Chaînes publiques : sans la pub, ce sera encore pire

Chaînes publiques : sans la pub, ce sera encore pire

La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité dans l’audiovisuel public est saluée comme une promesse d’amélioration des programmes, enfin libérés des bassesses du mercantilisme. Cet espoir est illusoire.

Les chaînes privées obéissent à leurs actionnaires, qui ont l’œil fixé sur l’audimat parce qu’il conditionne les recettes publicitaires. Cela favorise les émissions poubelle de type « reality show », et les séries américaines. Jusqu’à maintenant, les chaînes publiques avaient deux maîtres : l’audimat et le pouvoir. Celui-ci est d’ordre politique – excluant la vraie droite des plateaux du service public – et culturel. L’ensemble constitue le politiquement correct.

Les feuilletons faits maison du service public glorifient un héros pour chaque minorité « visible » – un Noir, un Beur… – « sexuelle » ou religieuse. S’il n’est pas immigrationniste, le Français de souche y est laid, bête et méchant. Les pouvoirs publics utilisent les subventions pour canaliser dans cette direction la production française. Cette pression s’est renforcée depuis les émeutes de novembre 2005 : il faut persuader l’opinion publique que l’intégration des immigrés est possible.

La suppression de la publicité, donc de l’audimat, n’améliorera pas la qualité des programmes du service public. Au contraire. Les séries américaines seront évincées, alors qu’elles sont de bonne qualité pour la plupart. Elles ont l’inconvénient de ne pas véhiculer les cultures française et européenne. Mais celles-ci seront encore plus bafouées par un surcroît de ces feuilletons stupides et vulgaires de facture « française » saturés de culturellement correct que fournit le service public. La langue française y est surtout représentée par le verlan. Les impératifs du politiquement correct étendront le champ de ces productions-là, aux dépens d’adaptations d’œuvres des patrimoines culturels français et européen, comme la série de contes et nouvelles de Maupassant diffusée sur France 2 en mars dernier, qui connut pourtant un grand succès.

En supprimant l’audimat, on n’aura plus que l’emprise délétère du pouvoir. Le contribuable n’y gagnera rien. On cite la BBC comme paradigme du service public. Mais son réseau est mondial, et elle tire un quart de son budget de ses ressources propres. En outre, le culturellement correct la corrode. Ici, il intoxique les émissions de France-Culture – sauf une, « Répliques », d’Alain Finkielkraut, diffusée le samedi de 9 h 10 à 10h. France Culture a toujours vécu à l’abri de l’audimat.

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(4) Commentaires

  • sas Répondre

    Au commissaire politique…..censeur de service,ca fait trois fois que je vous envois un scoop interessant , expliquant en partie l’interdiction de la pub par les chaînes publique….

    TF1 ET M6 sont en train de faire leur entrée en bourse…..

    une telle mesure va survaloriser le titre instantanément cqfd…..

    Vous préferez que je vous parle de la condamnation en correctionnel de la fille de PINNEAU-VALENCIENNE une des plus grosses fortune de france…….fortune assuré par les embrouillaminies avec nos politicards ripoublicains….condamné pour fraude au RMI avec son copain OSMA chezpaquoi …intermitant du spectacle……40 000 euros en 6ans qu’ils ont touché les assistés…pas mal pour une princesse qui paye l’ISF,qui a un patrimoine immobilier comme nompbreux en rêveraient….et une moyenne de 650 000 euros sur son compte bancaire annuel…..

    a cette france là elle n’a pas envie de bouger……elle va sagement attendre que ca leur pête à la gueule…

    sas qui se marre

    27/01/2008 à 13 h 01 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    25/01/08  – "Les 4-Vérités" –

    Même s’il est difficile d’être manichéen sur un sujet aussi complexe que la RADIO-TELEVISION dîte "française", Jean ROUXEL a probablement raison de considérer que, "privée" des ressources de la  publicité; celle-ci   – sans le contrepoids de l’audimat  –  deviendrait à 100% un instrument du pouvoir. Sans qu’il le dise lui-même, nous serions ainsi ramenés au bon vieux temps gaullien de l’ORTF où c’était pratiquement le Ministre de l’Information (de la désinformation, du bobardement ?) qui faisait le bulletin d’information.

    Mais une "ORTF" en pire car, depuis la période gaullienne, les chaînes de Radio et de Télévision de "RADIO-TELE FRANCE" se sont multipliées selon les exigences ou la fansaisie des gens qui nous gouvernent. Ainsi que  le personnel qui va avec, un personnel portant résolument à gauche, et cela quel que soit son sexe si j’ose écrire !.

    Il est donc  probable que, sans le "contre-pouvoir" exercé d’une certaine façon par l’Audimat (celui-ci n’a pas que des aspects négatifs !),  les FRANCE-2, FRANCE-3-ARTE, TV "Ô", TELE 24, RADIO FRANCE, FRANCE INTER, RADIO ceci, radio cela, vont reconstituer le véritable "panier de crabes" de l’ORTF où la politique régnera en maîtresse, et où le "politically correct" et la "pensée unique" imposeront la désinformation, les bobardements, maos aussi leurs visions de la Culture, de l’Histoire, etc.

    Il y a aussi, dans la décision sarközienne de "priver" de toute publicité les CHAÎNES PUBLIQUES, un aspect financier que l’on ne saurait négliger. Quand on sait que ces chaînes enchaînnées  – même en aditionnant les revenus de la "Redevance" et ceux de la Publicité  –  sont sans cesse en train de crier famine, il est permis de se demander comment le Monsieur-je-sais-tout, doublé d’un Monsieur-je-fais-tout qui nous gouverne fera pour "compenser", comme il s’y est engagé, leur manque à gagner de la pulicité sans que cela n’ait des répercussions, si minimes soient-elles, sur le "pouvoir d’achat" des citoyens, un pouvoir d’achat mis déjà à mal par une inflation larvée. Y compris celui des autruches qui ont eu la naïveté de croire aux belles promesses du "Monsieur Pouvoir d’Achat". Car, il ne faut pas en douter : d’une façon ou d’une autre, les taxes sur ceci ou cela que l’on prévoit d’imposer aux "acteurs" de l’audio-visuel, de la téléphonie ou de l’Internet, etc. SERONT EN DEFINITIVE PAYEES  PAR LES CON… SOMMATEURS !

    Une fois de plus, Nicolas SARKÖZY se moque de ses CON… citoyens en prétendant que la privation de publicité des CHAÎNES ¨PUBLIQUES ne coûtera rien à l’ETAT (dont les caisses, a-t-il reconnu sont vides !), ni par conséquent aux CON…tribuables, faisant semblant d’oublier ainsi que ceux-ci sont aussi des CON…sommateurs qui, en définitive, paient les taxes sur les produits ou les services qu’ils achètent. Tout comme l’hôte de l’Elysée s’est moqué du "peuple" en assurant que ses vacances à l’étranger en compagnie de Carla BRUNI (au fait, sont-ils mariés ?) étant payées par des amis richissimes, ne coûtent par conséquent rien aux finances publiques. Oubliant de dire que, à chacun de ses déplacements  – qu’ils soient privés ou publics – une armée de gens (pas seulement ceux de la Sécurité) se déplacent aux frais des contribuables. Le président de la République ne dispose-t-il pas de suffisamment de résidences officielles (et même officielles) sur le territoire de la République pour y cacher (ou afficher, selon l’humeur du moment !) ses amours ? A quoi cela sert-il que la République entretienne – j’imagine à grands frais – ces résidences et le personnel qui va avec, si c’est pour qu’elles demeurent (c’est le mot qui s’impose) résolument vides ? Voilà qui – penserons certains lecteurs – nous éloigne des CHAÏNES PUBLIQUES et de leur privation (et non privatisation !) de "pub". Pas si sûr quand on sait que  – dans cette "République fromagère" TOUT dépend de Nicolas SARKÖZY, remonte à lui, passe par lui, etc. Absolument TOUT ! La preuve, il se mêle des affaires de la télévision comme pour mieux montrer que, depuis De GAULLE, c’est le Président de la Vème République qui en est le véritable patron !

    25/01/2008 à 10 h 43 min
  • MINUX75 Répondre

    Bonjour Il n’y a qu’une seule solution: supprimer la redevance télévision qui diminue le pouvoir d’achat des français sans améliorer pour autant la qualité des programmes. Comme par hazard, cette solution pour augmenter le pouvoir d’achat des français n’a pas été retenue par le rapport ATTALI. Pourquoi ne privatise t’on pas FR2 et FR3 ? Cela rapporterait de l’argent. Cette histoire de supprimer la publicité est un pretexte pour augmenter les taxes, il ne se passe pas 15 jours sans que l’on parle de nouvelles SARKOTAXES, il y a eu la TVA sociale, il y a eu la taxe sur le piratage des disques durs il a eu la taxe sur les produits bruns etc…. Maintenant on veut instaurer une nouvelle taxes sur les produits de « haute technologie » pour « financer » la suppression de la publicité sur les chaines publiques, les français ne sont pas dupes de ce mensonge médiatique, chaque mois qui passe, les instituts des sondage publient une baisse de la popularité de l’instigateur des SARKOTAXES. La france vieillit chaque jour, est ce pour cela que le président de la république veut taxer les hautes technologies pour en soutenir une beaucoup plus ancienne, la télévision. Nous avons commis le même péché en soutenant en son temps la sidérurgie et le charbon, bref, une fois de plus , la france envisage l’avenir à reculons, les yeux braqués sur le retroviseur. Même Jack LANG n’aurait pas été aussi loin…

    24/01/2008 à 11 h 17 min
  • Florin Répondre

    Des demi-vérités, qui poussent à regarder la partie "moitié-pleine" de la coupe : celle de la téloche privée, la sacrosainte TF1, pour ne pas la citer, ou alors les chaines américaines.

    Or, que peut-on voir, chez les "libres de pressions politiques", vivant par les seules recettes publicitaires ?

    Le même dégoulinant politiquement correct, le pro-immigrationnisme, le pro-discrimination anti-blanc. Aux US, si vous voulez produire un film, vous devez absolument respecter des lois non-écrites : le criminel doit être absolument blanc, aucune "minorité visible" ne saurait être identifiée au MAL. En France, jusqu’à présent, nous gardons une certaine liberté dans ce domaine, et l’on peut encore montrer le vrai visage des ordures (voir à titre d’exemple, "La Haine", tristement célèbre). Et aux US, il y a certes des exceptions, aussi rares que la neige à Los Angeles (je me souviens d’un film avec W. Snipes, acting as "bad guy" – juste pour donner le change, car la censure américaine est subtile, n’en doutons pas).

    SI L’ON DOIT AVALER LA MEME MERDE PARTOUT, sur les chaines privées et publiques, QUELLE EST LA JUSTIFICATION ECONOMIQUE ET … MORALE … (j’ose ce mot, je m’étonne moi-même) de la REDEVANCE ?

    23/01/2008 à 14 h 02 min

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