jamais les moyens de censurer les millions de citoyens qui prennent peu à peu conscience que les médias prétendument « neutres » le sont bien peu – et servent les intérêts de l’oligarchie anti-française.

Comme à la veille de la chute du mur, il est trop tard pour étouffer les aspirations à la liberté.
Il n’empêche qu’il faut se préparer à de rudes batailles.

C’est d’autant plus vrai que les menaces sur nos libertés publiques ne viennent pas seulement de quelques puissantes compagnies privées, mais de l’État lui-même.

Même si, « curieusement », les médias ne s’en sont guère fait l’écho pendant la campagne législative, nous entrons dans une phase de perpétuation de l’état d’urgence.

Officiellement pour sortir de l’état d’urgence (dont chacun a pu constater l’efficacité, puisque, non seulement il n’a nullement empêché les attentats, mais il n’a même pas empêché les émeutes contre la loi Travail), le gouvernement Philippe travaille à une loi qui vise, tout simplement, à suspendre les libertés publiques dans le droit commun !

C’est fascinant : l’état d’urgence ne sert à rien, si ce n’est à fliquer les honnêtes gens, eh bien, qu’à cela ne tienne, aggravons-le encore un peu plus pour les honnêtes gens, tout en laissant ces braves terroristes faire leur sympathique boulot !

Pour en finir avec les quelques éléments dont j’ai récemment pris connaissance, sur nos libertés, faisons un petit détour par l’étranger.

Comme vous le savez, la liberté de la presse est considérablement plus grande de l’autre côté de l’Atlantique (il est vrai que ce n’est pas très difficile !).

Eh bien, aux États-Unis, le « New York Times » qui, récemment encore, critiquait Donald ­Trump au nom du premier amendement, vient de déclarer sans rire qu’il fallait faire la chasse aux « fake news » et vient d’applaudir à la diffusion de nouveaux algorithmes pour cela.

Il est remarquable que ces médias dominants – qui ne cessent de nous rebattre les oreilles d’une perpétuelle lutte « anti-fasciste » – aient tellement peu d’imagination qu’ils n’envisagent pas qu’un pouvoir totalitaire puisse utiliser de tels algorithmes de censure !

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Comments (8)

  • Le Ket Répondre

    BIENVENU dans le monde de Big Brother , imaginé par Georges ORWELL (Eric Blair) , dans l’ouvrage prémonitoire “1984” écrit en 1949 !
    A quand un ministère de la Vérité ?
    Cet espionnage généralisé et la restriction des libertés remontent à l’an 1974 durant lequel le ministre René Pleven imposa sa loi réprimant le délit d’opinion….avant une multitude d’autres de droite comme de gauche qui interdisent et punissent toute “déviance” à la nouvelle religion droits-de-l ‘hommiste !

    Les mal-pensants seront bientôt déportés et envoyés dans de nouveaux laogaïs pour une “rééducation” par le travail : à bon entendeur, SALUT !

    26 juin 2017 à 14 h 00 min
  • Carlos Répondre

    Malgré ces réactions durant le 14 juillet, le 23, le Conseil constitutionnel a approuvé une loi de surveillance électronique qui légalise l’espionnage de masse et la rétention des données électroniques sans l’autorisation d’un juge.

    Ainsi cette loi autorise dorénavant les services de renseignement à mettre sur écoute des téléphones, à lire des emails, et à pirater les ordinateurs, et transforme l’industrie des télécommunications en extension de l’appareil de surveillance de l’État. Les fournisseurs de services Internet et de téléphone doivent surveiller les métadonnées, y compris le temps et la fréquence d’utilisation des sites Web donnés. Ils doivent aussi installer des « boîtes noires, » des algorithmes complexes permettant de signaler aux autorités toute personne dont le comportement en ligne est réputé « suspect. » Grâce à ces algorithmes secrets, l’État peut dresser automatiquement des profils politiques détaillés de l’ensemble de la population, sélectionner les opinions et les sites web dont il veut suivre les adeptes, et, éventuellement, les cibler pour la répression et l’arrestation.

    La loi autorise les services des renseignements à écouter les communications mobiles et numériques de toute personne liée à une enquête de « terreur » et à installer des caméras et des micros secrets dans les maisons privées. Ils peuvent aussi installer des logiciels sur les ordinateurs pour suivre les frappes en temps réel. La loi autorise aussi l’utilisation de « IMSI Catchers », qui imitent les tours de téléphonie cellulaire et recueillent tous les données de localisation et de transmission de tous les téléphones portables dans une région.
    http://fr.sott.net/article/26120-France-une-loi-de-surveillance-implacable-approuvee-par-le-conseil-constitutionnel
    https://www.youtube.com/watch?v=gyp0X9g67Q4

    Il est pertinent de noter que cet espionnage de masse en France était dans les tiroirs et est sorti comme par hasard au moment de l’attentat de “Charlie hebdo”. Il en fut de même aux USA avec le Patriot Act, après l’attentat du 11 septembre 2001. Après les élections américaines qui virent Trump gagner, on attribua sa victoire aux fakes news. Il fut pourtant établi que cela avait été faux. Mais cela a permis de mettre en place tout un système de censure avec l’appui des médias officiels, de facebook et de google.
    https://www.youtube.com/watch?v=5ZMwV2IE6rs

    Et le 15 septembre 2015, Hollande nommait le conseiller d’État Francis Delon (un proche de la droite anglo-sioniste), pour présider la nouvelle Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement issue de la Loi Renseignement voulue par le tandem Valls/Cazeneuve.
    https://www.facebook.com/panhamza/photos/a.259863080821062.1073741827.258337060973664/579783005495733/?type=1&permPage=1

    Le fichage généralisé des Français est décidé par décret le 30 octobre 2016, ce qui heureusement ne plait pas du tout à Jean-Luc Mélenchon :
    https://www.youtube.com/watch?v=kt9V0BXujyI

    Et officiellement pour sortir de l’état d’urgence (qui n’a nullement empêché les attentats, ni empêché les émeutes contre la loi Travail), le gouvernement Philippe, depuis juin 2017, travaille à une loi qui vise, tout simplement, à suspendre les libertés publiques dans le droit commun !

    L’Union Européenne et la Liberté matraquée :
    http://www.wikistrike.com/2015/10/l-union-europeenne-et-la-liberte-matraquee.html

    L’un des derniers projets financés par l’U.E. est de mettre en place un système capable d’identifier automatiquement les fausses informations qui se répandent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Ce programme de «fact cheking» (vérification des faits en direct) automatique, baptisé «Pheme», devrait pouvoir identifier la fiabilité des sources des informations communiquées grâce à un algorithme complexe. Un travail titanesque que coordonne la faculté de Sheffield, dans le nord de l’Angleterre, avec quatre autres universités et quatre entreprises. Rien n’empêchera après d’utiliser ce type de système pour bloquer des informations ou des sites Web n’étant pas dans le “politiquement correcte”
    http://www.leparisien.fr/high-tech/des-chercheurs-veulent-passer-les-reseaux-sociaux-au-detecteur-de-mensonges-19-02-2014-3606345.php
    Facebook, Twitter et une vingtaine de médias ont annoncé le 13 septembre 2016 rejoindre une coalition de médias et de groupes technologiques. L’idée est d’améliorer la qualité des informations publiées en ligne, y compris sur les réseaux sociaux. Les membres de ce réseau nommé First Draft News partageront leurs méthodes pour, par exemple, éliminer de fausses informations qui circulent en ligne. La liste des membres est cocasse, comprenant certains des plus grands menteurs de la planète, à commencer par les militants d’extrême gauche des “Décodeurs du Monde”. Parmi eux figurent Facebook, Twitter, YouTube, The New York Times, The Washington Post, BuzzFeed News, CNN, la chaîne australienne ABC News, ProPublica, l’AFP, The Telegraph, France Info, Breaking News, Les Décodeurs du journal Le Monde, International Business Times UK, Eurovision News Exchange et Al-jazeera Media Network. Amnesty International, European Journalism Centre, American Press Institute, International Fact Checking Network et le Duke Reporters’ Lab font aussi partie de ce réseau. First Draft News a été créé l’an dernier avec le soutien de Google News Lab. La coalition travaille actuellement avec YouTube sur la vérification des vidéos mises en ligne par les utilisateurs.”
    http://www.lenouvelliste.ch/articles/monde/reseaux-sociaux-facebook-et-twitter-vont-lutter-contre-la-diffusion-de-fausses-informations-578829
    https://twitter.com/caroleaoun/status/775857642451394560/photo/1

    Le 24 février 2017, Google a annoncé le lancement d’un outil basé sur l’intelligence artificielle, appelé « Perspective », pour aider les médias en ligne à modérer automatiquement les commentaires en bloquant les messages haineux, hors propos ou sans substance. Cette API (fonctionnalité informatique), offerte gratuitement, permettra aux éditeurs de créer des programmes qui noteront la « toxicité » des messages envoyés sur leurs forums et de régler le seuil toléré. « Perspective » a déjà été testé et développé avec plusieurs éditeurs, dont le New York Times, The Guardian et Wikipedia.
    http://information.tv5monde.com/en-continu/google-cree-une-arme-d-intelligence-artificielle-anti-trolls-155968
    Le 28 février 2017, le réseau de fact-checking («vérification des faits») FirstDraft, Google News Lab et une trentaine de médias français et internationaux inauguraient un site d’un genre nouveau en France : CrossCheck. L’objectif affiché par ses fondateurs est clair : «lutter contre les fausses informations diffusées sur internet», et plus précisément sur Facebook. Le principe de fonctionnement de Crosscheck est simple : si une information douteuse gagne de la popularité sur Facebook, les journalistes des rédactions associées au projet sont invités à la vérifier de manière collaborative. Le résultat de l’enquête est alors publié sur le site internet. Une équipe d’étudiants du Centre de formation des journalistes (CFJ) et de Sciences Po, formés par Google, se charge alors de «résumer et remettre dans son contexte chaque allégation».
    https://francais.rt.com/france/34610-face-fausses-informations-37-medias-facebook-google-fact-checking-fake-news-crosscheck

    Le Parlement européen s’autorise désormais la possibilité de couper les retransmissions vidéos de ses séances en direct ou en différé dans certains cas précis. Selon l’agence Associated Press (AP) que les «propos ou comportement diffamatoires, racistes ou xénophobes» seraient visés (pas les avis à l’encontre de l’U.E.). De plus, les auteurs de tels écarts seront passibles d’une amende d’environ 9 000 euros.
    https://francais.rt.com/international/34560-sautorisant-censure-propos-racistes-parlement-europeen
    En fait on voit bien que le but est d’empêcher les députés politiquement incorrects, dits populistes ou europhobes de s’exprimer contre la pensée unique obligatoire.
    http://fr.newsmonkey.be/article/16284
    Des journalistes ont compris la manœuvre comme Jacob Furedi, qui n’est pas « d’extrême droite » puisqu’il ose renvoyer le lecteur à cet article du Telegraph !
    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/02/26/censorship-concerns-european-parliament-introduces-kill-switch/

    Des réponses automatiques anti-russes sont générées par des logiciel sur les forums, par exemple dès qu’ils détectent le mot « Ukraine », selon des révélations d’une société allemande de robotique, qui a découvert plus de 15 000 programmes-robots dont les adresses proviennent de serveurs du Royaume-uni, lesquels interviennent dans les discussions des forums: blogs et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…).
    http://reseauinternational.net/des-messages-anti-russes-automatiques-mais-personnalises-sont-generes-dans-les-discussions-des-forums-sur-internet/

    De plus, avec Window 10, on a maintenant le contrôle total de la vie privée d’une personne ! Il existe un lien réel entre microsoft et les services secrets américains ! Ils peuvent quand ils le veulent faire fonctionner la camera ou le micro de l’ordi ! Et toutes les données privées que l’on tape sur word ou ailleurs doivent respecter les lois en vigueur ! La surveillance de l’humanité pour un Nouvel Ordre Mondial est à ce prix selon eux !
    https://www.youtube.com/watch?v=T8-kKKHz-M4
    Le Project Zero de Google a pour but de débusquer et signaler les failles aux éditeurs. Une entreprise a 90 jours pour réagir à la remontée faite par Google, sans quoi les détails sont publiés. Sur le seul début d’année 2017, le Project Zero a déjà publié deux fois les détails de brèches signalées à Microsoft, qui n’a pas réagi dans les temps. Il faut en ajouter une troisième : après SMB et la GDI, place à Internet Explorer 11 et Edge.
    https://www.nextinpact.com/news/103456-google-revele-details-dune-nouvelle-faille-dans-windows-avec-prototype-dexploitation.htm
    N’aurait-on pas tout intérêt à quitter Microsoft et à se mettre sur Linux avant de se retrouver devant un tribunal ?

    Google a par exemple « déréférencé » Breizatao, site purement politique, et que l’on peut difficilement soupçonner d’apologie du terrorisme ou de promotion de la pédomanie.

    Les câbles sous-marins qui permettent de desservir internet sur toute la planète :
    http://uk.businessinsider.com/animated-map-global-fiber-optic-internet-cables-2015-9?r=US&IR=T

    Le programme gratuit Viber que l’on installe sur son téléphone mobile pour appeler n’importe qui dans le monde possédant aussi Viber, permet à Israël d’avoir accès à vos contacts, photos, vidéos, vous localiser et connaître votre voix ! Le fondateur et propriétaire de la compagnie Viber Media est Talmon Marko, un américano-israélien qui a servi 4 ans dans l’armée israélienne. Il aurait été nommé au poste de directeur exécutif responsable des renseignements au commandement central…
    https://viberphoneapp.wordpress.com/2012/08/10/is-the-viber-iphone-android-application-a-spy-you-privacy-at-risk/

    Et pour voir ce que vous faites dans votre maison, la wifi est très utile :
    http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/wi-fi-un-boitier-espion-terrifiant-pour-une-poignee-de-dollars-06-08-2013-1711882_47.php

    Une famille de Washington a vécu une expérience terrifiante. Un petit garçon entendait des voix dans sa chambre durant la nuit. Il a raconté le phénomène à ses parents. lorsque la mère est entrée dans la chambre de son fils, la voix a dit au petit garçon: “Regarde, quelqu’un arrive !”. Les parents ont constaté que le son provenait du moniteur bébé. L’appareil, même éteint, suivait tous leurs mouvements dans la pièce ! Le fabricant de l’appareil leur expliqua qu’ils avaient été victimes d’un hacker . Des pirates s’amusent à espionner des familles grâce aux moniteurs des bébés, car ces appareils sont très souvent connectés à internet. Il y a quelques semaines, un autre hacker a publié sur internet des images d’un enfant qu’il espionnait dans le Minnesota.
    http://www.rtl.be/people/buzz/ce-petit-garcon-terrifie-explique-a-ses-parents-qu-il-entend-des-voix-chaque-nuit-mais-la-verite-est-bien-pire-video–786698.aspx

    Google espionne aussi en permanence les usagers. Il y a toutefois moyen de consulter, supprimer et limiter cette collecte obsessionnelle de nos données personnelles :
    http://m.lavenir.net/cnt/dmf20160707_00851062
    Un smartphone enregistre le moindre de nos mots. Son micro fonctionne en permanence…..
    https://www.youtube.com/watch?v=gmbTryKNaQM
    A tester sur ce site
    https://myactivity.google.com/myactivity
    Pour plus de détails :
    http://www.inter-ligere.fr/index.php/fr/gestion-des-risques/1275-est-ce-que-votre-smartphone-enregistre-tout-ce-que-vous-dites

    D’autre part, il faut savoir que l’imprimante a une mémoire qui garde en réserve tout ce que vous lui avez demandé d’imprimer.

    Grâce à Wikileaks, on sait aussi que les agences de renseignement peuvent contrôler à distance les véhicules des particuliers. L’un des buts, commettre des assassinats pratiquement indétectables.
    https://wikileaks.org/ciav7p1/#ANALYSIS

    Il va être de plus en plus difficile pour l’homme de garder sa liberté. Même les médecins se mettent à aider les services de la publicité des grandes multinationales, en étudiant le cerveau des consommateurs et comment ils réagissent. On s’aperçoit qu’une publicité arrive à passer avant le goût d’un produit. Et que l’émotionnel atteignait bien mieux son but que le rationnel.
    https://www.dailymotion.com/video/xkttkf_neuro-marketing-ou-comment-les-publicitaires-rusent-notre-cerveau_tech

    Le 15 septembre 2015, le président Barack Obama a publié un décret recommandant officiellement l’usage des sciences du comportement par les agences gouvernementales pour le développement des politiques publiques.
    https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2015/09/15/executive-order-using-behavioral-science-insights-better-serve-american
    L’objectif est de faire en sorte que les gens prennent de meilleures décisions dans tous les domaines de la vie (santé, travail, éducation, environnement, etc.) soi-disant dans le sens de l’intérêt général (réduction des dépenses publiques, préservation de l’environnement, etc.) Autrement dit, aligner les intérêts individuels sur l’intérêt collectif. L’application la plus significative de l’économie comportementale aux politiques publiques renvoie au concept de nudge. En anglais, « nudge » signifie pousser quelqu’un du coude, au sens de l’amener à faire quelque chose. Ce concept a été proposé par l’économiste Richard Thaler et Cass Sunstein, professeur de droit à l’université de Harvard, dans un ouvrage paru en 2008.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Nudge_%28book%29
    La question de départ est : comment faire en sorte que les gens, par eux-mêmes, prennent des décisions et adoptent des comportements qui vont dans le sens de l’intérêt général ? Pour les économistes, le levier pour agir sur les comportements correspond aux incitations, pour les psychologues, c’est la persuasion. Mais ces deux leviers sont limités. D’un côté, comme les gens ne sont pas entièrement rationnels et optimiseurs, les incitations monétaires (prix, salaires, primes) ne suffisent pas pour orienter leurs comportements. De l’autre côté, la persuasion est un moyen très limité pour changer les comportements. En s’inspirant de l’économie comportementale, Thaler et Sunstein proposent une troisième solution, dont l’idée est la suivante. Les gens sont victimes de biais cognitifs (raisonnement logique, jugement moral, esthétique…) qui les amènent à prendre de mauvaises décisions. Or il n’est pas possible de défaire les gens de ces biais. Par conséquent, il faut exploiter ces biais pour pousser les gens à prendre de meilleures décisions par eux-mêmes. Prendre une décision consiste à faire un choix entre plusieurs alternatives dans une situation donnée. A partir de là, exploiter les biais cognitifs consiste à arranger la situation de façon à biaiser le choix en faveur d’une alternative particulière (celle que l’on voudrait que les gens choisissent). Cet exercice correspond à l’architecture du choix. Le standard du nudge est le choix par défaut, dont l’influence sur les décisions a été mis en évidence par Johnson et Goldstein (2003) dans un article désormais classique publié dans “Science”.
    http://www.dangoldstein.com/papers/DefaultsScience.pdf
    Ces derniers sont partis du constat que le taux de don d’organes pouvait largement varier entre des pays européens pourtant proches géographiquement et culturellement. Par exemple, ce taux est proche de 100% en Autriche et en France mais il est de seulement 12% en Allemagne ; 86% en Suède mais 4% au Danemark. En fait, ces différences sont dues à la façon dont est présenté le formulaire de don d’organes. Dans les pays où le taux de don d’organes est élevé, les gens sont par défaut considérés comme donneurs : ceux qui ne souhaitent pas donner leurs organes doivent cocher une case. En revanche, dans les pays à faible taux de don d’organes, l’option par défaut est d’être non-donneur : il faut cocher une case pour devenir donneur. Le choix par défaut est le prototype d’architecture du choix. Il montre à quel point la façon dont l’information est présentée, ou architecturée, peut biaiser le choix en faveur d’une alternative particulière. Les nudges peuvent ainsi être utilisés pour une multitude de comportements : pousser les gens à manger plus sainement, rouler moins vite, faire des économies d’énergie, etc. Philosophiquement, les nudges reposent sur un « paternalisme libertarien » : on pousse les gens dans une certaine direction (l’aspect paternaliste) mais ce sont bien eux qui choisissent (l’aspect libertaire). Ils proposent ainsi la coercition comme alternative à l’incitation pour orienter les comportements. Le concept de nudge connaît un grand succès aux Etats-Unis et en Angleterre : le Premier ministre anglais, David Cameron, a créé la nudge unit en 2010, dirigée par Richard Thaler, et Cass Sunstein fut administrateur de l’OIRA (Office of Information and Regulatory Affairs) du gouvernement Obama.

    Se souvenir de ce qu’écrivait déjà l’écrivain soviétique Kuzmichev dans “Problème du journalisme” : « Toutes les dissertations sur « l’information objective et complète » sont de l’hypocrisie libérale. Le but de l’information ne consiste pas à commercialiser les nouvelles, mais à éduquer la grande masse des travailleurs, à les organiser sous la direction exclusive du Parti pour des buts nettement définis. Cet objectif ne sera pas atteint par un compte rendu objectif des événements. La liberté et l’objectivité de la presse ce sont des fictions. L’information est un moyen de lutte des classes, non pas un miroir pour refléter objectivement les événements ».

    Et ici les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Times lors d’un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991, à l’occasion de son départ en retraite, alors qu’un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse : “Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu’il n’y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n’oserait publier ses vraies opinions et, s’il était tenté de le faire, vous savez à l’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j’autorisais la publication d’une opinion sincère sur n’importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi. Le rôle d’un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles.”

    source : https://effondrements.wordpress.com/2014/04/21/les-4-complices-diaboliques-de-lantechrist/comment-page-3/#comment-15082

    21 juin 2017 à 10 h 11 min
    • vozuti Répondre

      “Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi.”…” Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons”
      Ces 2 phrases résument parfaitement le travail des lèches-culs menteurs et bavards qu’on appelle “journalistes”, et le pire est qu’ils exercent un pouvoir quasi hypnotique sur la majorité de la population.

      22 juin 2017 à 2 h 28 min
      • Hilarion Répondre

        “Un homme assez fou pour publier…etc” s’applique sans doute aussi aux femmes si l’on en juge à ce qui vient d’arriver à Natacha Polony.

        22 juin 2017 à 11 h 24 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      ” simple message ” ( sic ) … d’ un ” simple ” ( sic … ) lecteur ? … mais si solidement documenté que ce doit être le travail d’ un … spécialiste en histoire de l’ information , texte qui met très à mal les opinions des pro-américains stupides qui vont l’ accuser de ” complotisme ” et de ” fascisme ”

      ” on ne FAIT pas l’ Histoire avec des vérités mais avec une ambition ”

      Charles de Gaulle

      22 juin 2017 à 15 h 16 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    flicage et délation : …

    et si les ” 4V² ” s’intéressaient , sérieusement s’ entend, au jack-pot de Las Vegas ?

    20 juin 2017 à 16 h 44 min
    • BRENUS Répondre

      Sur le site de ONFRAY / un petit clip dans lequel il explique (suite notamment à l’éviction de Natacha Polony) : “qu’il faut buter les souverainistes jusque dans les chiottes” . Message bien reçu et repris par tous les lêche-culs de l’Elysée. Ce genre d’injonction – pour reprendre la formule du politiquement correct, mais complètement con) devrait être manié avec la plus grande maitrise car les “buteurs” eux mêmes pourraient se retrouver et plus vite qu’ils le croient dans la cuvette des chiottes bien crade, avec tirage de chasse sur la position maxi. Les idiots utiles qui béats prennent leur pied en écoutant jupiter ne vont pas tarder à sentir quelque chose de désagréable (pour la plupart d’entre eux, les autres apprécieront) s’introduire dans leur fondement . Et pourront dire : mais que ce passe t il? je croyais qu’il était beau et gentil. Voila maintenant qu’il m’en..le.

      25 juin 2017 à 0 h 30 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        la République est ” jacobine ” par nature et le demeure par … ” nécessités ” … privées !

        pas d’ hérétiques parmi elle , cela on le sait depuis … Louis XIV !

        28 juin 2017 à 8 h 51 min

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